Manœuvres de l’UFR : les révélations de Fodé Bangoura

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BANGOURA_Fode_01Fodé Bangoura, ancien ministre Secrétaire général à la présidence de la République, président du Parti de l’unité et du progrès (PUP) écarte toute idée de reprise du congrès qui l’a porté récemment à la tête du PUP. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, l’ancien ministre Secrétaire général à la présidence de la République accuse l’UFR de Sidya Touré d’avoir soutenu son adversaire Cheick Camara, et il rappelle également que le président Alpha Condé lui téléphonait souvent sous la deuxième République, avant même qu’ils ne se rencontrent plus tard.


Le Démocrate : Dites-nous comment se porte le PUP aujourd’hui.

Fodé Bangoura : Le PUP est un parti comme tous les autres partis. Un parti républicain qu’on appelle Parti de l’unité et du progrès pour l’unité des fils et filles de Guinée qui veut le développement du pays.


Que répondez-vous aux personnes qui estiment que votre élection à la tête du PUP va engendrer la cession du parti au RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, dans la perspective de la présidentielle du 11 octobre ?

A ceux-là, je dis qu’ils se moquent de nos militants. Un parti n’est pas un article à vendre. Le parti, ce sont les responsables, les militants qui s’asseyent pour discuter de tout.


Le camp adverse réclame la reprise du congrès qui vous a porté à la tête du PUP. Votre commentaire là-dessus ?

Il n’y a pas de reprise. Le congrès est terminé. Il y a eu toutes les préfectures. Les 38 circonscriptions électorales du pays étaient présentes. Le congrès est terminé, ceux de l’intérieur sont rentrés. Donc je ne sais pas pourquoi reprendre ledit congrès. Je crois que ce sont des propos de mauvais comportements. En démocratie, quand on est battu, on est battu, et on doit reconnaître la valeur du gagnant.


Quelles sont vos priorités pour le PUP ?

C’est la relance du parti. En 1998, le parti était puissant mais avec les évènements que la Guinée a connus, le parti a connu des moments difficiles. Notre premier objectif c’est relancer le parti pour qu’il revienne à sa place de plus grand parti du pays.


Les élections présidentielles, c’est pour le 11 octobre 2015 prochain. Est-ce que le PUP est partant ?

En fait, si on est dans un parti, c’est pour gagner des élections. Mais après le congrès, c’est la convention qui décidera du candidat à présenter.


Avez-vous un message à lancer à vos militants et sympathisants ?

C’est de leur dire que c’est l’heure d’enterrer la hache de guerre, et de penser à la survie du parti. Qu’on soit unis. Je demande à tout le monde de revenir à la maison.


Vous prenez la tête d’un parti militant au sein de l’opposition républicaine, dit-on. Est-ce que vous allez maintenir ce cap ?

Je vous dis quelque chose, le PUP n’a pas un député à l’Assemblée nationale. Il n’a pas un de ses membres au sein du gouvernement, donc nous sommes absents du débat politique dans le vrai sens du terme, notre préoccupation actuelle c’est de récupérer notre place.


Avez-vous eu des rapports avec Alpha Condé, le président de la République ?

Alpha Condé me téléphonait. Mais c’est après le décès du président général Lansana Conté que j’ai vu Alpha Condé au camp Alpha Yaya Diallo, et c’était ma première fois de le rencontrer. Alpha Condé m’appelait mais je ne le connaissais pas physiquement. Je suis d’abord un citoyen guinéen, à un moment donné de son élection à la tête du pays, pour des raisons qui lui sont propres, Alpha Condé m’a appelé pour me nommer comme son conseiller chargé de l’administration. Et à un moment donné, à sa seule discrétion, il m’a remercié.


Beaucoup d’observateurs affirment que ce sont les ministres de Conté qui ont mis le pays à terre. D’autres disent que Conté n’a rien fait au cours de sa gouvernance. Votre commentaire sur ces allégations…

Je vais vous dire ceci, dans une société si tout est mauvais, la société-là n’existe pas. Si tout est bon, je n’en connais pas aussi. Quand Conté venait au pouvoir, il n’y avait que deux universités en Guinée, il n’y avait qu’un parti politique, aujourd’hui nous sommes dans le multipartisme intégral. Il n’y avait pas de radios privées en Guinée. Quand Conté venait au pouvoir, il y avait combien d’écoles et quel était le taux de scolarité en Guinée ? Sans compter la construction des infrastructures routières, des ponts â€¦ Ceux qui disent que Conté n’a rien fait, ce sont eux qui endossent la responsabilité.


Est-ce qu’une alliance est prévue entre le PUP et le RPG Arc-en-ciel ?

Ce n’est pas moi qui décide. Pour le moment aucune alliance n’est prévue. Nous, à notre congrès, à ma connaissance je n’étais pas organisateur, c’est le comité ad hoc, mais à ma connaissance, ils n’ont pas invité les partis RPG Arc-en-ciel, l’UFR, l’UFDG. Mais seule l’UFR est venue. L’UFR a battu campagne pour mon adversaire, tout le monde le sait, et d’abord on n’a invité aucun parti à la clôture. Et l’UFR est venue à la conclusion parce qu’elle s’attendait à la victoire de mon adversaire.


Avez-vous un appel à lancer à la communauté de la Basse Guinée qui reste encore divisée pour des fins politiques ?

Moi je suis guinéen. Je suis de la Forêt, de la Moyenne Guinée, de la Haute Guinée et de la Basse Guinée. La preuve en est qu’à ce congrès, sur le plan national, j’ai eu 198 voix sur 244. Ce qui confirme mon élection à la tête du PUP. Je condamne le communautarisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme. Donc j’appelle les fils et filles de la Guinée à l’entente et à la solidarité. Cela ne me fait pas plaisir que les communautés d’un village ou d’une région se déchirent. C’est pourquoi le père fondateur a voulu que ce parti soit un parti de l’unité et c’est mon choix aussi. Je tends la main à mes frères et sÅ“urs qui veulent revenir au PUP pour le PUP.


Votre mot de la fin…

Que Dieu bénisse ce pays. Qu’il bénisse ses fils et filles. La haine ne nourrit pas ce monde. Que les Guinéens s’entendent, qu’ils s’asseyent autour de la table pour discuter des problèmes et apporter des solutions aux problèmes du pays dans l’intérêt du peuple de Guinée.


Alsény Fadiga
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+6 #6 M D Diallo/Londres 14-08-2015 12:01

Ce qui me reconforte en lisant cet interview et que lorsque l'UFDG prendra le pouvoir demain, Les Damaro, Laye Junior et cie diront: Qaund CDD etait opposant on le rendait visite la nuit....... Trop de camelon politiques aux rivieres du sud.
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-9 #5 diallovogui 13-08-2015 09:30

C'est bizarre mais je pensais que cet homme accusait l'ufdg.
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+10 #4 M. Sacko 13-08-2015 04:00

Ces gens la n'ont jamais ete honnetes avec ce pays, ils avaient entretenu le flou autour de la sante de Lansana Conte en signant des decrets et contre decrets pour se remplir les poches pendant que ce dernier etait moribond jusqu'a ce le pouvoir s'etait retrouve dans les rues et ramasse par un capitaine pyronomane qui a eu la popularite a travers la distribution du carburant de l'Etat aux petits Lakoudous. Et c'etait un veritable Etat de mafiosi et de "mamayosi".
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+14 #3 amadudialamba 13-08-2015 00:07

Beaucoup de charognards autour d'une vieille carcasse, il y aura incontestablement des égratignures de pattes et de coups de becs.
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+12 #2 M. Sacko 13-08-2015 00:04

Voici un autre demagogue, il entretient le flou dans votre tete a tel enseigne que vous ne comprenez rien ce qu'il veut dire ou saisir sa position et durant toute l'interview, il parle de paix, d'unite et du progres alors qu'ils sont tout sauf ca. Et finalement quand il dit que Alpha Conde l'appelait hier au telephone, vous savez le penchant de l'individu, c'est le RPG-arc-en-ciel qu'ils s'etaient jures d'abattre hier svec "bec" et "ongle".
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-14 #1 Sylla Democrate 12-08-2015 23:24

C'est ce qu'on appelle des reponses a l'americaine-directes et franches.
Qu'est ce que UFR etait alle cherche a la convention de PUP? je ne savais pas que Sydia aussi aimait pagailler. Maintenant qu'il voulait votre challenger, a vous de savoir maintenant ou vous diriger.
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