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Cour constitutionnelle : les objections de l’O.R.E.P.
Cécé Roger Haba & Abdoul Baldé Mardi, 07 Avril 2015 18:46
A quelques mois de l’élection présidentielle, et après quatre ans d’immobilisme et de refus catégorique, le pouvoir de M. Alpha Condé vient de créer dans une précipitation inexpliquée, « sa cour constitutionnelle ». L’improvisation avec laquelle cette institution est créée, fait peser sur elle un doute sérieux quant à son improbable honnêteté politique. Dans ce contexte, les décisions qu’elle serait amenée à prendre lors des élections à venir (présidentielle et autres) seront légitimement soupçonnées de partialité. Car la désinvolture habituelle, et l’improvisation calculée qui ont présidé à la création de cette instance indiquent sans conteste, l’usage discutable qui en sera fait à l’occasion de la présidentielle d’octobre 2015 : un instrument visant à donner une apparente constitutionnalité à d’authentiques fraudes électorales, notamment présidentielles.
Pour l’O.R.E.P., la création d’une Cour constitutionnelle n’est pas en soi une mauvaise idée. L’institution est souhaitable. Elle serait même utile à l’enracinement de l’Etat de droit à bâtir, dans la culture du respect des libertés individuelles et collectives par ceux à qui la nation confiera provisoirement son destin.
Mais alors, utile à quelles conditions ?
L’O.R.E.P. déplore la précipitation longtemps calculée dans laquelle la Cour constitutionnelle est créée.
L’O.R.E.P. condamne sans ambiguïté, l’opacité qui a prévalu, lors de la désignation autoritaire de ses membres dont certains ne remplissent ni les critères de niveau intellectuel pourtant indispensable, ni les conditions de probité morale nécessaire à l’exercice d’un tel magistère.
L’O.R.E.P. est intriguée et inquiète par le mutisme réel ou apparent des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Or ici, nous avons affaire à une institution dont la décision s’imposera sans appel possible, à tous. En un certain sens, la paix civile et la stabilité politique de notre pays dépendront pour une part non négligeable des décisions que la Cour constitutionnelle sera amenée à rendre. D’où la nécessité impérieuse qu’elle soit perçue par nos concitoyens comme une institution honnête, non partisane, et donc dont les membres sont crédibles et insoupçonnables au plan de la morale et de la probité politique et intellectuelle. De ce point de vue, nous sommes loin, très loin du compte. Ce qui explique la perplexité de l’O.R.E.P. quant au silence des partis politiques représentatifs, y compris ceux de l’opposition.
Pour nous à l’O.R.E.P., la Cour constitutionnelle n’est pas une affaire politique. Sa création n’est pas non plus une affaire de décret présidentiel. Le décret, c’est après. Il faut d’abord :
---Une concertation avec la représentation nationale, dans toutes ses composantes (UFDG, UFR, RPG, PEDEN) pour fixer le nombre des membres qui seront amenés à siéger dans cette nouvelle instance, la durée de leur mandat, ainsi que leur mode de désignation (qui les désigne ? Les 7 ou 9 membres possibles ne doivent en aucun cas être choisis par une seule instance.
---Préciser les périmètres de compétence de la Cour constitutionnelle avec la participation de Guinéens de haut niveau intellectuel, dont la probité est indiscutée (ceux de l’extérieur et de l’intérieur) désignés par la mouvance et l’opposition. Une Cour constitutionnelle ne doit pas être une hyper-assemblée nationale, ou une assemblée nationale parallèle. Par ailleurs, en appeler aux compatriotes de l’extérieur pour utiliser leur compétence afin de bâtir un Etat de droit, n’a rien d’anormal, ni de honteux. Ce qui est honteux, c’est de faire appel aux étrangers moins compétents qui prennent des millions de dollars pour un travail qu’ils ne feront pas ou mal. Exemple : la prétendue réforme de l’armée, où des généraux étrangers (africains) incompétents ont juste plagié les travaux d’un de nos concitoyens.
---Les critères à remplir pour éventuellement y être désigné comme membre doivent être clairs et rendus publics avant toute désignation.
---Le président de la République ne peut pas y désigner plus de trois membres.
Voilà selon l’O.R.E.P. certaines des conditions de transparence à remplir pour qu’une Cour constitutionnelle puisse inspirer confiance, et donc être crédible.
L’O.R.E.P. invite les partis politiques de l’opposition représentés à l’Assemblée nationale à ne pas reconnaître la « Cour constitutionnelle » qui vient d’être précipitamment créée pour les besoins de M. Alpha Condé. Car l’opacité qui a présidé à sa création à quelques mois de l’élection présidentielle, vise un seul et unique objectif : fournir un verni constitutionnel à une authentique fraude électorale, si possible dès le premier tour comme le souhaite le président Alpha Condé.
Enfin, l’O.R.E.P. insiste sur la nécessité pour tous les partis politiques désireux de préserver le pays des convulsions douloureuses que le clan du président prépare déjà , de proclamer dès maintenant, qu’ils ne reconnaissent pas et ne reconnaîtront aucune décision émanant de cette cour « constitutionnelle ».
Paris, le 7 avril 2015
Pour l’O.R.E.P. :
Haba Cécé Roger, secrétaire général chargé de l’organisation
Dr. Baldé Abdoul, secrétaire général chargé de la formation
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Commentaires
Attention quant on ne sait pas il faut se taire, il est dangereux d'écrire n'importe quoi. Votre texte n'a aucun sens, il est incroyablement erroné et dangereusement désinformateur. Sans vouloir vous vexer sachez que l'on ne s'invente pas juriste. Allez y voir la C. avant de vous lancé dans cette aventure. Permettez aussi de vous conseiller de ne pas signer au nom d'une structure (l'OREP) avec de telles bêtises, car vous la faites honte.
Prenez ma critique comme positive et formez vous.
Très amicalement cependant,
Citoyen Droit (CD)
C’est ce même attentisme qu’on a observé lors de la mise en place des démembrements de la CENI qu’elle dit ne pas reconnaitre, notamment à Ratoma où des RPGistes inconnus de l’administration locale auraient prêté serment au nom de l’administration locale en lieu et place des personnes validées par Hadja Biya (dont le rôle est pour moi troublant). Donnant ainsi une grande majorité au RPG au sein de la CECI de Ratoma. Et demain, ils seront étonnés quand les suffrages de Ratoma seront purement et simplement annulés pour permettre la « victoire » d’AC !!!
(…)
Je ne réponds pas à un aveugle qui ne sait pas lire ou qui ne comprend pas Français.Voulez-vous que j'écrive en poular, les articles 100;102;103;106 pourtant bien marqués dans mon texte,pour que vous voyiez mes fondements juridiques?
M. Kaba, comme vous vous n’êtes pas aveugle, vous savez lire et vous comprenez français ET SURTOUT comme vous semblez vous soucier du respect de la Constitution, que dites-vous du sort réservé par AC à l’article suivant (concernant la mise en place de cette même Cour Constitutionnelle) : « Cette mise en place sera réalisée dans un délai de SIX MOIS au plus tard à compter de l’installation de l’Assemblée Nationale » (Article 155, alinéa 2) ? Ce même délai de 6 MOIS concerne aussi la Cour des Comptes, l’Institution Nationale des Droits Humains (voir article 160). Pour rappel : l’AN ayant été installée le 13 janvier 2014, donc TOUTES ces Institutions auraient être mises en place au PLUS TARD le 13 JUILLET 2014 !!! Ou bien ?
Que faites-vous du délai de promulgation des lois (en principe 10 jours après son adoption, selon l’article 78, alinéa 2) VIOLE par AC ? On s’en fout, non ?
Où sont les déclarations de biens d’AC, de ses ministres, du Président de l’AN, du Gouverneur de la BCRG et autres (Article 36) ? On s’en fout, aussi non?
M. Kaba, quelles sont vos fondements juridiques pour expliquer ces violations de la Constitution ?lol
Quand je vois ces RPGistes se faisant passer pour des légalistes…
(…)
Ou est votre contribution pour éclairer la lanterne de l'opinion comme vous dites qu'il s'agit d'une conclusion hâtive? Sur quel fondement juridique vous vous êtes basés pour étayer vos mensonges et propagandes?? Vous êtes à l'image de votre de votre président (AC)qui est devenu le cancer pour la guinée et les guinéens,
Je ne réponds pas à un aveugle qui ne sait pas lire ou qui ne comprend pas Français.Voulez-vous que j'écrive en poular, les articles 100;102;103;106 pourtant bien marqués dans mon texte,pour que vous voyiez mes fondements juridiques?
SE...vous me faites rire wallayi! Faut pas changer de discours après hein!
Rirons bien QUI Rira le dernier!
Voilà une autre conclusion hâtive sans fondement juridique.On obéît à son émotion pour nous sortir un papier qui pue l'ignorance totale de ses auteurs des dispositions constitutionnelles régissant l'organisation et le fonctionnement de la Cour constitutionnelle.
Êtes-vous aller lire le Titre VI de la constitution guinéenne de l'article 93 à l'article 106,avant de nous étaler votre ignorance dans ce papier?
Voici ce que disent ces quelques articles:
* Article 100:" La Cour Constitutionnelle comprend neuf (09) membres âgés de quarante cinq (45)
ans au moins choisis pour leur bonne moralité.
Elle est composée de :
• deux (2) personnalités reconnues pour leur probité et leur sagesse, dont une (1) proposée par le
Bureau de l'Assemblée Nationale et une (1) proposée par le Président de la République;
• trois (3) magistrats ayant au moins vingt 20 années de pratique, désignés par leurs pairs ;
• un (1) avocat ayant au moins vingt 20 années de pratique élu par ses pairs ;
• un (1) enseignant de la Faculté de droit titulaire au moins d'un doctorat en droit public et ayant
une expérience d’au moins vingt 20 années, élu par ses pairs ;
• deux (2) représentants de l’Institution Nationale des Droits Humains reconnus pour leur longue
expérience."
*Article 102: "Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur
mandat.
Ils ne peuvent être poursuivis ou arrêtés sans l'autorisation de la Cour Constitutionnelle, sauf cas
de flagrant délit. Dans ce cas, le Président de la Cour Constitutionnelle est informé, au plus tard
dans les 48 heures.
En cas de crimes ou délits, les membres de la Cour Constitutionnelle sont justiciables de la Cour Suprême".
* Article 103: "Avant leur entrée en fonction, les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent serment en audience solennelle publique devant le Président de la République et le Président de l'Assemblée nationale en ces termes:
'' Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et en toute indépendance, de garder le secret des délibérations et des
votes et de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour "
* Article 106:"Une loi organique détermine l'organisation et le fonctionnement de la cour constitutionnelle,la procédure suivie devant elle,notamment les délais pour sa saisine de même que les conditions d'éligibilité,les avantages,les immunités,et le régime disciplinaire de ses membres".
Cette loi organique qui a bien été votée par le CNT et promulguée par le président de la transition est encore plus explicite sur le mode de désignation des membres de la C.Const. et son fonctionnement.
Il faut quand même arrêter de voir le mal partout et de critiquer tout.Quand on viole la loi,vous critiquez et quand on la respecte vous critiquez encore pour exiger sa violation.
Ou est votre contribution pour éclairer la lanterne de l'opinion comme vous dites qu'il s'agit d'une conclusion hâtive? Sur quel fondement juridique vous vous êtes basés pour étayer vos mensonges et propagandes?? Vous êtes à l'image de votre de votre président (AC)qui est devenu le cancer pour la guinée et les guinéens,
NB: lopposition extra parlementaire peut continuer a ecrire. on en a besoin de leur conseils mais le train a bouger et il est loin de Paris!
Êtes-vous aller lire le Titre VI de la constitution guinéenne de l'article 93 à l'article 106,avant de nous étaler votre ignorance dans ce papier?
Voici ce que disent ces quelques articles:
* Article 100:" La Cour Constitutionnelle comprend neuf (09) membres âgés de quarante cinq (45)
ans au moins choisis pour leur bonne moralité.
Elle est composée de :
• deux (2) personnalités reconnues pour leur probité et leur sagesse, dont une (1) proposée par le
Bureau de l'Assemblée Nationale et une (1) proposée par le Président de la République;
• trois (3) magistrats ayant au moins vingt 20 années de pratique, désignés par leurs pairs ;
• un (1) avocat ayant au moins vingt 20 années de pratique élu par ses pairs ;
• un (1) enseignant de la Faculté de droit titulaire au moins d'un doctorat en droit public et ayant
une expérience d’au moins vingt 20 années, élu par ses pairs ;
• deux (2) représentants de l’Institution Nationale des Droits Humains reconnus pour leur longue
expérience."
*Article 102: "Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur
mandat.
Ils ne peuvent être poursuivis ou arrêtés sans l'autorisation de la Cour Constitutionnelle, sauf cas
de flagrant délit. Dans ce cas, le Président de la Cour Constitutionnelle est informé, au plus tard
dans les 48 heures.
En cas de crimes ou délits, les membres de la Cour Constitutionnelle sont justiciables de la Cour Suprême".
* Article 103: "Avant leur entrée en fonction, les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent serment en audience solennelle publique devant le Président de la République et le Président de l'Assemblée nationale en ces termes:
'' Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et en toute indépendance, de garder le secret des délibérations et des
votes et de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour "
* Article 106:"Une loi organique détermine l'organisation et le fonctionnement de la cour constitutionnelle,la procédure suivie devant elle,notamment les délais pour sa saisine de même que les conditions d'éligibilité,les avantages,les immunités,et le régime disciplinaire de ses membres".
Cette loi organique qui a bien été votée par le CNT et promulguée par le président de la transition est encore plus explicite sur le mode de désignation des membres de la C.Const. et son fonctionnement.
Il faut quand même arrêter de voir le mal partout et de critiquer tout.Quand on viole la loi,vous critiquez et quand on la respecte vous critiquez encore pour exiger sa violation.








