Selection de vidéos
Partenaires
Sidya Touré: « Nous n'accepterons pas que quelqu'un qui a eu 18% au premier tour de l'élection présidentielle remporte les 2/3 des sièges au Parlement »
Jeudi, 11 Octobre 2012 16:28
Dans un entretien accordé à nos confrères de Nord-Sud, le président de l'Union des forces républicaines (UFR), M. Sidya Touré, est encore revenu sur l'actualité politique en Guinée...
L’opposant guinéen Sidya Touré est actuellement à Abidjan. Le président de l‘Union des forces républicaines (UFR) se prononce sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire et dans son pays.
Qu’est-ce qui explique votre présence à Abidjan ?
Il y a une double explication. La première, c’est que je suis venu un peu plus tôt pour assister aux obsèques de Cheick Gaoussou Ouattara. Les liens qui m’unissent à cette famille ne sont pas un secret. Je connais Gaoussou depuis près de cinquante ans et il est en même temps le frère aîné du président de la République dont j’ai été pendant longtemps un collaborateur. Donc je me devais de venir apporter mon soutien à la famille. La deuxième raison c’est que nous allons bientôt tenir à Abidjan (du 17 au 21 octobre, ndlr) le congrès de l’Internationale libérale auquel je dois participer. Ma présence me permet évidemment de rendre visite à mes petits-enfants.
Comment pourriez-vous qualifier aujourd’hui vos rapports avec le président Ouattara ?
Ils sont très bons. Ce sont des relations anciennes. Et elles demeurent un rapport d’un homme avec son ancien patron. Et surtout d’un jeune frère avec son aîné. De temps en temps, je lui téléphone pour prendre des conseils.
Prendre des conseils mais en donner également ?
Non, j’ai quitté la scène politique et administrative ivoirienne depuis 1996. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le pays a énormément changé. De nouvelles générations sont aujourd’hui en place avec une autre mentalité. Il y a de nouvelles réalités auxquelles je n’ai pas été confronté pendant ces quinze ans. Donc je ne me sens pas en mesure de donner des conseils.
Comment jugez-vous la situation depuis l’arrivée du président Ouattara au pouvoir et les récentes attaques à même de perturber le travail du gouvernement ?
C’est vrai qu’il y a encore quelques problèmes au niveau de la sécurité. Mais je crois que dans l’ensemble, les choses ont beaucoup évolué dans le bon sens. Je m’attarderai sur le volet économique qui est très important. Quand on sort d’une situation de quasi guerre, de tension sociale et de dérives sécuritaires comme on l’a connue ici pendant des années, il en résulte une paupérisation généralisée. Et ça c’est extrêmement dangereux parce que ventre affamé n’a point d’oreilles. Le fait qu’on s’achemine vers une situation économique qui annonce la croissance, ce qui devrait débloquer un certain nombre de possibilités pour la population, est à mon sens un très gros facteur de stabilité. Maintenant, il reste le problème de la réconciliation. De nombreuses personnes sont attachées à cette question notamment le premier ministre Charles Konan Banny qui est un fin connaisseur de la situation politique de ce pays. J’ai observé qu’il a pris contact avec plusieurs couches sociales, les anciens et également la « galaxie patriotique ». J’estime que tout cela ne peut qu’être couronné de succès dans la mesure où les Ivoiriens n’ont pas d’autres choix que de se réconcilier s’ils veulent encore vivre ensemble dans ce pays.
Que faire pour que ce soit un succès ?
Ce qui va favoriser cela, c’est la démocratie ambiante dans laquelle nous sommes en train de vivre. C’est-à -dire la liberté de parole, la liberté de choix mais surtout la transparence effective dans les élections qui donne la possibilité à tous de contrôler si le vote s’est déroulé dans les conditions souhaitées. Je crois que c’est aussi un élément qui contribue à la stabilité donc à la réconciliation. Il y a quelques problèmes de sécurité que nous avons constatés. Au sortir d’une situation aussi difficile que celle que le pays a connue ces dix dernières années, ces poches seront réduites au fur et à mesure.
La Côte d’Ivoire a-t-elle besoin d’avoir recours à l’extérieur pour faciliter le retour de la cohésion nationale ?
Je crois que les trois conditions que j’ai citées plus haut suffisent. La crise n’est pas aussi aiguë pour faire appel à un médiateur extérieur. Vous avez ici des doyens comme le président Bédié. Je crois qu’il y a une possibilité de discussion entre les Ivoiriens. L’assurance que nous devons avoir c’est que nous sommes maintenant dans un régime parfaitement démocratique où votre représentativité sera effectivement reconnue. Ça me paraît important.
Des responsables de l’opposition en exil au Ghana sont pourtant soupçonnés de préparer la déstabilisation du régime depuis ce pays. Dans ce type de situations, comment les deux pays devraient-ils régler le problème ?
Je n’ai pas de réponse à donner sur cette question parce que ma connaissance du dossier n’est pas suffisante. Je pense cependant que les autorités ont pris les décisions qu’il fallait et les ont assouplies quand cela leur a paru nécessaire.
Vous êtes arrivé en troisième position à la dernière présidentielle dans votre pays. Depuis, que devenez-vous sur l’échiquier politique guinéen ?
Effectivement nous avons connu en 2010 un scrutin présidentiel qui a été extrêmement disputé. Des erreurs ont été commises notamment par nous-mêmes dans la mesure où nous n’avons pas très bien surveillé le processus électoral comme il se devait. Cela a abouti à des situations de frauÂdes massives. Nous nous efforcerons d’éviter cela dans le futur. Aujourd’hui, l’Union des forces républicaines qui n’a pas voulu s’associer à une démarche socialo-coloniste telle qu’on la connaît actuellement en Guinée, a repris le terrain en main. Nous avons préparé pendant tout ce temps les élections législatives qui malheureusement n’arrivent pas pour des raisons que tout le monde sait. Le parti a été réorganisé. Des structures nouvelles ont été mises en place parce que nous avons surtout mis l’accent sur la surveillance et la sécurisation des bureaux de vote pour ne pas que nous ayons à connaître ce que nous avons connu au premier tour de la présidentielle. Nous continuons à travailler pour préparer les législatives. Mais le parti se porte extrêmement bien et je crois que les deux années de gestion du régime actuel nous ont donné parfaitement raison. Tout le monde convient aujourd’hui qu’il fallait faire un choix différent.
Mathématiquement, tout portait à croire que la coalition formée contre le président Condé gagnerait la présidentielle. Qu’est-ce qui n’a pas marché ?
Je préfère me limiter au premier tour de l’élection auquel j’étais. Déjà à ce niveau, les résultats ont été ce que nous savons. La Cour suprême a tranché. Je ne vais pas mettre de l’huile sur le feu. Ce que nous avons aujourd’hui, c’est une coalition de l’opposition qui représente près de 70% de l’électorat du premier tour de la présidentielle. Nous avons en face un pouvoir dont les éléments se dissocient de plus en plus. Et qui est en train d’aller vers des élections qui seront des élections à mi-mandat. C’est-à -dire après deux ans et demi aux affaires. Nous sommes confiants. Nous pourrons largement remporter la majorité pendant les élections législatives. C’est ce que nous préparons.
Vous le disiez, les législatives n’ont toujours pas encore eu lieu alors que la Côte d’Ivoire qui sort de crise a pu organiser les siennes. Qu’est-ce qui coince en Guinée ?
Le problème est très simple. Nous avons fini les élections dans les conditions qu’on connaît. Le président actuel a été installé en décembre. La Constitution guinéenne prévoyait qu’au mois de mai ou juin se tiennent les élections législatives. La Commission électorale nationale indépendante a organisé un séminaire dans ce sens avec le PNUD, l’Union européenne et les partis politiques. Nous sommes convenus d’y aller avec le fichier qu’on avait. Nous avions trois mois pour le réviser comme le stipule la Constitution guinéenne et délivrer les cartes additionnelles pour combler le gap concernant les cartes biométriÂques qui représentent 75% de l’électorat. Concernant les 25% restants, on pouvait en donner vu qu’on en avait le temps. Dès après ce séminaire, le président de la République a décrété qu’il voulait un nouveau fichier électoral, différent de celui qui l’avait fait élire. Allez-y comprendre pourquoi. Enfin, nous le savons tous. A partir de là , une société sud-africaine est arrivée sans appel d’offres, sans accord des partis politiques et s’est mise à faire un nouveau recensement contraire à toutes les lois de la République. Nous nous sommes opposés à cela dans la mesure où nous avions constaté que cette société n’était ni fiable, ni sécurisée. Nous avons appris par la suite que partout où cette entreprise sud-africaine, Waymark, est intervenue, il y a eu des contestations parce qu’une personne pouvait se faire enregistrer dans un quartier et aller trouver sa carte à mille kilomètres de là . Depuis un an et demi, le débat en Guinée tourne autour de cette question. Le deuxième problème est la Commission électorale nationale indépendante. Là également, des membres ont été démis et changés par le pouvoir. Le président a été remplacé par quelqu’un qui n’avait pas la confiance de l’opposition. La commission n’était plus paritaire comÂme l’exigeait la loi à savoir dix membres représentants l’opposition, dix autres la mouÂvance présidentielle, trois de la société civile et deux de l’administration. Il y a à peine, deux semaiÂnes qu’un accord a été trouvé sur cette question. Et il n’est pas encore appliqué. Parce que le problème en Guinée, c’est que vous pouvez vous mettre d’accord sur quelque chose et qu’en face, deux semaines après, une position totalement contraire soit prise. Donc nous n’en sommes pas encore sortis.
Si la situation perdure, qu’envisagez-vous pour sortir du statu quo ?
Cela ne nous arrange pas du tout dans la mesure où nous aurions voulu que tout le débat qui a lieu actuellement dans les rues et qui de temps en temps crée des problèmes même dans les casernes, soit transporté à l’Assemblée nationale. Mais pour cela, il faut bien qu’on s’accorde sur le processus électoral. Ce qu’on ne peut pas comprendre, c’est que quelqu’un qui a eu 18% au premier tour de l’élection présidentielle puisse imaginer qu’il aura les 2/3 des sièges au Parlement comme ils le disent eux-mêmes. Ce sera inacceptable. Et nous restons fermes sur ces deux points de nos revendications.
Le président Condé a remanié son gouvernement le 5 octobre dernier. Quel commentaire faites-vous sur la nouvelle équipe ?
Je pense que c’est un gouvernement qui n’apportera rien de nouveau à la Guinée. On a remplacé certaines personnes par d’autres. Mais l’administration et le gouvernement guinéens sont caractérisés par quelque chose d’extrêmement grave. Le choix des fonctionnaires et des membres du gouvernement se fait sur une base d’allégeance non pas de compétence. Ce qui fait que le pays a énormément de problèmes, ne serait-ce que dans sa capacité d’absorption des moyens qui sont mis à sa disposition. L’année dernière par exemple, la totalité des fonds alloués à la Guinée n’ont pu être consommés qu’à 23%. Je vous signale qu’en Côte d’Ivoire, c’est 99%. C’est vous dire à quel point cela crée des difficultés dans le système d’investissement. Dans la mesure où, quand les marchés ne sont pas passés, le suivi n’est pas fait. Conséquence, nous avons un retard à l’allumage au niveau de la croissance. La Guinée traîne aux alentours de 3,5 - 4% là où la Côte d’Ivoire affiche 8,5% en partant de moins 5. C’est vous dire exactement quel est le gap de réalisation et de création de richesses dans le pays alors que c’est vraiment un Etat qui en a énormément besoin. Puisqu’on part de rien du tout.
Source: Nord-Sud (Côte d'Ivoire)
Commentaires
Ne tournons pas autour du pot, Jean Marie Doré et son patron Sékouba Konaté ont été les pires déprédateurs de l'économie guinéenne. Ils méritent d'être poursuivis et jugés pour crime économique.
Cellou Dalein et Sidya ont mis leurs intérêts personnels avant ceux des victimes du 28 septembre, sinon que valent leurs matériels perdus face aux 159 morts, aux centaines de blessés et aux femmes violées ? Avant de vous poser la question s'ils devaient refuser, vous êtes vous posez la question pourquoi n'ont-ils pas priorisé les dommages et intérêts pour les autres victimes. Pire, après avoir empoché ces faramineuses sommes, ils n'en ont jamais et n'en auraient jamais parlé. Ça s'appelle de l'égoisme doublée de malhonnête de leur part. Vous parlez de maisons rasées, je n'en trouve d'ailleurs pas.
S'agissant des démissions sous Dadis, moi je persiste à les qualifier de vraies puisque les intéressés ont pris leurs décisions par conviction après des journées de mûres reflexions. Leurs convictions n'ont jamais été arrachées comme ce fut le cas des ministres du PEDN que je ne cite d'ailleurs pas.
En ce qui concerne Cellou Dalein Diallo, l'histoire retiendra qu'il a été démis de ses fonctions de Premier Ministre pour faute lourde. Ce n'est pas parce que cela n'aura pas été constaté par un tribunal qu'on l'effacerait de l'histoire et de nos mémoires. Quant à juger de la justesse ou pas de cette mesure administrative, ça c'est autre chose.
Enfin, pour répondre à votre dernière question, je vous répondrais que je n'ai pas de noms de personnes crédibles capables de gagner les élections, compte tenu de la configuration actuelle. Ce qui pour autant ne pourrait nous pousser à fermer les yeux sur les fautes ou erreurs des prétendants actuels.
JMD s'est dédommagé avec CDD et Sidya (cherchez les autres dont on ne parle jamais), et je reconnais qu'il y a beaucoup de choses à dire sur la manière de procéder de JMD. Maintenant si j'étais dans la position de Sidya ou CDD à qui on a rasé la maison et volé les véhicules, je me poserais des questions sur la légitimité (je n'ai pas parlé de légalité) de cette indemnité. Devaient-ils refuser, sauf à considérer que leur fortune supposée vient de l'État et que ce n'est qu'un juste retour des choses ?
Dans ce cas, il y a de nombreux bâtiments à raser et de nombreux véhicules à récupérer à Conakry.
Patriote, à vrai dire je ne considère que la démission de JC Diallo, comme une vraie démission, celles de JMJ et de consorts sous Dadis ont été arrachées après de longues journées de réflexion, preuve qu'ils n'étaient pas convaincus par la légitimité de leurs actes. On ne transige pas avec les valeurs.Les ministres du PEDN ont été respectueux de leur parti, vraisemblablement après menaces, mais ce sont de fausses démissions.
Par ailleurs, j'ai cru comprendre que vous confondez les déclarations de Fall justifiant sa démission et la lamentable réalité de celle-ci. Quant à la faute lourde de CDD, est-ce un tribunal qui l'a déclaré ou ceux qui détenaient le pouvoir, et qui font par conséquent l'histoire ?
Là aussi, avez-vous des noms de personnes crédibles, capables de gagner les élections, compte-tenu de la configuration actuelle ?
Je ne juge pas les individus que sur leurs défauts. Pour preuve, j'ai été personnellement bien impressionné par Sidya pendant ses 6 premiers mois de primature. J'apprécie aussi son approche pragmatique des solutions aux problèmes. Mais en plus qu'il n'ait pas démissionné, il fait aussi partie du trio (Jean Marie Doré, Cellou Dalein Diallo et lui-même) qui a bénéficié des milliards de francs guinéens qui les ont empochés sans même rendre compte à leurs militants.
Par ailleurs, de démission, je vous réponds tout de suite qu'il y en a eu plein en Guinée. J'en veux pour exemple celui de Jean Claude Diallo qui fut le premier a démissionner sous le Général Conté et ceux de plusieurs ministres (Justin Morel Junior, Alpha Diallo, Abdourahmane Diallo etc...) et conseillers de Dadis en guise de désapprobation des massacres du 28 septembre 2009. Vous me dites que la démission de Fall n'en est pas une, certes, mais les arguments qu'il a évoqués étaient bien fondés. Pour preuve Cellou Dalein Diallo qui a occupé le poste resté vacant pendant 6 mois a été confronté à ces mêmes problèmes. Mais au lieu de démissionner, il est resté malgré tout à cause des avantages qu'il tirait de ce poste jusqu'à ce qu'on le foute dehors pour faute lourde.
Pour me résumer, je dirais qu'il y a de très bonnes compétences parmi les anciens dignitaires des régimes précédents, mais leur probité morale reste douteuse. S'ils veulent reconquérir la confiance du peuple, ils doivent se repentir publiquement.
Contraiement à vous, je suis convaincu que les Sydia, Dalein, Kouyaté et autres, ne valent pas mieux qu'AC .Personnellement, je ne confierai jamais le destin de la Guinée à ces hommes là . Non, qu'ils nous disent d'ailleurs de quoi ils vivent depuis une dizaine d'années, si ce n'est pas de grosses sommes amassées pendant qu'ils étaient aux affaires avec le je -m'en - foutiste Conté .
Même Fall que j'avais suivi en partie pour sa démission honorable, l'avait fait pour d'obscures raisons, dont chacun a pu observer la teneur par la suite.
Quant aux intentions d'un PRG et d'un PM, peu importe, ce qui compte ce sont les résultats obtenus.
Je dis donc qu'un homme qui n'a pas d'entraves (le PRG) est seul capable de montrer ce dont il est capable. Les PM qui ont été libres pendant un temps (Sidya et LK) ont pu également montrer leurs capacités, chacun en jugera, jusqu'à la perte de leur pouvoir.
Imaginez que vous faites la meilleure politique qui soit, et qu'un individu contre lequel vous ne pouvez rien, torpille vos actions. Certes la démission reste le meilleur choix, mais qui possède la lucidité politique pour le faire ?
Si vous ne jugez les individus que sur leurs défauts (communs à beaucoup de Guinéens de par le système mis en place depuis 58), et n'êtes pas capable de voir leurs qualités (dont tous ne sont pas dotés), vous vous privez de voir un jour des hommes émerger pour faire réussir la Guinée. A ce stade la Guinée a besoin de développeurs ayant compris quels sont les intérêts du pays, et non de politiciens centrés sur eux-mêmes.
Il vous plaît souvent de dire qu'on ne peut pas comparer un PRG et un PM. Mais si les deux convoitent le même poste, comment peut-on les départager objectivement ? Moi je vous dirais que même comparer deux PRG n'est pas chose aisée puisque les époques et les données ne sont jamais les mêmes. La seule mesure qu'on pourrait utiliser pour résoudre cette équation, c'est d'examiner ce qu'ils ont fait par le passé et comment ils ont fait. Vous me direz qu'un PM dépend d'un PRG, mais le PM n'est pas obligé de rester, il peut rendre le tablier s'il ne peut pas s'affirmer.
Imaginez maintenant qu'il soit au plus haut (PRG), c'est-Ã -dire que personne ne puisse lui retirer ses pouvoirs. Serait-il efficace ou pas ?
Posez-vous cette question, plutôt que de comparer un PRG et un PM qui ne sont pas au même niveau de pouvoir.
Ensuite posez-vous la même question pour CDD et LK, et tirez-en certains enseignements.
Sydia qui donne des leçons à Alpha Condé alors que, lui, n'a été compétent que pendant six petits mois, c'est à dire de juillet 1996 à janvier 1997, date à laquelle toutes ses attributions lui ont été retirées et, au lieu d'avoir le courage de démissionner de son poste de premier ministre, avait préféré s'enrichir comme tous les autres ministres corrompus . Qui est compétent en Guinée ?
1- L'opposition ferait mieux d'arrêter de nous timpaniser avec ce calcul caduc de 70% du premier tour. Les choses ont changé et continuent de changer dans un sens comme dans l'autre chaque jour que Dieu fait. Ça c'est soit des propagandes électoralistes ou pour préparer le terrain à d'éventuelles contestations.
2- Waymark n'est pas consensuel, il doit partir.
3- Enfin, c'est écoeurant d'apprendre que des opportunités nous échappent chaque année par manque de compétences et pourtant il y en a. Les données fournis par Sidya sont choquants, s'ils sont avérés vrais : 23% des ressources allouées sont réellement consommées contre 99% pour la Côte d'Ivoire. Alpha pourrait-il nous dire le pourquoi ou le contraire ? Ici ce sont les chiffres qui parlent.
présidentiles ?
pas plus de trois Millions de Guineens
SVP dites la vérité aux Guineens
Quant aux artifices de la présidentielle, chat échaudé craint l'eau froide, ou un homme averti en vaut deux.
Pour les LEGISLATIVES , on reprend le même argument !?
Qques uns des opposants devraient apprendre a jouer au POKER , sinon on est pas sorti de l' auberge .
Les mêmes causes produisent les mêmes effets .
Un Parlement , c' est des " groupes " , des coalitions . Si l' oppsiton va aux élections dispersée , l' horizon restera sombre .
Des CANDIDATURES COMMUNES , telle est , a mon avis , la clé de la victoire . Chaque Parti présentant ses candidats sera une compétition dans l' opposition ( division ) ce dont rêve AC .
Ne pas tomber dans ce piège , doit être le leitmotiv .
Voilà qui a au moins le mérite de ne plus cacher aucune ambiguïté quant à la détermination de l'opposition. Il faut espérer seulement que celle-ci s'en donnera d'autres moyens plus efficaces que la (seule) stratégie "des massacres de jeunes Peuhls".








