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Déclaration de la coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière au sujet des évènements du 28 septembre 2009

  Samedi, 06 Juillet 2013 00:28

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La coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière, solidaire des idéaux de réconciliation, de justice et de paix, est fière de la volonté du président de la République de faire de la justice et de l’Etat de droit dans notre pays un cheval de bataille et une priorité afin que l’injustice soit bannie à tout prix et que l’impunité prenne fin. Que les auteurs des assassinats et des crimes organisés, des massacres, des attentats et des saignées financières soient démantelés, arrêtés et trainés devant les juridictions compétentes pour être jugés et condamnés selon les forces de la loi.

La coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière est consciente du désastre humain causé par les évènements du 28 septembre, œuvre de certains leaders politiques en collaboration avec certains hauts dignitaires de l’armée sous le règne de son Excellence, le président Moussa Dadis Camara, qui ont savamment orchestré ces évènements tragiques et douloureux et qui malheureusement ont été gratifié par des milliards de nos francs.

La coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière est très heureuse que la justice soit mise en marche pour ce douloureux évènement du 28 septembre afin que les vrais coupables soient traqués et jugés.

Cependant, la coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière est très déçue et déplore l’acharnement fait contre nos dignes fils militaires en l’occurrence le colonel Claude Pivi, depuis très longtemps et surtout à cause des évènements du 28 septembre, pour avoir uniquement leurs peaux au profit des vrais acteurs et commanditaires de ce douloureux évènement. Nous comprenons alors que cette affaire au lieu d’être le boulevard de la vérité, de la justice et de la consolidation de l’unité nationale est devenue un sentier de coup-bas, de machination politique et d’accusation gratuite. Cette inculpation, pour nous, du colonel Claude Pivi, est un non-évènement. Que les vrais coupables soient recherchés au nom de la justice et des droits de l’homme afin que lumière soit faite et que le droit soit dit.

Nous regrettons avec amertume et consternation que de nombreux dossiers judiciaires puissent dormir dans les tiroirs de la justice et que rien ne se fasse afin que la vérité jaillisse.

A cet effet, nous ne pouvons pas comprendre qu’on instruise les évènements du 28 septembre 2009 sans parler, et aucunement, de la tentative d’assassinat contre la personne physique du président Moussa Dadis Camara. Ce tragique évènement aussi n’est, jusqu’à nos jours et malheureusement, l’objet d’aucune enquête sérieuse et crédible par nos juridictions. Ces enquêtes montreraient aux yeux du peuple de Guinée, de l’opinion nationale et internationale, la volonté de notre gouvernement de faire de la justice le baromètre de sa gouvernance afin que soient connus et jugés les vrais coupables de cet acte ignoble, macabre et anti constitutionnel.

Nous ne pouvons pas comprendre que jusqu'à présent, le lieutenant Toumba, l’auteur principal de cet acte irresponsable, car contraire à l’esprit républicain de l’armée, coure et coure encore et qu’on se focalise uniquement sur l’attentat perpétré au domicile du président de la République, qui ne date que d’hier.

Nous ne pouvons pas comprendre que ni le lieutenant Toumba, ni le général Sékouba Konaté, ministre de la Défense nationale et vice-président du CNDD, ni les leaders politiques à cette époque, organisateurs de ces évènements, ne soient entendus dans cet épineux dossier du 28 septembre mais plutôt gratifiés d’argent. Que cache-t-on, que trame-t-on ?

Nous ne pouvons pas comprendre que jusqu’à présent, aucune enquête digne de ce nom ne soit faite à propos des tueries survenus à Zogota, à Saoro, à Guéckédou, à Cosa, et des tueries issues des manifestations de l’opposition et des pillages orchestrés des boutiques et magasins des commerçants. Nous nous souvenons aussi des tueries de Siguiri et des évènements de janvier-février 2007. Des fils de ce pays ne sont-ils pas morts là ? Qu’attendent nos tribunaux pour que justice soit rendue ?

Nous ne pouvons pas comprendre vraiment pourquoi donc s’acharne-t-on particulièrement contre nos dignes fils dans cette affaire des évènements du 28 septembre. Ne saviez-vous pas et de source sûre que le colonel Claude Pivi était en dehors de Conakry pendant ces évènements ? N’avez-vous pas entendu les leaders politiques, en ce temps, dire que grâce au colonel Moussa Tiègboro Camara, ils ont été sauvés ? On ne comprend donc pas véritablement les raisons de leur inculpation. En tout cas leur culpabilité n’est pas encore établie, ils bénéficient donc de la présomption d’innocence.

En conséquence nous informons et prenons à témoin la communauté nationale et internationale, que si dans ce dossier qui ne relève que de la justice, mais qui prend des tournures politiques et de règlement de compte, on touche à un cheveu de notre frère et fils le colonel Claude Pivi, sans que ne soient démantelés les vrais acteurs et commanditaires, la jeunesse de la Guinée Forestière et les personnes éprises de justice et de paix, ne resteront pas les bras croisés et useront de tous les moyens dont elles disposent pour faire valoir leurs droits au nom de la justice.

En outre nous exigeons, et sans délai, l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur la tentative d’assassinat contre la personne du président Moussa Dadis Camara.

Nous exigeons que soit recherché, arrêté et entendu le lieutenant Toumba, que soient entendus également le général Sékouba Konaté et tous les leaders politiques, organisateurs de ces évènements.

Nous exigeons également l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur la sauvage tuerie faites par l’armée régulière de notre pays sur des honnêtes citoyens de Zogota, sur les massacres des citoyens de Saoro, de Guéckédou, de Cosa de Siguiri, des évènements de janvier-février, des récentes tueries issues des manifestations de l’opposition et des pillages des boutiques et magasins des commerçants.

Nous savons compter sur la promptitude du président de la République qui fait de cette année, l’année de la justice. Nous savons compter sur l’implication particulière de la communauté nationale et internationale.

Nous vous remercions


La coordination de la jeunesse de la Guinée Forestière


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