Des éléments de la sécurité présidentielle se livrent à des actes de violence contre les médias

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logo_MFWA_01Quatre jours après avoir investi et fermé une station de radio pour avoir assuré la couverture d’un meeting présidentiel, des militaires de la sécurité présidentielle du président Alpha Condé ont agressé et brutalisé des journalistes de certaines entreprises de média privées.

Cette dernière agression a eu lieu le 20 août 2013 lors de la visite du président Condé à Labé, ville située à environ 450 km au nord de la capitale, Conakry. La visite du président était dans le cadre de la campagne du parti au pouvoir [le Rassemblement du peuple de Guinée] pour les élections législatives prochaines du 24 septembre 2013.

Selon le moniteur de la MFWA, les militaires courroucés qui étaient lourdement armés se sont rués sur les journalistes et ont battu quiconque voulait couvrir ou faire un reportage sur la tournée du président.

Abdourahmane Diallo, un reporter d’Espace TV, une chaîne privée, a été gravement bastonné et sa caméra a été confisquée par les militaires.

« Les bérets rouges nous ont renvoyés comme des malpropres. Ils nous ont dit que nous les journalistes, nous sommes des escrocs. Que ce qui s’est passé à Kankan montre que les journalistes sont dangereux Â», a raconté Ousmane Bah, l’un des journalistes.

La MFWA est attristée par cet incident qui est un excès de pouvoir et d’autorité évident dans un pays où la presse est, depuis plusieurs années, considérée comme « pas libre Â» par divers indices régionaux et internationaux sur la liberté de la presse.

Nous réitérons l’appel que nous avons lancé aux dirigeants du RPG, surtout au président Condé, pour qu’ils réprimandent les éléments de sécurité publiquement et de toute urgence afin de faire preuve de leur engagement personnel à la liberté de la presse et aux initiatives de paix actuellement en cours dans le pays.

Les attaques perpétrées par l’Etat contre les manifestations organisées par l’opposition et les médias guinéens s’intensifient et, rien que cette année, des centaines de citoyens et de journalistes ont été harcelés, violemment agressés et blessés, tandis que d’autres seraient morts.

La MFWA exhorte le gouvernement à améliorer les conditions qui continuent à se dégrader et à sauvegarder les droits et la sécurité des journalistes consacrés par la Constitution de la Guinée.


Media Foundation for West Africa (MFWA)
Accra


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Commentaires  

 
+3 #3 Paul Théa 24-08-2013 11:06

Que c'est triste
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+2 #2 amaduslamba 23-08-2013 20:26

En pensant que liberté de presse est respectée en Guinée vous vous trompez chers jurnalistes. Aucun agent de securité ne sera inquiété après avoir reprimé ceux qui sont opposés au régime Ainsi que ceux qui dénoncent leurs agissements (vous les journaliste). Les gardes raprochés des chefs en Guinée se sont toujours consiérés comme étant des hors la loi.
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+9 #1 AOT Diallo 23-08-2013 18:05

Même les journalistes basés a Accra ont constaté cette violation flagrante des DDH mais notre opposition n'a rien vu - chut, ils sont occupés avec leurs postes a l'assemblée nationale.
Il ne faut surtout pas les déranger avec des banalités de ce genre...
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