Jeudi, 19 Janvier 2012 21:32
L’après midi du samedi 14 janvier 2012 sur invitation de l’Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF) s’est tenue, dans une salle de la mairie du 20e à Paris, une conférence-débat sur « le rôle et la place de la diaspora pour le développement socio-économique de la Guinée ».
La rencontre a commencé par un discours de bienvenue du président de l’AJGF, M. Mamadou Boubacar Diallo qui a profité de l’occasion pour présenter les activités réalisées par l’association et aussi situer la conférence dans l’organigramme de l’AJGF.
Ensuite, il a donné la parole au secrétaire à l’intégration et à l’insertion professionnelle de l’AJGF, M. Amadou Oury Diallo qui, dans son allocution, a justifié le choix de ce thème.
M. Thierno Camara (Président de
Prenant la parole, le modérateur, Idrissa Barry (Docteur en économie de développement) a présenté les sous-thèmes ainsi que les différents intervenants. Ensuite, l’honneur est revenu à son excellence M. Amara Camara ambassadeur de la Guinée en France, d’ouvrir la conférence-débat. Après avoir fait part de sa joie à participer à cette conférence-débat, M. l’ambassadeur a rappelé que la Guinée est notre maison commune et que nous devons la préserver à tout prix, car nos différences d’opinions ne doivent pas nous empêcher de protéger notre patrimoine commun.
Le maire adjoint du 20e, M. Mohamed Gassama, à son tour, a pris la parole pour souhaiter la bienvenue au public et aux conférenciers.
M. Alpha Loppé Sow (Docteur en Histoire) a commencé par situer l’ensemble des circonstances qui ont conduit à l’émigration des Guinéens. D’après cet historien, l’émigration des Guinéens n’est pas assimilable à un phénomène naturel ou de hasard. Au cours de son exposé M. Sow explique que les causes principales de l’émigration sont d’ordre politique. Par ailleurs, il a dénoncé l’ostracisation de la diaspora dans le développement de
M. Mohamed Gassama (Maire adjoint du 20e) a pour sa part attribué le phénomène d’intégration à une notion politique. Pour cet orateur, cette diaspora est bien intégrée malgré tous les discours que les politiciens veulent nous faire croire. Pour appuyer son raisonnement, il a pris l’exemple d’un analphabète originaire d’un pays sub-saharien et qui arrive en France sans parler un mot de français qui au bout de quelques années parle « bien » le français et possède un travail. Il a également évoqué la coopération décentralisée entre
M. Tolomsé Camara (Secrétaire général de l’Actog) a d’abord fait un bref historique des associations qui ont marqué la vie des Guinéens en France, il a cité notamment : la FEANF, l’Actog,
M. Cherif Baldé (Président de l’Educetera) raconte son expérience dans l’éducation des jeunes à travers son association Educetera. Il a mis en exergue à travers des chiffres, le retard de la Guinée en matière d’éducation, en faisant des comparaisons avec les pays de la sous-région. Il invite les Guinéens de la diaspora de profiter de leurs séjours au pays pour donner des cours dans les différents établissements de
M. Thierno Iliassa Baldé (Ingénieur chez France Telecom) a pour sa part, fait une étude comparative entre différentes diasporas africaines installées en France pour ressortir la place de la diaspora guinéenne. Ensuite, il a mis un accent sur les apports de ces diasporas dans les pays d’origine et ainsi que dans les pays d’accueil.
M. Patrice Kourouma (Conseiller à la présidence chargé des Guinéens de l’extérieur) a expliqué à l’auditoire, les dispositifs que le gouvernement s’active à mettre en place pour favoriser le retour de la diaspora. Il a cité par exemple, la mise en place du haut conseil des Guinéens de l’étranger. Il a également pris note des besoins exprimés par le public et a promis de les soumettre au président de la république de Guinée.
M. Haroun Gandhi (professeur d’économie et chef d’entreprise) a, au cours de son allocution, relaté les difficultés rencontrées par la diaspora pour la création d’entreprises en Guinée. Il a souligné que les entreprises iront là où elles sont sûres de rentabiliser leurs investissements, car elles ne sont pas des associations, et sont faites pour gagner de l’argent. Il a plaidé pour le respect par l’État guinéen, des contrats signés avec les entreprises, qui souhaitent s’établir en Guinée.
M. Aboubacar Kourouma (Directeur Général de l’entreprise Wontanara) a quant à lui, introduit la notion d’entreprenariat dans le débat en prenant pour exemple son parcours. Il a encouragé les jeunes à se lancer dans l’entreprenariat et enfin il a expliqué les possibilités de financements qui peuvent exister en France.
Après ces interventions riches en enseignements, les conférenciers ont répondu aux différentes questions posées par les participants. La rencontre a pris fin à 19h00 sur une très bonne note de satisfaction de l’ensemble des participants.
Cette conférence-débat a réuni des personnes de sensibilités différentes, nous avons retrouvé des étudiants, des fonctionnaires, des politiciens, des chefs d’entreprises, … Cette diversité a permis d’élever le niveau du débat.
L’AJGF a donné rendez vous au mois de février à l’ensemble des participants à un atelier de formation aux techniques d’entretiens d’embauches, de rédaction de CV, de projet professionnel et de gestion de carrière.
