Déclaration de l’UFDG sur le verdict de la cour d'assises

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logo_UFDG_2_01L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a suivi avec consternation le verdict prononcé par la Cour d’assises dans l’affaire dite de l’attaque de la résidence privée du président de la République.

Ce verdict condamne des militants et responsables de l’UFDG dont entre autres, le vice-président, M. Bah Oury, le secrétaire fédéral de l’UFDG en Allemagne, M. Lamine Diallo et le secrétaire général de la section de Hamdallaye Ratoma, M. Thierno Sadou Diallo.

Ces condamnations ne nous surprennent guère car, dès après la présumée attaque, le président de la République dans une interview accordée à un journal sénégalais, avait désigné nommément le vice-président, Bah Oury et des proches du président de l’UFDG en l’occurrence messieurs Tibou Camara et Diallo Amadou Oury Sadakaadji comme étant les commanditaires de l’opération.

L’UFDG avait alors dénoncé cette ingérence de l’exécutif dans l’enquête judiciaire et exprimé ses craintes de voir cette affaire devenir un procès politique. Les condamnations sévères qui ont été prononcées à l’encontre des militants et responsables de l’UFDG viennent justifier nos appréhensions. Ce verdict confirme une fois de plus que la justice guinéenne n’est pas encore indépendante et qu’elle obéit aux ordres du Pouvoir en place.

Les militants et responsables de l’UFDG sont profondément indignés par ces décisions iniques prises au lendemain du dialogue politique qui avait engagé toutes les parties à œuvrer pour la restauration de la confiance et à l’apaisement du climat socio-politique.

La condamnation du vice-président de l’UFDG à la réclusion criminelle à perpétuité avec confiscation des biens alors qu’il n’a été cité par aucun accusé et que son implication n’a été établie à aucun moment du procès, rappelle les pratiques tristement célèbres des tribunaux révolutionnaires.

L’Union des forces démocratiques de Guinée exprime son soutien et sa solidarité à son vice-président et à ses militants injustement condamnés.

La direction nationale du parti se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux pour le rétablissement dans leurs droits de ses cadres injustement condamnés. A cet égard elle invite tous ses militants à rester vigilants et mobilisés pour la défense des libertés et droits fondamentaux des guinéens.


Conakry, le 13 juillet 2013

La Direction nationale de l’UFDG


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Commentaires  

 
0 #5 katy 16-07-2013 09:28

Oh doyen Bokoum merci pour vos prières j’ai souvent envi de demander à Dieu d’échanger ma plume scientifique contre celle littéraire du doyen pour mieux traduire ma contribution pour le changement du « changement » apporté par notre fameux professeur. Le jour où l’opposition comprendra qu’elle se focalise sur les petits détails en laissant l’essentiel, d’une part et que certaines stratégies qu’elle élabore risque de jouer en sa défaveur lorsqu’elle sera au pouvoir d’autre part, notre lutte pour une Guinée meilleure aura plus de chance d’aboutir.
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+1 #4 Saïdou Nour Bokoum 16-07-2013 01:56

Webmaster, vérifiez, j'ai "posté" des bénédictions sur Katy qui ont dû tomber - malencontreusement ? - dans la corbeille.Des prières si vous vous voulez, ce serait moins prétentieux; c'est le Ramadhan, et passé 4h du matin, l'ange Gabriel remonte. Il paraît, Wa Salam
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+3 #3 katy 14-07-2013 10:23

Le véritable problème de nos partis politiques en Guinée est le fait qu’ils manquent énormément de stratégie et de logique. Les partis politiques doivent constituer un frein à l’instauration d’un régime totalitaire et contre la violation des droits des citoyens. La Guinée vient de vivre plus d’une année de manifestations politiques avec les conséquences que nous savons tous, mais uniquement pour solliciter le départ d’un opérateur technique Waymark alors que le véritable problème du pays demeure l’injuste et la violation des droits de l’homme. Cette condamnation de BAH Oury doit être un motif supplémentaire pour fédérer l’ensemble de la classe politique pour une protestation avec la dernière énergie. Cet acte est nettement plus grave que l’interpellation ou la violation du domicile d’un leader qui avait été un motif suffisant pour la classe politique pour se retirer même du dialogue. Mais comme la préoccupation de nos partis politiques c’est d’aller aux élections , vivement les élections, quand vous aurez la majorité à l’assemblée nous verrons bien quelle sera votre force pour arrêter les dérives du régime de notre fameux professeur.
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+8 #2 Féla Barry 14-07-2013 01:18

Ce pays est une fabrique de dictateurs, y en n’a aucun pour relever l’autre, à chaque convulsion historique, il accouche d’un monstre politique d’une cruauté inédite. Aussi longtemps que les larmes et le sang des guinéens demeureront le breuvage de prédilection de nos dictateurs, ce pays ne connaitra ni la paix ni le bonheur, divisés et opposés, ils périront ensemble, quel gâchis !!! AC est entrain de pousser le mal-vivre-ensemble des guinéens à des sommets paroxystiques inégalés, gage certain de son implosion imminent. Evidemment cela n’écorchera pas la conscience civique encore moins l’humanité de certains, vautrés dans une lâcheté légendaire de voir la vie de leurs concitoyens arrachée au prix d’un mensonge d’état éhonté .Nos concitoyens ont l’hypocrisie chevillée au cœur et à l’âme. Les petits peuples s’accommodent de tout : hier sous Sékou notre pays était malade de sa révolution qui dévore ses enfants, sous Conté de son armée, aujourd’hui plus que jamais de nos ethnies opposées et divisées jusqu’au suicide collectif qui nous pend au nez !!! Il ne s’agit, en effet, ni plus ni moins que d’un procès en sorcellerie politique où le verdict était couru d’avance, les coupables connus, le juge sous haute influence, le tout scellé dans le marbre de la volonté ethno-démoniaque de ‘AC de domestiquer l’Elite du pays, de faire main basse sur la chose publique. Gouverner ce pays dans la haine des uns des autres ne peut être un projet de société viable et durablement partagé par tous. La destitution d’AC est une nécessité historique dont nous ne pouvons plus nous faire l’économie au péril d’une éruption sociale sans précédent, après le printemps arabe, c’est l’ouragan des tropiques qui est en train de prendre forme à l’horizon !!!
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+10 #1 Amenofils 13-07-2013 22:34

La condamnation de Bah Oury est injuste, inique et cynique. Mais ce n'est la qu'un avant goût de la Guinée post législative si alpha condé arrive à voler les élections avec une bonne majorité.
Tout bon guinéen devrait condamner cette injustice et réclamer l'annulation des poursuites injustifiées et le retour de bah oury en Guinée. N'attendons d'être ciblé pour réagir car cette nouvelle dictature ne fera bientôt aucun discernement sur les guinéens
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