Les conclusions du colloque de GRAD-Guinée et APAVDE Africa

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logo_GRAD_Guinee_01L'IMPACT DU FRANC CFA SUR LES ÉCONOMIES DE L'UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE OUEST AFRICAINE (UEMOA) ET SUR LES PAYS ENVIRONNANTS

Principales conclusions

Colloque GRAD-GUINÉE – APAVDE

Assemblée nationale – Paris le 15 janvier 2015


Un colloque sur « l'impact du Franc CFA sur les économies de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et sur les pays environnants Â» s'est tenu, le 15 janvier 2015, dans les locaux de l'Assemblée nationale à Paris, sous le haut patronage de Madame Fanélie Carrey-Conte, députée du XXe arrondissement de Paris et présidente du groupe d'amitié parlementaire franco-guinéenne, et à l'initiative des deux associations GRAD-Guinée et APAVDE et de leurs présidents respectifs, Monsieur Almamy Kaloko et Monsieur Mohamed Abdoul Mazid Soumah. 

Quatre intervenants ont apporté leurs contributions au thème de ce colloque, avant de laisser la parole aux participants pour les débats, modérés par Madame Amina M'Bow, journaliste. Il s'agit de Messieurs Haroun Barry Gandhi, économiste, Louis Keumayou, journaliste, Ibrahima Sory Makanera, juriste, et Gilles Morisson, consultant international.


1/ Les pays de l'UEMOA tirent-ils avantage de l'Union monétaire ?

Pour Gilles Morisson, le premier avantage qu'offre l'Union monétaire ouest africaine (UMOA) aux pays qui en sont membres est la stabilité monétaire interne et externe. Le Franc de la Communauté financière d'Afrique, ou Franc CFA, ou XOF, est une monnaie stable et crédible du fait de la maîtrise de l'inflation, qui s'établit à 2% en moyenne par an sur la période 2004-2014. Cette stabilité monétaire interne est garante de la stabilité monétaire externe, c'est-à-dire de la parité fixe avec l'euro et du maintien de la compétitivité-prix des économies, mesurée par l'indice de taux de change effectif réel.

Cette situation contraste avec celle des autres pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO), à l'exception du Cap Vert, dont la monnaie est également liée par une parité fixe à l'euro. L'inflation y est comprise entre 10% et 14% par an en moyenne sur la même période, provoquant une dépréciation accélérée de leurs monnaies au change, à due concurrence du différentiel d'inflation avec l'extérieur.

Le second avantage est d'offrir un cadre de coopération monétaire qui s'est élargie à la sphère économique et financière. L'UMOA est désormais partie intégrante de l'UEMOA et en constitue le volet monétaire.

Les performances économiques des pays de l'UEMOA, en matière de croissance économique et de progression du revenu par habitant, sont moindres que celles des principaux pays environnants. Sur la période 2004-2014, le taux de croissance annuel moyen du PIB s'établit à 4.7% pour l'UMOA, 6.8% pour la CEDEAO et 7.3% pour le Nigéria et le Ghana. Le PIB par habitant a progressé en moyenne par an de 1.64% pour l'UMOA, 3.95% pour la CEDEAO, 4.65% pour le Ghana et 4.45% pour le Nigéria.

Cela tient, pour l'essentiel, à la nature de leurs exportations (coton, produits agricoles) et à la crise en Côte d'Ivoire, qui a entrainé une faible croissance de son PIB plusieurs années durant.

Le Nigéria et le Ghana, quant à eux, ont bénéficié de la forte demande de matières premières minérales avant la crise de 2008 et d'un soubassement industriel solide.

Toutefois, depuis quelques années la croissance économique s'est ralentie dans les pays voisins et s'établit à un niveau proche, voire parfois inférieur, à celui des pays de l'UMOA.

Les résultats en matière de déficit budgétaire et de déséquilibre du compte courant de la balance des paiements, bien qu'insatisfaisants, sont plutôt meilleurs dans l'UMOA que dans la plupart des autres pays de la CEDEAO.

Dans le domaine monétaire, d'importantes réformes institutionnelles ont été accomplies, qui sont allées dans le sens d'un renforcement de l'indépendance de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest (BCEAO) et de la modernisation de ses instruments d'intervention.

Dans le domaine bancaire, la création de la Commission bancaire de l'UMOA, en 1990, a permis, avec le renforcement de la réglementation prudentielle, d'accroitre la résilience des systèmes bancaires nationaux. Il faut à présent unifier le marché bancaire et financier pour améliorer le financement des économies.

La stabilité monétaire et bancaire fournit un cadre propice au développement économique, mais ne saurait, à elle seule, suffire à rendre l'économie dynamique. L'existence d'institutions publiques efficaces, d'infrastructures de transport et d'énergie performantes et d'un niveau élevé d'investissements privés sont nécessaires.

Les pays de l'UMOA participent actuellement, à travers l'Agence monétaire de l'Afrique de l'ouest (AMAO), dont la BCEAO est membre, aux travaux relatifs à la création d'une monnaie commune pour l'ensemble des pays de la CEDEAO.

Trois voies sont possibles pour y parvenir :

  • les autres pays de la CEDEAO rejoignent la Zone Franc, sous réserve de l'accord de la France et des autres pays membres de l'euro système, mais en traitant le cas du Nigéria à part du fait de sa taille et de son instabilité ;
  • les autres pays de la CEDEAO, à l'exception du Cap Vert, forment une seconde zone monétaire, la ZMAO, destinée à rejoindre la première ;
  • l'ensemble des pays de la CEDEAO se fondent directement dans une zone monétaire commune.

Ces trois solutions sont indifférentes aux pays membres de l'UMOA, pourvu que les autres pays fassent les efforts nécessaires pour parvenir à la stabilité monétaire et rendre la nouvelle zone monétaire aussi stable et crédible que la première.

Au total :

  • un niveau élevé d'inflation ne favorise pas une croissance économique forte mais l'accompagne généralement ;
  • l'inflation est essentiellement un phénomène monétaire lié à une croissance très rapide des agrégats monétaires ;
  • la dépréciation de la monnaie au change corrige les déséquilibres nominaux (écarts de prix), mais ne corrige pas les déséquilibres réels (écarts de compétitivité) ;

La création d'une monnaie unique pour l'ensemble des pays de la CEDEAO :

  • ne peut se faire que par étapes ;
  • ne signifie pas pour autant la disparition du Franc CFA qui pourrait l'incarner ;
  • signifie la modification, voire la fin probable, des accords monétaires actuels avec la France.


2 / Les pays de l'UEMOA conservent-ils leur souveraineté monétaire ?

Pour Makanera Ibrahima Sory, la souveraineté est la capacité d'un État à décider et à s'engager librement et sans contraintes.

L'adhésion à une zone monétaire donne lieu à la signature d'accords de coopération monétaire et de traités d'union monétaire entre les pays membres. Il s'agit donc bien d'un acte souverain.

L'appartenance à une zone monétaire ne remet pas en cause la souveraineté d'un État, dans la mesure où déléguer un pouvoir, ou une compétence, dans un domaine, comme le domaine monétaire, est par essence un acte de souveraineté.

Dans une zone monétaire les décisions sont collégiales et la souveraineté monétaire est partagée.

Le choix de l'ancrage nominal du Franc CFA à l'euro est une décision souveraine des différents pays membres de l'UMOA, dont ils peuvent, à tout moment, remettre en cause le bien-fondé. Il est possible de sortir de la Zone Franc, ou d'y entrer, comme l'ont montré, dans un passé ancien et plus récent, le Mali, la Mauritanie, la Guinée, la Guinée Bissau et la Guinée Équatoriale.

La France peut accepter, ou refuser, l'adhésion d'un nouveau pays membre à la Zone Franc, en raison de sa souveraineté. En revanche, elle ne peut pas s'opposer à la sortie d'un pays membre de la Zone.


3 / Les pays de l'UEMOA doivent-ils remettre en cause les accords monétaires avec la France ?

Pour Louis Keumayou, les pays de l'UEMOA et, plus largement, ceux de la Zone Franc doivent devenir adultes et s'affranchir de la tutelle monétaire infantilisante de la France. Il est nécessaire qu'ils apprennent à gérer leur monnaie commune sans soutien ni regard extérieurs et qu'ils assument pleinement les conséquences de leurs décisions.

Quel qu'en soit le prix à payer, il faut couper le cordon ombilical avec la France.

La création d'une monnaie unique pour l'ensemble des pays de la CEDEAO pourrait être l'occasion de cette émancipation.

Le Rwanda, par exemple, a opéré sa mue après les évènements tragiques qu'il a connus. Il est devenu, en l'espace de quelques années, un pays dynamique, dont la croissance économique est forte et qui attire les investissements privés. Cela est dû à sa bonne gouvernance macro-économique, imposée par un pouvoir politique autoritaire. Il possède sa propre monnaie qu'il gère en toute indépendance.

Ce qu'a réussi le Rwanda, d'autres pays peuvent aussi y parvenir.


4 / Quelle zone monétaire la Guinée devrait-elle intégrer ?

Pour Haroun Barry Gandhi, la Guinée donne toujours l'impression de n'être que dans une phase préparatoire (au décollage), où il faut encore éliminer progressivement les sources de blocage du développement (ceux qui considèrent l'État comme devant être à l'origine de tout et non comme un régulateur et/ou arbitre dans le jeu économique), où il faut encore mettre en œuvre des infrastructures physiques (routes, eau, électricité), où une classe d'entrepreneurs n'est toujours pas née.

Ceci étant, quel que soit l'espace d'appartenance monétaire, la Guinée comme les 14 autres pays de la CEDEAO est un exportateur de produits primaires agricoles ou miniers. Elle demeure donc très sensible aux fluctuations des cours de ces produits sur le marché international. Une union monétaire serait donc pour la Guinée – au moins à court et moyen terme – une perte pour tous les pays de la ZMAO – sauf pour le Nigeria –, que la Guinée a intégrée au début des années 2000 (avec la Gambie, le Ghana, le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone).

De par sa situation géographique, sa langue officielle – tous les pays de la ZMAO sont anglophones –, et ses échanges économiques, la Guinée n'a aucun intérêt économique direct à faire partie de cette zone monétaire.

Sur la période 2004-2014, le taux d'inflation annuel moyen s'est établi à 14%, le taux de croissance annuel moyen du PIB en volume s'est élevé à 2.6% et le PIB par habitant n'a quasiment pas progressé, à 0.2%, du fait de l'augmentation concomitante de la population. La Guinée est le seul pays de la CEDEAO dont l'inflation a été aussi élevée et la croissance économique aussi faible.

L'inconvénient majeur selon les dirigeants de la Guinée est la perte de souveraineté si chère au pays, ainsi que les avantages liés à la gestion de sa propre monnaie par une Banque centrale peu indépendante, la Guinée ayant abusivement usé de la planche à billets entre 2008 et 2010 par exemple, pour financer le déficit budgétaire et les entreprises publiques inefficientes.

Depuis qu'elle a quitté la Zone Franc en 1960, sa gestion monétaire a été source d'une inflation permanente, souvent élevée, qui a conduit à la perte du pouvoir d'achat de ses monnaies successives (Franc, Syli, Franc guinéen) et à leur dépréciation accélérée au change. L'indépendance monétaire ne s'est pas accompagnée d'une croissance économique forte en raison d'une mauvaise gouvernance macro-économique récurrente.

Il est donc temps que la Guinée privilégie ses intérêts économiques, et cesse les débats politiques stériles (sur sa souveraineté par exemple), car elle a besoin de développement.

Or si on s'en tient aux critères strictement économiques et financiers, la Guinée utilise le système de change flottant par rapport à une monnaie unique (le $), alors que des études montrent que le régime optimal serait un régime de change fixe par rapport à l'€ – comme dans la zone CFA –, voire un régime de change flexible par rapport à un panier de devises (60% $ et 40% € par exemple).

Le choix d'intégrer la zone CFA, bien que politiquement difficile à faire pour elle, est donc un moyen optimal, à même de redonner à la Guinée la discipline monétaire, budgétaire et économique dont elle a besoin pour remettre son économie sur le chemin de la croissance et du développement, et lui permettre d'intégrer une zone économique et monétaire plus large à l'avenir, quitte à modifier, voire à dénoncer les accords monétaires actuels avec la France.


Paris, le 15 février 2015

GRAD-GUINEE – APAVDE AFRICA


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Commentaires  

 
0 #18 Youssouf Bangoura 24-02-2015 18:11

" je préfère qu'il ( enfant ) continue son apprentissage " Félicitation Mr BAM .
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0 #17 Gandhi 24-02-2015 18:10

Citation en provenance du commentaire précédent de BAM:
comme je sais que l’enfant doit marcher et personne ne le fera à sa place, depuis sa naissance, il apprend à marcher, je préfère qu’’il continue son apprentissage (qui est peut être long), mais qu’il est obligé de faire car, personne ne le fera à sa place et, il viendra un jour où il pourra courir et prendre son vélo.

L'expérience de 50 années est effectivement irremplaçable en matière monétaire, et il faut la sauvegarder. Ceci étant c'est souvent le FMI qui a agi depuis 85 à la place des Guinéens, et les critères économiques doivent aussi être pris en compte dans les intérêts de la Guinée, pas seulement les critères politiques.
Ce problème étant complexe, il faudra faire des choix collectifs (pas 2 individus dans un bureau).
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+2 #16 BAM 24-02-2015 14:51

@M.Diallo AOT : vous écrivez « C'est un peu comme apprendre a un enfant a faire du vélo avant qu'il ne sache marcher »Justement M.Diallo l’enfant doit apprendre à marcher mais, personne ne se mettra à sa place pour faire ses pas. Donc, cet enfant va tomber, se relever et de pas en pas pourra marcher. Pour revenir à notre sujet ; en réalité, la monnaie est un outil de développement ; cet outil permet d’avoir une possibilité d’accès a la table de répartition du PIB mondial (gâteau mondial). Pensez-vous un instant que les autres pays (Africains, Européens, Asiatiques …) vont accepter de laisser un autre pays prendre leur part du gâteau ? Je pense que l’expérience acquise dans le domaine de la gestion monétaire en Guinée (même si elle est chaotique-ce qui est vraie) doit être consolidée. Prenons un exemple simple : la Guinée dans la sous-région doit être à la dernière place dans plusieurs secteurs d’activités. Imaginons que la puissance publique décide d’investir dans une politique de grands travaux (construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes…). Pour ces travaux, la puissance publique pourra demander à la Banque Centrale de fixer ex-nilo des taux d’intérêts faibles pour faciliter l’aboutissement des projets. Cela n’est possible que parce que la Guinée a sa propre monnaie. Si la Guinée appartient à une zone monétaire, les autres partenaires ne vont pas accepter ce choix politique monétaire dans la mesure où, il se pourrait que d’autres partenaires aient une surchauffe de leur machine économique et feront par exemple le choix de la ralentir d’où la nécessité pour elles d’avoir des taux d’intérêts plus élevés. Que fera cette Banque Centrale commune ? Nous ne pouvons profiter d’une zone monétaire commune qu’a deux conditions : la première avoir le même niveau de développement que nos partenaires et la deuxième accepter une mutualisation des risques (une solidarité) entre les partenaires. Quand on voit même dans les pays européens le refus de solidarité qu’il y a entre les Etats (Europe du Nord (Allemagne, pays bas, Luxembourg /Europe du Sud (Espagne, Portugal, Grèce) nous pouvons se demander ce qui pourrait se passer en Afrique Francophone sans la France ! Sans oublier qu’en Guinée même aujourd’hui, Alpha Condé est accusé d’affecter tout le budget d’investissement à Kankan au détriment des autres régions. Enfin, comment se fait-il qu’en général les pays Francophones sont les seuls qui sont toujours dans une zone monétaire où, ils ne décident de rien car, tout est décidé à Bercy (Direction du Trésor fFrançais) ? La quasi-totalité des pays Anglophones avancent avec leur monnaie. Pour finir, M.Diallo, comme je sais que l’enfant doit marcher et personne ne le fera à sa place, depuis sa naissance, il apprend à marcher, je préfère qu’’il continue son apprentissage (qui est peut être long), mais qu’il est obligé de faire car, personne ne le fera à sa place et, il viendra un jour où il pourra courir et prendre son vélo.
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-4 #15 A.O.T. Diallo 24-02-2015 01:50

Citation en provenance du commentaire précédent de BAM:
Allez voir dans les camps militaires : aucun respect pour la hiérarchie ; alors que dans l’armée, l’élément central de l’organisation est la discipline. Je m’arrête là. Tout est comme cela en Guinée. N’oublier pas, l’environnement change beaucoup les hommes. En Guinée nous vivons dans un environnement fermé (est-ce qu’il y a 2% ou au maximum 5%) des Guinéens ayant une analyse critique sont sortis de la Guinée ?
Tout est mal géré, mal conçu et, ce qui est pire, c’est que les décideurs pensent comprendre ce qui se passe et, prendre la bonne décision même si, beaucoup acceptent parce qu’ils sont corrompus.
.

Cher BAM, après vos exemples très justes sur la "gestion a la guineenne" cités ci-dessus je ne comprend pas votre solution a court terme qui est de refuser l'assistance de ceux qui ont eu un minimum de résultats positifs malgré des contraintes bien connues maintenant et qui peuvent être corrigées techniquement (UMOA).
Vus semblez préférer plutôt comme solution une "souveraineté contre la France coloniale" qui ne veut strictement rien dire a court terme dans le contexte pourri que tu décris. C'est un peu comme apprendre a un enfant a faire du vélo avant qu'il ne sache marcher.
Notre souveraineté est très difficile a défendre dans le chaos entretenu savamment par les mafieux au pouvoir depuis 1960 - sauf pour leurs créateurs et leurs héritiers satanistes...
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+1 #14 Bagnamoulengue 23-02-2015 19:51

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Regretterais tu le retour à ces années de gloires, que moi je souhaite de tous mes voeux? Dans 3 ans nous aurons l' occasion de comparer le bilan de 60 ans de gestion coloniale à celui de 60 ans de gestion de nêgres sauvages. Certe je n' ai pas vécu l' épopée coloniale, mais l' histoire et les faits demontrent que les guinéens vivaient mieux à cette époque. Forecariah était la première productrice de banane au monde et non un dépotoire de déchet mineralier comme aujourd'hui (Bellzone). L' ennemi publique nr1 du colon s' appelait Serpentmory (à ne pas confondre à mory Sylla comme l ' aurait compris l' Agneau vacancier) et était prisonnier. En prison il avait même droit à sa bonne, qui était une Kpellé (coup de point à comPatriote). A sa mort il eu droit à une sepulture, qu' aucun detenu de Boiro n' eût. Même ton parent Beugré, zigouillé tout recement par les pros Dadis, n' a eu droit à cela.
Les anciens laissent entendre qu' au dortoir du lycée classique/monderne de Donka tout le mon monde était logé au même einseigne: montagnards, broussards, cotier, savaneux cohabitaient et se sentaient tous d' abord guinéens. Leur monde était si beau, que les moins nantis d' eux ne songeaient pas à risquer leur vie dans des soutes d' avions comme Yaguin et Fodé.

Farba, laissons les colons partir ou bien vous voulez nous faire une chanson dediee aux colons. Apprenons a compter sur nos propres efforts et surtout beaucoup plus de rigueur et de serieux dans notre gestion des biens publics, je suis sur qu'on arrivera a bon port.
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+2 #13 boubacar doumba diallo 23-02-2015 16:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Regretterais tu le retour à ces années de gloires, que moi je souhaite de tous mes voeux? Dans 3 ans nous aurons l' occasion de comparer le bilan de 60 ans de gestion coloniale à celui de 60 ans de gestion de nêgres sauvages. Certe je n' ai pas vécu l' épopée coloniale, mais l' histoire et les faits demontrent que les guinéens vivaient mieux à cette époque. Forecariah était la première productrice de banane au monde et non un dépotoire de déchet mineralier comme aujourd'hui (Bellzone). L' ennemi publique nr1 du colon s' appelait Serpentmory (à ne pas confondre à mory Sylla comme l ' aurait compris l' Agneau vacancier) et était prisonnier. En prison il avait même droit à sa bonne, qui était une Kpellé (coup de point à comPatriote). A sa mort il eu droit à une sepulture, qu' aucun detenu de Boiro n' eût. Même ton parent Beugré, zigouillé tout recement par les pros Dadis, n' a eu droit à cela.
Les anciens laissent entendre qu' au dortoir du lycée classique/monderne de Donka tout le mon monde était logé au même einseigne: montagnards, broussards, cotier, savaneux cohabitaient et se sentaient tous d' abord guinéens. Leur monde était si beau, que les moins nantis d' eux ne songeaient pas à risquer leur vie dans des soutes d' avions comme Yaguin et Fodé.

LE NEO-COLONIALISME EST PARFOIS PIRE QUE LE COLONIALISME
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0 #12 Farba Makka 23-02-2015 11:30

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
Même Alpha condé qui pourtant, défend les intérêts français, a compris que l'intégration de la Guinée à cette zone monétaire, serait un retour en arrière de 60 ans .

Regretterais tu le retour à ces années de gloires, que moi je souhaite de tous mes voeux? Dans 3 ans nous aurons l' occasion de comparer le bilan de 60 ans de gestion coloniale à celui de 60 ans de gestion de nêgres sauvages. Certe je n' ai pas vécu l' épopée coloniale, mais l' histoire et les faits demontrent que les guinéens vivaient mieux à cette époque. Forecariah était la première productrice de banane au monde et non un dépotoire de déchet mineralier comme aujourd'hui (Bellzone). L' ennemi publique nr1 du colon s' appelait Serpentmory (à ne pas confondre à mory Sylla comme l ' aurait compris l' Agneau vacancier) et était prisonnier. En prison il avait même droit à sa bonne, qui était une Kpellé (coup de point à comPatriote). A sa mort il eu droit à une sepulture, qu' aucun detenu de Boiro n' eût. Même ton parent Beugré, zigouillé tout recement par les pros Dadis, n' a eu droit à cela.
Les anciens laissent entendre qu' au dortoir du lycée classique/monderne de Donka tout le mon monde était logé au même einseigne: montagnards, broussards, cotier, savaneux cohabitaient et se sentaient tous d' abord guinéens. Leur monde était si beau, que les moins nantis d' eux ne songeaient pas à risquer leur vie dans des soutes d' avions comme Yaguin et Fodé.
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+1 #11 BAM 22-02-2015 17:28

La Politique monétaire cherche, à fixer le niveau de la masse monétaire en vue d’une part, d’accélérer la croissance de l’économie réelle et d’autre part de maintenir la valeur interne (taux d’inflation) et externe (taux de change) de la monnaie.
La monnaie est un outil de développement. L’expérience acquise durant cinquante ans en matière de politique monétaire doit être consolidée.
C’est pourquoi, je pense d’une part, que notre pays soit en dehors de la zone monétaire Franc et d’autre part, de changer le nom de la monnaie (car le nom Franc ne peut être que Français) et nous pouvons l’appeler GUIN, ainsi, tous les Guinéens se reconnaîtront dans cette nouvelle monnaie.
De plus, le changement des francs Guinéens contre la nouvelle monnaie Guin se fera sur
une durée totale de deux ans .Dans toutes les banques de second rang (Bicigui, Société générale…) le change se fera pendant dix huit mois, et seulement à la BCRG pour une durée de deux ans.
Lors du changement monétaire l’objectif sera de rassurer la population car, un des éléments clefs de la monnaie c’est la confiance. Ainsi, il faudra éviter d’effrayer la population, en demandant l’origine des fonds, comme cela a toujours été le cas lors des changements monétaires précédents en Guinée.
Je suis persuadé, que faire adhérer notre pays dans une zone monétaire et connaissant les contraintes qui sont liées à toutes zones monétaires (c’est-à-dire les contraintes de convergences macro-économiques) c’est mettre notre pays dans la « gueule » du loup. Il ne faut pas surestimer nos compétences et nos cadres ni les sous estimés. Je demande à nos compatriotes (ceux qui sont de bonne foi) de discuter quand ils sont en Guinée avec l’élite de notre pays et vous comprendrez pourquoi, nous en sommes là.
Ainsi par exemple, j’ai eu personnellement à discuter avec des cadres d’EDG. Ainsi, dans le secteur de l’énergie, l’électricité peut s’obtenir au travers de plusieurs technologies. Quelles sont les technologies les plus appropriées pour notre pays ?
L’hydraulique, le solaire, les centrales thermiques…ou alors la combinaison des trois. Je pense que la combinaison des trois sources d’énergie est la plus appropriée.
Ainsi, la modularité des sources d’énergie électrique permettra de pallier le manque d’électricité en Guinée.
En discutant en toute sincérité avec des cadres d’EDG, beaucoup pensent qu’en termes de barrages hydro-électrique et oubliant toutes les autres technologies. Ces cadres vont jusqu’à vouloir me faire croire que très bientôt, EDG vendra de l’électricité aux pays voisins (Sierra-Léone, Libéria, Côte d’Ivoire…) et, ils affirment avec certitude que cela se fera dans 2 ans ! De plus, les mêmes cadres d’EDG cherchent à me prouver l’intérêt pour EDG d’avoir EDG comme société de patrimoine et créer une société de gestion qui sera confié à la SAURE (société Française). C’est un non sens économique car en effet, ce qui légitime le profit c’est la prise de risque par les investissements de l’entreprise. Comment est ce que la Guinée à travers EDG peut-elle s’endetter auprès des banques, investir et quand il faut récupérer le résultat de l’investissement, confier ce gâteau à une autre entreprise ? C’est de la folie !
Je vous demande de faire un tour dans les deux grands hôpitaux de Conakry Ignace Denn et Donka. Vous avez très souvent des garçons de salles qui viennent pour vous faire des injections.
Allez voir dans les camps militaires : aucun respect pour la hiérarchie ; alors que dans l’armée, l’élément central de l’organisation est la discipline. Je m’arrête là. Tout est comme cela en Guinée. N’oublier pas, l’environnement change beaucoup les hommes. En Guinée nous vivons dans un environnement fermé (est-ce qu’il y a 2% ou au maximum 5%) des Guinéens ayant une analyse critique sont sortis de la Guinée ?
Tout est mal géré, mal conçu et, ce qui est pire, c’est que les décideurs pensent comprendre ce qui se passe et, prendre la bonne décision même si, beaucoup acceptent parce qu’ils sont corrompus.
C’est pourquoi, si nous ne voulons pas devenir la « Grèce » d’une hypothétique zone monétaire en Afrique, il est souhaitable de consolider l’expérience acquise, pour remettre de l’ordre dans la gestion publique et trouver notre itinéraire de croissance. Les Guinéens seront les SEULS artisans de leur bien être ou de leur naufrage car dans le partage du gâteau mondial le PIB, chaque Etat se bat pour avoir la plus grosse part possible.
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+2 #10 Youssouf Bangoura 22-02-2015 14:18

Le franc CFA, n'est rien d'autre que le prolongement de la colonisation .Les pays membres, ne décident de rien, ce sont les français et la BCE qui décident et appliquent toutes les règles concernant cette monnaie . 50 % de réserves sont gardées par la France, les 50 % autres sont détenues par eux . Ils ne savent même pas combien ils en ont à la Banque de France .
Ces pays membres, en cas de difficultés financières, sont interdits de toucher à leur réserve gardée à Paris . ils sont obligés de demander des prêts au FMI ou à la BM avec des taux alors qu'ils ont de l'argent à Paris . la France se fait rembourser par cette réserve à chaque fois qu'elle mène une guerre pour un pouvoir africain, comme la guerre qu'elle a menée contre Gbagbo en Côte d'ivoire pour Ouattara, comme la guerre qu'elle a menée ou qu'elle mène au Mali ou en Centr'afrique . C'est un véritable scandale, tout africain qui aime ce continent, doit se battre contre cette monnaie . Même Alpha condé qui pourtant, défend les intérêts français, a compris que l'intégration de la Guinée à cette zone monétaire, serait un retour en arrière de 60 ans .
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0 #9 Sylla democrate 22-02-2015 03:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
En fait lorsque l'on parle de langue, on sous-entend système hérité de la colonisation anglophone vs francophone.En effet le système comptable et financier britannique est différent de celui des Français. Il en découle des structures, approches et pratiques financières et économiques différentes. D'où des difficultés supplémentaires de convergence.

Peut etre qu'il est mieux pour nous de faire tres attention pour ne pas associer la langue (dont Mr. Ghandi parle ici) et les differents systemes comptables et financiers. Par example, les USA utilisent le FASB; UK/autres---IASB avec des difficultes de convergence du "systeme comptable et financier" alors que ces pays partagent la mm langue.
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-1 #8 Gandhi 22-02-2015 01:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
En fait lorsque l'on parle de langue, on sous-entend système hérité de la colonisation anglophone vs francophone.

La création de la zone franc n'avait d'intérêt que pour la France lors de sa mise en place, et évidemment les ex colonies britanniques n'y avaient pas leur place. Pour différentes raisons, le Nigeria n'est pas particulièrement favorable à la présence française en Afrique occidentale, et la France le lui rend bien...
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-2 #7 Abraham bantignel 22-02-2015 00:10

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Évidemment la langue n'est pas le critère le plus important, mais comme on ne sait déjà pas lire les contrats en français (raison pour laquelle on fait appel à Blair et Soros), inutile de se compliquer la vie encore (lol).
La ZMAO n'existe que sur papier. Quant à l'éco, il va couler de l'eau sous les ponts (un petit siècle) avant qu'on arrive à le mettre en place. Occupons nous déjà de la Guinée avant de vouloir converger avec les autres. Une intégration ce n'est pas une vison, ce sont des actes concrets.

En fait lorsque l'on parle de langue, on sous-entend système hérité de la colonisation anglophone vs francophone.En effet le système comptable et financier britannique est différent de celui des Français. Il en découle des structures, approches et pratiques financières et économiques différentes. D'où des difficultés supplémentaires de convergence.
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0 #6 Gandhi 21-02-2015 23:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla Democrate:
Le taux d'inflation au Ghana sur la periode (Avril 2014-Jan 2015)
Pour qui connait ce qui s'est passe en SL et au Liberia, il n'y a pas lieu de comparer la Guinee et ces pays.

La période indiquée court sur 10 ans 2004-2014.
Par ailleurs, lorsqu'on fait partie d'une même zone monétaire, il FAUT au contraire comparer, puisque le but de la zone est justement de converger !!!
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+4 #5 Bagnamoulengue 21-02-2015 22:36

Je crois que le franc CFA dont l'emission est controlee par le Tresor Public Francais reste encore un des instruments du controle de la France sur ses anciennes colonies. Le seul salut pour l'afrique et en particulier pour l'afrique francophone, c'est de s'affranchir de cette monnaie coloniale et pouvoir creer un espace economique independant debarrasse de toute ingerence exterieure. La France elle meme a des problemes internes, elle n'arrive pas a respecter les mesures d'austerite imposees au sein de l'Eurozone, son economie est stagnante et a besoin des reformes profondes pour stimuler sa croissance economique. Je crois que l'exemple des pays de l'afrique de l'Est doit inspirer les pays de l'afrique occidentale parceque la grande croissance de l'afrique vient de cette region, et avoir la souverainete sur la politique economique et monetaire de son pays est un element essentiel pour faire sortir l'afrique de ce cercle viscieux.
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+3 #4 Sylla Democrate 21-02-2015 21:54

"La Guinée est le seul pays de la CEDEAO dont l'inflation a été aussi élevée et la croissance économique aussi faible".
Le taux d'inflation au Ghana sur la periode (Avril 2014-Jan 2015) pour vous dire que nous devons faire attention aux informations que nous donnons sont:
Avril 2014---------14.7%
July 2014---------15.3%
Oct. 2014---------16.9%
Dec. 2014---------17%
Jan. 2015----------16.4%
Source: tradingeconomics.com
Guinee: Dec 2014-----9.3%
Janv 2015-----9%
Certes il y a beaucoup de challenges, mais les chiffres demontrent que la Guinee n'est pas derriere tous ces pays de la ZMAO.
Pour qui connait ce qui s'est passe en SL et au Liberia, il n'y a pas lieu de comparer la Guinee et ces pays.
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0 #3 Gandhi 21-02-2015 21:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla Democrate:
"De par sa situation géographique, sa langue officielle – tous les pays de la ZMAO sont anglophones –, et ses échanges économiques, la Guinée n'a aucun intérêt économique direct à faire partie de cette zone monétaire".
La difference de langue n'est pas un frein pour l'integration monetaire, et Euro en est une preuve. De toute les facons, c'est la vitalite de l'economie de la zone ainsi que la vision qu'ont ces pays a evoluer ensemble qui est plus importante dans l'interet du collectif. L'initiative des 5 pays d'Afrique de l'Est (Ouganda, Burundi, Rwanda, Kenya et Tanzanie) est a saluer dans ce sens car ils souhaitent arriver a une monnaie unique dans 10 ans alors que nous (precurseurs en Afrique) comme toujours, sommes en phase pour l'adoption en 2015 de la fameuse monnaie "eco" qui sera une grande victoire pour l'Afrique car ce sera l'affirmation de l'identite et de la responsabilite des Africains a prendre leur avenir en charge.

Évidemment la langue n'est pas le critère le plus important, mais comme on ne sait déjà pas lire les contrats en français (raison pour laquelle on fait appel à Blair et Soros), inutile de se compliquer la vie encore (lol).
La ZMAO n'existe que sur papier. Quant à l'éco, il va couler de l'eau sous les ponts (un petit siècle) avant qu'on arrive à le mettre en place. Occupons nous déjà de la Guinée avant de vouloir converger avec les autres. Une intégration ce n'est pas une vison, ce sont des actes concrets.
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+1 #2 Sylla Democrate 21-02-2015 21:29

"De par sa situation géographique, sa langue officielle – tous les pays de la ZMAO sont anglophones –, et ses échanges économiques, la Guinée n'a aucun intérêt économique direct à faire partie de cette zone monétaire".
La difference de langue n'est pas un frein pour l'integration monetaire, et Euro en est une preuve. De toute les facons, c'est la vitalite de l'economie de la zone ainsi que la vision qu'ont ces pays a evoluer ensemble qui est plus importante dans l'interet du collectif. L'initiative des 5 pays d'Afrique de l'Est (Ouganda, Burundi, Rwanda, Kenya et Tanzanie) est a saluer dans ce sens car ils souhaitent arriver a une monnaie unique dans 10 ans alors que nous (precurseurs en Afrique) comme toujours, sommes en phase pour l'adoption en 2015 de la fameuse monnaie "eco" qui sera une grande victoire pour l'Afrique car ce sera l'affirmation de l'identite et de la responsabilite des Africains a prendre leur avenir en charge.
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+4 #1 celloumbah 21-02-2015 19:11

Le FCFA est une monnaie F16 (une monnaie coloniale) et non Africaine, ce qui veut dire que l'Afrique ne peut pas se développer ou devenir émergent avec cette monnaie. A mon avis c'est une autre façon pour la France de tirer profit des richesses des pays africains. J e suis sur le jour ou le FCFA disparaîtra la françafrique va disparaitre.
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