Ebola, violences en Forêt, Alpha Condé : Dr Faya règle ses comptes (1ère partie)

Facebook Imprimer    

 

MILLIMOUNO_Faya_L_2_01Dr Faya Millimouno, leader du Bloc libéral (BL) qui rentre d’une tournée en province, dépeint le quotidien des populations de ces régions, fait de misère et de peur. Dans cet entretien dont nous vous livrons la première partie, l’opposant accuse le pouvoir d’entretenir cette psychose, afin de garder la mainmise sur le pays et de jouir de ses ressources en toute illégalité.


L’indépendant: Vous venez de rentrer d’une tournée à l’intérieur du pays, quelles étaient les raisons de ce passage dans la Guinée profonde ?

Dr Faya Millimouno: Encore une fois merci de l’opportunité que vous m’offrez pour revenir sur cette tournée, la plus importante organisée par le Bloc libéral (BL) depuis sa légalisation. La mission que nous venons d’accomplir avait pour objectif, premièrement, de participer à la campagne de sensibilisation contre Ebola. Ça fait bientôt un an et demi depuis que les Guinéens sont en train de mourir de cette épidémie que le professeur Alpha Condé considère lui-même comme une opportunité pendant que les Guinéens vivent cela comme l’un des plus graves drames de l’histoire de ce pays. Donc en partant de Conakry, nous avions quelques kits, de l’eau de chlore. Partout où nous sommes passés dans les endroits qui ont été touchés par l’épidémie d’Ebola, nous avons donc donné quelques kits. Nous nous sommes adressés aux populations pour insister sur l’importance de prendre les dispositions pour éviter la propagation de la maladie, comment éviter n’est-ce pas le virus Ebola. C’est le premier objectif de la mission. Le deuxième objectif de la mission, comme vous le savez, depuis la légalisation de notre parti, nous avons entrepris l’implantation du parti sur l’ensemble du territoire national. Nous promettions au peuple de Guinée que le parti qui venait de naître allait s’installer sur chaque mètre carré du pays. On a commencé par la ville de Conakry, nous avons couvert la région côtière, nous sommes allés en Moyenne Guinée. Il nous restait les deux régions de la Forêt et la Haute Guinée. Il faut dire que dans ces deux régions, il y a des préfectures où les bureaux étaient déjà constitués. Mais il fallait les valider au regard des critères contenus dans nos statuts et règlements intérieurs. On n’installe pas un bureau confédéral n’importe comment ; il faut tenir compte d’un certain nombre de facteurs. Facteurs genres par exemple. Dans tous nos bureaux, à part les bureaux qui sont spécifiquement consacrés aux femmes, il faut qu’il y ait au moins 30% de femmes dans les bureaux. Il y a aussi le facteur âge, à part les bureaux qui sont consacrés uniquement aux jeunes, il faut avoir au moins 30% de jeunes. Donc cela déjà entre dans les critères. Il faut tenir compte aussi de la diversité ethnique, régionale, des membres composant le bureau. Donc il fallait tenir compte de tous ces critères et il fallait que le parti se déplace pour aller s’enquérir de la situation, voir si les bureaux qui ont été installés en région forestière et en Haute Guinée avaient pris en compte ces critères. Ça c’est le deuxième objectif. Et toujours dans le cadre de ce deuxième objectif, partout où les bureaux n’avaient pas encore été installés, il fallait profiter de l’occasion pour les installer. Donc ce n’était pas un voyage, par exemple pour la région forestière où on s’est limité simplement aux chefs-lieux. On est allé dans les sous-préfectures, nous sommes allés dans certains districts dans des villages. Donc c’était vraiment un travail en profondeur. Le troisième objectif que nous nous avions en partant de Conakry, c’était de profiter de l’occasion pour former nos cadres par rapport à la vie du parti, par rapport à l’activité d’un parti politique, par rapport aux droits et aux devoirs d’un parti politique, bien entendu les préparer à se mettre en ordre de bataille pour les échéances prochaines. Voilà les trois objectifs de la mission.


Durant cette tournée, avez-vous été confrontés à des administrateurs territoriaux indélicats ? Si oui, pouvez-vous revenir sur ces épisodes, notamment celui de N’Zérékoré où le maire vous a mis les bâtons dans les roues ?

Effectivement on s’attendait à avoir des difficultés parce que, comme le professeur Alpha Condé lui-même le dit, l’administration n’est pas neutre. Ceci contrairement aux dispositions constitutionnelles qui prévoient que l’administration publique devrait être neutre. Elle devrait être impersonnelle, et devrait donc souhaiter la bienvenue à tous les partis politiques et ne devrait prendre parti pour aucun parti politique. Ça commence lorsque les responsables du Bloc libéral dans la préfecture de Guéckédou ont entrepris d’informer les autorités de notre arrivée. Alors arrivé au niveau du préfet, alors que les autorités compétentes en la matière, ceci au regard du code pénal de notre pays, lorsqu’un parti politique a une manifestation, il s’adresse aux autorités compétentes qui sont les maires à travers une lettre signée par trois personnes qui doivent indiquer leur nationalité, qui doivent indiquer leurs numéros de téléphone, etc. Alors, au moment où le parti le faisait, le préfet leur a dit qu’il n’était pas prêt à recevoir la délégation du Bloc libéral, notamment le président du Bloc libéral. Alors ça a failli d’ailleurs provoquer une réaction des populations parce que les femmes et les jeunes avaient commencé à dire que si le préfet veut partir comme Boukary, qu’il insiste sur le fait de dire que le leader du Bloc libéral n’arrive pas à Guéckédou. J’étais à Faranah lorsque cela m’a été rapporté. Il y avait les leaders religieux, des pasteurs, qui étaient en train de calmer les jeunes et les femmes et, ils sont allés voir le préfet pour lui dire qu’ils ne pensaient pas qu’il y avait une loi qui pouvait interdire à un citoyen de surcroit un leader politique de visiter un mètre carré du pays. J’ai profité de l’occasion à partir de Faranah pour parler directement avec eux. Il (Ndlr, le préfet de Guéckédou) m’a fait savoir qu’il ne souhaitait pas que je vienne à Guéckédou. Je dis, il n’y a d’abord aucune loi de la République qui l’autorise et, même celui qui l’avait nommé à Guéckédou n’avait pas le droit d’interdire à un leader politique de se déplacer sur un mètre carré du territoire. Je l’ai informé que nos délégations étaient à Faranah et en partance pour la région forestière que nous allions couvrir de long en large. C’est à ce moment qu’il nous a dit si vous venez on verra ce qui sera possible de faire. J’ai répliqué en lui disant que de mon côté et du côté de la délégation du Bloc libéral tout se ferait de façon légale. Et nous souhaitons que de son côté ça soit de même. Nous avons donc fait l’étape de Faranah, nous avons fait l’étape de Kissidougou avec les sous-préfectures qu’on avait prévu de visiter. Nous sommes arrivés à Guéckédou et directement on s’est rendu à la Préfecture parce que toutes les autorités municipales n’avaient trouvé aucune objection. Aussi bien au centre que dans les sous-préfectures. Au niveau donc du préfet quand nous sommes arrivés, on nous a dit qu’il n’était pas là et qu’il était malade. On est allé chez lui à domicile, là-bas nous lui avons présenté notre ordre de mission, et on a échangé pendant au moins une dizaine de minutes, il nous a dit vous pouvez aller faire le travail pour lequel vous êtes venus et on s’est dit au revoir. Le même jour nous avons entrepris de faire des visites dans les sous-préfectures. On s’est aperçu qu’il avait donné aux autorités sous-préfectorales les consignes de ne pas nous recevoir. On a constaté cela à Kassadou, nous ne nous sommes pas laissé faire. M. le secrétaire communautaire est venu nous dire qu’on n’a pas le droit de tenir un meeting. Nous lui avons présenté les documents à cet effet qui nous autorisaient à faire un meeting. Donc, on a pu gérer cette situation parce qu’on s’est débarrassé du gars. Et nous avons constaté ça une seconde fois quand nous nous sommes rendus à Fangamadou. C’est à ces deux occasions que nous nous sommes rendu compte que, en fait, au niveau de Guéckédou, M. le préfet avait pris soin de dire aux autorités de toutes les préfectures de ne pas nous recevoir. Mais ça c’était compter sans la détermination du Bloc libéral de ne jamais accepter de se faire marcher dessus. Le droit, nous tenons à son respect et nous respectons la loi. Nous sommes légalistes. Nous ne pouvons pas non plus autoriser n’importe quelle autorité de marcher sur nos droits. Nous avons constaté la même chose du coté de N’Zérékoré comme vous l’avez dit. Parce que dans les deux préfectures, aussi bien à Guéckédou qu’à N’Zérékoré, malgré le fait que des structures locales du Bloc libéral aient pris toutes les dispositions pour réserver les maisons des jeunes, payer les frais à cet effet, à la dernière minute on nous a empêché d’utiliser ces locaux publics. Nous avons réagi et les médias en ont fait écho. Donc ce sont là quelques difficultés que nous avons rencontrées. Mais à part cela, si vous prenez par exemple Kissidougou, nous n’avons aucun problème, nous n’avons eu aucun problème à Macenta, nous n’avons eu aucun problème à Yomou, à Lola, à Beyla non plus. Là-bas aussi bien les préfets que toutes les autorités se sont très bien comportés. Ce fut la même chose, ce qui m’a beaucoup étonné, en Haute Guinée aussi bien par le comportement des populations que par le comportement des autorités. Nous n’avons eu aucun obstacle. On nous a même fait savoir quand nous sommes arrivés à Kouroussa, que c’était la première fois dans l’histoire qu’à Kouroussa, qu’un parti politique, de surcroit d’opposition au régime du professeur Alpha Condé, arrivé à Kouroussa, ne s’est pas fait dire qu’à Kouroussa il n’y avait qu’un seul parti politique, le RPG. Là-bas, les gens ont béni pour nous, les gens nous ont dit que nous étions les bienvenus et qu’on pouvait comme tous les autres partis politiques travailler dans la tranquillité. Sur l’étendue du territoire aujourd’hui, je peux dire que le parti est assez bien implanté, parce que nous avons encore à visiter tous les districts de la République, y en a près de trois mille.


Et comment analysez-vous le fait que les populations de la Haute Guinée soient plus réceptives au discours du Bloc libéral ?

Non pas parce que les populations de la Haute Guinée seraient plus intéressées au discours du Bloc libéral, il y a ceux de la Forêt que j’ai mentionnés pour quelques autorités, l’accueil des populations en région forestière a été des plus chaleureux. Partout où nous sommes passés, je crois qu’il y a eu un petit reportage qui a été fait sur Gangan, cela a permis aux téléspectateurs de voir quelques passages du Bloc libéral dans certaines parties de la Forêt et même de la Haute Guinée. Donc ce n’est pas que les populations qui sont en Forêt n’ont pas accueilli autant la délégation que ceux de la Haute Guinée. Ce qu’il est important de mentionner pour ce qui concerne la Haute Guinée, c’est qu’on aurait tendance à penser que la Haute Guinée est la chasse gardée du RPG-Arc-en-ciel. Aujourd’hui on se rend compte que la Haute Guinée est autant déçue que les autres habitants de ce pays. Parce qu’en Haute Guinée, je vous dis, s’il y a un slogan que nous avons retenu, en bon Maninka, c’est que partout où nous sommes passés les gens nous ont dit «a kha fö, Könö a ma khê. A té nha khê-làh». Littéralement traduit ça veut dire : il a promis mais il n’a pas réalisé et il ne réalisera pas. C’est pour dire que les populations de la Haute Guinée vivent autant de problèmes que les autres parties de la Guinée. Et lorsque nous avons rendu visite, comme nous l’avons fait partout où nous sommes passés, aux sages de Kankan, nous n’avons pas manqué d’entendre des prières du genre que Dieu donne finalement à la Guinée un leader qui va faire que nous ne regrettions plus hier. C’est-à-dire que tous les jours que Dieu nous donne à vivre, nous semblons regretter hier et c’est valable pour aujourd’hui. Donc c’est ce qui nous a fait observer qu’en Haute Guinée, en Basse Côte, en Forêt et au Fouta les gens sont très déçus de la gouvernance du professeur Alpha Condé.


De façon générale, comment avez-vous trouvé la Guinée profonde ?

La Guinée profonde vit de peur, de peur pour Ebola, parce que ça fait bientôt un an et demi qu’Ebola est en train de tuer. Les gens ont partout peur. Même le fait de voir un véhicule rentrer dans leurs villages, ils sont d’abord méfiants parce que personne ne se sent en sécurité. A cela s’ajoute l’insécurité qui est galopante aujourd’hui dans notre pays. Tantôt c’est des assassinats ciblés que nous vivons tous les jours, c’est des coupeurs de routes, on ne dirait pas que l’Etat existe véritablement. Les gens vivent dans la psychose, dans la peur. La pauvreté est également très prononcée à l’intérieur du pays. Il suffit d’entrer en contact avec les gens pour se rendre compte que le niveau de vie du Guinéen est en train de diminuer de jour en jour. Malgré tous les tintamarres qu’on nous fait ici à Conakry, les réalisations par-ci par-là, si vous empruntez les routes de la Guinée, vous vous rendez compte comme il est de coutume en Guinée, il faut visiter un bon marabout qui va vous dire tous les sacrifices à faire, pour que vous pussiez revenir en bonne santé, tellement les routes sont mauvaises. Ce matin encore, je regardais sur YouTube un reportage du passage entre Guéckédou et Macenta de Sidya Touré, ils ont envoyé une petite vidéo où on montre l’état de la route. On dirait qu’on a à faire à un pays qui n’a pas connu la modernité depuis une cinquantaine d’années. Les populations, partout où nous sommes passés, sont aujourd’hui dans une situation de pauvreté, dans une situation de peur et la division gagne du terrain surtout en région forestière où l’Etat s’est toujours évertué à opposer les ethnies les unes contre les autres. Cela a causé des dégâts énormes. Combien de compatriotes ont perdu la vie dans ce jeu-là ? Comme nous savons que la Guinée a toujours été dirigée selon le principe de Machiavel, de diviser pour régner, il faut créer des conflits. En quatre ans et deux mois, il y a eu plus d’affrontements ethniques dans notre pays qu’on n’en avait connu depuis l’indépendance. Ça c’est le record du professeur Alpha Condé. Et bien entendu le chômage des jeunes, ça on n’a même plus besoin d’en parler. Il y a aujourd’hui plus de départements ministériels s’occupant de la création de l’emploi pour les jeunes que d’emplois créés véritablement. Que de promotions actuellement sont à l’abandon. Et il y a pire, parce que nous avons été à l’intérieur et avons coïncidé à un évènement important, la réouverture des classes quelques mois après. Au moment où on abandonne, où on met en retraite prématurément beaucoup d’enseignants qui ont de l’expérience, qui auraient pu encore servir les populations, nous avons des classes où il n’y a pas d’enseignants à l’intérieur du pays. Nous avons des écoles qui sont quasi occupées par des contractuels, des gens qui n’ont pas un salaire régulier, à qui on donne à peine un quatre-cent-mille francs guinéens par mois. C’est pour vous dire que si vous entendez qu’il y a 80% de jeunes qui échouent chaque année, c’est que l’éducation n’a jamais été véritablement une priorité pour le gouvernement actuel et ça ressemble étrangement à ce que nous avons critiqué dans le passé. Donc, à l’intérieur du pays aujourd’hui c’est vraiment de la désolation. La situation est très difficile et les populations vivent dans la peur, la peur est là.


Vous avez été un membre actif du comité de crise de Womey, vous venez de la zone forestière, comment vont les populations de Womey, la vie a-t-elle repris à Womey ?

Effectivement nous sommes le porte-parole du comité de crise Womey, nous avons profité de notre séjour en région forestière pour visiter les populations de Womey. Il faut dire que tout le monde n’est pas encore revenu au village à cause de la peur. Parce que les gens ont été véritablement traumatisés ; imaginez qu’il y a eu des viols, beaucoup de femmes ont été violées à Womey, il y a eu des pillages systématiques. Il y a aujourd’hui des gens qui trouvent même plus difficile de revenir au village, alors que tout ce qu’ils ont passé des décennies à construire a été détruit en deux mois que de rester en brousse. Ce ne sont pas toutes les populations de Womey qui sont encore revenues au village. Mais celles qui sont revenues au village nous on fait l’honneur en nous accueillant de façon très chaleureuse à Womey. Nous nous sommes adressés à ces populations et ils nous ont fait une longue liste des pertes les plus saillantes, des pertes en vies humaines, on vous l’a dit tantôt, quinze personnes au moins ont perdu la vie dans la forêt au moment de l’occupation du village. Le pillage a été systématique, tout ce qu’il y avait de biens de valeur dans ce village a été pillé. Tout ce que vous aviez là-bas de bétails, de volailles, tout a été dévoré. Et même l’eau a été sabotée parce que les puits, non seulement ils les ont sabotés, même les forages modernes qui existaient dans le village ont été détruits. Ça c’est pour vous dire un peu la situation dans laquelle les populations vivent aujourd’hui. Le comité de crise continue à se battre. Vous avez dû lire il y a quelque temps le rapport présenté par les organisations de défense des droits de l’homme. Nous pensons que les populations de Womey ont besoin d’aide, d’une certaine solidarité. Le comité de crise est actuellement en train de travailler, à amener chacun à apporter une aide tant soit peu à cette population. Il y a également des problèmes d’ordre juridique qui sont importants aujourd’hui en ce qui concerne Womey. Non seulement le comité de crise continue à exiger que la justice soit faite, pour ceux de nos compatriotes qui ont été tués le 16 septembre, il y en a eu huit dont sept de la délégation et un villageois tué de balles, non seulement nous continuons à exiger une justice pour ces personnes qui ont été tuées alors qu’ils étaient en service, mais également nous exigeons qu’il y ait la justice pour les quinze personnes qui sont mortes par la faute de l’Etat dans la forêt durant l’occupation, qu’il y en ait qui paient pour ces pillages systématiques du village et bien entendu pour des cas de viols dont se sont rendus coupables les militaires qui ont occupé Womey. Donc il y a aujourd’hui un problème juridique qui est une préoccupation, qui est un problème humanitaire, il faut venir en aide à ces populations et bien entendu si nous étions dans un pays organisé on devait avoir des aides psychologiques, des gens pour remonter le moral de ces populations qui ont été traumatisés pendant au moins deux mois dans la forêt. Voilà comment est la situation aujourd’hui dans ce village. On en a profité également pour visiter un autre village dont vous avez entendu parler ces dernières années.

A Zogota, c’était dans la nuit du 3 au 4 août 2012 que l’armée guinéenne a tué cinq personnes. On a vu les images parcourir le monde entier. Nous avons profité de notre tournée pour visiter également ce village où nous avons compati à la douleur. Et il s’avère que déjà en 2012 on avait mis sur pied un comité de crise qui a déjà posé des actes. Il y a une plainte qui a été formulée à N’Zérékoré. Il y a également un dossier complet qui a été introduit au niveau de la commission des droits de l’homme de Genève. Nous continuons à explorer d’autres voies pour porter plainte contre l’Etat pour ces crimes, les crimes pour lesquels aucune enquête n’a été commanditée officiellement par l’Etat. Aujourd’hui dans la région forestière, tous les cas de violations graves des droits qui se sont passés pour lesquels la justice continue d’être réclamée, vous compterez Guéckédou, vous compterez Macenta, vous compterez Beyla, Sahoro, etc. Ça c’est le bilan macabre de la présidence du président Alpha Condé.


Quels sont vos rapports avec l’opposition parlementaire ?

L’opposition extraparlementaire est un statut consacré par les lois de la République. Et cela devrait apparaitre dans la charte des partis politiques. Dans la charte des partis politiques il est indiqué que l’opposition est à la fois parlementaire et extraparlementaire. Nous avions tenté à un moment donné d’organiser l’opposition extraparlementaire mais ceux avec qui on a voulu organiser l’opposition extraparlementaire, je crois que nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes. On s’était trompé en croyant que nous avions les mêmes convictions, les mêmes visions de l’avenir de notre pays, du sérieux que nous devrons mettre pour changer la situation. A ce niveau-là, nous appartenons, je veux parler du Bloc libéral, nous appartenons à l’opposition républicaine au sein de laquelle nous sommes en train d’évoluer. Il y a non seulement des partis politiques qui ont leurs représentants à l’Assemblée mais également des partis politiques qui n’ont pas de représentants à l’Assemblée. De tout ce qu’on est en train d’entendre comme revendications aujourd’hui au niveau de l’opposition républicaine, le Bloc libéral est partie prenante.

A suivre…


Oumar Daroun Bah
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article
   

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
0 #24 Youssouf Bangoura 17-03-2015 12:38

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1:
Etrangement a Forecariah les militaires se sont montres plus \\republicains\\ puisqu,ils n,ont pas tire. Bizarre, non.
Voila qui est bien dit Gandhi.

Patriote,
c'est vrai mais, à Forécariah, il y a pas eu des massacres à ce que je sache .
Citer
 
 
0 #23 Youssouf Bangoura 17-03-2015 12:36

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Oui mais moi je l'assume, je l'ai toujours dit, je ne me cache pas derrière une pseudo objectivité. Je suis contre la présidence de ce nul qui n'a jamais travaillé et qui est nuisible au pays puisqu'il veut le faire retourner en arrière (c'est un peu à contre sens ,comme le soleil qui tourne autour de la terre - lol).

C'est votre droit de traiter Alpha comme vous voulez, cela ne regarde que vous et ce n'est même pas l'affaire du président .La différence entre ce " nul " et vous, c'est que lui " nul " est président et que vous, vous vous lamentez . Retenez enfin, quoi que vous fassiez, ce " nul " sera encore là pour la période 2015-2020 .
NB: je ne voterai pas pour lui mais, il gagnera, c'est certain, ceux qui sont sur le terrain le savent . Ceux qui veulent faire une révolution à des milliers de kms, peuvent toujours rêver .
Citer
 
 
+3 #22 Gandhi 17-03-2015 00:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Oui oui, c'est bien cela, chacun défend ce qui l'intéresse, c'est ce que vous faites aussi Gandhi . Vous voyez Alpha Condé partout, pour vous, le seul coupable en Guinée, c'est Alpha, les autres, sont des saints .

Oui mais moi je l'assume, je l'ai toujours dit, je ne me cache pas derrière une pseudo objectivité. Je suis contre la présidence de ce nul qui n'a jamais travaillé et qui est nuisible au pays puisqu'il veut le faire retourner en arrière (c'est un peu à contre sens ,comme le soleil qui tourne autour de la terre - lol).
Citer
 
 
+5 #21 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 16-03-2015 23:31

Etrangement a Forecariah les militaires se sont montres plus \\republicains\\ puisqu,ils n,ont pas tire. Bizarre, non.
Voila qui est bien dit Gandhi.
Citer
 
 
+3 #20 A.O.T. Diallo 16-03-2015 21:19

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
On veut politiser tout en Guinée, comme si Alpha est derrière chaque acte posé par un guinéen, un assassinat, c'est Alpha Condé, à cette allure, il sera accusé même pour un simple accident de circulation . Tout est de sa faute, c'est vraiment pathétique .

Effectivement il est politiquement derrière et responsable tous les actes du pouvoir, même un simple accident de circulation si il est du a la défectuosité ou du manque d’éclairage responsables du mouroir journalier de toutes nos routes ou de l’absence nationale de contrôle des véhicules et de tests d'aptitude et de consommation délictueuse des chauffeurs.
Le chef, quand c'est bon c'est lui, même pour les victoires de football et la pluviométrie, alors le contraire s'applique aussi...
Citer
 
 
-6 #19 Youssouf Bangoura 16-03-2015 16:30

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Je voudrai bien voir le papier où il disculpe les criminels de Womey (et non ses habitants) et par ailleurs, vous reprochez à Faya de ne soutenir qu'un camp, ce que vous faites également dans cette affaire !!!

Oui oui, c'est bien cela, chacun défend ce qui l'intéresse, c'est ce que vous faites aussi Gandhi . Vous voyez Alpha Condé partout, pour vous, le seul coupable en Guinée, c'est Alpha, les autres, sont des saints .
Citer
 
 
+3 #18 Gandhi 16-03-2015 09:07

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Pour la situation de Womey, Faya étant opposant et forestier, ne peut que diaboliser le rôle de l'Etat et minimiser celui des " womeyens " concernant le massacre des premiers innocents qui étaient venus uniquement pour sensibiliser.
Ce qui me choque personnellement dans cette affaire de Womey, c'est de voir des guinéens qui font tout pour impliquer Alpha Condé dans cette affaire .

Qui est ministre de la défense ? Qui donne des ordres aux militaires de tirer sur tout ce qui bouge.
Certaines marches où la population était diversifiée ethniquement n'ont vu aucun tir des criminels en uniforme, preuve que lorsque AC leur dit de rester tranquille, ils savent rester tranquilles.
Qui a parlé de vengeance à propos de Womey, si ce ne sont des ministres ou représentants du RPG ?
AC est-il intervenu pour dénoncer ces propos scandaleux ?
Autant AC n'est pour rien dans les meurtres de ses représentants à Womey, autant il l'est dans la répression, je ne vois pas où le disculper ?
Maintenant si vous tenez à l'absoudre de tout, il faudra dans ce cas le dénoncer lorsqu'il annonce qu'il offre tel tracteur, tel véhicule, ou tel montant avec sa retraite de RMiste ou de smicard, puisqu'il avait annoncé être payé 1500€.
Il faut être cohérent. Vous osez dire qu'il faut être de l'opposition pour voir ce que les criminels en uniforme ont fait. Autrement dit, puisque vous n'êtes pas de l'opposition, vous avez vu des militaires faire leur travail ?
Étrangement à Forécariah, les militaires se sont montrés plus "républicains" puisqu'ils n'ont pas tiré. Bizarre, non ?
Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Faya a toujours dit que la population de Womey n'est pas coupable.
Faya reproche à Alpha Condé ce que lui-même fait. Il est partial dans cette affaire.

Je voudrai bien voir le papier où il disculpe les criminels de Womey (et non ses habitants) et par ailleurs, vous reprochez à Faya de ne soutenir qu'un camp, ce que vous faites également dans cette affaire !!!
Citer
 
 
-10 #17 Youssouf Bangoura 15-03-2015 22:17

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Faya ne dit pas que les villageois ne sont pas des criminels. Il montre que l'État - à travers les militaires - et qui aurait du arrêter ces criminels, les enfermer et les juger, a vu ses représentants se comporter comme des barbares, considérant que toute la population de Womey était coupable. Ces sauvages (je parle des militaires qu'on présente comme une armée républicaine) ont tué, violé, pillé. AC est responsable de son armée. Lorsqu'il dit de ne pas tirer, personne ne tire. Je suis étonné que vous ayez encore de la m... dans les yeux, malgré ces faits que vous n'avez pas dénoncé.

Faya a toujours dit que la population de Womey n'est pas coupable, il défend toujours un coté en minimisant les assassinats des missionnaires .les deux choses qui l'intéressent dans cette affaire, le sort de la population de Womey et les " crimes " des militaires qui y étaient venus pour rétablir l'ordre . On ne peut être juste en défendant un coté au détriment de l'autre .Faya reproche à Alpha Condé ce que lui-même fait . Il est partial dans cette affaire .
Citer
 
 
-8 #16 Youssouf Bangoura 15-03-2015 22:06

Citation en provenance du commentaire précédent de Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1:
Mon cher Youssouf,
Nous avons deja discute des douloureux evenements de Nwomey. Soyez d,accord avec moi que si on doit condamner ces actes, on doit le faire en toute impartialite. Autant, on doit regretter l,assassinat barbare et sauvage des missionnaires dont ton oncle qui t,a appris a lire le coran, autant on doit regretter le vandalisme que le village de Nwomey a subi (il y a eu aussi des morts). Ce faisant et au dela du constat de regret, il faut agir en toute impartialite en arretant tous les coupables que ce soit ceux qui ont tue les missionnaires ou ceux qui se sont livres aux actes de vandalisme. Les forces de l,ordre ont commis des exactions a Nwomey, comme ils en ont l,habitude d,ailleurs (d,aucuns les appelle les forces du desordre). Ils sont sous les ordres de leur chef Alpha Conde qui est le Ministre de la Defense. S,il ne les sanctionne pas, on doit l,accuser d,encourager l,impunite. Voila.

Mon cher patriote,
je suis tout à fait d'accord avec toi sur ce point, arrêter tous les coupables des deux cotés et les juger avec impartialité . Ce qui me choque personnellement dans cette affaire de Womey, c'est de voir des guinéens qui font tout pour impliquer Alpha Condé dans cette affaire . On veut politiser tout en Guinée, comme si Alpha est derrière chaque acte posé par un guinéen, un assassinat, c'est Alpha Condé, à cette allure, il sera accusé même pour un simple accident de circulation . Tout est de sa faute, c'est vraiment pathétique .
Citer
 
 
+7 #15 Gandhi 15-03-2015 17:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla democrate:
l'ambassadeur des USA en Guinee-c'est la preuve qu'il a parfaitement assimile que certains partis poliiques, notamment l'UFDG est a 98% un parti "NON NATIONAL".

En plus il ne sait pas compter le bougre !!!
TOUS les partis guinéens représentent leur région pour l'essentiel, ce n'est pas un problème, dès lors qu'ils ne rejettent pas les autres. C'est la raison pour laquelle j'apprécie l'initiative de Faya (on devrait au moins pour un temps imposer des quotas de femmes, de jeunes et de diversité régionale dans les textes).
Si on vous écoutait, vous arriveriez à nous faire croire que les 4 Condé impliqués dans la nomination du général Bouréma, viennent des 4 régions !!!
Citer
 
 
+7 #14 Gandhi 15-03-2015 16:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Pour la situation de Womey, Faya étant opposant et forestier, ne peut que diaboliser le rôle de l'Etat et minimiser celui des " womeyens " concernant le massacre des premiers innocents qui étaient venus uniquement pour sensibiliser . C'est très beau de toujours vouloir incriminer Alpha Condé pour justifier l'injustifiable . C'est peine perdue, personne ne réussira à impliquer Alpha condé dans le drame de Womey, jusqu'à preuve du contraire, la barbarie et la sauvagerie dont ont été victimes nos parents, incombent aux seuls habitants de Womey . Ce qui s'est passé après, n'est que les conséquences, pas d'action, pas de réaction dit-on .

Faya ne dit pas que les villageois ne sont pas des criminels. Il montre que l'État - à travers les militaires - et qui aurait du arrêter ces criminels, les enfermer et les juger, a vu ses représentants se comporter comme des barbares, considérant que toute la population de Womey était coupable. Ces sauvages (je parle des militaires qu'on présente comme une armée républicaine) ont tué, violé, pillé. AC est responsable de son armée. Lorsqu'il dit de ne pas tirer, personne ne tire. Je suis étonné que vous ayez encore de la m... dans les yeux, malgré ces faits que vous n'avez pas dénoncé.
Citer
 
 
-8 #13 Sylla democrate 15-03-2015 16:16

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Si chaque bureau du BL comprend 30% de femmes, 30% de jeunes et une diversité régionale, alors il pourra représenter ce qu'on attend d'un parti politique moderne, tourné vers l'avenir et non aigri et recroquevillé sur un passé fantasmé, mais qui n'a rien d'enthousiasmant.
J'aurai aimé que Faya développe un peu plus ce qu'il voulait dire, lorsqu'il indique à propos du sous-préfet de Kassagou "on s'est débarrassé du gars" (lol).
C'est toujours bien de rappeler que la Haute Guinée, ce n'est pas AC, et que les citoyens sont déçus du régime. AC dirige avec un clan, dont certains faisaient partie des régimes précédents, et le VRAI changement viendra de la mise à la retraite de ces gens nuisibles.
Comme d'autres Faya rappelle que les routes sont mauvaises, une pierre dans le jardin des partisans d'AC, qui ne cessent de louer le travail entrepris pour la réalisation de 3 ou 4 routes, comme si cela devait faire oublier l'essentiel.
Faya rapporte les 2 fléaux essentiels d'AC, la division des Guinéens entre eux (le nombre de morts dus à des affrontements ethniques n'a jamais été aussi grand que depuis qu'AC est aux manettes) et le chômage des jeunes, qui représentent pourtant les 2/3 de la population, mais surtout l'avenir, qui s'annonce noir en l'absence de perspectives concrètes. Comme le rappelle Faya, il y a plus de fonctionnaires dont la mission est la création d'emplois, que de créations d'emplois privés réels. En outre l'éducation, pourtant la première richesse d'un pays, est en ruines. S'il y a bien un secteur où on peut ne pas mettre les gens à la retraite, ce sont bien les enseignants. Un fonctionnaire ou même 10 absents, cela ne se voit pas dans un ministère, mais un seul enseignant absent, c'est une cinquantaine de gamins désoeuvrés.
Relativement à Womey, on constate - mais on le savait déjà - que l'histoire officielle ne correspond pas à la réalité, et que le gouvernement s'est comporté de manière pire que les villageois, parce que c'était spontané pour les second, mais réfléchi et organisé sciemment pour le premier.

Pour la premiere fois, Mr. Gandhi comprend la realite politique sur le terrain differente de celle dans les livres. Comme vous le dites bien, BL est plus moderne que des partis a 98% ethniques comme UFDG et 40% ethno pour RPG. Voyez vous l'attitude de l'ambassadeur des USA en Guinee-c'est la preuve qu'il a parfaitement assimile que certains partis poliiques, notamment l'UFDG est a 98% un parti "NON NATIONAL".
Citer
 
 
+4 #12 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 15-03-2015 14:30

Voila ce qu,on attend d,un leader politique. Vas-y de l,avant Faya !
Citer
 
 
+5 #11 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 15-03-2015 14:27

Mon cher Youssouf,
Nous avons deja discute des douloureux evenements de Nwomey. Soyez d,accord avec moi que si on doit condamner ces actes, on doit le faire en toute impartialite. Autant, on doit regretter l,assassinat barbare et sauvage des missionnaires dont ton oncle qui t,a appris a lire le coran, autant on doit regretter le vandalisme que le village de Nwomey a subi (il y a eu aussi des morts). Ce faisant et au dela du constat de regret, il faut agir en toute impartialite en arretant tous les coupables que ce soit ceux qui ont tue les missionnaires ou ceux qui se sont livres aux actes de vandalisme. Les forces de l,ordre ont commis des exactions a Nwomey, comme ils en ont l,habitude d,ailleurs (d,aucuns les appelle les forces du desordre). Ils sont sous les ordres de leur chef Alpha Conde qui est le Ministre de la Defense. S,il ne les sanctionne pas, on doit l,accuser d,encourager l,impunite. Voila.
Citer
 
 
-8 #10 Youssouf Bangoura 15-03-2015 13:21

Pour la situation de Womey, Faya étant opposant et forestier, ne peut que diaboliser le rôle de l'Etat et minimiser celui des " womeyens " concernant le massacre des premiers innocents qui étaient venus uniquement pour sensibiliser . C'est très beau de toujours vouloir incriminer Alpha Condé pour justifier l'injustifiable . C'est peine perdue, personne ne réussira à impliquer Alpha condé dans le drame de Womey, jusqu'à preuve du contraire, la barbarie et la sauvagerie dont ont été victimes nos parents, incombent aux seuls habitants de Womey . Ce qui s'est passé après, n'est que les conséquences, pas d'action, pas de réaction dit-on .
Citer
 
 
+7 #9 Gandhi 15-03-2015 11:03

Si chaque bureau du BL comprend 30% de femmes, 30% de jeunes et une diversité régionale, alors il pourra représenter ce qu'on attend d'un parti politique moderne, tourné vers l'avenir et non aigri et recroquevillé sur un passé fantasmé, mais qui n'a rien d'enthousiasmant.
J'aurai aimé que Faya développe un peu plus ce qu'il voulait dire, lorsqu'il indique à propos du sous-préfet de Kassagou "on s'est débarrassé du gars" (lol).
C'est toujours bien de rappeler que la Haute Guinée, ce n'est pas AC, et que les citoyens sont déçus du régime. AC dirige avec un clan, dont certains faisaient partie des régimes précédents, et le VRAI changement viendra de la mise à la retraite de ces gens nuisibles.
Comme d'autres Faya rappelle que les routes sont mauvaises, une pierre dans le jardin des partisans d'AC, qui ne cessent de louer le travail entrepris pour la réalisation de 3 ou 4 routes, comme si cela devait faire oublier l'essentiel.
Faya rapporte les 2 fléaux essentiels d'AC, la division des Guinéens entre eux (le nombre de morts dus à des affrontements ethniques n'a jamais été aussi grand que depuis qu'AC est aux manettes) et le chômage des jeunes, qui représentent pourtant les 2/3 de la population, mais surtout l'avenir, qui s'annonce noir en l'absence de perspectives concrètes. Comme le rappelle Faya, il y a plus de fonctionnaires dont la mission est la création d'emplois, que de créations d'emplois privés réels. En outre l'éducation, pourtant la première richesse d'un pays, est en ruines. S'il y a bien un secteur où on peut ne pas mettre les gens à la retraite, ce sont bien les enseignants. Un fonctionnaire ou même 10 absents, cela ne se voit pas dans un ministère, mais un seul enseignant absent, c'est une cinquantaine de gamins désoeuvrés.
Relativement à Womey, on constate - mais on le savait déjà - que l'histoire officielle ne correspond pas à la réalité, et que le gouvernement s'est comporté de manière pire que les villageois, parce que c'était spontané pour les second, mais réfléchi et organisé sciemment pour le premier.
Citer
 
 
+5 #8 amadudialamba 15-03-2015 00:56

Bravo Docta Faya ! Une excellente télé-réalité qui doit inspirer vos collègues opposants. Les citoyens de toutes les régions du pays, ceux de la Haute-Guinée en première position, en ont tous assez de ce régime menteur. Mais ils ne savent pas comment faire pour s’en débarrasser. C’est a vous, jeunes leaders surtout, d’aller a leur rencontre en vue de dévoiler vos propositions pour l’alternative. Le gars a menti a tout le monde, en commençant par sa propre Haute-Guinée. Vous venez ainsi de montrer aux autres leaders que la Guinée ne se limite pas a une seule région. Et que la Haute-Guinée n’est pas une propriété de quelqu’un. Il faut aller a la rencontre des populations des 4 régions naturelles, sans aucune exception. C’est ça un leader d’envergure nationale. Je me souviens bien, vous aviez commencé votre périple par la Moyenne-Guinée. En outre, lorsque vous rappelez la phrase assassine de Alpha qui dit qu’’’Ebola est une opportunité’’, pendant que des milliers de guinéens perdent leurs vies, j’ai envie de lui redire que cette épidémie ne peut être opportunitée que pour lui seul et peut-être pour son fils qui ne vie plus en Guinée. C’est vraiment difficile pour les nombreuses familles des victimes de digérer cette excessive phrase d’un chef d’Etat. C’est même plus qu’inadmissible. Cette parole est pour tout guinéen compatissant avec ces familles, comme remuer un couteau planté dans une plaie. Voila qui démontre encore une fois, combien ce monstre est dangereux pour la Nation. Appuyez donc sur l’accélérateur pour nous aider a débarrasser la Guinée de ce novice en tout. Bravo ‘’again’’ !
Citer
 
 
+11 #7 lodia 14-03-2015 10:36

Bien ecrit, plein d'enseignements....j'en apprends, bravo FAYA, de tout coeur
Citer
 
 
+4 #6 mamadou saliou bah 14-03-2015 01:03

On a oublie de lui demander " QUE DEVIENT ABE SYLLA " ?
FAYA , que devient ABE ?
Citer
 
 
+5 #5 Koto Saliou 14-03-2015 00:33

Pays atypique. Chacun dans son chacun pour piller le pays;ou on va...; chacun veut etre Prési dans ce paii.C'est le Bordel du pays depuis PDG-RDA 1958...
Citer
 
 
-11 #4 Guinean 13-03-2015 21:44

AOT, je ne suis pas pdgiste et ne l'ai jamais été. Prière donc de diriger vos piques contre les militants ou sympathisants de ce parti. Le PDG ne me dit absolument rien..nada!
Citer
 
 
+14 #3 A.O.T. Diallo 13-03-2015 20:35

Citation en provenance du commentaire précédent de Guinean:
Un vrai comedien ce Faya qui est a la tête d'un parti "cabine telephonique"....

Qu'est-ce qui est plus petit qu'un parti "cabine téléphonique" ? votre PDG-ST - 2,3%, et avant-dernier devant parti Afia en 2013.
Regardez-vous dans un miroir avant de critiquer le nez de votre voisin...
Citer
 
 
+7 #2 celloumbah 13-03-2015 19:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Guinean:
Un vrai comedien ce Faya qui est a la tête d'un parti "cabine telephonique"....

Lui au moins, il est un peu cohérent par rapport à Mouctar Diallo, et Aboubacar Sylla.
Citer
 
 
-17 #1 Guinean 13-03-2015 18:54

Un vrai comedien ce Faya qui est a la tête d'un parti "cabine telephonique"....
Citer