Entretien exclusif et à bâtons rompus avec El Hadj Aboubacar Somparé, ancien Président de l’Assemblée Nationale de Guinée

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SOMPARE_Aboubacar_2_01Guinée Etoile : El hadj Aboubacar Somparé, vous avez été le Président de la dernière Assemblée Nationale de la 2e république en Guinée ; pour la célébration du 52e anniversaire de la monnaie guinéenne, confiez-nous votre mémoire par rapport à cet attribut de la souveraineté nationale ?

El hadj Aboubacar Somparé : Je vous remercie. La monnaie guinéenne a été créée en 1960 quand je faisais la classe de quatrième, équivalent de nos jours à la 9e année. Un beau matin, on nous a demandé de venir au stade Ramadier (actuel stade du 28 septembre) ; on s’est demandé : pourquoi ?

Mais on a compris qu’il fallait d’abord arriver au stade pour en savoir plus. Sur le champ, nous avons vu une délégation du bureau politique qui nous a rejoints et ce jour-là, c’est un Malien du nom de Monsieur Demba Diallo (que j’ai retrouvé à Bamako lors d’un congrès), qui est venu nous informer que la Guinée, après avoir proclamé avec courage son indépendance politique, devrait désormais obtenir sa propre monnaie. C’est alors qu’il a sorti un billet de banque qu’il nous a brandi en nous disant : voici la monnaie guinéenne.

On ne pouvait pas à ce moment précis, compter les conséquences économiques et financières qui allaient suivre après ; mais, nous étions fiers et contents d’avoir ce jour, un élément fort de souveraineté que la Guinée venait de conquérir. Un acte qui n’a pas plu à tout le monde. Par la suite, les Français se sont réunis pour saboter. Il y a donc une fausse monnaie qui a été introduite à partir du Sénégal pour saboter notre nouvelle monnaie. Ça donc été très très difficile ; c’est pourquoi, le Président Ahmed Sékou Touré était obligé de changer souvent de signe monétaire. Il y a eu des trafics un peu partout, nous avons eu toute sorte de controverses, mais la Guinée a tenu bon, c’est ce qui se poursuit jusqu’aujourd’hui.

Il faut reconnaitre que la gestion monétaire pour un pays comme le nôtre n’est pas simple, c’est pourquoi à la fin de sa vie, le Président Sékou avait demandé à deux de ses ambassadeurs que nous étions, mon ami Windo et moi, de tout faire pour que la monnaie guinéenne soit affiliée à l’ECU européen à l’époque. J’avoue que nous avons fait de notre mieux mais, à la fin de notre mission, les deux experts nous ont exprimé que l’ECU n’était pas encore une monnaie, c’était un système d’harmonisation. Il fallait attendre des années pour qu’il soit établi une monnaie européenne.

Le Président a voulu cette coalition pour faciliter à notre pays, les échanges avec l’étranger. Il a cherché à nous affilier à la zone franc CFA qui nous a refoulés. Mais il se trouve que le compte extérieur dans ces conditions était géré par le trésor français, ce qui ne pouvait être accepté par la Guinée.

Sinon un franc CFA était l’équivalent d’un franc guinéen en ce temps ; de nos jours, un franc CFA vaut 16 FG.

Les époques ayant changé, il est temps pour nous d’intégrer un grand ensemble. Comme le franc CFA est adossé à l’euro désormais, il est à mon avis opportun qu’on intègre cette zone monétaire surtout à cause des flux importants d’échanges que nous avons avec nos voisins immédiats. Sur 6 voisins, 4 sont de la zone CFA.

En 1958, la Guinée avait acquis son indépendance politique, comment en cette période, nos dirigeants envisageaient la conquête de l’indépendance économique indispensable pour le développement de la Guinée ?

Vous savez, c’est le politique qui domine et qui oriente. La conquête de la souveraineté était un préalable ; l’indépendance n’est pas une fin en soi, mais un moyen de départ. L’aspect politique était plus important, c’est le contenant de tout autre moyen.

Au moment où les groupes parlementaires africains présentaient les doléances de l’Afrique au Général de Gaulle, c’est Sékou Touré qu’on a délégué parce que ses pairs avaient compris qu’il était porteur des visions les plus avancées, donc le mieux placé du continent pour exercer le rôle de porte-parole.

De retour de Paris, il a convoqué à Dakar les autres parlementaires pour qu’ensemble, ils proclament l’indépendance de l’Afrique, mais on ne l’a pas pris au sérieux et il est rentré en Guinée. Le 14 septembre, quand il a compris que la situation n’évoluait pas, il a convoqué le congrès pour dire que nous votons non parce que c’était prévu dans la constitution française.

Quand Senghor a appris cela, il a dit que « oui nous voulons une indépendance immédiate mais pas immédiatement » (tout un jeu de mots). C’est pourquoi on est allé à l’indépendance, ignorant ce qui existe dans la constitution, les Français voyant que la Guinée avait acquis son indépendance, ont tous quitté le pays en cassant tout ce qui leur appartenait même les WC. Tous les professeurs qui enseignaient ont quitté parce qu’ils étaient menacés de déchéance de nationalité s’ils ne rentraient pas.

C’est pour vous dire que les blancs ne nous ont fait aucun cadeau et ne nous n’en ferons pas, c’est pourquoi la conquête de la monnaie était un acquis essentiel.

L’idéal pour nous aujourd’hui est d’avoir une monnaie forte sinon tous nos biens et services iront à la conquête de la monnaie forte. Il faut unir les moyens pour qu’on appartienne à des monnaies qui peuvent valoriser notre économie. A mon entendement, la finalité est la création d’une monnaie unique qui n’est pas le franc CFA.

Monsieur le Président, après bientôt trois ans de transition suite à l’avènement des militaires au pouvoir, nous voulons votre lecture de la situation politique guinéenne.

Depuis la période du vivant de Conté, nous avons voulu cette négociation, ce dialogue. La question qu’on se pose en Guinée c’est de savoir si nous sommes patriotes ou pas.

J’ai l’impression que les partis politiques manquent de patriotisme. Ils ne veulent pas s’occuper de l’essentiel dans notre pays qui est la stabilité. Que les acteurs politiques acceptent d’aller au dialogue avec le gouvernement ou sans le gouvernement, il faut le dialogue, c’est ça la vérité.

Selon-vous que doit faire la mouvance présidentielle, parce certains de ces partis politiques ne veulent pas continuer ce dialogue ?

La mouvance présidentielle doit faire des concessions. Elle doit être toujours ouverte pour amener tout le monde à la même table. Ces partis disent que la mouvance veut se faire la part belle pour aller aux élections. La CENI par exemple ne doit pas avoir une liberté totale d’organiser les élections, elle doit aller avec le ministère de l’Administration du territoire.

Quel est votre rêve pour ce beau pays, la Guinée ?

Mon rêve pour la Guinée, c’est de voir demain une Guinée unie et prospère, locomotive économique de la sous-région ouest africaine parce que nous avons les ressources humaines et les ressources naturelles qu’il faut, nous avons tout pour décoller.

Monsieur le Président, on parle de réconciliation. Est-ce que les Guinéens sont en querelle ?

Non, les Guinéens ne sont pas en querelle ; que Dieu nous en garde. Le problème dans notre pays est une question de partage de la chose publique. Il faut pouvoir partager, dès que tu lèses une partie il y aura frustrations et qui parle de frustrations, parle de violences directement. Il faut respecter les autres, il ne faut pas dire que seul les Peulhs doivent commander ou seuls les Malinkés doivent avoir la commande. Et les autres ?

Quand il y a décrets, c’est les cadres qui s’assaillent pour décompter le nombre d’ethnies. C’est eux le problème de ce pays. C’est cette nomenclature que j’appelle la technostructure de l’Etat.

Implantons le cousinage à plaisanterie pour apaiser certaines tensions dans notre pays ; c’est ultime pour notre devenir. Le sanakouyah est un facteur de détente sociale, une sorte de trait d’union pour faciliter l’intégration.

Vous capitalisez une somme d’expériences et bénéficiez d’un carnet d’adresses au niveau africain et international. Qu’est-ce que la Guinée peut tirer comme bénéfice d’un lobbying éventuel que vous ferez dans le cadre de la promotion de l’image et de la réputation de notre pays ?

Il s’agira pour moi de mettre en place un cabinet de lobbying et de consultation pour offrir mes services aux communautés dans le cadre de la coopération décentralisée, à la Guinée pour la reconquête de son leadership, aux sociétés dans le cadre de la promotion de l’investisseur et de l’investissement en Guinée, aux universités dans le cadre de l’animation de cours magistraux par exemple.


Entretien réalisé par l’équipe de la rédaction de Guinée Etoile

Somparé : les mémoires de la décadence

http://guineeactu.info/debats-discussions/chroniques/776-sompare--les-memoires-de-la-decadence-.html


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Commentaires  

 
0 #27 Mickmack Camara 31-01-2012 22:44

Youssouf peux tu me dire qui a instaure les tribunaux populaires en Guinee ?
Attention a ce que tu vas dire chef.
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0 #26 Mickmack Camara 31-01-2012 22:19

Je crois que tu es entrain de débloquer ou du moins de disjoncter. Mon cher AOT dis moi qu'aurai je fais de pire ou de pareil que qui?
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-2 #25 AOT Diallo 31-01-2012 17:31

Citation en provenance du commentaire précédent de Mickmack Camara:
De Foccart
« 10 février 1967. Un note que j'avais faite au sujet de la Guinée m'est revenue avec une annotation très ferme [du général de Gaulle] : « La Guinée a rompu ses relations diplomatiques avec la France. Dans ces conditions, aucun accord d'aucune sorte et sous aucune forme ne peut être conclu avec le gouvernement de Sékou Touré. D'une manière plus générale, nous ne devons pas mollir en ce qui concerne ce gouvernement. Or je note et je désapprouve la tendance à le faire qui se manifeste à divers égards.
Le Général demande : « Je voudrais bien savoir qui a cette tendance fâcheuse à courir après les Guinéens ; ce doit les types du Quai d'Orsay – Ce ne sont pas spécialement eux. »

Et alors ?? A te lire tous les jours, tu aurais surement fait pareil, sinon pire...
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-1 #24 Mickmack Camara 31-01-2012 14:49

De Foccart
« 10 février 1967. Un note que j'avais faite au sujet de la Guinée m'est revenue avec une annotation très ferme [du général de Gaulle] : « La Guinée a rompu ses relations diplomatiques avec la France. Dans ces conditions, aucun accord d'aucune sorte et sous aucune forme ne peut être conclu avec le gouvernement de Sékou Touré. D'une manière plus générale, nous ne devons pas mollir en ce qui concerne ce gouvernement. Or je note et je désapprouve la tendance à le faire qui se manifeste à divers égards.
Le Général demande : « Je voudrais bien savoir qui a cette tendance fâcheuse à courir après les Guinéens ; ce doit les types du Quai d'Orsay – Ce ne sont pas spécialement eux. »
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+1 #23 Mickmack Camara 31-01-2012 14:46

Les « Archives Foccart » comportent un grand nombre de notes ou de télégrammes suggérant des initiatives ou des gestes concernant la Guinée ; la plupart d'entre elles portent un avis positif de Jacques Foccart, mais reviennent du bureau du Général avec la mention « Refus », souvent avec une annotation très négative ; ainsi, sur une note du 8 août 1961 de Foccart relatant la détérioration des relations entre la Guinée et les pays de l'Est (et qui ne suggère d'ailleurs aucune mesure en faveur de la Guinée), de Gaulle note en marge : « Il ne s'agit pas de retourner à un attendrissement au sujet de la Guinée. Si elle est déçue de ses amitiés soviétiques, tant pis pour elle. Si elle recommence à nous désirer, ce n'est pas le moment de nous livrer pour rien. Nous devons les laisser cuire dans leur jus. Je veux être tenu au courant de tout ce qui pourrait être sollicité du côté de Conakry, notamment en fait d'accords sur n'importe quel sujet. »
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+1 #22 Mickmack Camara 31-01-2012 14:44

Une conférence nationale, pour dire la vérité. Plus on retarde, plus des gens comme Nabi Youla, peuvent devenir amnésique ( l'age aidant).
Vivement la Conférence!!!!
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+1 #21 mamadou saliou bah 31-01-2012 01:21

Mr Gandhi !
Cela fait la 2eme fois que vous parlez de NABI YOULA .
Voyez-vous , la gde majorite guineenne en a enttendu parle ( Ambassadeur , " Anti-guineen " ..ect ) mais ne sait pas LA NOCIVITE de son role dans le maintien de ce systeme politique chez nous .
-"PERE " du RGE .( lutte contre AST)
- CONSEILLER POLITIQUE de LANSANA CONTE (pendant que" SON RGE " constituait l'OPPOSITION )
- Maintenant il joue LE SAGE avec " NOS POLITICARDS ".
Et pendant tout ce temps il etait " CORRESPONDANT " !
.
Je ne sais pourquoi tant de silence ! Nous avons de ces personnes chez nous que tout le monde connait et connait le ROLE joues ( et que jouent encore ) celles ci . Et personne ne les met a nu .
Vivement que vous trouviez CES ARCHIVES . Peut-etre qu'a ce moment beaucoup de LANGUES vont se deliees .
Bien a vous !
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0 #20 kourouma 31-01-2012 00:12

Tout le monde sait que Sékou a été forcé à être un dictateur...Avant qu'il n'accède au pouvoir son parcours était sans faute. Je vous exhorte tous à lire le livre de plus de 600 pages écrit par les services secrets français à l'époque: "LA PISCINE"...Vous comprendrez que Sékou n'a eu à gérer que des tentatives de déstabilisation, chose reconnue par le gouvernement français en son temps. Le débat doit être clos. Avançons.
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+3 #19 AOT Diallo 30-01-2012 18:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
> C'était ça la volonté de de Gaulle, il aurait pardonné l'invasion de la France par Hitler, mais jamais il n'aurait pardonné Sekou Touré et son non . Les conséquences nous poursuivent aujourd'hui, notre retard dans tous les domaines, la France est à l'origine, sans elle, Sekou Touré ne serait jamais devenu dictateur .

Cher Youssouf revoit un peu les chiffres économiques des 1e années de l’indépendance avant de faire de telles affirmations : le taux de croissance de la Guinée en 1960 était proche de 10% par an, en raison de la grande mobilisation et des investissements directs de l'URSS, des USA et des non alignés pour ce nouveau pays qui avait osé dire Non a De gaule. Des universitaires sont venus de partout, même de Haïti pour remplacer tous les enseignants et fonctionnaires français partis effectivement avec la France en 1958. La chute économique et sociale a alors débuté en 1960 en raison de l'absence de vision et de capacité gestionnaire du parvenu inculte au pouvoir qui croyait que parce qu'il avait lu Marx et Engels, il connaissait tout mieux que quiconque. Il a commencé a ce moment a trouver des comploteurs pour justifier toutes ses échecs et tous ces amis de la Guinée sont soit allés au Camp Boiro (ex. Diop Alhassane, Kappe de Bana) ou retournés dare-dare et extrêmement déçus chez eux.
Interroge-les si tu veux pousser un peu plus tes analyses - ils sont très nombreux encore vivants...
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+2 #18 alseny camara 30-01-2012 13:21

"nous étions fiers et contents d’avoir ce jour, un élément fort de souveraineté que la Guinée venait de conquérir. Un acte qui n’a pas plu à tout le monde. Par la suite, les Français se sont réunis pour saboter. Il y a donc une fausse monnaie qui a été introduite à partir du Sénégal pour saboter notre nouvelle monnaie". "Il faut reconnaitre que la gestion monétaire pour un pays comme le nôtre n’est pas simple, c’est pourquoi à la fin de sa vie, le Président Sékou avait demandé à deux de ses ambassadeurs que nous étions, mon ami Windo et moi, de tout faire pour que la monnaie guinéenne soit affiliée à l’ECU européen à l’époque. J’avoue que nous avons fait de notre mieux mais, à la fin de notre mission, les deux experts nous ont exprimé que l’ECU n’était pas encore une monnaie, c’était un système d’harmonisation". "Le Président a voulu cette coalition pour faciliter à notre pays, les échanges avec l’étranger. Il a cherché à nous affilier à la zone franc CFA qui nous a refoulés. Mais il se trouve que le compte extérieur dans ces conditions était géré par le trésor français, ce qui ne pouvait être accepté par la Guinée". Rien que des contradictions, vieux Somparé acteur principal du retour de Conté Lansana à l'élection présidentielle de 1999, tu est fatigué maintenant. Etant un simple Prof. de Math ne parle plus d'économie monétaire, ton temps est révolu.
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+4 #17 Gandhi 30-01-2012 11:29

Youssouf, si vous connaissez Nabi Youla, profitez qu'il soit encore en vie, pour l'interroger sur les relations réelles (pas celles qui sont colportées) entre AST et la France. Vous serez surpris, la propagande ne peut pas remplacer la vraie histoire. Si j'ai un jour le temps, les archives françaises parleront et ceux qui veulent refaire l'histoire seront confondus, à moins qu'ils considèrent que tout ce qui provient de la France est forcément sujet à caution.
Par ailleurs, je n'ai toujours pas reçu la liste des 4000 militaires retraités.
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+6 #16 alseny camara 30-01-2012 11:01

Excepté l'introduction de la fausse monnaie en Guinée au début des années 1960 (acte reconnu par les Services secrets afrançais "Emission de la chaine Planète"), la France n'a nullement été la base du retard guinéen, au contraire c'est le manque d'investissement qui a mis le pays à genoux. Le premier Plan triénal guinéen avait atteint les résultats apprécialbles, le Plan quinquenal suivant a souffert de visibilité en termes d'investissement sur les infrastructures de bases (Routes bitumées, construction de barrage, des écoles et des hopitaux. Le régime de Sékou Touré avait la crédibilité (rapprochement avec l'URSS et la Chine, invitation de Rocfeller, Président de la Chaise Manhattan Bank, Vice Présidence de la Oummah Islamique), ces atoux pouvaient lui permettre de mobiliser facilement les 5 milliards USD d'investissements qui étaient nécessaires pour le décollage économique du pays. A sa mort la dette extérieure du pays était de 1,4 milliard USD et le pays concurrent, la Côte d'Ivoire avait 18 milliards USD d'investissement par la dette. Aussi les années 1970 ont débuté avec la suppression du commerce privé, cela a pénalié les conditions de vie des populations surtout à l'intérieure du pays (Cheytrane 1976). Excepté les grandes chutes (construit par les Yougoslaves), les barrages Kinkon à Pita (1964) et de Tinkisso à Dabola en 1974 construits par la Chine, le Gouvernement n'avait plus de visibilité à moyen et long termes. Autres lacunes, durant ses 24 années du règne, Lansana Conté n'a construit au'un seul barrage, celui de Garafiry. Cessons d'accuser l'étranger de nos maux qui proviennent essentiellement de l'intérieure du pays et du niveau très médiocres de nos Présidents qui n'ont pas atteints le niveau BACCALAUREAT. C'est ça la cause du retard guinéen.
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0 #15 Cisse de Beyla 30-01-2012 04:24

Au fait je ne n'arrive pas a saisir l'objectif de cette interview!!!
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-3 #14 kourouma 30-01-2012 03:09

Citation en provenance du commentaire précédent de AOT Diallo:
Citation en provenance du commentaire précédent de kourouma:
Bon discours son excellence Monsieur Aboubacar Somparé. Vous avez relevé les défis de votre époque dans la gloire et votre génération a fait ce qu'elle pouvait. La Guinée vous sera reconnaissante car nous savons que le nom au referendum de 1958 a été la cause du retard de la guinée avec tout ce qui a suivi comme conséquences: Révolution et réaction ! A qui la faute.
Ce que la jeune génération doit avoir avec acuité, c'est le patriotisme incroyable hors paire dont vous avez fait montre pour vous mettre au service de votre pays, un patriotisme qui manque cruellement aux guinéens d'aujourd'hui qui confondent tout désormais . Nous savons que la France avait juré la main sur le cœur ceci: " Nous mettrons la Guinée à genoux".
Excellent début de semaine à chacun et tous.

Mr Kourouma si je ne me trompe vous avez une fois écrit que vous êtes ivoirien mais que vous "aimez" la Guinée. Si c'est effectivement le cas, la majorité des guinéens ne vous aiment pas car vous défendez l’indéfendable. Svp Cessez de parler de ce que vos ne connaissez pas, occupez-vous de votre bordel national et laissez-nous le notre...

Je suis désolé cher AOT, oui j'ai clairement dit que suis fils d'immigré guinéens en RCI, j'y suis né, je suis ivoirien et je travaille pour ce très beau pays. Mais il se fait que je suis presque le seul enfants de mon cher feu.père qui est attaché à la guinée, j'y vais de temps en temps car mon père y a quelques petites réalisations et quelques fois dans le cadre de mon travail. A ma retraite je compte m'installe en guinée et avant je compte procéder à quelques petites réalisations. Bonne journée cher AOT
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-1 #13 kourouma 30-01-2012 00:58

Youssouf Bangoura
Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
> C'était ça la volonté de de Gaulle, il aurait pardonné l'invasion de la France par Hitler, mais jamais il n'aurait pardonné Sekou Touré et son non . Les conséquences nous poursuivent aujourd'hui, notre retard dans tous les domaines, la France est à l'origine, sans elle, Sekou Touré ne serait jamais devenu dictateur .

Je vois bien que tu es de ceux là qui connaissent bien l'histoire de la guinée. Les dictateurs ne naissent pas comme des champignons, c'est leur environnement qui les forge. Moi j'étais de ceux là qui avait une haine sans précédent pour AST à cause de mon feu.père qui n'a jamais bien parlé de lui. Mais une fois au lycée, j'ai cherché à comprendre le passé de la guinée en achetant des bouquins événementiels pour me cultiver et découvrir certaines vérités inédites. Tout simplement ma haines a été dilué en grande partie même s'il faut dire que le retard de la guinée est de son faites. Mais il n'a jamais été seul. Ce sont eux tous: Révolutionnaires et réactionnaires !!!
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+1 #12 AOT Diallo 30-01-2012 00:43

Citation en provenance du commentaire précédent de kourouma:
Bon discours son excellence Monsieur Aboubacar Somparé. Vous avez relevé les défis de votre époque dans la gloire et votre génération a fait ce qu'elle pouvait. La Guinée vous sera reconnaissante car nous savons que le nom au referendum de 1958 a été la cause du retard de la guinée avec tout ce qui a suivi comme conséquences: Révolution et réaction ! A qui la faute.
Ce que la jeune génération doit avoir avec acuité, c'est le patriotisme incroyable hors paire dont vous avez fait montre pour vous mettre au service de votre pays, un patriotisme qui manque cruellement aux guinéens d'aujourd'hui qui confondent tout désormais . Nous savons que la France avait juré la main sur le cœur ceci: " Nous mettrons la Guinée à genoux".
Excellent début de semaine à chacun et tous.

Mr Kourouma si je ne me trompe vous avez une fois écrit que vous êtes ivoirien mais que vous "aimez" la Guinée. Si c'est effectivement le cas, la majorité des guinéens ne vous aiment pas car vous défendez l’indéfendable. Svp Cessez de parler de ce que vos ne connaissez pas, occupez-vous de votre bordel national et laissez-nous le notre...
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-2 #11 Youssouf Bangoura 29-01-2012 23:53

> C'était ça la volonté de de Gaulle, il aurait pardonné l'invasion de la France par Hitler, mais jamais il n'aurait pardonné Sekou Touré et son non . Les conséquences nous poursuivent aujourd'hui, notre retard dans tous les domaines, la France est à l'origine, sans elle, Sekou Touré ne serait jamais devenu dictateur .
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-1 #10 Coumbassa 29-01-2012 22:11

Samparé a au moins le niveau. De quoi parlez-vous de Raby que vous avez fait vous même ce qu'elle n'est pas et ne merite pas. Si vous etes honnete, attaquez-vous de vos parents. Rabyatou Sera Diallo est plus mediocre et lache que tout le monde. Elle egale à Somparé +JMD.
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-5 #9 kourouma 29-01-2012 21:18

Bon discours son excellence Monsieur Aboubacar Somparé. Vous avez relevé les défis de votre époque dans la gloire et votre génération a fait ce qu'elle pouvait. La Guinée vous sera reconnaissante car nous savons que le nom au referendum de 1958 a été la cause du retard de la guinée avec tout ce qui a suivi comme conséquences: Révolution et réaction ! A qui la faute.
Ce que la jeune génération doit avoir avec acuité, c'est le patriotisme incroyable hors paire dont vous avez fait montre pour vous mettre au service de votre pays, un patriotisme qui manque cruellement aux guinéens d'aujourd'hui qui confondent tout désormais . Nous savons que la France avait juré la main sur le cœur ceci: " Nous mettrons la Guinée à genoux".
Excellent début de semaine à chacun et tous.
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+3 #8 AOT Diallo 29-01-2012 18:50

La solution de ce fossile du pdg pour la reconciliation ? Le sanakouya !!
Pour son cabinet de lobbying et de consultation je ne lui prédit qu'un seul client : l’héritier politique et biologique de ast...
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+2 #7 Ibrahima2 29-01-2012 15:30

Lire la 1ere reaction.
celle de Monsieur FELA-Kuti(Barry).
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+6 #6 Gandhi 29-01-2012 13:57

Mr Somparé, vous dites que la Guinée d'AST a voulu intégrer la zone CFA et s'est fait refoulé par la France, et ensuite vous dites que la Guinée ne pouvait pas accepter cette intégration.... qu'elle a pourtant demandée.
La zone CFA intègre toujours la possibilité pour le Trésor français de gérer le compte extérieur. Ce qu'AST ne pouvait supporter dites-vous, ne vous pose aucun problème ?
Il ne vous a pas échappé que la zone francophone était moins développée que la zone anglophone. Si vous êtes panafricaniste (??), vous préfèrerez la ZMAO, car il faut raisonner sur le temps long de l'histoire, et non pour des intérêts immédiats, d'ailleurs peu évidents compte-tenu de la structure économique du pays.
Vous êtes vous rendu compte que vous disiez tout et son contraire (intégrer la zone CFA, puis ne pas le faire). Est-ce un signe de sénilité ou d'incompétence ?
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+2 #5 Thierno,H Barry USA 29-01-2012 12:57

here's the corrupt to the spinal cord, recycled, recyclable, soluble and soluble in any scheme: This is the caste of bureaucrats unproductive that ruined all the hopes and aspirations of democratic development of this country. There's some people with very small virtues Ferrez better to be silent, have experienced their expertise to literally and figuratively generations of Guineans! the weight of age does not necessarily make someone a wise man, wisdom more than an intellectual posture, is a praxis that is verified daily over a lifetime, disposal !!!!!
quote ...FELA BARRY
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+7 #4 mamadou saliou bah 29-01-2012 02:07

Mme BAUD !
"MAWDHO E MOKOBA WONA GOOTUN !"
Voulez - vous , svp , remettre a la UNE apres cette autre " sortie " de Mr Sompare , le texte d'un certain OUROURO BAH sur ce Mr ?
Il est bien indique comme reponse .
Bien a vous !
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+5 #3 Thierrno 29-01-2012 00:21

Braaaaaaavoo Mr Féla Barry un commentaire digne d'un intello...
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+7 #2 Koivogui 29-01-2012 00:00

Merci,Mr Fèla Barry.
Qu'es-ce qu'un Mr comme SOMPARE a à dire aux Guinéens?
HONTE A LUI.
Somparé isaré na allah yiira.
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+11 #1 Féla Barry 28-01-2012 22:49

en voilà des corrompus jusqu'à la moelle épinière, recyclés, recyclables, solubles et dissolubles en tout régime: C'est cette castes de bureaucrates improductifs qui ont ruiné toutes les aspirations démocratiques et espérances de développement de ce pays. Y a des des gens de très petites vertus qui ferrez mieux de se taire, leurs expertises ont éprouvé au propres comme au figuré des générations entières de Guinéens !!! le poids de l'age ne fait pas forcement de quelqu’un un homme Sage, la sagesse plus qu'une posture intellectuelle, est une praxis qui se vérifie au quotidien sur toute une vie, au rebut !!!!!
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