Déclaration N°003 du 03 mars 2015 de la Coordination nationale Haali-Pular

Facebook Imprimer    

 

Suite à une marche pacifique de l’UFDG, pour protester selon elle contre les affectations inopportunes et injustifiées qui ne sont autres que des règlements de compte politiques, de graves incidents ont été enregistrés trois jours durant du lundi 02 au mercredi 04 février 2014 à Labé. Les manifestants ont été dispersés violemment aux environs du grand hôpital par les forces de l’ordre. Poursuivis, certains ont été contraints de se réfugier dans l’enceinte de l’hôpital et les hommes en uniformes n’ont pas hésité à y pénétrer bastonnant manifestants, malades, médecins, vandalisant tout sur leur passage.

La ville a été soumise à des pillages et à une forte répression des citoyens innocents trouvés dans leurs lieux de travail ou à leur domicile de la part des forces dites de l’ordre. Il y a lieu de noter qu’il y a eu plusieurs blessés graves dont un par balle. Des arrestations massives suivies des injures à caractères racistes et ethnocentristes. Des domiciles privés, le siège de l’UFDG, des boutiques, magasins, des ateliers, des motos, des téléphones, des ustensiles de cuisines et autres objets mobiliers détruits par les forces dites de sécurités. Des forces surexcitées, se sont attaquées à une pauvre vendeuse de galettes alors que la situation était redevenue normale, donnant un coup de pied sur la marmite contenant l’huile chaude qui a brûlé la pauvre dame.

Des habitants de Pita et tous les riverains de la route menant à Labé ont vu un cortège de pickups et autres véhicules remplis d’hommes en uniforme et autres non identifiés entrer à Labé à vive allure au troisième jour de la crise.

Au moment où les sages de Labé, les responsables locaux, les députés et les responsables de l’UFDG venus de Conakry pour épauler ceux sur place œuvraient pour calmer la situation, tous ont été surpris de découvrir une calomnie préparée et planifiée par des pyromanes télécommandés depuis Conakry par des individus aux idées racistes, ethnocentristes et régionalistes qui ne veulent pas qu’il y ait la paix, l’entente et l’harmonie entre les filles et les fils de la nation guinéenne.

Ce sont aussi eux qui avaient conçu le plan satanique de l’empoisonnement imaginaire de l’eau au Palais du peuple entre les deux tours de l’élection présidentielle en 2010.

Voici les étapes de la planification satanique :

1. Première étape, informer qu’il y a une marche prévue à Labé le lundi, l’ordre a été donné aux forces de l’ordre de mâter les manifestants et de créer le maximum de dégâts pour faire monter la tension dans la ville et trouver un prétexte pour l’envoi de renforts composés de policiers, de gendarmes, de militaires et de milices endoctrinés et haineux qui n’ont aucune attache à Labé.

2. Des militants du parti au pouvoir sont préparés et financés pour exécuter de sales besognes contre eux-mêmes et faire endosser la responsabilité à la partie d’en face.

3. Des domiciles appartenant à des Malinkés et autres membres du parti au pouvoir sont identifiés, les propriétaires mis dans les conditions, les biens précieux sortis nuitamment et mis à l’abri, des sommes colossales leur sont remises et des individus sont préparés pour y mettre le feu.

4. Les rôles sont bien distribués entre les commanditaires et les exécutants : le premier domicile ciblé devait être celui du fondateur du Mouvement Djokken Alpha. Les extrémistes qui déjà avaient tout préparé distillent la nouvelle et le mot d’ordre, c’est quoi ? C’est de dire que les Peulhs se sont attaqués aux Malinkés à Labé et ont incendié leurs domiciles et sont en train de les chasser.

Voilà, c’est l’hécatombe pour la Guinée et on se met à s’attaquer aux Peulhs et brûler leurs biens en Haute Guinée et ailleurs sans savoir de quoi s’agit-il.

Ces montages calomnieux allaient déclencher une guerre civile entre deux communautés innocentes, les Peulhs et Malinkés. Cela prouve à suffisance que ceux qui entretiennent des telles manipulations n’aiment pas la Guinée, sinon, ils ne peuvent pas souhaiter un conflit entre deux communautés qui vivent ensemble et en harmonie depuis la nuit des temps.

De tous les acteurs de cette hécatombe qui allait détruire la Guinée, chacun s’est cantonné à jouer son rôle et s’effacer sans y laisser de traces.

A l’heure H, le groupe qui avait le plus important rôle à jouer, celui de déclencher l’incendie au domicile de Samba s’est mis à réfléchir et a retardé l’opération au point que certains qui n’avaient pas un rôle spécifique à jouer mais qui étaient au courant de ce qui se tramait, ont voulu toute suite se diriger vers le domicile qui devait être incendié, certainement pour voir les flammes et verser quelques larmes de crocodiles.

Ceux qui devaient passer les coups de fil à l’heure H, n’avaient aucune difficulté, la ville de Labé est entièrement couverte par tous les opérateurs de téléphonie mobile, ça passe cinq sur cinq et ils n’ont pas tardé

Les journalistes informés par les sources des commanditaires, ont appelé le propriétaire du bâtiment qui a confirmé la nouvelle et ils se sont rendus sur les lieux, rien n’est parti en fumée, pas de feu.

Les gros bonnets tombent dans leur propre piège les uns après les autres en un temps record. Depuis leurs bureaux somptueux de Conakry, le chef de l’Etat et le Premier ministre appellent les autorités de Labé, les unes après les autres. Mais, ces dernières ne confirment pas la nouvelle.

Nous voulons faire comprendre à tous les Guinéens particulièrement à nos parents de la Haute Guinée que nous devons tous faire très attention, sinon des individus mal intentionnés vont nous pousser à commettre l’irréparable entre nous.

La Coordination nationale Haali-Pular, toujours soucieuse de la préservation de la paix et de l’unité nationale, en appelle une fois encore à tous les Guinéens, à toutes les bonnes volontés, aux Nations-Unies, à l’Union africaine, à la CEDEAO, aux ambassadeurs de France, des USA, d’Allemagne, de l’Union européenne, de la Cour de justice de la CEDEAO, de la Cour pénale internationale, les organisations de défense des droits de l’homme pour examiner le cas de la Guinée et de mener leurs propres investigations sur ce pays en cette période cruciale d’élection courant 2015.


Conakry, le 03 mars 2015

El Hadj Saikou Yaya Barry
Président de la CNHPG doyen des Sages
Compagnon de l’indépendance


AAA_logo_guineeactu_article  
 

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+2 #8 I. MB. Sow 07-03-2015 22:56

Avec toutes mes considérations pour cet honorable doyen,dont l'action est respectable à bien des égards, je trouve l'ostentation de son statut de "Compagnon de l'indépendance" antinomique avec le rôle de sensibilisation, voire d'émancipation quasi culturelle, qu'il s'efforce de jouer à la tête de la CNHPG. Car, que l'on ne s'y trompe pas: la violence d'Etat et l'oppression que le pouvoir RPGiste impose notamment à la communauté peule, n'est qu’une conséquence décalée de la vivace stratégie politique du « Tout sauf un Peul » que le clan du sanguinaire AST avait su imaginer et instituer fort de la naïve complicité passive ou active de certaines de nos élites de l'époque. Si l’on ne peut reprocher au doyen Saïkou Yaya Barry d’en appeler, même aussi inutilement, à l’opinion nationale et internationale suite à cette nouvelle expédition répressive des forces de police et gendarmerie sur d’innocents citoyens à Labé, force est de lui rappeler néanmoins que le meilleur moyen d’éviter qu’une guerre civile ne survienne en Guinée, serait d’appeler les Haali Pular de ce pays à s’y préparer. A Paris, en avril 2011, CDD clamait ainsi malencontreusement en public, qu’il ne s’est pas de préparé à une guerre, mais à un combat politique loyal et démocratique. Or, face à des adversaires, voire des ennemis politiques sans foi ni loi, tels qu’AC et son clan d’ethnocentristes haineux et d’expatriés mafieux ou affairistes, il est stratégiquement plus prudent de savoir dissimuler ses propres vulnérabilités et ses peurs. L’aspiration béate à la paix qui sous-tend l’apathie caractéristique du Foutankè, surtout aux yeux du Malinké ou du Soussou entre autres, ne pourrait se réaliser qu’au prix d’un tant soit peu de répondant dissuasif requis: ce que nos parents vivant notamment en Basse Côte depuis bien plus longtemps connaissent bien, quant à eux. Dans ce pays de non-droit, où les Haali Pular sont plus que jamais stigmatisés et persécutés, il serait plutôt temps que certaines de nos élites arrêtent de rêver de démocratie et d’unité nationale, pour se rendre à l’évidence de la cruelle situation qui prévaut: ou bien s’unir pour mieux se défendre ou bien continuer à subir tout en paradant naïvement, même en étant réduits au statut de « ceux que l’on fait payer. »
Citer
 
 
+2 #7 A.O.T. Diallo 07-03-2015 18:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Aliou Baldet:
Je crois qu’il faudrait que les Guinéens se préparent face à cette barbarie qui se prépare. Je rappelle que les miliciens déguisés en « militaires »d’Alifa Koné vendent une kalachnikov à 250.000 FG (soit 27€). Je crois que chaque Guinéen doit essayer de trouver une arme car, on n’est jamais mieux défendu que par soi même. Vous savez tous nos voisins sont armés et, les policiers et les gendarmes du carrefour Hamdallaye évitent, même lors des manifestations, de rentrer dans notre concession : en effet, lors d’une manifestation de l’opposition, les miliciens appelés forces de Défense et de Sécurité d’Alifa Koné sont venus donner des coups de pieds à la marmite de sauce de ma mère. Dès que j’ai sorti mon fusil et j’ai tiré en direction de ses pieds, il est parti en courant. Depuis lors aucun milicien mal intentionné ne s’est présenté dans notre concession et pourtant, je ne suis pas grand, ni fort mais, le fusil a fait que ma famille soit respectée. Donc à vos achats ; et défendez-vous personne ne le fera à votre place !

Mr Baldet j’espère que votre commentaire sera lu par notre cher Doyen: moi je pense
- au jeune de Daka (Labe) qui s'est retourné pour botter les fesses des 2 miliciens qui le poursuivaient ;
- aux hommes et femmes de koundara qui ont mis le feu au camp militaire parce qu'un des vendeurs du marche avait été arnaqué par deux d'entre eux.
- aux jeunes de kankan qui ont mis toute la gendarmerie de la ville en fuite parce qu'elle avait tué un de leurs copains.
Si la population de Labe s’était dressé comme un seul homme pour foncer sur ces 4-5 camions de miliciens en guenilles il n'y aurait pas eu beaucoup plus de dégâts que ce qui est décrit ici - mais les miliciens ne seraient plus jamais revenus voir la couleur du ciel a Labe...
Citer
 
 
+6 #6 Aliou Baldet 07-03-2015 13:42

Je crois qu’il faudrait que les Guinéens se préparent face à cette barbarie qui se prépare. Je rappelle que les miliciens déguisés en « militaires »d’Alifa Koné vendent une kalachnikov à 250.000 FG (soit 27€). Je crois que chaque Guinéen doit essayer de trouver une arme car, on n’est jamais mieux défendu que par soi même. Vous savez tous nos voisins sont armés et, les policiers et les gendarmes du carrefour Hamdallaye évitent, même lors des manifestations, de rentrer dans notre concession : en effet, lors d’une manifestation de l’opposition, les miliciens appelés forces de Défense et de Sécurité d’Alifa Koné sont venus donner des coups de pieds à la marmite de sauce de ma mère. Dès que j’ai sorti mon fusil et j’ai tiré en direction de ses pieds, il est parti en courant. Depuis lors aucun milicien mal intentionné ne s’est présenté dans notre concession et pourtant, je ne suis pas grand, ni fort mais, le fusil a fait que ma famille soit respectée. Donc à vos achats ; et défendez-vous personne ne le fera à votre place !
Citer
 
 
+1 #5 lodia 06-03-2015 23:36

Merci El Haji pour cette contribution, c'est peut etre le moyen le plus approprié pour s'eviter un genocide, c'est important que les sages de la coordination rencontrent celle de la haute guinee, de la foret et de la basse cote pour informer de cette probable guerre civile qui se prepare, le pretxte ce sera bien les prochaines echeances electorales. L'echec d'Alfa CONDE est si criard et touche toutes les communautes que son seul recours ce sera ses miliciens, les forces de defense et de securité qui vont reprimer dans la violence et dans le sang. Il faut être vigilant, des assassinats cibles, des coupeurs de route, des intimidations, des complots imaginaires, tout y passera pour frauder et voler les prochaines echeances electorales. il doit y avoir une commission de la CDEAO qui s'occupe de ces cas, il faudra les saisir et effectivement conscientiser nos leaders religieux et autres pour qu'ils denoncent la politique de haine et d'exclusion qu'Alfa CONDE a mis en place depuis son hold up electoral et non chanter ses louanges ( mensonges qui se retourneront un jour contre ceux qui les ont dit)
Citer
 
 
+2 #4 A.O.T. Diallo 06-03-2015 19:33

Merci doyen mais suite a ce constat que nous devinons depuis longtemps il faut surtout envoyer un mot très fort a toutes vos délégations, associations, imams, sages et familles pour qu'ils cessent d'aller "saluer et remercier" le Président chaque fois qu'il daigne les recevoir.
Ils sont les premiers responsables du courage que prennent ses sbires pour penser que les peuls encaisseront tout sans broncher tant que leurs chefs seront reçus a Satanya et retourneront ensuite leur chanter qu'il faut fermer les yeux car il est choisi par Dieu.
Vous (nos aines et leaders) êtes aussi en partie responsables des foutaises que nous encaissons aujourd'hui dans nos villes...
Citer
 
 
+3 #3 Abdoul.H 06-03-2015 06:34

Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
A ceux qui refusent de voir la gravite de la situation dans notre pays, ceci est un signal.
Alpha va tout faire pour creer une situation comme en Cote d'Ivoire. Unissons nous pour l'empecher.
K. Ba

C'est en cela que moi les PLAZA DIAMAN et autres Kaleta ne me disent absolument rien devant le chaos dans lequel ce pouvoir satanique pourrait nous plonger
Citer
 
 
+1 #2 K. Ba 06-03-2015 05:55

A ceux qui refusent de voir la gravite de la situation dans notre pays, ceci est un signal.
Alpha va tout faire pour creer une situation comme en Cote d'Ivoire. Unissons nous pour l'empecher.
K. Ba
Citer
 
 
+1 #1 Koto Saliou Fadi 06-03-2015 04:11

Excellent article Doyen. À mon avis c'est lundi 02 au 04 février 2015, au lieu de 2014 (Erratum). Bien écrit et documenté: Vaut mieux prévenir que guérir.Vive la Guinée unie et prospère.
Citer