Visite de M. Alpha Condé à Washington : lettre de Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon à M. Barack Obama

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logo_Pottal_Fii_Bhantal_01Washington, le 15 juillet 2014

A Son Excellence M. Barack Obama,
Président des États-Unis d'Amérique


Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de vous adresser cette lettre suite à l'invitation que vous avez faite à une quarantaine de chefs d'Etats africains cet été dans le but de promouvoir la démocratie et de renforcer la coopération économique avec le continent. Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon se félicite de cette initiative. C'est l'occasion pour remercier le gouvernement et le peuple américain pour l'aide qu'ils continuent à fournir à l'Afrique. Cependant, notre organisation voudrait vous demander de reconsidérer l'invitation que vous avez faite au président de la Guinée, M. Alpha Condé. Les raisons de notre demande sont expliquées dans cette lettre. Nous aimerions que vous les preniez en considération, non seulement pour la prochaine conférence, mais aussi pour l'aide globale et la politique de coopération des États-Unis avec notre pays.

Pottal Fii-Bhantal Fouta-Djallon est une organisation à but non lucratif avec des sections en Europe, en Afrique et en Asie. Notre organisation est résolue à lutter contre les violations des droits de l'homme en Guinée-Conakry. À cet égard, nous avons établi un programme spécial, JUSTICE EN GUINÉE, dédié à l'éradication de l'impunité chronique qui a réduit notre pays à l'ombre de ce qu'il aurait dû être, eût égard à ses potentialités.

Le 28 Septembre 2009, plus de 200 personnes furent tuées et plus de 175 femmes principalement Peules, furent violées en plein jour par des agents de la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Camara Daddis.

Depuis son accession au pouvoir en 2010, M. Alpha Condé - à la consternation de tous les observateurs locaux et internationaux - a montré une complaisance troublante avec les auteurs de ces crimes contre l'humanité. Beaucoup d’officiers des forces de sécurité, identifiés dans le rapport de l'ONU comme responsables de ces atrocités occupent des postes élevés dans l'administration. Non seulement les victimes vivent dans un état d'abandon total, mais aussi elles sont soumises à des pressions et des chantages pour les amener à abandonner toute procédure légale. Aucune action n'a été prise par le gouvernement pour entendre le capitaine Camara Daddis, le principal responsable du massacre. Les officiers comme Claude Pivi et Tiégboro Camara, nommément accusés par la Commission des Nations Unies sur les droits de l'homme, ont été inculpés, mais restent dans le cabinet gouvernemental.

Notre organisation est gravement préoccupée par ce déni délibéré de justice. La complaisance de M. Alpha Condé est tout simplement inacceptable; elle a ruiné les espoirs d’instaurer la démocratie en Guinée que son accession au pouvoir avaient soulevés. Pour de nombreux observateurs de la Guinée, M. Condé est en train de créer des conditions similaires à celles qui permirent le génocide au Rwanda, par des purges de l'appareil militaire ainsi que le recrutement et la formation en Angola d'une milice composée exclusivement de membres de son groupe ethnique. En même temps, des officiers militaires d'autres nationalités du pays sont mis à la retraite en grand nombre. Ce noyautage délibéré des forces de sécurité est complété par la mise en place d'une milice parallèle secrète de gardes forestiers et des guerriers traditionnels appelés Donzo. Dans l'administration, M. Alpha Condé a établi des politiques ségrégationnistes et de division qui ont dissous les restes de la cohésion sociale dans la fonction publique et les services de sécurité, qui sont en principe les conduits d'une identité nationale. Les citoyens de l’ethnie du président Alpha Condé bénéficient de faveurs flagrants au détriment des autres fonctionnaires dont les perspectives de carrière sont réduites quand ils ne sont pas tout simplement radiés de l'administration publique. L’économie fragile de la Guinée est plus que jamais au bord de l’effondrement quand le gouvernement soumet les commerçants et les opérateurs économiques à des harcèlements constants par des mesures fiscales lourdes basées sur l’appartenance ethnique.

L'invitation faite à M. Alpha Condé par votre administration a le risque de contrer l'initiative louable d'encourager et de soutenir la bonne gouvernance en Afrique. Elle pourrait constituer un encouragement à la consolidation de l'une des dictatures les plus corrompues de l'Afrique contemporaine. Isoler les dirigeants africains du genre de M. Condé serait un message clair de votre administration aux populations africaines, en particulier les nombreuses victimes impuissantes vivant dans l'anonymat. Sans une réaffirmation drastique et sans équivoque du principe fondateur de la justice dans la bonne gouvernance, votre administration prend le risque de maintenir la perception d'un double standard dans sa diplomatie africaine. À une époque de tollé international sur les actes barbares de Boko Haram contre des femmes innocentes, il serait regrettable de garder le silence sur le sort de centaines de femmes qui ont été violées en Guinée, il y a quatre ans.

Certains cercles de diplomates et de medias internationaux veulent à tout prix donner à la Guinée le label de «démocratie émergente» avec un président qui travaille pour le changement. En réalité, M. Alpha Condé dépense des sommes considérables d'argent qui pourraient être judicieusement utilisées pour aider les populations guinéennes, afin de forger et maintenir cette image. Un groupe de lobbyistes influents aux États-Unis, en France et au Royaume-Uni est à l'œuvre pour cacher les méfaits et les crimes de son administration. L'assassinat dans leur sommeil des habitants de Zogota la suite d’un différend sur des arriérés de salaires et des pratiques d'embauche par les sociétés minières, l'enlèvement de jeunes d'une place de marché à Conakry et leur transfert dans des conditions horribles à Soronkoni en Haute-Guinée avec la mort de quelques-uns d'entre eux, les multiples assassinats de manifestants ou la détention avec tortures de citoyens sur de fausses accusations de complots fictifs contre le gouvernement sont quelques exemples du climat de répression qui ont conduit la Guinée à un degré inédit de tension sociale. En plus, il y a des cas flagrants de corruption dans l'attribution des contrats miniers avec les paiements de centaines de millions de dollars dont la destination reste occulte, alors que les citoyens vivent dans une extrême pauvreté. Ce sont là des indications claires d'un pays sombrant dans l'autocratie et la dictature. Le soutien apporté par les lobbyistes ne fera que renforcer M. Alpha Condé dans sa dangereuse logique de gouverner par le déni de justice et le mépris pour les victimes de la violence de l'Etat ainsi que le piétinement du processus électoral par des frappes préventives contre certains groupes ethniques en prévision des élections présidentielles de 2015. Tout autre geste de bonne volonté du gouvernement américain en faveur du régime de M. Alpha Condé sera utilisé comme un chèque en blanc par son administration dans la poursuite de cette politique de division et de chaos.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon est représentatif d'une grande majorité des victimes sans voix en Guinée. Au nom de cette majorité, nous vous demandons de faire pression sur M. Alpha Condé en suspendant toutes les formes d'assistance économique au gouvernement de la Guinée jusqu'à ce que de tangibles progrès soient réalisés dans le processus judiciaire contre tous les officiers accusés de crimes contre l'humanité.

Notre organisation souhaite que le gouvernement américain saisisse l’occasion de cette conférence pour rappeler aux dirigeants de la CEDEAO de l'indécence morale qu’il y a de permettre à l'un des principaux protagonistes des massacres du 28 Septembre 2009, M. Daddis Camara, de vivre un exil doré au Burkina Faso, avec les privilèges d'un ancien chef d’état. Ce laxisme discrédite la CEDEAO et maintient un terrain fertile pour les groupes extrémistes. Il projette sur le continent africain une image qui va à l'encontre des valeurs africaines de respect pour les femmes ainsi que les aspirations des africains à la démocratie et au développement. Il institutionnalise l’impunité avec de graves menaces pour la stabilité de la région de l'Afrique de l'Ouest. Nous vous demandons de faire pression sur les présidents de la CEDEAO pour la mise en place d’une commission d'enquête composée de juristes indépendants pour entendre et juger le capitaine Moussa Daddis Camara et ses complices comme le général Sékouba Konaté.

La pression des Etats-Unis d'Amérique, pour faire de la justice le véritable fondement de la démocratie, est essentielle pour sauver Guinée des sombres perspectives d'un génocide qui aurait des conséquences tragiques pour l'ensemble de la région de l'Afrique de l'Ouest.

Nos représentants à Washington DC sont disponibles pour vous transmettre toute information supplémentaire au sujet de cette lettre.

Très respectueusement,


La Commission centrale de Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon


Pottal Fii-Bhantal Fouta Djallon-3396 Third Avenue 1er étage BRONX, NY 11456, Téléphone: 718-879-6697


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Commentaires  

 
-3 #30 KOUYATE 21-07-2014 14:34

Nous esperons que Barack OBAMA repondra à la lettre tout simplent et qu'elle sera publiée.
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+6 #29 A.O.T. Diallo 19-07-2014 18:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Vous avez parfaitement raison sur le principe. Néanmoins ce n'est pas parce que certains ne veulent rien faire, qu'il faut rester coi. Y'en a marre de rester à la traine de nombreuses personnes qui longent les murs, peu importe leurs raisons, car il y en a forcément.

La je suis 100% d'accord et c'est pour cela que je supporte l'activisme de Pottal. Eux au moins bougent pour nous guineens et utilisent leurs têtes et contacts pour dénoncer ce qui se passe chez nous.
Quant a ceux qui pensent qu'il est inutile de protester avec des faits concrets car il y a déjà une ambassade dans le pays je dirais simplement qu'ils ne savent pas comment les pays démocratiques fonctionnent.
Ils ont directement passé du PDG au RPG sans avoir vu le monde évoluer...
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-5 #28 A.O.T. Diallo 19-07-2014 18:30

Citation en provenance du commentaire précédent de mamadou saliou bah:
je discutais avec un de nos frères qui m'a fait Remarque que AOT " DORMAIT TRANQUILLE TOUTES LES NUITS SUR SES 2 OREILLES " . C'est vrai !
Alpha , apres tout ce que NOUS avons subit dans Notre pays , et subissons , COMMENT FAIS TU ? PASSES NOUS " LA POTION " . Qques fois , Il y a des " feelings " qu'on garde pour soi.

Absolument pas pour moi, Kotto Balla : pas d'hypocrisie entre ce que je pense et dit - dommage que ce ne soit pas le cas pour tous.
Tu demandes ma potion ? Pour vivre heureux il faut :
1- être dans la meilleure santé physique possible (selon son age),
2- être Zen dans son cœur et dans sa tete,
3- ne pas avoir de dettes,
4- mettre de coté tout problème pour lequel on n'a aucune solution dans ses mains.
You should try it, I am sure you will appreciate...
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+2 #27 justicier masqué 19-07-2014 11:16

… @ Shams Deen, salut compatriote. Ces temps-ci tu te faisais rare sur le net. J’espère que tu vas bien et salut à ta famille……. Au nom du père et du saint-clan je me défoule sur mes oncles maternels. Eeeh Allah, la mère reste toujours la mère deh.
Deen nous apprend qu’Obama connait qui sont les problèmes guinéens. Moi je suis curieux de savoir sa(Deen) propre version. Le justicier pense que celui qui fait son analyse sur nos problèmes, et qui va sur une base logique aboutit toujours à quelque chose. Quiconque est libre aussi d’émettre son point de vue avec argumentaire sans agressivité. Alors Shams Deen j’attends ton point de vue « qui sont les problèmes de ce pays ».
….. Selon le justicier, lorsque le politique a de déficits de capacité d’analyse et d’anticipation sur les questions essentielles, la présence des médias, des intellectuels et de la société civile est très salutaire. Bravo aux ONG en particulier et aux ……. La chance est que nous ayons, dans ce monde de technologie multipolaire, une multitude de médias. Ils constituent, malgré nos critiques, de véritable contre pouvoir et espace d’échanges et d’expression.
Le justicier dit, si la société civile, les intellectuels comme les médias sont les seules références pour débattre sur nos problèmes, c’est que les autres institutions ont failli à leur devoir. Le justicier attend que les ONG, les médias et les intellectuels ne reculent pas devant leur devoir de dénoncer et de proposer.
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+2 #26 Gandhi 19-07-2014 08:52

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou S Diallo:
Je suis cependant du même avis que certains de commentateurs qui disent qu'il faut poursuivre la lutte contre l’impunité, pour l’État droit dans un cadre qui transcende l’identité communautaire.

Vous avez parfaitement raison sur le principe. Néanmoins ce n'est pas parce que certains ne veulent rien faire, qu'il faut rester coi. Y'en a marre de rester à la traine de nombreuses personnes qui longent les murs, peu importe leurs raisons, car il y en a forcément.
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0 #25 Mamadou S Diallo 19-07-2014 07:14

J'ai toujours lu avec intérêt les publications de Potthal Fii-Bhantal dénonçant régulièrement les violations des droits des citoyens et l’impunité en Guinée et apprécie leur activisme aux USA.
Je suis cependant du même avis que certains de commentateurs qui disent qu'il faut poursuivre la lutte contre l’impunité, pour l’État droit dans un cadre qui transcende l’identité communautaire.
Moi je pense que les victimes des violences politiques le sont parce que qu'ils ont ose revendiquer leur droit inaliénable de participer activement a la gestion des destines de cet pays qu'on appelle la GUINÉE. Si l'on accepte cette idée comme prémisse a toute les revendications, il serait alors logique d’aborder la solution du problème en tant que GUINÉEN. C'est une action pour réaffirmer et protéger nos droit des citoyens en tant GUINÉEN.
Il y'a quelques années, j'ai eu des communications brèves avec certains responsables de l'organisation ici au USA et ma suggestion a toujours était de dissocier l'activisme de l'organisation contre l’impunité en Guinée, du programme purement socio-économique qui vise essentiellement le Fouta. L'objectif ultime étant de promouvoir l’émergence d'un état qui respecte et protège le droit de toutes les communautés. C'est pourquoi je trouve l’idée de créer JUSTICE EN GUINÉE très encourageante. Je pense que la présente lettre aurait un plus grand impact, si elle était de JUSTICE EN GUINÉE.
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-8 #24 Shams deen 19-07-2014 01:43

Je pense que pottal fi banthal ne sait pas que l'amerique a envoyer un ambassadeur a conakry.
Donc OBAMA sait qui sont les problemes de ce pays.
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+4 #23 mamadou saliou bah 19-07-2014 01:39

je discutais avec un de nos frères qui m'a fait Remarque que AOT " DORMAIT TRANQUILLE TOUTES LES NUITS SUR SES 2 OREILLES " .
C'est vrai !
Alpha , apres tout ce que NOUS avons subit dans Notre pays , et subissons , COMMENT FAIS TU ?
PASSES NOUS " LA POTION " .
Qques fois , Il y a des " feelings " qu'on garde pour soi.
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+2 #22 Gandhi 18-07-2014 23:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Göngah:
Je condamne tout simplement la victimisation à tout vent!

S'il fallait attendre après vous pour que les victimes obtiennent satisfaction...
Par ailleurs c'est vous qui écrivez que le 28 Septembre "crée un certains désintérêt chez les autres composantes de la nation".
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+9 #21 Boubacar Diallo, Washington 18-07-2014 22:31

Remarque: le commentaire de Mr. Bashir Ourouro Bah sur la citoyenneté et la nationalité correspond bien à ce qu’on nous a offert au collège et lycée dans les cours des humanités. En fait, si les spécialistes en sciences politiques étaient d’une meilleure référence ici, une mention de l’éducation de base est plus pertinente dans les circonstances actuelles. Sans rendre un hommage particulier à l’enseignement secondaire en France (fin des années 50 et début des années 60 dont je suis témoin) on en note une grande différence avec la confusion qui traduit aujourd’hui ce qu’est devenue la formation de base dans nos pays. Ainsi, l’interférence que la «politique ethnique» injecte de plus en plus dans les communications des medias sociaux guinéens est fort regrettable. Cette interférence nocive ne favorise pas l’ouverture d’esprit nécessaire pour bénéficier d’un enseignement réciproque avec les autres. Après tout, «Frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui» était une sage recommandation de Montaigne. Cependant, voici quelques exemples pour encourager quand-même la réflexion et les discussions sur le sujet en cours: L’Allemagne existe seulement depuis 1871, grâce au Prussien Otto Bismarck (principal responsable de la répartition de l’Afrique à la conférence de Berlin de 1884-5), alors que l’origine du peuple allemand avait été documentée depuis environ 2000 ans. Par coïncidence ou pas, l’Italie à son tour n’existe que depuis cette même année 1871, longtemps précédée par le peuple italien. On parle de la Nation Arabe, mais il n’y a pas un Etat Arabe tout court. En résumé, une Nation est égale à une Culture plus une Ethnie avec ses Caractéristiques (elle confère la nationalité); un Etat est égal à une Géographie plus une Souveraineté (Il donne la citoyenneté). Ainsi, un Etat-Nation, c’est lorsque ces deux institutions sont combinées. La France, du moins à sa création, fut établie sur la base d’une géographie ajoutée à une souveraineté. D’où, l’Etat Français devenu la Nation Française grâce, entre autres, à la responsabilité individuelle et générale, l’esprit du partage, la tolérance, la justice sociale, l’établissement d’instituions sur mesure, etc.
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+7 #20 Bashir Ourouro Bah 18-07-2014 18:56

Citation en provenance du commentaire précédent de Mahmoud:
Merci à Bashir Bah pour rappeler à ceux qui refusent de voir les choses en face. Autant chaque Guinéen peut être fier de sa communauté, autant les peuls doivent l'être également.

C’est l’érection de cet état de droit qui est notre souhait tous. Cela c’est une valeur. Le débat se situe autour des méthodes pour y parvenir.
Les fascistes, les dictateurs et les opportunistes politiques croient mordicus que c’est en mobilisant tout le monde derrière eux, en forçant le moule sur les gens et en écrasant toute dissidence. Le PDG usa de ce désir de construire une nation pour mettre le progrès en otage et pour embrigader tout le monde dans la folie d’un homme et d’un groupe. Ces héritiers sont de la même inspiration et suivent la même voie. Exemple : voici la réaction fielleuse, réminiscences des émissions de la Voie de la Révolution d’un web site sur la lettre de Pottal. TRAITRES A LA NATION est le leitmotiv de leur posting. En plus du fiel typique des fascistes, ils ne se sont même pas donné la peine de poster notre lettre.
http://www.aujourdhui-en-guinee.com/fichiers/blog12-999.php?langue=fr&type=rub2&code=calb10275&num=&PHPSESSID=07b7eb201e3aad17b3d47a184822286b
Pour revenir au débat, nos aînés intellectuels, toute ethnie confondue, mais particulièrement de l’ethnie peule, commirent l’erreur politique d’accepter ce carcan. Ils sacrifièrent positions, titres et ambitions pour l’idée fictive d’une nation au lieu de l’affirmation de leur base culturelle et politique. Ils périrent tous. C’est là une leçon que nous ne devons jamais perdre de vue. La Guinée n’est ni une valeur ni une notion sacrée. C’est une construction de l’histoire. La justice par contre est intemporelle. Les nations meurent toutes à un moment donné. Les valeurs demeurent.
C’est avec l’arrière-fond de ces absolus et ces leçons de l’histoire qu’il faut situer le débat du double mouvement de la division du pouvoir, de l’affirmation des communautés nationales, de la dilution du pays dans un ensemble plus vaste épousant l’histoire africaine et des courants d’échanges économiques internes. C’est avec cette perspective que la Guinée sera construite ou défaite. Mais pas dans cet unisson malsain où travailler pour le Fouta est perçu comme un sabotage à la Guinée et à l’Afrique. Où dénoncer les crimes contre les siens est une victimisation ou du nombrilisme infantile. L’idéologie sournoise qui veut faire croire que nous, à Pottal, sommes une menace de quelque sorte à la paix et à l’existence de la Guinée - tout juste pour mettre sous le tapis les crimes des régimes successifs - n’est pas que suspecte. Elle est criminelle.
Wasalam
Bashir Ourouro Bah
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+4 #19 justicier masqué 18-07-2014 18:52

Bonjour Modi Bassirou, j’espère que tu vas bien, en tout cas je te souhaite bonne journée. …..
Grand merci pour ta remarque sur l’ignorance. Oui tout à fait d’accord, il ne faut pas profiter de son ignorance pour accabler d’autres. Maintenant le justicier a saisi son erreur d’expression.
…….. Le justicier voulait dire simplement que les différentes communautés composent la nation guinéenne. Et bon alors, alors, alors cette langue de Molière est caillou deeehh.
---- Quant au mot inculte, c’était du sarcasme destiné au savant mandé mansa (controverse sémantique : donzos ou donsos)
Mais zut! ….. Chacun à son interprétation. L’essentiel pour le justicier, que les donsos quittent la ville et regagnent la brousse, et qu’ils cessent de chasser nos populations à la place des gibiers.
----- Le justicier exige de barrer le chemin aux imposteurs, car après le coup d’état militaire…... le coup d’état DONSO est entrain de se préparer sous nos yeux. …….. Loin de stigmatiser une communauté, mais les individus se reprochant de quelque chose.
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-11 #18 A.O.T. Diallo 18-07-2014 18:01

Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo:
Mon seul souhait est qu'on arrête un peu de focaliser les problèmes de ce pays sur notre communauté. Battons nous pour un Etat de droit dans ce pays et nous auront la meilleure des victoires.

Ceci résume bien ma pensée sur cette question et si certains considèrent que cela est de refuser de voire la réalité en face "then so be it" pour eux.
C'est ma conviction profonde et je dors tranquille toutes les nuits sur mes deux oreilles...
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-5 #17 Göngah 18-07-2014 16:42

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
En tout cas pour vous, c'est clair, si des Guinéens meurent, cela semble vous toucher. A l'inverse, si ce sont des peuls (ne vous en déplaise), ce ne sont que des évènements malheureux (et non des massacres, meurtres ou assassinats). Là aussi les choses sont claires.
Par ailleurs évitez de parler pour les autres, car cela n'engage que vous.

Je dirai moi: Évitons de parler pour les autres, car cela n'engage que nous. Qualifiez les événements du 28 septembre 2009 par des termes que vous voulez. Moi je sais tout simplement qu'ils ont été inhumains, condamnables et un drame national et ne devraient être sujets à polémique. Je condamne tout simplement la victimisation à tout vent!
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+12 #16 Bashir Ourouro Bah 18-07-2014 13:43

1) Justicier, Mande Mansa ou Ourembaya Ball confondent nationalité et citoyenneté. Ils profitent de leur ignorance pour traiter les auteurs d’incultes dans le but de noyer le débat dans des disputes sémantiques.
La lettre à Obama est pour attirer l’attention sur la justice et les dangers de confrontations sociales voir de génocide dans notre pays. Point.
La nationalité n’est pas à confondre avec la citoyenneté. La Guinée est bel et bien un pays avec plusieurs nationalités. En plus, les termes ethnie et tribu ont un relent négatif dû principalement à la colonisation avec sa volonté de réduire la portée des nations existantes.
Dans le but de magnifier les potentats du pays du fait qu’on s’identifie à leur nom de famille, on peut continuer à tricher avec les faits, disputer le concept des nationalités de la Guinée et nier les particularités culturelles et historiques. Le résultat sera garanti. C’est celui des dictatures sans fin. La question des nationalités à l’intérieur des pays africains sera d’actualité pour des générations. L’Union Soviétique refusa de les reconnaitre dans les faits et d’établir la forme de démocratie et d’autonomie qu’elle requiert. Même si en principe l’égalité des différentes nationalités dès après la révolution bolchevique fut proclamée. Le résultat fut l’éclatement de l’empire et des guerres qui continuent de nos jours.
Par simple exercice pédagogique, ci-dessous est une discussion sur le concept de nationalité ; avec des extraits de Wikipédia.
La nationalité est un concept multiforme relatif à l'appartenance d'une ou d'un groupe de personnes à une nation culturelle ou politique déterminée ou possédant la volonté d'exister. La latitude sémantique du terme est principalement due à un désaccord entre deux écoles de pensée du XIXe siècle basées sur des traditions opposées ; l'universalisme de la philosophie des Lumières française et le mouvement lui étant réactionnaire, le relativisme culturel du nationalisme romantique allemand1. On peut donc parler de nationalité politique et de nationalité culturelle ou sociologique2. D'une part, la nationalité politique se définit comme une preuve légale de l'appartenance à un État. La nationalité ne doit pas être automatiquement confondue avec la citoyenneté 3.D'autre part, la nationalité culturelle ou sociologique définit des communautés qui ne forment pas forcément des États indépendants. Elles sont plutôt des regroupements de populations sur un territoire plus ou moins défini qui partagent soit une combinaison particulière de caractéristiques objectives (langue, religion, culture, histoire) et/ou la caractéristique subjective d'autodéfinition souvent exprimée par le nationalisme4.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nationalit%C3%A9\
2) Aussi, pourquoi les chasseurs traditionnels (donzos, donsos) se montrent-ils en ville avec leur accoutrement et leurs armes ? Pour amuser la galerie ? Non c’est pour continuer (à la place des miliciens du PDG) la guerre répressive.
Bashir Ourouro Bah
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+3 #15 Diallo 18-07-2014 11:57

Citation en provenance du commentaire précédent de boubacar doumba diallo:
@ Diallo .Bonjour Bandirawoo!
Vous savez la stigmatisation des Peuls en Guinée ou ailleurs ne date pas d'hier, voire de 1976 ,mais remonte parfois à la nuit des temps.
"Avant le 16e siècle les Peuls nomades n’avaient pas d’Etat qui leur soit propre. Ils allaient d’une contrée à une autre à la recherche de pâturages poussant devant eux leurs troupeaux. Ils étaient souvent victimes de multiples préjugés, de brimades, d’exactions, de persécutions, voire parfois d’exterminations. "
Alors apparut Koli Tenguéla !
Quel âge aviez vous en 1957 ? Renseignez vous sur ce qui s'est passé à cette époque !
Connaissez vous l'Hymne Kondjoba?Avez vous entendu parlé du Fila kélé ? Je m'arrête là et n'en dirai pas plus.Ce n'est pas du communautarisme.Je suis métis Peul-Sarakolé.

Bonjour Monsieur Diallo Boubacar,
En 57 je n'était pas encore né. La première fois que j'ai vu AST c'est à la TV, le jour de sa mort en 84. Tout ce que je sais de son régime je l'ai lu ou écouter à la radio.
Je pense que j'ignore beaucoup de choses et je souhaiterais que vous nous relatiez ces faits historiques.
Ces extraits de rapport que j'ai lu ce matin m'ont choqué énormément. Je suis complètement atteint mais je garde espoir car Dieu existe. Certains guinéens sont trop cruels.
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+6 #14 boubacar doumba diallo 18-07-2014 11:09

@ Diallo .Bonjour Bandirawoo!
Vous savez la stigmatisation des Peuls en Guinée ou ailleurs ne date pas d'hier, voire de 1976 ,mais remonte parfois à la nuit des temps.
"Avant le 16e siècle les Peuls nomades n’avaient pas d’Etat qui leur soit propre. Ils allaient d’une contrée à une autre à la recherche de pâturages poussant devant eux leurs troupeaux. Ils étaient souvent victimes de multiples préjugés, de brimades, d’exactions, de persécutions, voire parfois d’exterminations. "
Alors apparut Koli Tenguéla !
Quel âge aviez vous en 1957 ? Renseignez vous sur ce qui s'est passé à cette époque !
Connaissez vous l'Hymne Kondjoba?Avez vous entendu parlé du Fila kélé ? Je m'arrête là et n'en dirai pas plus.Ce n'est pas du communautarisme.Je suis métis Peul-Sarakolé.
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+5 #13 Mahmoud 18-07-2014 11:05

Merci à Bashir Bah pour rappeler à ceux qui refusent de voir les choses en face. Autant chaque Guinéen peut être fier de sa communauté, autant les peuls doivent l'être également.
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+5 #12 Diallo 18-07-2014 08:55

Monsieur Bah, c'est avec beaucoup de peine que j'ai lu ces extraits de rapport que je n'avais jamais vu. La lecture du discours de AST de 1976 m'a fait comprendre qu'une bonne partie de nos compatriotes ont été éduqué à nous haïr. 28 septembre n'est que la conséquence de ce discours.
La religion musulmane et la culture peulh m'ont appris a avoir de la mesure et de la patience dans les épreuves. La vérité triomphera tôt ou tard. Cela ne veut dire que je ne combattrai pas cette tyrannie; je reste ferme et engagé à lutter pour mon pays avec mes modestes moyens.
Vous savez ces hommes pensent qu'ils ont fait du mal à la communauté peulh. Mais moi je pense c'est à la Guinée qu'ils ont fait du mal.
Mon seul souhait est qu'on arrête un peu de focaliser les problèmes de ce pays sur notre communauté.
Battons nous pour un Etat de droit dans ce pays et nous auront la meilleure des victoires.
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+11 #11 Bashir Bah 18-07-2014 01:59

Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo:
Il ne faut surtout pas lier le crime de sang qui a été perpétré au stade du 28 sept à une communauté. Vraiment je suis désolé, là vous faites fausse route. C'est des guinéens qui ont été tués et violentés.
Arrêtons un peu ce communautarisme primaire de mauvais aloi vue la période que nous vivons. Personnellement je ne sens très à l'étroit à l'intérieur d'une communauté à l'ère des grands ensembles.
.

Ci-dessous des extraits du rapport de Human Right Watch sur les massacres pour contrer cette idee.
Page 9
Pendant qu’ils agressaient sexuellement les jeunes filles et les femmes peules, les assaillants ont à plusieurs reprises tenu des propos racistes et proféré des insultes et des menaces apparemment dirigées contre cette ethnie.
Page 15
Plusieurs victimes et témoins des violences commises dans ces quartiers ont confié à Human Rights Watch qu’au cours des attaques, les soldats et les miliciens en civil ont tué, violé et volé les résidents, et vandalisé les habitations. Ils les ont également insultés à plusieurs reprises et ont menacé les Peuls tout particulièrement.
Page 37
L’un d’eux a dit : « Si vous pensez Guinée appartient aux Peuls et aux Malinké, aujourd’hui, vous allez apprendre qui sont les vrais salauds et les chiens enragés ». Je ne pouvais plus me lever, je suis resté sur le terrain. Il y avait une fille à côté de moi, elle était presque nue, elle n’avait que son sous-vêtement. Et comme elle pleurait et saignait, je lui ai donné mon T-shirt. J’ai perdu conscience ensuite et me suis réveillé à l’hôpital Donka.
Page 67
Je ne sais pas qui étaient ces gens, ils étaient en uniforme et toujours masqués. Ils buvaient de l’alcool tout le temps. Ils venaient tous les soirs ...parfois un seul et des fois trois en même temps. Ils ont dit d’oublier nos dirigeants politiques, qu’ils allaient rester au pouvoir. Ils étaient très rudes, ils enfonçaient mon estomac avec leurs fusils, me disant que si je résistais qu’ils allaient me tuer, tuer tous les Peuls. Le 2 octobre, on nous a fait sortir toutes les sept. Avec un masque sur les yeux, nous avons été libérées à un rond-point de la ville. J’ai tellement peur d’attraper le VIH et le transmettre à ma famille.
Page 70
Pendant qu’ils agressaient sexuellement les jeunes filles et les femmes peules, les assaillants ont à plusieurs reprises tenu des propos racistes, et proféré des insultes et des menaces apparemment dirigées contre cette ethnie. Une femme violée par plusieurs membres de la Garde présidentielle a rapporté que ses agresseurs faisaient régulièrement référence à son appartenance ethnique : « Aujourd’hui, on va vous donner une bonne leçon. Oui, on en a assez de vos combines ... on va exterminer tous les Peuls. » Une autre femme, détenue dans une maison pendant quatre nuits où elle et d’autres femmes ont été violées et agressées sexuellement, a rapporté les propos de ses agresseurs : « Ils m’insultaient et me disaient qu’ils allaient me tuer, moi et tous les Peuls. Ils ont dit qu’il fallait oublier nos responsables politiques, qu’ils allaient rester au pouvoir. » Les femmes violées et agressées au stade ont fait état de commentaires ethniques similaires. Une femme violée par trois soldats de la Garde présidentielle a raconté que ses agresseurs lui ont dit : « On va tous vous tuer, surtout vous les Fulla [Peuls] ... on va vous exterminer ». Une autre femme, violée au milieu du stade et témoin du viol et du meurtre d’une autre jeune femme, a raconté que certains Bérets rouges criaient : « On va vous tuer, les Peuls ... vous êtes tous des bâtards ! » Une femme, alors agressée sexuellement par deux membres de la Garde présidentielle, s’est vu dire : « Vous, les femmes peules, vous êtes racistes ... c’est vous qui essayez de faire tomber Dadis ... on va en finir avec vous, vous allez voir ».
Page 88
Un homme détenu pendant 11 jours au camp Alpha Yaya a indiqué à Human Rights Watch : « Les militaires n’arrêtaient pas de nous menacer, en disant : ‘On va vous tuer. Vous êtes des Peuls, on va tous vous éliminer.’ » Un autre homme détenu au camp Alpha Yaya a décrit un soldat demandant à tous les hommes arrêtés et faisant partie de l’ethnie des Malinkés de s’identifier, puis leur criant : « Comment osez-vous vous associer à ces vermines peules, qui essaient de ruiner le pays ? »
Page 91
Les trois anciens détenus qui ont indiqué avoir sous la garde de l’unité de gendarmerie commandée par le capitaine Tiégboro Camara ont décrit comment ils avaient été soumis à de fréquents coups pendant respectivement quatre, huit et onze jours. Ils ont déclaré que les 70 détenus qui se trouvaient au camp à ce moment étaient Peuls, sauf trois d'entre eux.
Extrait du rapport de Human Rights Watch.
Page 9
Pendant qu’ils agressaient sexuellement les jeunes filles et les femmes peules, les assaillants ont à plusieurs reprises tenu des propos racistes et proféré des insultes et des menaces apparemment dirigées contre cette ethnie.
Page 15
Plusieurs victimes et témoins des violences commises dans ces quartiers ont confié à Human Rights Watch qu’au cours des attaques, les soldats et les miliciens en civil ont tué, violé et volé les résidents, et vandalisé les habitations. Ils les ont également insultés à plusieurs reprises et ont menacé les Peuls tout particulièrement.
Page 37
L’un d’eux a dit : « Si vous pensez Guinée appartient aux Peuls et aux Malinké, aujourd’hui, vous allez apprendre qui sont les vrais salauds et les chiens enragés ». Je ne pouvais plus me lever, je suis resté sur le terrain. Il y avait une fille à côté de moi, elle était presque nue, elle n’avait que son sous-vêtement. Et comme elle pleurait et saignait, je lui ai donné mon T-shirt. J’ai perdu conscience ensuite et me suis réveillé à l’hôpital Donka.
Page 67
Je ne sais pas qui étaient ces gens, ils étaient en uniforme et toujours masqués. Ils buvaient de l’alcool tout le temps. Ils venaient tous les soirs ...parfois un seul et des fois trois en même temps. Ils ont dit d’oublier nos dirigeants politiques, qu’ils allaient rester au pouvoir. Ils étaient très rudes, ils enfonçaient mon estomac avec leurs fusils, me disant que si je résistais qu’ils allaient me tuer, tuer tous les Peuls. Le 2 octobre, on nous a fait sortir toutes les sept. Avec un masque sur les yeux, nous avons été libérées à un rond-point de la ville. J’ai tellement peur d’attraper le VIH et le transmettre à ma famille.
Page 70
Pendant qu’ils agressaient sexuellement les jeunes filles et les femmes peules, les assaillants ont à plusieurs reprises tenu des propos racistes, et proféré des insultes et des menaces apparemment dirigées contre cette ethnie. Une femme violée par plusieurs membres de la Garde présidentielle a rapporté que ses agresseurs faisaient régulièrement référence à son appartenance ethnique : « Aujourd’hui, on va vous donner une bonne leçon. Oui, on en a assez de vos combines ... on va exterminer tous les Peuls. » Une autre femme, détenue dans une maison pendant quatre nuits où elle et d’autres femmes ont été violées et agressées sexuellement, a rapporté les propos de ses agresseurs : « Ils m’insultaient et me disaient qu’ils allaient me tuer, moi et tous les Peuls. Ils ont dit qu’il fallait oublier nos responsables politiques, qu’ils allaient rester au pouvoir. » Les femmes violées et agressées au stade ont fait état de commentaires ethniques similaires. Une femme violée par trois soldats de la Garde présidentielle a raconté que ses agresseurs lui ont dit : « On va tous vous tuer, surtout vous les Fulla [Peuls] ... on va vous exterminer ». Une autre femme, violée au milieu du stade et témoin du viol et du meurtre d’une autre jeune femme, a raconté que certains Bérets rouges criaient : « On va vous tuer, les Peuls ... vous êtes tous des bâtards ! » Une femme, alors agressée sexuellement par deux membres de la Garde présidentielle, s’est vu dire : « Vous, les femmes peules, vous êtes racistes ... c’est vous qui essayez de faire tomber Dadis ... on va en finir avec vous, vous allez voir ».
Page 88
Un homme détenu pendant 11 jours au camp Alpha Yaya a indiqué à Human Rights Watch : « Les militaires n’arrêtaient pas de nous menacer, en disant : ‘On va vous tuer. Vous êtes des Peuls, on va tous vous éliminer.’ » Un autre homme détenu au camp Alpha Yaya a décrit un soldat demandant à tous les hommes arrêtés et faisant partie de l’ethnie des Malinkés de s’identifier, puis leur criant : « Comment osez-vous vous associer à ces vermines peules, qui essaient de ruiner le pays ? »
Page 91
Les trois anciens détenus qui ont indiqué avoir sous la garde de l’unité de gendarmerie commandée par le capitaine Tiégboro Camara ont décrit comment ils avaient été soumis à de fréquents coups pendant respectivement quatre, huit et onze jours. Ils ont déclaré que les 70 détenus qui se trouvaient au camp à ce moment étaient Peuls, sauf trois d’entre eux.
http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/guinea1209frwebwcover_0.pdf
Bashir Ourouro Bah
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+5 #10 mamadou saliou bah 18-07-2014 01:02

Mon cher AOT , quand tu dis " Le 28 September 2009 Est un crime contre TOUS LES GUINEENS " , OK !
Je veux juste VOIR UNE VICTIME NON-PEUHLE !
En connais-tu ?
Ne me cites surtout pas SIDYA ET DORE .
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-3 #9 justicier masqué 18-07-2014 00:14

@ Balla, salut mandé mansa! j'espèr que tu te portes bien.
Juste un rappel pour toi: il ya la nationalité guinéenne et des communautés guinéennes. Tu as bien fait d'enseigner à ces incultes que les donsos sont des chasseurs traditionnels.
Heehh oui, la confrerie donsos c'est des chasseurs de gibiers. Mais c'est connu de tous queles gibiers se trouvent dans la brousse , et non en ville deh.
.....Le justicier dit aux donsos d'aller chasser en brousse et d'épargner les paisibles habitants de nos villes de leur instinct de chasseur. En plus ils devraient éviter en ces temps-ci de manger la viande de brousse ou de tuer des éléphants, sinon.........
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+5 #8 Gandhi 17-07-2014 20:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Göngah:

Je crois que c'est cette communautarisation des événements malheureux du 28 Septembre 2009 qui crée un certains désintérêt chez les autres composantes de la nation. Qui et où l'on en parle souvent?

En tout cas pour vous, c'est clair, si des Guinéens meurent, cela semble vous toucher. A l'inverse, si ce sont des peuls (ne vous en déplaise), ce ne sont que des évènements malheureux (et non des massacres, meurtres ou assassinats). Là aussi les choses sont claires.
Par ailleurs évitez de parler pour les autres, car cela n'engage que vous.
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-7 #7 A.O.T. Diallo 17-07-2014 19:42

Je soutiens la logique de Diallo et Vérité masquée : tant que l'on verra les évènements du 28 sept 2009 sous le seul prisme communautaire il perdra ne nombreux supporteurs a ce déni de justice tant en Guinée qu'a l’extérieur parmi les amis de notre pays, y compris ceux qui liront cette lettre qui est par ailleurs très utile sans ce prisme-la.
Le 28 sept 2009 est un crime contre tous les guineens, contre toute la Guinée et a mon humble avis cette requête aurait été bien plus "forte" sous ce prisme-la...
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-2 #6 Ourembaya Balla 17-07-2014 19:10

Citation en provenance du commentaire précédent de La Commission centrale de Pottal Fii Bhantal Fouta Djallon:
Pour de nombreux observateurs de la Guinée, M. Condé est en train de créer des conditions similaires à celles qui permirent le génocide au Rwanda, par des purges de l'appareil militaire ainsi que le recrutement et la formation en Angola d'une milice composée exclusivement de membres de son groupe ethnique. En même temps, des officiers militaires d'autres nationalités du pays sont mis à la retraite en grand nombre. Ce noyautage délibéré des forces de sécurité est complété par la mise en place d'une milice parallèle secrète de gardes forestiers et des guerriers traditionnels appelés Donzo.

Y'a t-il d'autres nationalités en Guinée que celle guinéenne. Par ailleurs, les donsos sont chasseurs traditionnels et non guerriers. Il n'ya pas de donzo en Guinée, mais des donsos !!!
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-7 #5 Göngah 17-07-2014 14:59

Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo:
Il ne faut surtout pas lier le crime de sang qui a été perpétré au stade du 28 sept à une communauté. Vraiment je suis désolé, là vous faites fausse route. C'est des guinéens qui ont été tués et violentés.
Arrêtons un peu ce communautarisme primaire de mauvais aloi vue la période que nous vivons. Personnellement je ne sens très à l'étroit à l'intérieur d'une communauté à l'ère des grands ensembles.
Je suis peulh et fier de l'être mais je suis guinéen et ça personne ne pourra me l'enlever, même les fascistes qui sont actuellement à Conakry ne pourront pas me l'enlever et je ne vais jamais les suivre dans leur bêtise.

Je crois que c'est cette communautarisation des événements malheureux du 28 Septembre 2009 qui crée un certains désintérêt chez les autres composantes de la nation. Qui et où l'on en parle souvent?
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+2 #4 Göngah 17-07-2014 14:53

"Cependant, notre organisation voudrait vous demander de reconsidérer l'invitation que vous avez faite au président de la Guinée, M. Alpha Condé. Les raisons de notre demande sont expliquées dans cette lettre. Nous aimerions que vous les preniez en considération, non seulement pour la prochaine conférence, mais aussi pour l'aide globale et la politique de coopération des États-Unis avec notre pays."
Et voilà ce qui est dit !
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+2 #3 Diallo 17-07-2014 12:50

Il ne faut surtout pas lier le crime de sang qui a été perpétré au stade du 28 sept à une communauté. Vraiment je suis désolé, là vous faites fausse route. C'est des guinéens qui ont été tués et violentés.
Arrêtons un peu ce communautarisme primaire de mauvais aloi vue la période que nous vivons. Personnellement je ne sens très à l'étroit à l'intérieur d'une communauté à l'ère des grands ensembles.
Je suis peulh et fier de l'être mais je suis guinéen et ça personne ne pourra me l'enlever, même les fascistes qui sont actuellement à Conakry ne pourront pas me l'enlever et je ne vais jamais les suivre dans leur bêtise.
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+7 #2 Saikou Oumar 17-07-2014 08:36

On ne peut etre plus clair! il reste a savoir si ce message tombera sur de bonnes oreilles.
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+9 #1 Amenofils 17-07-2014 00:48

Je suis en accord avec le contenu de ce message auquel je souscrit totalement.
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