Enfants diabétiques : 313 cas enregistrés en Guinée

Facebook Imprimer    

 

point_de_presse_diabete_Conakry_Sept2013_01Le 28 août dernier, le service diabétologie a animé un point de presse au CHU de Donka. Il s’agissait de faire le point sur l’évolution sur le terrain du projet « Changing diabetes in children Â», en français « Changer l’avenir des enfants diabétiques ».

Cette rencontre a été conjointement animée par le coordinateur national du Programme national intégré de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles et des partenaires de laboratoires Novo Nordisk.

En 2010, la Guinée, par le truchement du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique en partenariat avec les laboratoires Novo Nordisk SA, les laboratoires Roche diagnostics, la World diabetes foundation (WDF) et la Société internationale du diabète pédiatrique et de l’adolescent (SDPA/ISPAD) a mis en Å“uvre un projet de 5 ans intitulé, « Changing diabetes in children Â», en français, « changer l’avenir des enfants diabétiques Â». Le but du projet est de faciliter l’accès des enfants diabétiques aux soins conformément aux objectifs du millénaire.

Trois ans après le lancement de ce projet, les partenaires ayant permis sa mise en œuvre ont effectué une visite de travail, la semaine dernière, à Conakry pour voir de visu les activités réalisées et comment pérenniser le projet. Pendant leur séjour, nos partenaires se sont rendus dans certaines unités de prise en charge des enfants diabétiques, dont celle de Boké, et ont eu des échanges fructueux avec la représentation de l’OMS en Guinée, la chambre des mines, la direction de la pharmacie centrale de Guinée et les autorités sanitaires du pays.

Lors du point de presse, le porte-parole des partenaires M. Ulrik Ulddall Nielsen, fera une présentation sur Power point, pour présenter le laboratoire Novo Nordisk. Il dira que c’est le plus grand producteur d’insuline au monde.

Parlant des enfants diabétiques, il expliquera que la durée moyenne de vie d’un enfant atteint de diabète de type 1 en Afrique est approximativement de 11 à 14 mois. Et déplorera le fait que la plupart des pays en voie de développement n’aient pas de structures spécialisées.

M. Nielsen, rappellera qu’en lançant ce projet, dans 7 pays d’Afrique subsaharienne et 2 en Asie, l’objectif était d’atteindre 10 000 enfants mais que grâce aux efforts déployés l’on est déjà à 15 000 enfants. Ces enfants bénéficient de soins gratuits avec l’octroi de l’insuline, du lecteur de glycémie et d’autres soins médicaux.

La mise en œuvre de ce projet, explique-t-il, a eu un réel impact dans l’amélioration de la santé des enfants diabétiques. Car il a permis la réduction du nombre d’enfants développant une acidocétose diabétique, la diminution de la mortalité infantile, de l’absentéisme scolaire, du nombre et de la durée de l’admission à l’hôpital.

Au nom du laboratoire Novo Nordisk, M. Nielsen promettra que le projet aura 3 ans supplémentaires (2015-2017) avec les appuis aux activités de base qui seront maintenus. Ces appuis consistent à donner gratuitement aux enfants de l’insuline, la seringue, les outils de diagnostic.

Le coordinateur national qui pilote ce projet au niveau de la Guinée, donnera la situation actuelle des enfants diabétiques dans le pays. Selon le Pr Naby Moussa Baldé, il existe à ce jour un total de 313 enfants enregistrés et suivis dans 6 unités de prise en charge de diabète de l’enfant à travers le pays. Ces unités spécialisées se trouvent dans les villes de Conakry, Labé, Boké, Kankan et N’Zérékoré. Deux autres antennes satellites viennent d’êtres ouvertes à Mamou et Siguiri. Et l’ouverture de deux autres unités est prévue avant la fin de cette année à Kindia et Faranah.

Il rappellera qu’en 2009, il n’y avait que 44 enfants de moins de 18 ans recensés et suivis dans 3 hôpitaux, notamment, à Donka, Labé et Kankan. La situation d’extrême pauvreté concernait 43% de ces enfants, précise-t-il. Et de marteler que seuls 17% des enfants disposaient d’un glucomètre.

Pour le professeur le partenariat a surtout permis l’amélioration de la vie des enfants avec accès gratuit aux soins médicaux. Et exprimera son souhait pour la pérennité du projet afin de couvrir l’ensemble du territoire national. Il faut noter que ce projet est opérationnel dans 2 pays d’Asie (Inde, Bangladesh) et dans 7 pays d’Afrique subsaharienne. Ce sont le Cameroun, la RDC, l’Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et la Guinée.


Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+6 #1 Gandhi 08-09-2013 18:12

C'est seulement lorsque les fondations ou les labos étrangers viennent en Guinée, que l'on apprend que des Guinéens sont atteints de maladie, dont on croyait que certaines avaient d'ailleurs disparu. La prévention, ça n'existe pas, d'où des morts encore, dont le régime ne se vante pas dans son bilan, préférant mettre en avant la gratuité des soins pour les femmes enceintes, que peu de monde peut constater sur le terrain, sinon les gynécos seraient au régime sec. Le partenariat, mot magique pour ne pas parler de mendicité, a encore de beaux jours devant lui. Espérons d'ailleures que ces labos n'en profitent pas pour venir tester leurs molécules au pays.
Citer