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Malgré l’indifférence des autorités sportives, le Syli gagne au Zimbabwe
Bangaly Condé « Malbanga » Mardi, 05 Juin 2012 09:59
Dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la Coupe du Monde, Brésil 2014, le Syli National de Guinée s’est imposé sur les Warriors de Zimbabwe 1 à 0 ce dimanche 3 juin 2012 à Harare.
C’est dans un stade archicomble et sous un soleil ardent que l’arbitre central, un Mauricien, engagera les hostilités entre les deux équipes. Quinze minutes d’observation avant les choses sérieuses, auront permis aux deux formations de se découvrir.
Ce sont les Warriors, devant plus de 40.000 spectateurs tous acquis à leur cause qui auront l’initiative des opérations. Coup sur coup, ils tenteront trois fois de tromper la vigilance d’un goal keeper guinéen qui était dans l’un de ses plus beaux jours.
L’essentiel de cette première mi-temps se résumera sur un superbe coup franc du pied gauche magique d’Ibrahima Traoré qui a foudroyé le gardien zimbabwéen suite à un coup de pied arrêté.
Touchés dans leur orgueil, les Warriors prendront désormais d’assaut le camp guinéen afin de revenir à la marque avant la fin de la première partie. Ils se heurteront à une défense guinéenne, orpheline de Dian Bobo Baldé, mais bien regroupée autour du capitaine Camile Zayette pourtant diminué lui aussi, par une fracture au bras.
Malgré toutes les tentatives des Zimbabwéens, c’est sur le score de 1 à 0 que le referee invitera les 22 protagonistes dans les vestiaires pour la pause.
Outre l’absence de Dian Bobo Baldé, il faut signaler, celles de Diouldé Bah, Pascal Feindouno et Ismaël Bangoura.
A la reprise, nonobstant les efforts déployés par Habib Baldé et Ibrahima Sory Conté, les Warriors remporteront le combat du milieu et domineront littéralement le Syli National. Ils manqueront cinq occasions nettes de but. N’eût été d’ailleurs la grande classe du portier guinéen, Naby Yattara, et la vigilance du latéral guinéen Ibrahima Diallo, le Zimbabwe aurait pu revenir à la marque et voire même prendre l’avantage. Mais le score restera inchangé jusqu’à la fin du temps réglementaire.
Si cette victoire rassure les supporteurs pour les échéances prochaines, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle a permis de lever le voile sur l’impotence des autorités sportives guinéennes qui se dérobent souvent de leurs responsabilités.
Comment l’Equipe Nationale de la Guinée peut-elle être délogée d’un hôtel pour faute de paiement ?
Pourquoi, les primes des joueurs ne sont-elles pas payées à temps ?
Autant de questions auxquelles le gouvernement de Mohamed Saïd Fofana devrait trouver des réponses d’ici le 10 juin 2012, date de la deuxième sortie du Syli sur ses propres installations contre les Pharaons d’Egypte.
Certes il n’y a rien à apprendre à l’actuel ministre des Sports qui est lui-même ancien capitaine du Syli, sur l’état d’âme d’un joueur qui ne perçoit pas sa prime de match ou qui est négligé par les autorités de son pays. Mais il est du devoir des observateurs de lui envoyer un signal fort afin qu’il prenne ses responsabilités pendant qu’il est temps.
En tout cas, c’est ce qu’il faut, si nous voulons encourager ces jeunes qui ont commencé à faire sensation depuis la dernière Coupe d’Afrique des Nations.
A bon entendeur salut !
Bangaly Condé « Malbanga »
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