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Déclaration conjointe de ADP, du Collectif, du CDR et du FDP
Samedi, 20 Juillet 2013 00:45
L’opposition républicaine a appris avec consternation les violences intercommunautaires qui affectent depuis lundi 15 juillet dernier, les préfectures de Nzérékoré et de Beyla. Elle déplore que les affrontements qui ont opposé des membres des communautés konianké et guerzé se soient soldés par un bilan particulièrement lourd avec plus de cinquante morts, plus de cent blessés, des dégâts matériels d’une ampleur sans précédent avec la destruction d’édifices religieux ainsi que de maisons d’habitation.
L’opposition condamne ces pratiques d’un autre âge devenues récurrentes en Guinée et exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier les personnes impliquées dans ce massacre afin de diligenter leur traduction devant les juridictions compétentes.
L’opposition déplore que l’impunité dont bénéficient les auteurs de violences se perpétue dans notre pays, en dépit des déclarations d’intention des autorités actuelles, favorisant ainsi la répétition de ce type de conflits dans nos régions et creusant le lit d’une véritable désintégration d’un tissu social déjà soumis à rude épreuve par une gouvernance politique et sociale chaotique.
Le laxisme du pouvoir vis-à -vis de toutes les violations des droits humains et l’absence d’un vrai dialogue social ainsi que l’inexistence d’une réelle politique de réconciliation nationale contribuent ainsi à creuser la césure béante qui sépare aujourd’hui les différentes composantes de la nation guinéenne.
L’opposition déplore que ce conflit inter-ethnique et inter-religieux ait connu de la part du gouvernement un traitement inapproprié par le retard dans le rétablissement de l’ordre public, l’envoi sur les lieux d’une délégation officielle de composition et de niveau inopportuns, le voyage à l’étranger du chef de l’Etat alors que la crise était à son paroxysme, le développement d’une stratégie de communication défaillante et l’absence de tout programme de prévention de conflits dans une région dont le potentiel de violence est notoirement connu.
L’opposition en appelle au sens de responsabilité des leaders d’opinion, des sages et religieux, des associations de jeunes, des groupements féminins, des responsables politiques, des médias publics et privés ainsi que de l’ensemble des citoyens guinéens pour leur demander de s’inscrire dans une vraie dynamique d’apaisement et de réconciliation nationale.
L’opposition républicaine présente, à cette triste occasion, ses condoléances émues aux parents et proches des victimes. Elle exprime toute sa compassion à l’endroit des blessés et sa désolation pour les biens matériels détruits, en particulier pour l’incendie et la démolition de lieux de culte. Elle demande au peuple de Guinée de rester uni et solidaire afin de préserver la paix et la cohésion nationale qui constituent le substrat sur lequel se bâtit tout développement économique et social susceptible d’assurer à tous les Guinéens le bien-être et la prospérité.
Conakry, le18 juillet 2013
L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP)
Le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition
Le Club Des Républicains (CDR)
Le Front d’Union pour la Démocratie et le Progrès (FDP)
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Commentaires
"Mon Dieu, savent-ils vraiment ce qu'ils font??"
Ah oui, j'oubliais : listes électorales...
Lu pour vous :
Le dernier bilan des affrontements violents et interethniques survenus lundi dans le sud-est de Guinée fait état de 74 morts et près de 150 blessés, a affirmé vendredi l’Organisation non-gouvernementale de Développement communautaire. Selon l’organisation, ce bilan est loin d’être un bilan réel des morts car le ramassage des corps continu encore dans les différents quartiers de la ville de N’Zérékoré, où des familles entières ont été attaquées et quelques membres tués à coup de manchettes ou par usages des armes à feu, tel des fusils calibre 12.
Il a souligné par ailleurs que les populations vivent encore dans la désolation, dans la tristesse et surtout dans une psychose, avec des actes isolés d’agression physique et verbale, perpétré par certains groupes d’individus armés qui se promènent à travers la ville.
Devant l’épreuve de la délégation gouvernementale à faire revenir le calme, cette ONG a souligné qu’aucune mesure de négociation n’est encore entreprise pour faire approcher les deux communautés (Konianké et les Guerzé), en conflit dans la région depuis plusieurs jours.
Contrairement à l’annonce faite par le gouvernement sur la signature d’un pacte de non-agression entre les représentants des deux ethnies, notre interlocuteur a estimé que le pouvoir va vite en besogne, car, selon lui, il faut un travail de fond pour parvenir à résoudre le différend qui oppose les deux communautés en conflit qui connaissent souvent des accrochages assortis de pertes en vie humaine.
« Il est difficile d’envisager une quelconque résolution, sans pour autant chercher à établir la vérité des faits et rendre justice à qui de droit et aussi punir les coupables, pour éviter la réplétion des tels comportements » a-t-il indiqué.
Au dernières nouvelles, la délégation gouvernementale, les sages des deux communautés, les autorités régionales et préfectorales sont toujours à pied d’oeuvre pour tenter de calmer les antagonismes et parvenir à un dénouement heureux dans les rivalités interethniques à N’Zérékoré, ville du sud-est ayant focalisé tous les regards cette semaine.
La région administrative de N’Zérékoré a été désignée pour accueillir le 2 octobre prochaine la célébration de la 55e anniversaire de la fête nationale d’indépendance de Guinée.
Xinhua








