Presse en ligne: l’UFSIIG se désolidarise de la démarche belliqueuse de l’AGUIPEL

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A Madame la Présidente du Conseil National de la Communication (CNC) 


Objet: l’UFSIIG se désolidarise de la démarche belliqueuse de l’AGUIPEL


Madame,

Nous avons l'honneur de soumettre à votre haute bienveillance cette correspondance pour d’une part attirer votre attention sur la délinquance qui prévaut depuis un certain temps au sein de l'Association guinéenne de la presse en ligne (AGUIPEL) et d’autre part solliciter votre intervention pour nous aider à assurer une gestion plus saine des associations actuelles (et futures) évoluant dans ce domaine.

En effet, comme vous pouvez le constater à l’annexe de cette lettre, la plupart des sites de l’AGUIPEL, qui prétendent informer les lecteurs sur une base quotidienne, sont inactifs. Les noms de domaine de ces sites ont pour la plupart été retirés ou revendus par les entreprises qui les hébergeaient. L’UFSIIG estime qu’il est injuste et déloyal qu’un petit groupe restreint de l’AGUIPEL s’enrichisse sur le dos du contribuable en créant de toute pièce des site-subventions, au mépris de ceux qui s’efforcent de donner une image plus respectable de la presse en ligne.

Par ailleurs, l’UFSIIG estime que l’AGUIPEL commet une grave erreur d’appréciation en considérant de façon systématique la Cour suprême comme le meilleur recours face aux contentieux qui l’opposent au CNC. Que ce soit la question de la reconnaissance de la loi sur la presse en ligne ou celle portant attribution et partage des subventions que l’Etat accorde à la presse, l’UFSIIG estime que la presse en ligne n’a pas meilleur interlocuteur que le CNC, du moins tant que les voies du dialogue ne sont pas épuisées. Il faudrait plutôt dialoguer sur des questions de fond et nouer un partenariat viable permettant l’émergence d’une presse plus professionnelle que de s’agiter dès lors qu’il est question de sou.

Autre combine de l'AGUIPEL pour justifier la création de ses multiples sites-satellites qui ont le double dessein de capter les subventions et de lui assurer des voix lors des votes, il suffit de justifier un minimum de cinq (5) articles par mois pour être considéré comme un site d'information! Or n'est-ce pas que le web rime avec l'instantanéité de l'information ? La plupart de ces sites se contentent le plus souvent de plagier leurs confrères.

L'AGUIPEL doit avant tout balayer devant sa propre porte si elle ne veut pas être perçue pour longtemps encore comme une presse délinquante.

C’est pour toutes ces raisons, Madame, que l’UFSIIG condamne et se désolidarise de la démarche belliqueuse de l’AGUIPEL, sollicite votre intervention pour annuler ses combines déloyales, vous invite à analyser à la loupe les sites de la presse en ligne pour vérifier tous les points que nous soulevons dans cette lettre.

L’UFSIIG vous suggère d’effectuer votre propre enquête auprès des journalistes de la presse en ligne qui, pour la plupart, désapprouvent la démarche de l'AGUIPEL, mais évitent de se manifester par peur de se faire exclure tout simplement.

Nous vous prions de bien vouloir accepter, Madame, nos salutations distinguées.


L’Union des Fondateurs des Sites Internet d’Information Guinéens (UFSIIG)


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