Ansoumane Doré s’exprime sur sa vie de Guinéen (1ère partie)

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DORE_Ansoumane_DORE_Therese_BARRY_BAUD_Adji_01Il y a plus de six ans un premier questionnaire d'une interview de ce type avait été adressé par Jacques Kourouma au Doyen Ansoumane Doré, qu'ils avaient traité ensemble. En plus de six ans, les évènements se sont bousculés et le nombre de nouveaux lecteurs sur sites internet s'est notablement accru. Le Doyen Ansoumane Doré a indiqué ces faits à Jacques Kourouma qui l'a compris et reconnu l'opportunité, offerte dans cette rubrique, d'une actualisation et d'un remodelage de son interview. Il l'en remercie. Paul Théa et Ansoumane Doré ont donc retravaillé l'ancien questionnaire en atténuant ou en enrichissant des passages. L'aboutissement est l'interview qui suit.


GuineeActu.com
: Bonjour Ansoumane Doré !

Ansoumane Doré : Bonjour je suis heureux de participer à cette rencontre et c'est avec plaisir que je vais répondre aux questions que vous voulez bien me poser. J'ajoute que même en relatant mon itinéraire personnel, un jeune Guinéen peut percevoir à l'arrière-plan, l'évolution que j'ai ressentie de notre pays et l'atmosphère que bien des Guinéens de l'intérieur comme de l'extérieur ont également ressentie au cours des 53 années écoulées. Ce qui veut dire que je parlerai du passé comme du présent.


Malgré votre parcours que nous avons déjà publié sur  GuineeActu.com, beaucoup de nos compatriotes, surtout ceux des générations montantes, vous connaissent peu ou pas du tout. Pouvez-vous vous présenter ?

C'est tout à fait exact. Je crois avoir été toujours un homme qui n'aime pas se montrer et qui, par conséquent, n'a jamais porté en bandoulière ses titres, notamment académiques. Ce n'est pas par manque de modestie que je suis amené à faire cette remarque surtout dans notre contexte guinéen. Il fut un temps où, s'adresser à un Guinéen d'un haut niveau académique ou politique sans faire précéder son nom, comme un complément indissociable, Docteur ou Professeur un tel, ou encore, Excellence ou Honorable, x ou y, était considéré comme un manquement grave. Ceux qui n'étaient pas dans ces positions ont trouvé comme substituts El Hadj M. ou Hadja F. Cette recherche de titres ronflants et souvent sans signification concrète, m'avait conduit à écrire, dans les années 1980, un pamphlet dans « Africa international Magazine », pour dénoncer cette manie des titres propres aux Africains et qui n'a pas, jusqu'ici conduit à des avancées notables du Continent. Au contraire, bien des titres de la presse européenne s'étalent, en ces jours, comme ceci : « le sida colonise l'Afrique ».

Pour revenir à votre question, je reconnais que les générations montantes de Guinéens, même habitant la France me connaissent peu, si on met à part, ceux qui sont passés par Dijon, pendant mes années d'activités professionnelles. L'explication de fond vient du fait que d'une part, je ne suis pas dans la politique comme on dit, et d'autre part, je n'habite pas la région parisienne où se concentre la quasi-totalité de nos compatriotes, comme d'ailleurs de tout autre pays africain.

Je suis né en 1936 en Guinée, à Boola sous-préfecture de Beyla, de parents (Doussou-Mory Doré et Bintou Soumaoro), originaires de Moussadou sous–préfecture située a 10 km de Beyla. J'ai fait l'école primaire à Boola et Beyla de 1943 à 1949 puis le collège classique de Conakry, qu'on appellera plus tard Lycée de Donka de 1949 à 1956 (baccalauréat). La dénomination de collège classique, était en France, quand c'était le cas, comme dans les Territoires d'Outre-mer, l'équivalent de lycée (de la classe de 6ème à la terminale).

Avant d'entreprendre des études supérieures, je me suis fait embaucher par l'Éducation nationale guinéenne, en tant qu'instituteur, en ayant à l'idée de reprendre des études supérieures à Dakar, l'année suivante. C'était la seule université existante, à l'époque pour les 9 territoires (pays) francophones de l'Afrique de l'Ouest. On ne l'appelait pas encore Université, mais Institut des Hautes Études de Dakar, rattaché à l'Université de Bordeaux. Embauché comme instituteur à Conakry, j'ai été affecté à l'école publique de Boké pour l'année scolaire 1956-1957. C'est l'époque où, à l'exception d'anciens élèves formés à l'école William Ponty (les pontins) de Sébikotane (Sénégal), la quasi-totalité des enseignants guinéens était constituée par des instituteurs adjoints (de niveau brevet élémentaire - BE et BEPC) et de moniteurs n'ayant été admis qu'aux écrits du BE ou du BEPC ou titulaires du Certificat d'Études Primaire - CEP. C'est dire que durant nos sept années de lycée à Conakry, de la 6ème à la terminale tous les enseignants, sans exception, étaient des professeurs venus de métropole. Les Africains qui travaillaient au lycée étaient soit des surveillants d'internat, soit des commis d'administration, soit des cuisiniers, soit des travailleurs manuels d'entretien des locaux, etc... Les niveaux de formation que je viens d'indiquer pour les enseignants, étaient à peu près les mêmes que pour ceux de l'administration générale. C'est ce personnel qui va constituer en gros le personnel de la haute administration du pays à l'indépendance (ministres, gouverneurs de régions, ambassadeurs, etc). Leurs insuffisances, sauf exception, dans l'accomplissement de ces missions et les traquenards tendus par l'ancien colonisateur français à la Guinée indépendante, vont contribuer à la mauvaise trajectoire de l'évolution prise par le pays. Le complexe d'infériorité intellectuelle qu'éprouvait ce personnel, vis-à-vis de quelques rares Guinéens ayant fait des études supérieures, a conduit un nombre d'entre eux à reporter les rancœurs contre la France, à l'exemple de Sékou Touré lui-même à la destruction morale et physique de ces intellectuels. La réalité est qu'il s'agissait pour beaucoup de dignitaires guinéens, de se débarrasser d'éventuels concurrents qui pouvaient mettre en lumière leur nullité rédhibitoire. Le cycle enclenché dès cette époque, même s'il ne comporte plus les purges sanglantes du passé, perdure toujours par la primauté des agents médiocres sur les agents compétents. Telle me paraît être la pierre d'achoppement de l'impasse guinéenne. Je reviens aux années 1950.

Nous sommes à partir de juin 1956 sous le régime de la Loi-cadre d'Outre-mer (loi Gaston Defferre) qui devait précipiter l'évolution des Territoires d'Outre-mer (TOM) comme la Guinée. Le terme colonie était théoriquement aboli dans les textes depuis 1946. Dans le contexte de la Loi-cadre citée, il était conseillé aux jeunes Africains de pousser des études pour faire face à l'évolution politique qui se dessinait. Mais les moyens limités de nombre de territoires comme la Guinée, ne pouvaient pas leur permettre d'envoyer un nombre significatif d'étudiants boursiers en métropole. Certains de ceux qui s'y rendaient, le faisaient, par conséquent à leurs propres charges. Ce sera mon cas personnel, parmi d'autres.

En étant instituteur à Boké et à l'occasion d'une rencontre avec l'Administrateur français (préfet) du cercle de Boké, celui-ci m'a donné des informations sur l'École Nationale de la France d'Outre-mer, (ENFOM), avenue de l'Observatoire à Paris, près du jardin du Luxembourg, qui s'était largement ouverte aux Africains qui en avaient le niveau. Jusqu'au début des années 1950, la majorité des candidats à cette école, étaient des métropolitains. J'ajoute que l'École Coloniale créée en 1887 et devenue en 1934 ENFOM, formait les administrateurs d'Outre-mer, les inspecteurs du travail et les magistrats d'Outre-mer. L'ENFOM était en somme l'équivalent de l'École Nationale d'Administration (ENA) actuelle qui forme les hauts cadres de l'administration française. Le cheminement (celui que j'ai connu) était le suivant : les titulaires du baccalauréat qui voulaient faire l'ENFOM, entraient dans une classe préparatoire d'un des lycées métropolitains suivants : Montaigne à Bordeaux, Louis-le-Grand et Henri IV à Paris, Henri Poincaré à Nancy. Deux à trois années de préparation étaient nécessaires pour réussir le concours d'entrée à l'ENFOM. C'était à l'époque, aux dires des étudiants, l'une des prépas aux grandes écoles les plus difficiles, car à l'année du concours, il fallait justifier de la possession d'au moins un diplôme équivalent à deux années d'enseignement supérieur (généralement en droit), qui se préparait en même temps que la préparation très chargée du concours, et à la sortie de l'ENFOM, avoir terminé une licence et obtenir le brevet de l'école.

Bref après mon année d'instituteur à l'école de Boké, j'ai débarqué en France à l'été 1957 pour préparer l'ENFOM au lycée Poincaré de Nancy avec un compatriote que j'y ai rencontré, le regretté Costa Sylla. C'est bien le cas de parler de débarquer, car à l'époque, on voyageait plus par bateaux que par avions. Pour mes projets d'études, il faut préciser que trois grands aînés guinéens, à ma connaissance, avaient déjà fait cette prestigieuse école. Ce qui constituait une émulation pour nous. Il s'agit de Camara Balla administrateur, Camara Faraban inspecteur du travail et Diallo Telli magistrat d'Outre-mer. C'étaient les trois sections de l'ENFOM.

Petite histoire rapide : ma préparation se passait bien au lycée Poincaré quand, un matin deux gendarmes s'y présentèrent pour me signifier que le centre de recrutement militaire de Kindia (Guinée) avait signalé que je ne m'étais pas présenté pour mon service militaire et que dans ces conditions, j'étais considéré comme déserteur. Mon collègue Costa Sylla qui n'avait pas été fonctionnaire en Guinée, n'avait pas eu à subir ces tracasseries. Le Proviseur du lycée a beau intervenir, je fus embarqué pour la caserne de Metz, en Moselle. Il faut dire que la guerre d'Algérie battait son plein et que les générations dans la vingtaine, étaient particulièrement visées pour le service militaire, tant en métropole qu'Outre-mer. Enfin, après deux mois d'entraînement militaire intensif dans les forêts de Moselle, les suites de l'intervention du Proviseur du lycée ont conduit à l'obtention de mon sursis. Après le référendum du 28 septembre 1958, et le Non de la Guinée à la Communauté française, je fus dégagé de mon sursis et l'ENFOM n'avait plus de sens pour un Guinéen. La situation était d'ailleurs devenue des plus détestables entre la France et la Guinée après septembre 1958.

En octobre 1958, je suis allé m'inscrire à l'Université de Dijon :

  • Faculté de Droit et de Sciences Économiques, licence (régime de 4 ans) d'économie 1962, Diplôme d'Études Supérieures (DES) de sciences économiques 1964, Thèse de doctorat d'État de sciences économiques 1970. Cette période d'études a été jumelée avec un travail salarié (à mi-temps ou à temps plein).
     
  • Faculté des Lettres et Sciences Humaines : licence de sociologie 1963.

Dès après ma licence d'économie en 1962, je suis entré dans la vie active à plein temps, dans le secteur privé comme cadre commercial (1962-1964), puis dans le secteur public comme fonctionnaire à l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE) 1965-1971 puis Chercheur-Enseignant, Professeur à l'Université de Bourgogne : Faculté de Sciences Économiques et de Gestion 1971-2001, c'est-à-dire, jusqu'à ma retraite.

Pendant ces années d'activité, j'ai été très impliqué dans la vie régionale des deux régions de Bourgogne et de Franche-Comté. D'abord à l'INSEE de 1965 à 1971, en tant que responsable du service démographique de la Direction régionale de Dijon. J'avais à ce titre organisé et exploité le recensement général de la population de 1968 des huit départements (3830 communes où je me suis rendu dans les principales mairies de chaque département) de Bourgogne et de Franche-Comté sur la période 1967-1969. Ces recensements consistaient à l'époque l'une des plus grosses opérations de l'INSEE sur toute la France. L'informatique, étant alors à ses balbutiements, l'exploitation statistique du recensement et de toutes les enquêtes de conjoncture économique se faisait à l'aide de la mécanographie classique. Autres activités : recherches et publications dans le cadre de l'INSEE ; cours d'économie et de statistique dispensés à des agents de l'INSEE qui souhaitaient accéder par concours internes à des catégories de contrôleurs ou d'attachés.

A l'Université, outre les cours, j'ai été associé à la codirection d'un Institut universitaire de recherche et d'encadrement de mémoires et thèses de doctorat d'étudiants. Sans oublier des recherches personnelles qui valorisent plus une carrière que l'enseignement proprement dit.

Pour revenir à la Guinée, je dois dire que l'appel intérieur du pays natal qui tenaille chaque
émigré ne s'est pas démenti en moi, comme je l'ai constaté chez la plupart des Guinéens de la diaspora. On sait que bon nombre de ceux-ci, après des formations solides : médecins, professeurs, ingénieurs, architectes et d'autres domaines, ne sont pas rentrés en Guinée en ayant eu connaissance des pogroms et autres brimades qu'avaient subis leurs camarades rentrés au pays. L'appel de l'Afrique m'a conduit, tout en demeurant à mon poste en France, à être Professeur visiteur à l'Université Nationale du Zaïre (UNAZA), en 1974. J'ai rencontré à Kinshasa, de nombreux compatriotes, certains se tirant d'affaires tant bien que mal, d'autres souffrant de traîner l’impédimenta de l'exil imposé par le régime guinéen.

En France, j'ai été, un temps, assidu aux réunions à Paris du Regroupement des Guinéens de l'Extérieur (RGE) qu'animait le regretté Siradiou Diallo. Mais je n'ai pas fait partie du Front qui avait précédé le RGE. Je ne pouvais, d'ailleurs, pas être d'une fréquence régulière, à ces réunions comme quelqu'un habitant à Paris ou sa banlieue (tels que Ibrahima Baba Kaké, Sory Diallo, Julien Condé, Saïkou Oumar Sy Savané, Mahmoud Bah), etc...

C'est du reste dans ce contexte d'attachement au pays que je m'étais attelé à la rédaction de mon livre « Économie et Société en République de Guinée 1958 -1984 et Perspectives » commencé en 1976 et terminé en 1985. Vouloir tâter le pouls du pays pour ce livre sans risquer d'y rentrer à l'époque, m'a conduit à des déplacements-enquêtes et dans les pays voisins et au Centre des Multinationales des Nations-Unies. Enfin, j'ai fait partie du groupe du RGE conduit par Siradiou Diallo à Conakry à l'invitation du CMRN où nous sommes arrivés le 25 avril 1984. Reçus par le colonel Diarra Traoré, rien de tangible n'est sorti de nos discussions. Toutefois, après la partie officielle du voyage, j'ai visité chacun des nouveaux ministères pour glaner quelques informations sur ce qu'était vraiment un ministère sous le Parti-État de Guinée et pour la dernière mouture de mon livre qui couvrait la période de 1958-1984. Ce qui revenait constamment dans nos discussions avec les nouveaux ministres était invariablement : « les conditions d'ici étant très dures, vous pouvez nous aider, même en restant où vous êtes ». En clair, on imaginait que chacun de nous était accouru pour chercher un poste. Ce qui n'était pas le cas pour la majorité d'entre nous. Après mon tour d'investigations des ministères, je suis retourné en France.

Mes impressions de Conakry, après une absence de 23 ans, ont créé en moi des effets indicibles. La dégradation de la ville était au-delà de ce que pouvait attendre une personne qui avait connu cette ville avant les années 1960. Quant aux hommes, ils avaient l'air groggy comme s'ils avaient reçu un coup de massue sur la tête qu'aurait été le coup d'État du 3 avril 1984 que personne n'attendait au dedans et en dehors de la Guinée.


Abordons, à présent la situation actuelle de la Guinée. Vous l'avez donc quittée depuis de nombreuses années. Pouvez-vous raconter les circonstances qui vous ont poussé à l'exil ? Lorsque vous faites une rétrospective de votre parcours vous dites-vous : oui, j'ai bien fait de partir ou bien ressentez-vous des remords en vous disant : j'aurais pu y rester et me battre, comme on entend des jeunes le dire, au regard de la situation actuelle de la patrie qui est livrée à des personnages médiocres ?

Je pense qu'en rappelant mon parcours nous étions déjà dans le vif du sujet mais sans résumer la situation que nous connaissons au parcours d'un citoyen qui était en dehors du pays, un jeune peut voir à l'arrière-plan de ce parcours, la situation de la Guinée, vécue par les Guinéens. Contrairement à ce qu'on a cru et répété à l'intérieur du pays, la plupart des Guinéens de la diaspora, tout en désapprouvant la politique menée par les gouvernements successifs, ont souffert des mauvaises nouvelles qui leur arrivaient de leur pays. De même, ils ressentaient une espèce de joie les envahir quand la Guinée était citée en bien, au plan international. C'est mon cas personnel dans ce dernier cas de figure, hélas rare. Sur la situation qui prévaut dans notre pays depuis longtemps et qui, d'une certaine façon, se poursuit, je voudrais apporter une remarque sur ce que nombre de nos compatriotes s'obstinent à appeler la période de 53 années de crise guinéenne. L'état de crise évoque un accident subi par exemple chez un individu apparemment en bonne santé. Or, la Guinée en tant que corps social ne s'est jamais bien portée. Après le feu d'artifice qui illumina le ciel guinéen d'Afrique de septembre 1958 à septembre 1961, le peuple guinéen n'a vraiment pas connu la joie de vivre que devait apporter l'indépendance conquise. Mis a part les apparences et les montages théâtraux, dans lesquels les dirigeants du pays ont toujours brillé, le peuple guinéen a, très souvent, vécu dans le faire-semblant, la débrouillardise pour survivre et, à des moments donnés, dans la peur car, sous la Première République et sous des passages des régimes militaires, chacun avait vite appris qu'une épée de Damoclès était suspendue sur sa tête. Par-delà, les difficultés de l'existence au quotidien, l'exigence d'un État de droit s'est installée dans la conscience des Guinéens. Dès la légalisation du multipartisme politique au début des années 1990, sous le Général Lansana Conté, cette revendication sera alors le cheval de bataille de tous les partis politiques de l'opposition et explique l'engouement de l'ensemble des Guinéens pour des élections transparentes, c'est-à-dire pour l'application du principe de souveraineté populaire. Cette forme d'élection est arrivée avec l'élection présidentielle de juin-novembre 2010. Elle a laissé un goût amer dont les effets ne se sont pas encore estompés complètement.

Selon différents observateurs, il y a toujours une certaine continuité de mépris des Présidents de la République pour le peuple souverain. Ils ont eu l'air de l'ignorer. Faire, par conséquent, des différences approfondies entre ce qui se faisait sur la périodes de 1958-1984 et celle de 1984-2011 en matière de construction d'un État de droit et de développement économique et social pour l'épanouissement de la société guinéenne apportera peu de chose. La période en cours, depuis 2011 est encore trop courte mais la visibilité nette de changement de cap promis par Alpha Condé n'est pas claire. Mais je me refuse pour ma part à m'extasier sur des proclamations d'intentions toujours claironnées en Guinée, mais jamais abouties jusqu'ici.

Le multipartisme légalisé en 1992, sous l'impulsion de l'opposition au régime de Lansana Conté est une grande date de l'histoire de la Guinée et toute remise en cause de ce multipartisme, sous quelle que forme que ce soit, constituerait une des plus grandes impostures de cette histoire. On peut travailler dans la multiplicité d'opinions.

Je reviens à votre question. Comme je l'ai dit plus haut, mon départ de Guinée ne s'est pas effectué comme ce qu'on a constaté, plus tard, chez bien de nos compatriotes. Je ne me suis pas rendu en France en 1957 comme quelqu'un qui se rend dans un pays étranger.

De 1958 à 1961, je me suis rendu chaque été en Guinée. Après cette période, je n'y suis retourné qu'en avril 1984. L'été 1961 a été des vacances terribles pour les étudiants, surtout pour ceux étudiaient en Occident. Tous avaient été obligés de rentrer en Guinée pour s'investir dans des travaux divers au chef-lieu de leur région (investissements humains). Ce qui en soi n'était pas une mauvaise chose. Ces vacances avaient été dures, mais je me suis plus tard loué d'être allé voir ce qui se dessinait pour l'avenir. J'aurais gardé une mauvaise conscience si je n'avais pas été voir, cet été 1961, ce qui se préparait sur le terrain. Et ce qui se préparait n'annonçait rien de bon à venir. C'était l'atmosphère de haine que les activistes du PDG manifestaient à l'égard des étudiants venant de France, par opposition à ceux qui venaient des pays socialistes (il n'y avait pas encore d'Université à Conakry). Les manifestations de haine qui comportaient une part de ressentiments personnels et de jalousie envers des étudiants, commençaient à l'aéroport de Conakry où les passeports étaient confisqués.

Arrivé à Beyla je me suis engagé dans l'investissement humain auprès du Commandant de région. Au début du mois de septembre 1961, celui-ci me convoqua dans son bureau pour me dire ceci : « Ansoumane, à l'examen de ton dossier à Conakry (c'était encore l'époque où l'Office des étudiants d'Outremer à Paris, transmettait, y compris la Guinée, les résultats des examens et concours annuels des étudiants boursiers et non boursiers à leurs pays d'origine), le BPN (Bureau Politique National du PDG) a constaté que tu as suffisamment étudié pour te mettre au service de la Révolution. Il a été décidé de te mettre à la disposition du Ministère de l'Agriculture. En conséquence, tu dois être à Conakry pour la fin de septembre... Je lui fis comprendre qu'une troisième année (sur 4) de licence d'économie et une deuxième année (sur 4) de licence de sociologie ne faisaient pas une licence. Sa réponse fut : « Cela fait largement une licence et n'aggrave pas ton cas en soulevant ce genre de questions. La Révolution vous surveille tout particulièrement, vous qui êtes en France, car vous n'êtes pas encore décolonisés mentalement, je te le dis en frère. Et puis ici on dit le révolutionnaire est apte à toutes les taches que la Révolution assigne ». J'ai beau tenter de lui expliquer que j'étais parti en France à mes frais et non pas comme boursier, il ne voulut rien savoir. La cause était entendue. Le même jour, je réunissais un Conseil de famille où je fis comprendre que je disposais d'un petit boulot pour poursuivre mes études jusqu'au terme. Il faut dire qu'en 1961 ce genre de Conseil de famille pouvait encore se tenir, loin des « oreilles » du Parti, alors que par la suite on a vu que c'étaient certains membres des familles allaient rapporter les leurs aux agents du PDG. Il faut aussi ajouter que connaissant l'atmosphère qui régnait à l'époque, j'avais organisé dans le cadre de la JRDA (jeunesse du parti) une réception à la permanence du PDG à Beyla pour fêter ma nomination à Conakry. Au cours de cette réception j'ai prononcé un « discours révolutionnaire » dans le style du temps et qui m'a valu le lendemain les félicitations du Commandant et un télégramme à Conakry soulignant mon entière disponibilité. Mais mes dispositions étaient prises de gagner la Côte d'Ivoire dont Beyla est proche de la frontière. Je suis donc parti de nuit et je me retrouvais assez aisément quelques jours plus tard à Abidjan. Je m'y embarquais sur le paquebot Jean Mermoz le 24 septembre 1961 pour Dakar et ensuite sur le paquebot Lyautey de Dakar le 30 septembre pour Marseille où je débarquais le 5 octobre. Et le passeport dans tout ça ? J'ai voyagé d'Abidjan à Dakar sans papier mais la carte d'étudiant en France apportait beaucoup de considération à celui qui la détenait. Toutefois, c'est sous la protection d'un steward contre rémunération que j'ai obtenu un petit cagibi attenant à la cuisine. De Dakar à Marseille, j'ai voyagé avec des papiers en règles mais les contrôles de voyageurs étudiants par bateau n'existaient presque pas. A la rentrée d'octobre 1961 j'ai repris normalement mes études alternées de petits boulots : manœuvre mouleur de sparadrap chez Urgo, préparateur en épicerie aux Coopérateurs de Lorraine à Dijon, employé administratif chez Bégy, société européenne des bas Dim, etc... De toutes ces années, la Guinée est restée présente en moi et l'exil que je m'étais imposé a lourdement pesé par moments. Mais à constater d'année en année et rétrospectivement la barbarie et le nazisme tropical qui s'étaient abattus sur notre pays et à dénombrer le dénombrer les copains décimés par la fureur révolutionnaire, je ne pouvais qu'être conforté dans mon choix d'être resté en France. J'ai souvent pensé à tous ceux de ma génération des enseignements secondaire et supérieur, à tous ceux des générations d'immédiatement avant ou après la mienne, je vous assure qu'à l'échelle de l'intelligentsia guinéenne, la destruction de vies humaines a été énorme. Tous ces disparus étaient rentrés joyeusement pour servir le pays. A quoi leur mort a servi ? D'être morts innocents et pour rien, est-ce ce que certains (y compris des jeunes) appellent « qu'il fallait rentrer pour servir ». Je me demande souvent si ceux qui louent et encore aujourd'hui, le régime sanguinaire qui a tué tant de Guinéens, ont en eux une once d'humanité. Il se trouve parmi ces pauvres créatures, des individus qui avaient l'enfer de Guinée pour des cieux plus cléments et n'y sont revenus qu'après que le dragon ait été terrassé en 1984 par la divine Providence. D'autres ignominies ont été commises après cette date, en 1985, 1991, 2006, 2007, 2009 et encore après. Et quand on entend, des gens qui veulent réconcilier et ne parler que de pardon pour escamoter toutes ces années de braises et de sang afin de conforter leur situation politique, on se dit qu'on n'a pas en face de vrais hommes d'État. A l'heure actuelle (novembre 2011), se tient au Cambodge le procès des Khmers rouges de Pol Pot chassés du pouvoir en 1979. Les survivants du génocide cambodgien, aujourd'hui des octogénaires, Khieu Samphan, Ieng Sary, et Nuon Chea sont devant la justice à Phnom Penh. La voisine Côte d'Ivoire vient d'envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, où il est incarcéré au centre de détention de cette cour, depuis le 30 novembre 2011. En Libye, à peine le régime de Kadhafi renversé, que des barons du régime comme Séïf el Islam Kadhafi, Abdallah Senoussi, sont pratiquement aux mains de la justice. En Guinée, les délices du pouvoir font fermer les yeux des pouvoirs publics sur ce qui pourrait être salutaire pour la nation guinéenne. Sommes-nous entrés dans l'Histoire ?

Au rappel du tableau d'ignominies commises en Guinée, je n'éprouve aucun regret de n'avoir pas servi les régimes de dictatures sauvages qui ont régenté le pays. Tout en ayant souffert d'avoir assisté, impuissant, à la destruction de la Guinée, j'ai remercié Dieu de m'avoir évité de participer aux ignominies que les Guinéens ont subies et contre lesquelles je n'aurai pu rien faire. Qui est rentré de l'extérieur et a réalisé, jusqu'ici, quelque chose de mémorable ? Je n'en connais pas. En effet ce qui ce serait probablement passé si j'étais retourné en Guinée est que j'aurais soit été victime du pogroms contre les intellectuels, soit que je n'aurais sûrement pas pu changer le cours des choses, je me répète, soit enfin que d'une manière ou d'une autre j'aurais été obligé, sous la Première République, de participer ou d'approuver dans le cadre de comités du Parti, les condamnations de nombreuses victimes innocentes du PDG. Et sous Lansana Conté, l'ethno stratégie dans la gouvernance a joué à plein, à un moment donné. C'est en considération de ce dernier point que l'exil m'a paru comme une solution de salut. Quand j'entends certains intellectuels dire aujourd'hui qu'au lieu de l'exil on aurait bien pu rester en Guinée et se battre au regard de la situation actuelle, je me dis voilà le genre de raisonnement des plus irréalistes. C'est la position d'intellectuels qui ont toujours dessiné des cartes de champs de bataille en étant loin, très loin de ces champs de bataille. De ma génération et même d'avant ou d'après, des compatriotes ont tenu ce raisonnement d'être à l'intérieur du pays pour pouvoir contribuer au changement. Avec courage certains sont retournés dans cette optique pour finir leurs jours au Camp Boiro ou en sortir physiquement et moralement diminués. Après le Camp Boiro, sous l'ère du « multipartisme » des dirigeants de partis de l'opposition ont été constamment menacés ou même emprisonnés pour complot, comme ce fut le cas de feu Ba Mamadou ou d'Alpha Condé. Mais même pour ce dernier qui a été appelé opposant historique, qu'a-t-il changé concrètement, tout seul à la manière de gouverner de Conté jusqu'à sa disparition ? On sait que la légalisation du multipartisme a été obtenue par l'action de l'ensemble des partis d'opposition.

Il faut dire qu'au temps du Parti-État de Guinée ceux qui avaient des velléités de résistance pouvaient être dénoncés par des leurs ou par de pauvres paysans. En outre Sékou Touré lui- même sur simple « prémonition » faisait arrêter qui il voulait se débarrasser car disait-il : « j'ai au moins une qualité qu'il faut bien me reconnaître, c'est de ne jamais me laisser surprendre ». Ne pas se laisser surprendre voilà le cadre dans lequel vivaient les Guinéens et qui conduisait à l'échec de toutes velléités de résistance.

A ce sujet connaissez-vous une seule libération d'un pays africain d'une dictature sans intervention armée (par l'armée ou une rébellion en arme ?). La population guinéenne a, pendant des années, attendu une telle opportunité. La fausse sortie de 1984 n'a trompé que ceux qui ont voulu être trompés car ceux qui ont fait le coup d'État de 1984 étaient de culture et de philosophie pédégistes. Une seule indication confirme cela, de la quarantaine de coups d'État intervenus en Afrique sub-saharienne depuis les années 1960, les auteurs du coup d'Etat du 3 avril 1984 à Conakry, avaient en main les mobiles et les explications les plus solides : le renversement d'un régime de dictature des plus longs (26 ans) et des plus sanglants. D'une population estimée à cette date à 5 millions plus de 2 millions avaient fui à l'étranger. De n'avoir pas utilisé ces arguments pour légitimer leur coup montre tout de suite les limites humaines et intellectuelles des militaires sortis du moule du Parti-État de Guinée. Ces limites se sont étalées au grand jour par la suite par toutes les actions menées. La peur de juger le système de dictature du PDG ne pouvait pas éclabousser les militaires d'autant plus qu'ils ont été dans leur ensemble victimes du système, et un jugement aurait peut-être contribué à des changements de comportements hérités de l'ère du PDG. Mais au contraire, sous la houlette de Conté, ils vont poursuivre les mêmes méthodes de massacre, notamment en juillet 1985.


Les expatriés guinéens vivent constamment préoccupés par l'évolution en sens inverse du progrès de leur pays. Paradoxalement, ils sont nombreux (surtout les intellectuels) à regrouper dans des associations qui s'interdisent de faire de la politique. C'est le cas avec l'Association des Cadres et Techniciens d'Origine Guinéenne en France (ACTOG) dont vous êtes membre. Pensez-vous sincèrement qu'une telle démarche n'est pas une capitulation devant les dirigeants qui ont plongé notre pays dans le chaos économique dont les corollaires sont aujourd'hui la paupérisation avancée de nos populations et la misère généralisée ?

Le regroupement des Guinéens en associations n'est pas antinomique avec l'existence des partis politiques. Des associations guinéennes n'ont pu exister qu'en ne devenant pas des partis politiques, et d'ailleurs nombre de Guinéens dans une même association appartiennent à des partis politiques différents. Ces associations réalisent des micro- réalisations dans leurs villes ou régions d'origines. C'est à féliciter. D'autres sont plus folkloriques. Les partis politiques, surtout les principaux, font des efforts dans le contexte qui est le leur, pour la mise en place d'un État de droit, mais depuis leur mise en place au début des années 1990, ils n'ont pas encore réussi, hors des proclamations, à créer la synergie nécessaire à cet objectif. Je reviens aux associations et notamment à l'ACTOG, dont je fais partie depuis sa création en 1986. Je n'ai plus été régulier ces temps, à ses réunions. Après l'avènement de la IIème République, un Collectif des Guinéens de France a été institué en juin 1985 pour déterminer ce qui pouvait se faire en termes d'utilité sociale pour la Guinée. Des commissions furent constituées, dont la Commission de l'Éducation Nationale à laquelle j'ai participé. Cette Commission a élaboré un important document sur la réforme de l'Enseignement en Guinée. Ce document a été adressé à Yansané Sékou alors Ambassadeur de la République de Guinée auprès de l'UNESCO à Paris pour être remis à Conakry. D'autres commissions ont planché sur d'autres secteurs. C'est à la suite de ce Collectif des Guinéens de France qu'est née l'ACTOG en 1986. Son premier président a été Maligui Soumah qui, après des années d'un travail remarquable a été remplacé par Abou Katty non moins dynamique. L'ACTOG a à son actif un bilan que bien des partis politiques lui envieraient. Citons seulement son apport dans le programme du PNUD TOKTEN-GUINEE (TOKTEN = Transfert de connaissance par l'intermédiaire des nationaux expatriés) qui a consisté dans les années 1990 à l'envoi de cadres et techniciens de toutes compétences en mission de durée limitée. L'ACTOG a également réalisé des envois de matériels divers à des établissements scolaires ou de santé, etc... Enfin l'ACTOG est le lieu de rencontre des Guinéens de tous partis politiques. Et ceci s'explique tout simplement parce qu'il n'y est jamais questions d'idéologie ou d'échéances électorales, mais de la population guinéenne dans son ensemble. Pour ce qu'elle a fait, l'ACTOG n'avait pas pour but d'aider un gouvernement mais les Guinéens. C'est pourquoi, ne pas admettre que des associations guinéennes puissent exister sans se comporter en parti politique, me parait être une position de pur confort d'intellectuels. Il y a belle lurette que l'ACTOG aurait éclaté si elle s'était comportée en parti politique.


Avec cette posture, comment définissez-vous le rôle qu'un intellectuel doit avoir dans la construction de la nation, telle que la nôtre, et plus globalement le développement de l'Afrique ? Vous n'allez pas me dire on peut développer un pays sans faire de la politique ? Ce qui est vrai, mais dans nos pays émergents l'ordre politique primant, pourquoi refuser la pratique de la politique si c'est par cette voie que peut venir le progrès ?

Des partis politiques sur le champ de bataille en Guinée ne sont pas parvenus seuls encore (on en connait les raisons) à réaliser l'attente des Guinéens. Cela ne sera surement pas d'Europe ou d'Amérique qu'on peut jouer le rôle des partis politiques, mais contrairement à ce que pensent certains, les réflexions écrites sont plus que jamais nécessaires aux acteurs politiques sur le terrain. C'est sur ce terrain que le rôle des intellectuels est essentiel dans toute société et particulièrement en Guinée. C'est par le débat d'idées que l'on peut aller de l'avant, surtout sur le continent africain où a fleuri toute une gamme de dictatures. Mais les dictateurs laissent-ils les intellectuels s'exprimer librement ?... Ce n'est pas facile car les cerbères du régime sont comme toujours des hommes sans aucune vision d'avenir. Il faut donc que les intellectuels guinéens imaginent des actions qui dynamitent la tyrannie de l'intérieur, c'est-à-dire des écrits sans haine et sans crainte qui font plus de dégâts qu'un réquisitoire ou qu'une protestation des organisations internationales. Malheureusement en Guinée comme dans le reste de l'Afrique subsaharienne on lit peu, aussi sans aller dans le sens de la thèse depuis longtemps abandonnée de l'auteur de « La trahison des Clercs », qui traitant des rapports de la politique avec la vie de l'esprit ne considère pas que les intellectuels doivent s'occuper de politique, il ne faut tout de même pas exagérer le rôle des intellectuels en considération de l'état du développement économique, social, culturel, et sanitaire de la Guinée d'aujourd'hui. Mais dans les chancelleries et à l'extérieur du pays, les écrits, notamment sur sites internet, ont pris une influence qu'on n'imagine pas encore suffisamment. Des débats d'idées utiles mais en référence avec l'état sus-indiqué de la Guinée et non à l'attrait des formules toutes faites. Cette approche ne constituerait pas une attitude capitularde mais un « investissement » pour le futur guinéen. Enfin, quelques mots encore sur les intellectuels africains en général, et guinéens en particulier. Malgré les maux qui assaillent la Guinée et l'Afrique dans son ensemble, il en est un dont on parle peu. C'est celui de la manie des titres ronflants même ci ceux-ci ne recouvrent pas une réalité concrète. Mais, il n'est pas superflu d'en parler ici, car ceux, et ils sont nombreux, qui ont contracté cette manie de s'affubler de titres divers (universitaires ou autres) pour occuper le terrain et ne rien faire d'autre sont légions. Si je soulève cette question des titres (universitaires notamment) ce n'est pas, loin s'en faut, de ne pas reconnaitre des titres chèrement acquis, pour un grand nombre, après des efforts louables et sur de longues années. Ce que je soulève ici, c'est la manie de la « diplômanie », la recherche frénétique des diplômes sans souci particulier du contenu censé traduire un niveau de formation donné. La maladie de la « diplômanie » est d'autant plus grave pour l'évolution des pays africains qu'un nombre toujours grand d'individus ignorants, et par conséquent sans aucune compétence, s'abritent derrière des titres surfaits, au lieu de rechercher une efficacité en termes d'utilité sociale. Il ne s'agit pas dans ce propos des seuls titres universitaires mais d'autres titres ou appellations d'origines non contrôlées (AONC) comme l'expression « Son Excellence ». Toutes ces fariboles conduisent des individus à s'engoncer dans des attitudes peu créatrices ou l'illusion de se croire quelqu'un, ne favorise pas la propension à la créativité sociale. Aussi, il serait bon pour plus d'efficacité dans ce que l'on fait, de se débarrasser de titres ronflants qui sont sans signification pour un grand nombre de nos compatriotes. En effet, ils nous entravent dans la vie quotidienne du fait que de nombreuses tâches socialement utiles, paraissent indignes d'être accomplies par ceux que de tels titres placent si haut. Or, ces titres ne devraient être au mieux que des indicateurs de niveaux de formation ou encore de qualification professionnelle. Se grimer de titres mystificateurs est une délectation dans laquelle sont tombés beaucoup d'intellectuels africains, et qui contraste avec l'évolution (encore toujours) pour le moins marginale du continent. Devant une telle évolution, plus d'humilité et de travail aurait du être le comportement observé, mais hélas le simple port du titre de docteur, ce nec plus ultra de l'accomplissement de bien de nos compatriotes, est devenu un phénomène social non contestable. L'imposition de ce titre est si obsédante qu'il est employé même dans la correspondance privée voire familiale. C'est navrant.

Quant aux Excellences, il n'est pas de Ministres, d'Ambassadeurs ou même de Secrétaires d'État dans un grand nombre d'États africains, qui ne considèrent que comme un manquement grave qu'on s'adresse à eux sans ajouter l'incontournable « Son Excellence ». Or, comme le dit le Petit dictionnaire Larousse : « Excellence : qualité de ce qui est excellent » mais ce n'est pas cette qualité qui a été la qualité dominante de nombreux gouvernants dans divers États africains depuis 50 ans. Pourquoi donc cette recherche frénétique de titres des uns et des autres ? S'agit-il de l'effet de la simple magie des mots comme le pensent certains ? Ou alors le simple fait de se parer de titres grandiloquents à défaut d'avoir prise sur les choses, serait-il réconfortant socialement pour les intéressés ? Toujours est-il que la manie des titres surfaits est, encore aujourd'hui, l'une des marques frappantes de sous-développement du continent africain. Ceci est si caractéristique de la mentalité de ce temps, qu'on a vu naguère des chefs d'États africains qui n'avaient guère plus du niveau d'éducation primaire s'affubler du titre de docteur. Il en fut ainsi de l'ancien président libérien, l'ex sergent-chef Samuel Kanyon Doe auquel avant son assassinat en 1990, on ne s'adressait que par « Son Excellence Docteur Doe ». De même l'ancien président de Sao-Tomé et Principe, comptable de profession était devenu « Docteur Manuel Pinto da Costa, chef de l'État». Encore aujourd'hui, cette tentation à l'enflure verbale existe chez d'autres comme le Président gambien Yahya Jammeh. Il s'agit certes là de caricatures extrêmes, mais la même soif de titres brûle bien des Africains. Or, il faut que l'on prenne conscience que pour l'Afrique ce ne sera pas seulement le port de titres alambiqués qui fera avancer les choses. Tant que les nombreux intellectuels et docteurs n'auront pas présenté un tant soit peu de réalisations au monde comme le font les asiatiques, ils ne pourront pas épargner à l'Afrique sa marginalisation croissante et les titres de pacotille dont certains se délectent n'en mettront que plus en relief la médiocrité ambiante de certaines élites africaines.


A suivre…


Propos recueillis par Adjidjatou Barry Baud


Pour voir une interview, en vidéo, d’Ansoumane Doré sur l’actualité, cliquer ici :

1ère partie

2e partie


 

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Commentaires  

 
+1 #87 Mickmack Camara 30-12-2011 11:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Ansoumane Doré:
Merci, mon cher Mick Mack Camara pour vos mots fraternels et de solidarité qui vont, j'en suis sûr ,aller droit au coeur de nombreux Guinéens. A vous aussi Bonne et Heureuse Année 2012. Ces voeux , nous les adressons tous aussi à la Guinée que nous aimons.Encore merci. A.D.

Merci Tonton et Vive TOI ET TA FAMILLE..... Vive LA GUINEE.
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+1 #86 Ansoumane Doré 30-12-2011 01:03

Merci, mon cher Mick Mack Camara pour vos mots fraternels et de solidarité qui vont, j'en suis sûr ,aller droit au coeur de nombreux Guinéens. A vous aussi Bonne et Heureuse Année 2012. Ces voeux , nous les adressons tous aussi à la Guinée que nous aimons.Encore merci. A.D.
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0 #85 Mickmack Camara 29-12-2011 17:59

En ce moment où chacun s’apprête à fêter le nouvel An, ma première pensée va à tous ceux qui ne pourront participer à la joie générale, ceux que frappe le malheur, un deuil, la maladie, la vieillesse ou, simplement, la pauvreté.
Ne les oublions pas et que chacun de nous fasse, s’il le peut quelque chose pour les aider. A eux et à vous, je dis ce soir, avec tout mon coeur d’homme et de Guinéen : “ Bonne année. ”
Que 2012 vous apporte ce que vous souhaitez, santé, bonheur familial, succès dans vos études ou dans votre travail, et pour notre peuple, pour tous les peuples, ce bien suprême qu’est la paix.
Que 2012 soit aussi, pour notre pays, l’année du renouveau. Qu’après les secousses subies, les périls une fois encore surmontés, nous poursuivions dans le calme notre effort vers le progrès, vers le bien-être, vers la justice.
Dédicace très spéciale à tous les fory:
- Doyen bokoum et ansoumane doré
- Koto kylé et koto M S aliou bah
- Fory Sampil
- Koto DOUMBA
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0 #84 Mickmack Camara 28-12-2011 14:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Mickmack Camara:
Tu sais quoi le voyant.... Vivement la deuxième partie de cette interview

vivement!
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0 #83 Traoré 25-12-2011 17:03

Merci Mr Doré,il faut la JUSTICE dans notre pays,nous parents ont été exécuter sans aucune forme de JUSTICE,et nous sommes toujours en face d'une dictature,car le régime de RPG est semi-militaire,caracteriser par la violence physique et une division ethnique.
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0 #82 Fodé Soumah 25-12-2011 02:07

Merci Doyen Doré, merci de votre aide quand j’étais à Dijon
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+1 #81 Mouctar Diallo 24-12-2011 18:11

Excellent. Bravo
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+2 #80 Gandhi 23-12-2011 17:03

Guinean, j'ai bien saisi le sens de vos remarques ironiques, sauf si votre français n'est pas aussi subtil (question de sémantique). Je ne fais pas ce genre de statistiques non plus. J'ai évoqué mon cas personnel, pour rappeler qu'il ne faut parler que de ce qu'on connait, notamment quand on s'en prend non pas aux écrits d'une personne, mais à sa personne elle-même. Contrairement à ce que vous imaginez, je suis allé en Guinée et uniquement pour tenter de contribuer à son développement, à la mesure de mes moyens. Même si je n'aime pas parler de moi (aucun intérêt), il est bon d'évoquer certaines choses parfois, ne serait-ce que pour éviter aux critiques négatives de fantasmer. Chacun peut un peu, et tout le monde peut apporter sa pierre à l'édifice. A titre personnel, si ce que vous racontez est vrai, j'estime que vous pouvez en être fier. Ce qui me gêne toutefois, c'est de rester obscur et suggérer implicitement que tout ça, c'est du pipeau. Quand on n'a rien à cacher, la transparence est une vertu.
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+1 #79 Mickmack Camara 23-12-2011 16:58

Le voyant; mon cher ami, je n'ai pas voulu mettre Ibrahima Soumah, question de génération quoi! Si non il y aussi eu Madame Guilao Joséphine comme ministre. Sans compter que Kassory Fofana est venu logé à Fria Base, mais ça c'était vers la fin des années 90.
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+1 #78 BALDE MS USA 23-12-2011 03:31

Pour donner une evidence du premier paragraphe du respecteR Mr Dore,(ou il fait allusion aux Titre q'aiment s'octroyer nos frere Africain) je voudrai juste raconter ma petite mesaventure en Guinee aucoursde mon court sejour mois de juin dernier, En effer, pour etre bref, je me suis rendu au minister de la jeunesse, le jour de mon depart pour NY afin de confier un petit problem a un ancien collaborateur au sein des forces vives a NY, en l'ocurrence MR Sow Gbantama Sanoussi, ministre du departement en question......Apres m'etre annonceR aux secretaires je suis rester dans la salle d'attente pour etre recu par le ministre......Apres presk 1e heur d 'attente, je vois sortirr 1 Mr en vest couleur blanche, immediatement, la personne assise a cote de moi me signal, c' est ministre ki sort come ca, come tu voyage dans kelkes heures il l'intercepter et poser ton problem.....Avant ke je ne sorte de la salle d'attent il avait atteint la porte de son burea, ....Naif et "non respectueux" ke j'avait ete, ....Jai dis Mr Sow s'il vous plait"....Oooh! il ne fallait pas apeler ce Conducteur de Taxi a NY sans ajouter son Excellence, car il etait devenu furieux, comme une panther blesee, il ma insulter en me disant je cite " ....Vous parler aux gens sans respect,, vous n'avez pas une bonne education " imaginez son ton, et cela deva ses secretaires, et kelke spectateurs, ki se sont demander si effectivement je conaissais le Ministre come je leur disait kelke minutes plutot, heureusement sa garde du corps etait pas sur les lieux sinon Dieu seul sait ce kell allait me faire........L' une des secretaire est venue pour me demnader s'il ya longtemps depuis ke j'ai kite la Guinee, je lui dit une dizaine d'annee, Elle me dit k'en guinee les Ministre doivent avoir leur nom precedeR de son Excellence Mr le Ministre....J ne pouvait pas croire....Pourtant Ce ministre d'ALpha Conde, venait a nos rencontre apres avoir gareR le Taxi, il puait par manke d'usage de deodorant....Je suis sorti du ministere en sueur froide
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+2 #77 Ansoumane Doré 22-12-2011 21:51

EN GUISE DE COMPLEMENT A LA 1ère PARTIE
de l'interview d'Ansoumane Doré
On n'est souvent obligé de répéter des choses mille fois ressassées. En abordant dans ces rencontres mes compatriotes jeunes ou moins jeunes, j'avais insisté sur le fait que je n'étais pas à la recherche de notoriété. Dieu merci de ce qu'il m'a permis de réaliser dans ma vie. Les nombreux étudiants de toute l'Afrique que j'ai aidés pendant mes années d'activité tant à l'Université que chez-moi, à la maison en fins de semaines, m'ont donné beaucoup de satisfaction qu'on ne porte pas en bandoulière. Mais parmi ces jeunes étudiants, compatriotes ou pas, je crois être resté un homme modeste. En abordant donc sur internet, ce formidable instrument des temps présents, mes compatriotes, je n'ai jamais cru que je venais donner des leçons à qui que ce soit. Mais j'y suis venu pour des échanges d'idées car si l'on sait écouter, si l'on sait lire ce que les autres écrivent
, on peut en ressortir enrichi. Comme aimait à le répéter, avant chacun de ses cours, un de mes professeurs dans ces mots: « Plus l'eau est fraiche, plus il y a des chances d'étancher la soif. Encore faut-il que la soif existe. »,
c'était pour dire que pour apprendre,il faut en éprouver le besoin. Ce n'est pas ce que j'ai constaté chez certains de nos jeunes compatriotes qui savent tout et ont réponse à tout, sans crainte de tomber dans le ridicule qu'ils n'imaginent même pas. Ainsi, à propos de qui apparaît comme un « commentaire », j'ai lu que je n'ai pas été en Guinée depuis 1984. Je n'éprouve même pas le besoin de discuter ce mensonge. Je me contente d'ailleurs largement des mots que certains de mes compatriotes et je ne me donnerai pas la peine d'entamer un dialogue avec des amateurs d'invectives et de polémiques. Quand Gandhi a dit qu'il ne s'agissait dans cette 1ère partie de l'interview que de ma vie en tant que Guinéen, je crois que cela vaut largement tout ce que je pourrais dire. Quant à dire que je n'ai rien apporté à la Guinée, qui peut affirmer m'avoir entendu ou vu écrire que j'avais abattu des lions pour la Guinée? Quand bien même, l'aurais-je fait, que je ne me crois pas de la nature de ceux qui crient leurs exploits sur les toits.
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+2 #76 Ansoumane Doré 22-12-2011 21:50

SUITE
C'est Dieu qui m'a crée et m'a prescrit une destinée que j'ai accomplie ici en France, c'est ce que disent les croyants en Guinée. Je n'étais ni plus intelligent ni plus malin que les intellectuels qui ont été massacrés au Camp Boiro ou plus tard. Pour un croyant les choses sont aussi simple que ça. Alors que ceux qui s'attendent à ce que je tombe dans les égouts qu'ils considèrent comme lieux de discussions, sachent qu'ils n'ont pas frappé à la bonne porte.
Ceci dit, l'homme que je suis et qui a pratiquement travaillé, parfois durement, de l'âge de 20 ans (1956) à l'âge de 65 ans (2001), a eu le temps de se durcir la carapace pour ne pas ressentir la piqûre de moustiques. J'assure donc mes frères et soeurs, cousins et cousines, neveux et nièces,doyens et doyennes guinéens de tous âges et de tous niveaux, que je demeure disponible, tant que Dieu le voudra, pour discuter,même contradictoirement, de notre pays et de ses problèmes. Parmi les Juifs européens, américains et d'ailleurs, même ceux qui n'ont jamais été en Israël, s'intéressent à cet Etat. Les Arméniens devenus Français à partir de 1915, s'intéressent toujours à l'Arménie. Il en est de même pour les Guinéens envers la Guinée. Si les intellectuels guinéens critiquent les dirigeants guinéens, c'est pour aller vers une meilleure Guinée pour tous. Et cela n'implique pas automatiquement qu'ils aient accompli des merveilles sur le terrain. L'intelligence, n'ayons pas peur des mots, a été souvent déficiente dans la conduite de l'Etat guinéen. Les dirigeants ont tout simplement semblé se satisfaire des honneurs du pouvoir et bien sûr des retombées financières et matérielles qui en découlaient. C'est parce que ce sont ces dirigeants qui se sont désignés et se sont personnellement sentis capables de gérer la chose publique guinéenne pour tous les Guinéens qu'ils sont visés pour leur mauvaise gouvernance et ses effets pervers. Les critiques qui leur sont adressées, le sont en tant que personnes publiques et non privées. C'est ce que certains responsables et leurs acolytes ont du mal à comprendre. Et le rôle des intellectuels guinéens est de ne pas relâcher leurs efforts sur cette question.
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-1 #75 Guinean 22-12-2011 21:47

Gandhi pour des raisons qui vous sont propres..il me semble que vous eprouvez d'enormes diffucultes a saisir a bien l'essence de mon intervention...Pour votre info...je n'entre guere dans la compilation des donnees visant a tentativement etablir une statistique sur les guineens intellos qui...apres avoir faits nombre d'annees en occident sont jamais rentres au pays pour contribuer a son developpement. Et oui je suis a la tete d'une entreprise locale nee des mes propres efforts et experiences acquises en occident.
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0 #74 Le voyant 22-12-2011 20:25

Sacre MicMack!!!! tu dois etre mon aine parce que tous ceux que tu viens de citer ont soit etudies avec un des membres de ma famille ou ont eu des relations d'amities......
Quand ceux-ci jouaient au foot on etait de petits spectateurs (lol). Je connait la famille de la plupart d'entre eux par exemple chez les Amadou (il etait un promo a un frere, Diamant a une soeur et son frere qui etait a lle a Cuba a un autre frere). Voila ceci est valable pour la famille sow (Boubacar, Rougui, petit sow, Salam, Hadja, Tigui etc..), Ganghi et famille, Cosa et son Cousin Mohamed, les freres Balde (Ivon et Soule famille bhouhba ndiyan) etc.... Je connait tout ce beau monde que tu as cite ou presque la qualistotalite, on ne peut finir de citer..... les bon vieux temps.
S'agissant des ministres il y a eu plus de quatres car tu as oublie de citer Ibrahima Soumah (ministre des mines d'alors grand frere de Somus), Gandhi (ministre lors de la transition), le jeune Lucien, meme le petit Koutoubou Sano qui se prends au serieux est du bled. Voila prochainement ca sera a ton tour de porter le flambeau tres haut (lol).
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+1 #73 Mickmack Camara 22-12-2011 19:06

Citation en provenance du commentaire précédent de Fatoumata Sow:
Attention Mic Mic, le Doyen Ansoumane Doré mérite respect et considération.
Ne touche pas à mon pote (Coluche).Ne touche pas à notre democrate. Fatoumata

Je te kife Fatoumata!
je ferai attention à ne pas dépasser les bornes.
Promis mais...... pas juré.
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+1 #72 Mickmack Camara 22-12-2011 18:44

Tu sais quoi le voyant.... Vivement la deuxième partie de cette interview
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+1 #71 Mickmack Camara 22-12-2011 18:43

HEY LE VOYANT, y avait aussi, Gandhi, Cosa, Alex Titouney, Jerry, l'inspecteur, Dino, Boureau et damantang Cissé, Boubacar sow ancien minsitre des transports, Orsini, diamant et amadou camara ( ancien ministre de la sécurité) Mine de rien 04 ministres sont quand meme passés par la cité des almamy+ un prédient ministre de la défense. Pas mal.
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0 #70 Mickmack Camara 22-12-2011 18:37

Hey le voyant où as tu laissé le grand " TRIPANO" ???
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0 #69 Mickmack Camara 22-12-2011 18:36

Oury, le doyen prétendait que aucun guinéen de l'extérieur n'a reussi quelque chose de mémorable lors de son retour en Gunée. Sans savoir exactement ce qu'il voulait dire par mémorable, j'ai avncé des noms de guinéens de la diaspora qui ont entrepris des actions que je considère comme mémorable. J'ai alors cité, Alpha amadou et Alseyni Barry dans le commerce, Siradio, AC, etc ... dans la politique et Sydia Touré dans l'agriculture, la politique, les services et l'immobilier.Visiblement tu penses qu'il n'a rien fait dans l'agriculture, ce qui est faux, mais je te le concède.Je ne suis pas un Fana de Sydia certes, mais il faut reconnaitre que il s'est engagé dans plusieurs créneaux en Guinée avec plus ou moins de réussite. Le sieur Doré que vous défendez, et qui parle dans cette interview, c'est Monsieur "Assurancetourix" je ne pense pas qu'il prendrait le moindre risque pour revenir en Guinée et investir dans quoi que ce soit. Encore une fois ne me faites pas avaler des couleuvres. Si tu penses que Sydia n'a pas réussi dans l'agriculture, je m'incline. Le doyen dit que le role de l'élite ou l'intelligentsia guinéenne doit sa limiter à des débats d'idée, et rien qu'à ça. Et vous etes d'accord , puisque personne d'entre vous n'a osé le contre dire. Monsieur Doré n'a fait que se sauver, car comm il dit l'exil a été pour lui comme un salut.
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+2 #68 Fatoumata Sow 22-12-2011 18:22

Attention Mic Mic, le Doyen Ansoumane Doré mérite respect et considération.
Ne touche pas à mon pote (Coluche).Ne touche pas à notre democrate. Fatoumata
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+1 #67 Le voyant 22-12-2011 17:25

Ehh... mais qui a provoque Mic matin bonheur la! Hey tu as passe toute la nuit a fouiller dans tes archives? by the way j'ai vu quelque part ou tu as chicotte mon "deli" avec un "t". Merci kan meme (lol) bon c'est ce "deli" la que je voit depuis des lustres... il ne faut pas en tenir compte si des "t" et des "s" se perdent en cours de route parfois ou si deux verbes se suivent et le second refuse de se mettre a l'infini, oubien tout simplement si on donne des coups de tete a Moliere. C'est pas ma langue maternelle comme Toto aime le dire souvent (lol)
Par ailleurs tant que c'est pas des analyses affichees a la une, comme celles des grands Oury Balde.... , je croit qu'on a droit a etre pardonne. Oury mignan il ne faut pas me laminer cette fois ci deee "sapristi" parce quoi moi "s'amise".
Maintenant s'agissant des realisations agricoles de Mr. Sydia, j'ai vu de mes propres yeux a kolon sur la route de Boke, c'est du balaise... ce qu'il fait la bas c'est vraiment costaud, Mic ne raconte pas des fadaises c'est une realite.
Hey Mackenzy j'ai vu quelque part dans un poste ou tu disais a quelqu'un de me demader ou se trouve "PZ" hahaha.... PZ! c'est a cet endroit qu'on faisait notre "boucan" meme les jeunes Salam, Titi Camara y ont laisses des plumes.. Sekouba Konate, Baidy Aribot, Lucien Guilao, pour les plus connus, sont passes par PZ.
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-1 #66 Mickmack Camara 22-12-2011 15:15

Fall kader, alioune diop, Raymond marie tchidimbo, wade, albert franklin, ki zerbo
Comme on le dit en Cote d'ivoire: voilà Garçons!
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-1 #65 Mickmack Camara 22-12-2011 15:13

Dans le journal de la F.E.A.N.F. L'Etudiant d'Afrique Noire, de janvier 1960, à la fin de ces tumultueuses années cinquante, Diallo Moustapha, Président de la F.E.A.N.F. écrit en conclusions d'un éditorial intitulé “Afrique 1960”.
« Etudiant africain, le triomphe de la lutte pour la liberté ne fait pas de doute; aux côtés de tous les patriotes, tu en hâteras l'àvénement ! Avec les patriotes, avec ton peuple, tu feras de l'année nouvelle, l'année des victoires décisives de la lutte anti-impérialiste. Et ton peuple et toi-même saurez demeurer vigilants pour que la victoire s'affirme nette et éclatante. Une victoire qui libère un élan extraordinaire d enthousiasme et un trésor inépuisable de volonté qu'appellent les tâches de l'édification de la nation africaine ».
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-1 #64 Mickmack Camara 22-12-2011 15:11

C'est le sénégalais Majhmout Diop qui définit ainsi “l'unique issue” dans un article retentissant et presque historique. Ses idées sonnaient évidemment faux dans le concert hésitant et timoré des dirigeants de la politique africaine :
« L'indispensable indépendance. L'assimilation est une impasse. Elle ne résoud rien. De plus c'est un crime contre l' humanité. il ne reste donc plus aux peuples colonisés qu'à lutter pour leur indépendance. Cette indépendance doit être notre objectif numéro 1. Et, elle nepeut se réaliser que si toutes les forces africaines mobilisées s'y emploient. Cette mobilisation générale elle-même n'est possible que dans le cadre d'un large mouvement d'union à l'échelle de lAfrique Noire. Cette union n'exclut que ceux qui pensent que l'esclavage doit durer éternellement, et qu'il vaut mieux servir fidèlement les maîtres étrangers en se contentant de leurs reliefs de récompensés ; ou encore, ceux qui se complaisent dans des rêves idéalisés d'assimilation intégrale ».
Ainsi en est-il des idées qui, en Europe et particulièrement en France, soutiennent l'action des étudiants, initient leur solidarité et leur nécessaire union.
Voici que naît la F.E.A.N.F. et qui marque de son empreinte le mouvement d'émancipation de nos peuples en élaborant de solides axes de pensée, en définissant de multiples sé ries d'actions et en devenant le creuset du nationalisme étudiant dont elle crée le véritable support idéologique.
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-1 #63 Mickmack Camara 22-12-2011 15:07

Le sénégalais Abdoulaye Wade s'interroge sur “l'Afrique Noire et l'Union Française”. Il en arrive au rôle des étudiants africains face au nationalisme :
“Aujourd'hui, la grande majorité des étudiants africains est convaincue de la nécessité de combattre le colonialisme sous toutes ses formes. L'immédiat objectif doit donc être la libération de l'homme, du Nègre africain, du colonisé et c est là le but du nationalisme. Le nationalisme, il ne faut pas s'y tromper, consiste pour nous à revaloriser et affumer les valeurs nègres, résultats de notre développement objectif, à brûler les étapes par une évolution accélérée, à liquider les créations arfficielles de la colonisation, la colonisation elle-même.”
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-1 #62 Mickmack Camara 22-12-2011 15:06

Le togolais Albert Franklin, un des fondateurs de la F.E.A.N.F. et ancien Président, dénonce le paternalisme et déclare :
« C est dire que le syndicalisme authentique exige que les étudiants africains, aujourd'hui en France, travaillent non seulement à améliorer leurs conditions de vie, mais aussi à la disparition de leur privilège enfaisant triompher le droit dujeune africain à l'instruction dans lapleine mesure de ses possibilités intellectuelles. Cela signifie qu'il faut mettre en lumière les raisons profondes de la situation actuelle. Il va sans dire que nous ne saurions remplir ce devoir enfermant les yeux et en bouchant les oreilles, devant les luttes et nombreuses souffrances des militants qui, dans nos contrées lointaines, donnent le meilleur d'eux-mêmes pour que naisse une Afrique digne, libérée du colonialisme. C'est de la politique nous crie-t-on. Il est curieux et amusant de voir certains hommes, qui vivent de cette politique, nous signifier que la politique est tabou ».
Il définit en une phrase le syndicalisme étudiant :
« Ainsi, nous considérons que le syndicalisme étudiant authentique et c est ce qu'ilfaut rechercherpour la F.E.A.N.F ne saurait être conçu au-dessus du syndicalisme de base des masses déshéritées mais doit s'inscrire dans la défense de l'intérêt collectif ».
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+3 #61 mamadou saliou bah 22-12-2011 15:06

Mic Mack !
Tout a fait juste , ce que vous dites et c ' est bien mieux ainsi .
@ Mr Balde !
Je dirais que Mr Sidya a bel et bien qque chose de prometteur dans l' agriculture . J ' en sais un peu vu que mon grand frère en est l' ingénieur agricole . Ils travaillaient déjà en Cote D ' Ivoire ou il s ' occupait des SEMENCES a la CIDT.
Mais bon , puisque " votre colle " est a "Compini " , je m' abstiens et lui laisse le soin de répondre .
Bien a vous , Amitiés !
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-1 #60 Mickmack Camara 22-12-2011 15:05

Joseph Ki Zerbo (1922–2006) de Haute Volta (devenu Burkina Faso), témoigne ainsi en étudiant catholique qu'il est :
« Ainsi la Résistance trouve les catholiques aux côtés de leurs camarades non croyants, la luttepour la libération des classes laborieuses aussi. L'étudiant catholique africain conscient de ses vérités ne se contentera pas de conserver safoi. R sentira monter en lui, étant donné sa position privilégiéepar rapport à ses frères, comme l'expérience d'une vocation : il sera un militant. »
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-1 #59 Mickmack Camara 22-12-2011 15:04

Parlant de l'étudiant africain face à la culture latine le guinéo-gabonais Raymond Tchidimbo écrit :
« Ainsi l'étudiant africain, s'il veut demeurer en liaison avec l'arrière de sa race, devra toujours être sur la brèche : sa vie sera uneperpétuelle remise en question. Puisque l'Afrique a accepté le dialogue avec l'Europe, elle se doit à elle-même de la mener jusqu au bout; c est là son drame, ni blancs, ni jaunes, ni noirs, incapables de revenir entièrement à leurs traditions d'origine ou de s'assimiler à lEurope, les étudiants africains de notre époque ont le sentiment de constituer une race nouvelle. Il est donc à souhaiter que tous les étudiants africains actuels prennent conscience de leur mission depionniers et se mettent sans trop de retard au travail ».
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-1 #58 Mickmack Camara 22-12-2011 15:03

[De nombreux écrits et analyses dont certains d'une très haute portée politique marquent cette période. Ils sont écrits par des précurseurs de l'action syndicale étudiante africaine. Ils inspirent tous les dirigeants et militants des organisations estudiantines naissantes en Afrique même et en Europe.]
Aussi dans le numéro précité de Présence Africaine, quelques textes caractérisent la prise de conscience des étudiants pour le rôle qu'ils doivent jouer et qu'ils sont décidés à jouer. Nous en citerons quelques extraits :
« Les colonialistes ont œuvré par tous les moyens pour rendre passif et résigné notre peuple et pour étouffer son sens revendicatif.
L'un des rôles de notre élite sera d'éveiller, de maintenir et de développer le sens révolutionnaire de l'homme africain. Devant la prise de con-science anti-impérialiste qui secoue tout le continent africain la tentative seprécise de dissocier l'élite de la masse, de la maintenir anonyme, soumise et disciplinée, de la « payer grassement » au besoin pour enfaire la servante zélée du régime colonial. Tout Africain conscient doit s'opposer à un tel avilissement ».
Fall Kader, sénégalais, sur le rôle de l'élite africaine
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-1 #57 Mickmack Camara 22-12-2011 15:01

[En Afrique même, ce n'est pas toujours facile, face à un pouvoir omniprésent, intolérent et tout puissant. Alioune Diop vient de créer la Revue « Présence Africaine » avec un comité de rédaction où l'on révèle les noms de quelques pionniers : Bernard Dadié, Cheikh Anta Diop, Abdoulaye Sadji, Albert Franklin et d'autres encore. Dans l'éditorial du numéro spécial de cette revue intitulé « Les Etudiants Noirs parlent » Alioune Diop écrit
« Ces futurs dirigeants du Monde Noir ne sont pas en Europe seulement pour apprendre un métier et aller l'exercer dans le cadre d'institutions déjà installées et rodées. Ils n'ont pas mission de relever une génération de médecins, d avocats, d'ingénieurs nous atteints par la limite d'âge… Enfait il serait à peine exagéré de dire que l'Europe ne les intéressepas encore… L'amour du pays natal est plus profond. Et ce souci de sauvegarder la dignité africaine plus poignant ».
C'est ça le sous le bassement de la FEANF
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0 #56 Mickmack Camara 22-12-2011 14:59

« Enfin cette longue bataille est terminée. Notrepays bien aimé est libre à jamais. A partir d'aujourd'hui une nouvelle Afrique est née dans le monde ; une Afriqueprête à lutter et à montrer que l'homme noir sait conduire ses propres affaires. Nous aiderons d autres pays dAfrique à s'émanciper. Notre indépendance n'a pas de sens si elle n'est pas liée à la totale libération du continent africain ».
Ce cri de Kwamé Nkrumah demeure le leitmotiv du nationalisme africain plus particulièrement celui des étudiants.]
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+2 #55 Gandhi 22-12-2011 14:57

Mic Mac, j'ai du mal à te comprendre. Personne n'a dit qu'Ansoumane Doré avait apporté quelque chose à la Guinée ? Mais qu'a apporté AC de concret avant 2010 ?
Ansoumane Doré raconte sa vie de citoyen, il n'a jamais prétendu avoir de fonctions officielles en Guinée. Son ouvrage que personne ne lit, dis-tu, n'intéresse personne, or c'est justement parce qu'il y a des gens qui réfléchissent que la Guinée pourra un jour s'en sortir, et ne pas être à la merci des multinationales, ou des escrocs de tous poils qui se font passer pour des hommes d'affaires.
Si tu racontais ton parcours, il ressemblerait sans doute à celui-ci. Et personne n'aurait à reprocher quoi que ce soit. Pour pouvoir travailler pour la Guinée, encore faut-il que certaines conditions (et je ne parle évidemment pas d'argent) soient réunies. Il n'y a rien de pire que de discuter avec un militaire qui pointe un fusil sur toi, qui ne comprend absolument rien, et pour qui la vie humaine n'est rien. On se demande pourquoi ils ne demandent pas à être volontaires en Afghanistan ?
De même des responsables (le titre seulement) qui viennent t'expliquer que sans eux, tu n'es rien, alors qu'il ne pourraient même pas faire le centième de ce que tu as fait. Certains s'y essayent, font une opération, mais dès la deuxième constatent que c'est trop compliqué...
Concrètement, connais-tu des Guinéens qui travaillent non pas pour eux-mêmes, mais pour le pays ?
Des noms ? tu feras vite le tour.
Youssouf, pour vous seule la richesse est devenu le critère le plus important ? dans ce cas, vous devez apprécier CDD puisque certains disent qu'il est l'un des plus riches de Guinée (lol). Personne ne vilipende la magnifique Guinée, on vilipende certaines personnes qui la dénaturent.
Guinean, n'êtes vous pas celui qui disait être chef d'entreprise en Guinée, sans jamais donner de détail sur celle-ci, ni même citer le nom de son entreprise ?
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-1 #54 Mickmack Camara 22-12-2011 14:47

Je vous demanderai ( le voyant et guinean surtout) d'aller à la recherche du livre de Charles Diané, en le lisant vous verez que ça n'a rien à voir avec les livres d'économie.
Charles Diané
[La FEANF et les grandes heures du mouvement syndical étudiant noir
Collection Afrique contemporaine dirigée par I. Baba Kaké.
Editions Chaka. Paris. 1971. 190 p.
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-2 #53 Mickmack Camara 22-12-2011 14:36

M.S BAH
Meme si aller à la mecque ne fait pas de toi un bon musulman, il n'en démeurre pas moins qu'en accomplissant ce pilier de l'islam tu te rapproches plus que tu t'en éloigne du bon musulman. Aller à la mecque n'est pas donné à n'importe qui. Il faut avoir les moyens et il faut avoir la volonté et la foi. Et il n'est pas facile de réunir ces trois éléments. Ceux qui parviennent à le faire ont de facto plus de mérite que ceux qui ne l'ont pas fait car il s'agit d'un des piliers de l'islam. Tu conviendras avec moi que prétendre etre aller à la mecque alors que l'on y est pas allé est inconcevable et condamnable.
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-3 #52 Mickmack Camara 22-12-2011 14:25

M S bah, l'interview en elle meme de m'agagce pas. Ce qui m'agace c'est ce que l'on veut me faire croire ou gober.
Le parcours de Monsieur Doré n'a rien atypique ou d'exceptionnel. Bien des guinéens de sa génération ( la plus part d'ailleurs) sont passés par le meme chemin et le meme calvaire. Je n'ai jamais dit que Monsieur Doré était un bon ou un mauvais guinéen. Monsieur Doré est un Guinéen normal, comme vous et moi. Siradio, charles diané, AC, JMD, ba mamadou, camra laye, thierno monnenembo, Telly Diallo,ibrahima baba kaké, ne sont des guinéens comme les autres. Ils sont ou ont été tout simplement extraordinaires. Je ne pense donc pas que le sieur Doré soit de cette catégorie de guinéens (avec tout le respect que je lui doit).
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+1 #51 Oury Baldé 22-12-2011 13:15

Mickmack , ta reponse à ma question c'est de l'arnaque .Me prends quand meme pas pour une andouille kompini hein!Lol!
J'attends toujours les prouesses agricoles de Sidya Touré et non qu'on me fourgue ses activités politiques que tout le monde connait.
Si c'est de la colle ma question ,tes pas obligé de repondre l'ami.Suis mdrr!!!
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+1 #50 mamadou saliou bah 22-12-2011 12:38

Mickey Mackenzie !
Vous êtes bien caustique avec cette interview !
N' oubliez pas qu'il n'est pas donne a TOUT LE MONDE de faire ce que vous souhaitez . C' est un peu comme ALLER A LA MECQUE ! Ne pas y aller , n'ote pas qu' on soit BON MUSULMAN . Chacun fait ce qu' il peut ! Soyez un peu plus TOLERANT ! SVP ! Il n' y a pas le feu " LAC " !
Bien a vous , mon frère !
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-2 #49 Mickmack Camara 22-12-2011 10:39

Le voyant, personne n'a été épargné en Guinée (de près ou de loin). Moi j'ai eu mon père, mon oncle et mon grand père emprisonnés au camp boiro. Pour sortir de la Guinée, je suis passé par des chemins tortueux. Pour poursuivre mes études, j'ai fait des boulots de merde. Je l'ai fait, comme beaucoup d'autres l'ont fait et personne n'a plus de mérite que l'autre. Le parcours du doyen n'a rien de spécial. Celui de Siradio, de ba mamadou, de camara laye, de ibrahima baba kaké, de charles Diané, de monnenembo thierno, meme de AC, JMD, est spécial, par ce que ces mecs ont apporté des choses en plus à leur pays. Toi et moi et plusieurs d'entre nous n'avons rien fait de spécial dans cette aventure pour figurer au panthéon national.
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-1 #48 Mickmack Camara 22-12-2011 10:31

Le Voyant, je n'ai pas commenté le reste de ton commentaire. J'ai seulement dit de me prouver le contraire de ce que je dis.
Chacun est libre de travailler ou non pour son pays et ce n'est pas un délit. Et le sieur Doré a lui meme avoué tacitement n'avoir pas eu le courage de s'engager plus que ça en Guinée. Quand il dit :[En clair, on imaginait que chacun de nous était accouru pour chercher un poste. Ce qui n'était pas le cas pour la majorité d'entre nous. Après mon tour d'investigations des ministères, je suis retourné en France.]
Ce qui m'agace, le voyant, c'est que l'on veuille me faire croire que ce monsieur a fait quelque chose pour son pays. Monsieur Doré reconnait avoir participé à la vie régionale de la bourgogne et de la franche - comté, alors.......
Ne nous faites pas avaler des couleuvre.
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+4 #47 Le voyant 21-12-2011 21:36

Hey Mick tu ne comprends certainement pas le concept ou la phraseology utilisee. Viola terre a terre ce que j'ai dit:
Ne pas travailler pour son pay ne constitue pas un deli oubien on est oblige de travailler pour son pays force?
Maintenant que tu attaques Doyen "parce qu'il n'a rien fait pour son pays" selon tes dires, il faut nous dire plutot ce que tu as faits pour ton pays a ton tour pour qu'on soit situe.
Croit moi tu n'es pas oblige hein!!! c'est pareil pour Doyen et ceci est valable pour tous comme Alpha. Il n'a pas travaille pour son pays alors qu'il est prof de droit. Il aurait pu dispense des cours de droit gratuitement comme l'ont fait les Gandhi et tant d'autres mais il a plutot prefere de venir au bled en villageature et partir des que les sbires de Conte commencent a degainer un tout petit peu il prends la jambe au coup ups! il tombe a la porte d'Italy sans probleme.
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+1 #46 Bah 21-12-2011 20:08

Bravo Doyen A.Doré.
Pour une Guinée Prospère et Unie; vous êtes une source d'inspiration, du courage et d'honnêteté intellectuelle.
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-1 #45 Guinean 21-12-2011 20:01

Bien dit Mickmack...Le Pr. Charles Diane...paix a son ame...chirurgien de renommee internationale..ancien condamne a mort par la revolution..s'etait bel et bien installe au bled precisement au quartier kipe apres nombre d'annees d'exile force au pays des blancs...Alors si un monsieur d'une telle formation professionnelle et victime directe des agissements du PDG avait juge utile de revenir en guinee pour y apporter sa part de contribution..pourquoi nous autres avancons des excuses ca et la pour justifier notre sedentarisation definitive en pays blanc? Ne dit-on d'ailleurs que l'excuse constitue l'arme de preference des faibles.
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+2 #44 Soumah 21-12-2011 18:53

Tonton Dore est le meilleur des meilleurs Guineens un point milles barres.
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-1 #43 Mickmack Camara 21-12-2011 18:42

Paul Théa, je sais très bien que la diaspo envoie de l'argent au pays. Elle est obligée de le faire, par ce que cet argent est destiné à soigner, nourrir, la famille proche. C'est tout. Ceux qui ont vraiment envoyé des sous pour investir, il y en a et ce n'est pas la meme chose que d'envoyer 100 euros par mois à son frère ou son oncle pour lui permettre de vivre.
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-1 #42 Mickmack Camara 21-12-2011 18:38

Ce que je dis, c'est qu'il ne faudrait pas nous faire croire que des messieurs comme le sieur Doré ont apporté quelque chose à notre pays. C'est faux.
Gandhi, entre 1984 et 1986 plus de la moitié de ceux qui sont rentrés au pays sont des arnaqueurs et ont du rebrouser chemin assez rapidement. Pour eux après 26 ans de dictature, il y avait la place pour prendre les guinéens pour des cons. Ceux qui ont voulu vraiment réussir et bosser ont pu s'en sortir et il y en a beaucoup.
Thiangui peche est l'une des société de peche les plus importante en Guinée et elle appartient à des guinéens de france qui sont revenus au pays et qui ont réussi pour eu l'intelligence de bien choisir le créneau et de s'adapter sans se la péter.
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-1 #41 Mickmack Camara 21-12-2011 18:29

Citation en provenance du commentaire précédent de Oury Baldé:
Compini Mickmack et ses declarations tonitruantes ,peux-tu me donner ,stp, plus de précisions sur cette success story de Sidya Touré dans l'agriculture dont tu parles.
Je sais par ailleurs que le personnage, ex 1er ministre de Conté à"la mission essentiellement économique" mais qui refusa de démissioner quand toute mission éco.lui fut retirée, est actionnaire dans le groupe scolaire Victor Hugo et la firm Bonagui sis à Sangoyah.

Oury mon compini, Sydia a de très grandes plantations. Il est actionnaire majoritaire à sofig immo, à western union etc...
Politiquement il est président d'un parti qui tient la route puisqu'il a été 3ème lors des dernières élections. Et quoi qu'on dise son parti est le plus transversal ( le moins ethno). Si ce qu'il a réalisé n'est pas mémorable, alors là.... Meme le fait de n'avoir pas démissionné de son poste malgré qu'il soit sans porte feuille est tristement mémorable. Ecoute mon cher Compini, tu ne pourras jamais me convaincre que le doyen Doré est quelqu'un qui a trimé pour son pays ou pour les Guinéens. Lui meme il dit qu'il a beaucoup apporté à la Bourgogne et aux autres mairies de france.; et meme au ZAIRE. Le professeur Charles Diané par exemple (condamne par contumance), que Doré connait, et qui a été un grand activiste dans le RGE te la Feanf, n'a jamais hésité à revenir au pays et donné des cours gratos à la fac de médécine.
Que le sieur Doré se tranquilise, on connait qui est qui.
Il se la joue un peu trop.
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-1 #40 Mickmack Camara 21-12-2011 18:18

Le voyant, prouve moi que ce que j'ai dit est faux ou ne tient pas la route.
Nous vivons tous à l'étranger, nous y sommes allé depuis pas mal de temps et ce n'est pas pour ça que l'ondoit gober des trucs pareils.
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-3 #39 Youssouf Bangoura 21-12-2011 16:37

Paul, ce n'est pas parce que je n'ai jamais pondu un article que je vais me taire et ce n'est pas parce qu'on fait des articles qu'on est le plus intelligent ou doit être le plus écouté . Dans les affaires en Guinée, il y en a qui s'en sortent, qui sont devenus riches, à vous s'entendre parler, on a l'impression que la Guinée est le pire Etat qui existe au monde, ce qui n'est pas le cas . Personne n'est obligé de rentrer, mais de grâce, arrêtez de vilipender notre pays . Il y en a marre parfois, profitez de vos differentes autres pays .
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+2 #38 Paul Théa 21-12-2011 15:20

Gandhi, c'est peine perdue que de faire comprendre au murs que ceux qui sont rentrés créer des entrprises en suivant les règles de l'art ont été broyés ou ont dit bye au système.
Et surtout, il ne faut pas parler de ses mésaventures; l'on est haineux. J'ai eu mes expériences sous Conté, mais je ne lui en veut pas ; je condamne le système.
En plus du système, il y a un autre prob, la mentalité; qui croire? il faut souvent être là pour surveiller des travailleurs; ça vole tout. Ce sont des réalités de chez nous.
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-2 #37 Guinean 21-12-2011 15:12

Je ne peux que louer Dieu pour n'avoir pas fait de moi une des statistiques de guineens eduques et residant en occident qui ne sont jamais retournes au pays pour contribuer a son epanouissement. Comme l'avait dit kennedy: ask not what your country can do for you but ask what you can do for your country. Quand on est arme de "entrepreneur spirit and wherewithal" la defaite n'est jamais une fatalite et ce quelque soit l'etat de l'environnement ou l'on envisage s'etablir a long terme pour conduire des affaires.
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-3 #36 Karifa Camara 21-12-2011 15:08

Hé! paul taie toi Youssouf peut ou ne pas écrire un texte peu importe mais plutôt sa contribution de commentaire n'est point légère sur la toile celà est fort unanime.Pour le webmaster prière de publier mon commentaire sur ansoumane doré.
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+5 #35 Gandhi 21-12-2011 14:20

Il y a plein de Guinéens qui sont rentrés en Guinée, et qui ont réussi. Cela n'empêche qu'on les traite d'escrocs et de prédateurs, c'est-à-dire des qualités qu'il faut pour percer ou s'en sortir. Lorsque j'ai essayé de m'installer en Guinée, j'ai fait la connaissance d'un diaspo comme moi qui tentait de s'installer. 3 ans après j'étais reparti, après avoir pourtant réalisé des choses concrètes, mais j'étais arrivé à une étape que des dirigeants m'ont demandé de franchir, juste pour continuer à exister. Je ne pouvais pas admettre de par mon éducation et ma culture, qu'une entreprise que j'avais créée et développée seul, devait subir un racket permanent pour seulement continuer à exister. Je suis rentré, même si un évènement parallèle et fortuit a accéléré les choses. Mon ami n'a pas eu ces scrupules, et aujourd'hui il fait partie de ce qu'on appelle les grands commerçants. Il est resté un ami, mais je n'envie pas sa situation. Aujourd'hui je ne pourrai toujours pas faire, ce que je n'ai pas accepté hier, pour réussir en Guinée (question de formatage sans doute). J'ai une conception de l'État bien arrêtée et l'État appartenant à tous, n'est pas la propriété de quelques-uns.
Le système (et cela n'a rien à voir avec AC qui fait aussi avec) broie ceux qui ne sont pas dans le moule, et n'est obsédé que par sa propre survie, au mépris des Guinéens et des intérêts du pays. Ceux qui sont sortis du pays, quelles qu'en soient les raisons, peuvent difficilement apporter leur contribution (sauf si elle est insignifiante à l'échelle nationale), dans la mesure où la pieuvre s'immisce partout.
Seul le remplacement de cette génération par des jeunes non pervertis, permettra d'envisager l'avenir plus sereinement.
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+2 #34 Paul Théa 21-12-2011 14:19

Trompeur, votre texte d'abord avant de vous répondre. Regards
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+1 #33 Paul Théa 21-12-2011 14:19

Mic Mack, tu parles des cas des étrangers qui ont réussi chez nous je crois que c'est un bon sujet de débat: pourquoi eux au top pas des guinéens résidents en Guinée? avant de parler de ceux de la diaspora. Il y a pourtant bcp de nos compatriotes qui ont des sous à Coankry.
Je ne vais pas parler pour le Doyen, mais la dispora qui envoie de l'argent en Guinée, injecte des dévises dans l'économie du pays ce qui n'est pas rien. Le Mali par exemple, a compris cela depuis très longtemps cela aide son économie.
Comme tu dis, chaque fais son choix de vie et accepte les critiques. J'aimerais aussi demander, ceux qui disent tjs un tel de la dispora n'a rien fait pour le pays, qu'ils citent ce qu'ils ont fait. J'ai posé la question à DK Diaby sans suite pour le moment.
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0 #32 Oury Baldé 21-12-2011 14:12

Compini Mickmack et ses declarations tonitruantes ,peux-tu me donner ,stp, plus de précisions sur cette success story de Sidya Touré dans l'agriculture dont tu parles.
Je sais par ailleurs que le personnage, ex 1er ministre de Conté à"la mission essentiellement économique" mais qui refusa de démissioner quand toute mission éco.lui fut retirée, est actionnaire dans le groupe scolaire Victor Hugo et la firm Bonagui sis à Sangoyah.
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0 #31 Paul Théa 21-12-2011 14:10

Youssouf, la haine n'est pas dans ma nature et donc je veux faire de débats avec des gens; la corruption n'est pas propre à notre seul pays mais nous parlons du notre restons en là. Pas difficile à comprendre. Depuis qu tu parles du tout, personne n;a jamais lu un de tes textes ou une analyse. Maintenant, je ne vais plus perdre mon temps à discuter avec toi.
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+1 #30 Le voyant 21-12-2011 13:37

Mic pourquoi tu ne dis pas ce que tu as fait pour ton pays au lieu de cloue les autres au pillori. Au passage il faut faire appel a notre ami Bangoura omniscient pour faire son bilan de patriotisme s'il te plait. Au lieu d'apprecier le parcours du vieux Dore vous versez dans la haine parce qu'il a touche a l'intouchable (parler de la revolution).
Est-ce que c'est force de travailler pour son pays pour etre Guineen? ups! j'oubliait Alpha Conde a enseigne son droit qu'il ne maitrise pas a Poly gratos (quel patriote!)
Kala to siga kumi munye dee kumi to Kala bun fo a khunyi belebele!
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+3 #29 Youssouf Bangoura 21-12-2011 12:34

Ceux qui ont fait des grandes etudes et qui refusent de rentrer en guinée, c'est leur problème . Sachez seulement qu'il est plus facile d'aider les autres quand on est avec eux . Chacun est libre de mener sa vie là où il veut et comme il veut, mais critiquer à tort et à travers, n'a jamais resolu un problème .
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+5 #28 Mory Kaba 21-12-2011 12:29

Bravo M.Doré ! Vous êtes un exemple pour les Guinéens. Je pense que vous avez très bien fait de ne pas retourner travailler en Guinée. En effet, si par malheur vous étiez rentré, ce qui est certain le système ethno-fasciste Sékou Touré allait vous assassiner. Je demande aux Guinéens de réfléchir : au lendemain de notre indépendance beaucoup de Guinéens occupaient ici en France des postes de responsabilités à de haut niveau : certains dans l’armée, d’autres dans l’administration civile comme des hauts fonctionnaires. Beaucoup de ces cadres Guinéens et d’autres africains sont rentrés en Guinée après l’indépendance pour aider au développement du pays. Ils ont tous fini au camp Boiro où ils ont été assassinés. Tous ces cadres Guinéens sortis de grandes écoles ont fini par être pendu pour certains, fusillés pour d’autres et enfin tué par faim « diète » pour les derniers. M.Doré a eu de la chance de ne pas être rentré en Guinée sinon, il risquait de ne pas voir ses enfants grandir. Je demande aux Guinéens de réfléchir : en 1971, sur 22 ministres Guinéens, 19 ont été pendu (86%) ! et sur les 7 membres de l’Etat major interarmes tous, sans exception ont été fusillés à Dubréka (Mont Kakoulima). Très souvent à l’arrivée de Lansana Conté au pouvoir en 1984, lorsqu’on discutait avec certains militaires, ils disaient qu’ils constituaient le corps qui avait le plus payé du régime dictatorial Sékou Touré ! M. A. Doré a eu de la lucidité et beaucoup de chance pour échapper à la machine sanguinaire Sékou Touré, nous remercions le tout puissant de nous avoir préservé certains de nos pères pour raconter notre vraie HISTOIRE et non celle falsifiée par les éléments du Parti Des Geôles aider en cela par les acteurs du RPG d’Alpha Koné PD « élu » !
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-4 #27 Youssouf Bangoura 21-12-2011 12:24

Paul, tu ne peux pas nous obliger à partager ta haine, on refuse cela, il est facile de s'asseoir à l'occident et de critiquer tout ce qui se passe au pays . La corruption que tu parle n'est pas l'apanage de la Guinée, les plus grands corrompus du monde se trouvent en occident . Il y a juste trois jours, on parlait de la corruption dans l'emission " C' dans l'air " (Yves calvi ) en France, c'est extraordinaire l'ampleur de la corruption en France ( les dirigeants et les politiques ) .
Comme l'a dit Mickmack, il y a des etrangers qui s'en sortent très bien dans les affaires en Guinée, on cherche tout le temps des fausses excuses pour expliquer pourquoi on ne rentre pas en guinée .
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-1 #26 Mickmack Camara 21-12-2011 12:22

Camara Laye ( l'enfant noir, le maitre de la parole) Ibrahima Baba Kaké, oui! ces gens ont fait la fierté des Guinéensen étant en exil.
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-2 #25 Mickmack Camara 21-12-2011 12:09

[Qui est rentré de l'extérieur et a réalisé, jusqu'ici, quelque chose de mémorable ? Je n'en connais pas.]
Je ne sais ce qu'il entend par mémorable, mais en ma connaissance il y en a plein qui sont rentrés et ont réalisé des choses dans leur domaine de prédilection.
En politique, Siradio Diallo, Ba mamadou, Prof Sow, Alpha Condé,JMD, Sydia Touré. Dans le commerce, Alpha Amadou, Alseyni Barry etc... Dans le privé, BAK imprimerie etc... Dans l'agriculture Sydia Touré......
Peut etre que je me trompe mais bon.....
Des étranger qui vivaient en Guinée et qui ont du quitté le pays entre 1970 et 1984, sont revenus et ont réalisé des choses. Donc...
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+1 #24 MS Diallo/Paris-Londeres 21-12-2011 11:32

Un travail remarquable!, merci au doyen Dore ainsi qu'a toute l'equipe qui a realise cet entretien.
Au detracteurs! Le doyen ne doit absolument rien a la Guinee car il a etudie en France a ses propres frais. Au contraire c'est l'Etat Guineen( incarne par ses incompetents dictateurs depuis 1/2 siecle) qui doit quelque chose aux doyen et au nombreux Guineen forces a l'exil. Cet Etat bidon, aulieu de creer des conditions d'epanouissement pour ses citoyens s'est vite transforme en un montre destructeur d'intellect!
Les immenses contributions que le doyen fait a travers ses sages ecrits ne sont que du benevolat.
NB: Je fais partis des nombreux Guineens qui ont choisi l'exil( Politique ou Economique) car l'Etat Guinee a faillit a sa mission de m'offrir les conditions elementaires mais necessaires a mon epanouissement. En 2003, j'etais en 1ere anne de Droit a Foulaya et croyez lmoi 'Etat etait incapable de nous fournir meme un livre en plus forte raison une biblioteque. Nos sources de connaissance etaient limitees au brochures "medievales" que vendaient certains profesuers a des prix exhorbitants.
Aujourd'hui apres des etudes Universitaires en politique Internationales ds une University Britannique( Grace a une benediction Divine et un courage d'acier lol), je pense que si je dois quelque chose, c'est aux Guineens et a la Grande Bretagne..pas a la Guinee( Incarnee par des incompetents). Donc j'apporterai mon soutien a tout Guineen de part le monde, et vous conviendrez avec moi que rentrer en Guinee n'est pas indispensable a cet exercise. Cordialement!
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-2 #23 Mickmack Camara 21-12-2011 11:21

Le plus grand restaurant de Conakry appartient à un français qui vit en Guinée depuis plus de 25 ans. Le second plus grand appartient à une tunisienne qui vit en Guinée depuis plus de 20 ans, le troisième appartient à un chinois qui vit aussi en Guinée depui plus de 15 ans. Ces trois resto marchent à merveille et pourtant il y a la corruption, pas d'eau, pas d'électricité, il y a l'inflation..... Les 02 plus grosses cliniques de conakry appartiennent à des libanais, l'immobilier est entre les mains des libanais, alors ne me dis pas , mon cher Paul que c'est la corruption qui empeche certains de rentrer au pays et y investir. Ne me dis pas non plus qu'il n'y a pas de Guinéens vivant à l'étranger ayant des aptitudes leur permettant d'évouluer dans les secteurs de la restauration, de la santé et de l'immobilier.
Ce ci étant, la vie est un choix. Moi quand je fais un choix de vie, je le fais en ame et conscience et j'assume. Je ne peux donc interdire à tel ou tel de critiquer mes choix, en bien ou en mal.
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0 #22 Mickmack Camara 21-12-2011 11:11

Mon cher Paul, tu as raison quand tu dis que l'on eur servir son pays en étant à l'extérieur.
Peux tu me dire en quoi le doyen Doré a t-il servi son pays depuis qu'il est en France?
Qu'est ce qu'il a fait, à part etre membre du RGE ?
Ceux qui ont fait des choses, on les connait. Ceux qui ont recruté des jeunes guinéens et africains en détresse pour en faire des mercenaires, on les connait.
Toi, Paul, aujourd'hui on sait ce que tu fais pour le pays dans ton domaine et je pense que c'est tout à ton honneur. Par contre tu est entrain de te faire l'avocat du diable et ça je ne comprend pas. Que chacun porte sa croix.
Dis moi ce que le doyen a fait pour son pays. Dis moi quels sont les jeunes étudiants guinéens fraichament arrivés en france, que le doyen a pris sous sa coupe pour les aider à s'intégrer? Il ne s'agit pas de faire des livres que la plus part de guinéens n'ont meme pas lu.
Depuis que AST est mort le doyen est revenu qu'une seule fois en Guinée et quand il a vu le niveau de déchéance, il a préféré repartir dans son exil doré (ça rime) de dijon.
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-2 #21 Mickmack Camara 21-12-2011 11:02

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
Mon Frere Mick Mack !
Je ne sais pas si un jour tu es tombe sur " GUINEE-PERSPECTIVES NOUVELLES " . Si non , trouve le . Tu .... changera un peu d'avis sur le RGE. IL ne faisait pas que dans " le mercenariat " comme tu le soutiens .
Bien a toi mon frere !

"Il ne faisait pas que dans le mercenariat" Tu as tout dit.
Tu vivais à Abidjan mon cher grand frère et tu sais bien que la RCI était comme du pain béni pour les recruteurs.
Je te crois quand tu me dis que le RGE s'occupait d'autres choses aussi. J'ai des oncles qui en faisait partie...
Merci bien mon cher.
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-3 #20 Mickmack Camara 21-12-2011 10:57

Gandhi, c'est tout à ton honneur.
Je veux tout simplement dire que ceux qui sont allés en Guinée dans le cadre du TOKTEN n'y sont pas allés en tant que bénévoles. Ils ont été bien payés pour "tranférer leur savoir". Et d'ailleurs sais tu que la Guinée est l'un des pays qui a le plus bénéficié de ce projet. Pas moins de 775.000 dollars ont versés comme émoluments.
Par contre je sais(tu me l'as déjà dit) que tu as donné des cours à poly, gratos, et c'est bien.
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-2 #19 Trompeur 21-12-2011 10:09

Qui est l'ENNEMIS (tel que tu l'écris) des intellectuels Mr Paul?
Regard,
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+1 #18 Paul Théa 21-12-2011 05:46

Toujours même refrain; un le doyen n'est pas rentré parce l'ennemis des intellectuels était là; ensuite c'est une question de choix personnel. On peut servire son pays de l'extérieur pas besoin de phd pour le comprendre.
Ceux qui sont rentrés pour être ministre savaient qu'ils nétaient pas libre; Jean Claude Diallo a compris et préféré partir.
Ceux qui parlent de rentrer combien de fois ils faut leur dire que la corruption est l'ennemie des affaires. Commencez par lutter contre la corruption à l'interieur avant de dire au gens de rentrer ou de leur reprocher leur choix de vivre dans les pays qui donnent des opportunités de réussite.
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+4 #17 mamadou saliou bah 21-12-2011 01:55

Mon Frere Mick Mack !
Je ne sais pas si un jour tu es tombe sur " GUINEE-PERSPECTIVES NOUVELLES " . Si non , trouve le . Tu comprendras et , peut-etre , changera un peu d'avis sur le RGE. IL ne faisait pas que dans " le mercenariat " comme tu le soutiens .
Bien a toi mon frere !
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+5 #16 Tibou Barry 21-12-2011 01:39

Voila le vrai Professeur dont on peut facilement verifier le curssus. Que Alpha Conde fasse autant! il aura mon respect. En attendant, il est pour moi l'opposant historique devenu President hysterique qui a rate tous les virages de son recent parcours. Il regente la Guinee comme un mauvais Chef de tribu ou pire le gourou d'une secte par essence suicidaire. Bravo Doyen Dore
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+2 #15 Gandhi 21-12-2011 01:22

Mic Mac, je suppose que tu as compris que l'aide internationale sert souvent à financer les OI et leurs représentants. Pour une fois que ce sont des Africains qui sont pris en charge par les OI, il faut l'encourager. Moi j'ai enseigné bénévolement à poly, mais c'était un choix personnel. Si on me sollicite pour venir enseigner en Guinée, je n'irai pas dans les mêmes conditions. Pourquoi devrais-je travailler pour rien (ou pour les beaux yeux du Pnud) ?
Je connais des collègues qui ont découvert leur pays (y compris Kankan, la forêt...) en travaillant par ce biais.
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-3 #14 Youssouf Bangoura 20-12-2011 20:43

Malgré l'etendu de sa connaissance, le doyen Doré n'a rien apporté à la Guinée . D'ailleurs, je me suis toujours demandé qu'est-ce que les intellectuels africains formés dans des grandes écoles occidentales ont apporté à l' Afrique à part critiquer sur tout ce qui bouge ? 1985, après le coup de Diarra, Lansana Conté avait fait venir certains de mêmes formations que doyen Doré, ils avaient tous fini dans les magouilles .
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-4 #13 Mickmack Camara 20-12-2011 19:50

[Le multipartisme légalisé en 1992, sous l'impulsion de l'opposition au régime de Lansana Conté est une grande date de l'histoire de la Guinée ]
Faux, absolument faux de dire que le multipartisme est né sous l'impulsion de l'opposition. Archi faux.
Le multipartisme est arrivé en Guinée et en Afrique grace à la pression des occidentaux, notamment de la france ( la Baule). Avant la Baule il n' y avait aucun parti de l'opposition. Tous sont nés après la baule.
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-4 #12 Mickmack Camara 20-12-2011 19:44

[j'ai fait partie du groupe du RGE conduit par Siradiou Diallo]
Un activiste pur et dur. AC aussi était du RGE. Ces mecs du RGE ont passé tout leur temps à recruter des mercenaires pour envahir la Guinée. Il l'ont fait en 70, il l'on fait dans les années 80. Ils recrutait dans les lycées et universités et leur cibles préférées étaient des Guinéens et/ou africains qui n'avaitent plus rien à gagner après avoir échoué plusieurs fois à l'université.
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-5 #11 Mickmack Camara 20-12-2011 19:36

A la bonne heure mon cher Cissé de beyla
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-2 #10 Cisse de Beyla 20-12-2011 19:15

ça nous a apporté quoi ?
"pardon miisié, oui missié, aurevoir missié, missié a t-il bien dormi? missié a t-il bien mangé? "
En tout cas pas Mr Dore et plein d'autres guineens...un homme reste toujours fier partout et a tout moment!!! D'ailleurs on a fini par leur dire aussi:
"pardon miisié, oui missié, aurevoir missié, missié a t-il bien dormi? missié a t-il bien mangé? "
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-6 #9 Mickmack Camara 20-12-2011 19:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisse de Beyla:
Oustanding!!!
Il faut reconnaitre que Mr Dore et beaucoup d'autres guineens a l'epoque en France meritent respect et admiration.

ça nous a apporté quoi ?
"pardon miisié, oui missié, aurevoir missié, missié a t-il bien dormi? missié a t-il bien mangé? "
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-5 #8 Mickmack Camara 20-12-2011 19:02

TOKTEN, est très différent du bénévolat. Ceux qui ont été envoyés en Afrique dans le cadre de ce projet ont été gracieusement payé et c'est une des raisons qui a fait que ce projet n'a pas duré. ArretEZ donc de vous la peter avec le projet tokten.
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-8 #7 Trompeur 20-12-2011 18:54

Comment peut-on citer le nom des grandes personnalités de FEANF sans citer le nom de Alpha Condé.Mem si si vous avez voté pour ,comme vous dites les "BATISSEURS"(malgré que la Guinée est dans le trou à cause de leur gestion antérieure) mais il faut avoir le courage de citer son nom dans vos interviews comme faisant partie des grandes personnalités de la FEANF,Il a été meme le 1er président en 1963 à l'age de 25 ans.L'interview était trop partisane et non objective.Merci quand meme Doyen.longue vie à Vous!
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+9 #6 New Look 20-12-2011 18:22

@ D.K.DIABY,
il faut poser la question au PD élu qui n'a que son titre d'ancien président de la FEANF comme expérience professionnelle de son CV...
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-4 #5 D.K.DIABY 20-12-2011 17:23

C'est une perte inacceptable pour l'afrique quand un africain part en Occident étudier ou faire autre chose en suite rester là-bas jusqu'à sa mort.Pourquoi nos compatriotes à un certain âge ne rentrent pas au bercail pour travailler pour leur pays?
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+5 #4 Cisse de Beyla 20-12-2011 16:29

Oustanding!!!
Il faut reconnaitre que Mr Dore et beaucoup d'autres guineens a l'epoque en France meritent respect et admiration.
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0 #3 Tutankhamon 20-12-2011 15:18

Astounding!
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+4 #2 Paul Théa 20-12-2011 14:31

J'aimerais d'abord féliciter toute l'équipe qui a réalisée ce travail, c'est énorme.
Ensuite informer aussi nos lecteurs le lancement du site www.musicafricana.org pour la promotion de la culture Africaine et plus particulièrement guinéenne. La contribution de tous est souhaitée.
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+7 #1 Ibrahima Kylé DIALLO 20-12-2011 14:25

Exposé historique qui nous change d'un certain "opposant" hystérique !
A djaraama nkoro Ansou !
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