Proposition de sortie de crise en Guinée

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Nous, membres des Amis de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée (ADEG) condamnons avec force l’agression du 13 juin 2013 perpétrée à l’encontre du président de l’UFDG, sa famille et ses partisans par les forces de l’ordre censées sécuriser les citoyens et leurs biens. Nous condamnons aussi sans réserve toutes les violences et crimes commis contre le peuple guinéen lors des récentes manifestations dans la capitale et à l’intérieur du pays. Ces répressions barbares avec des bilans très lourds ne font qu’augmenter la liste des exactions du pouvoir en place contre le peuple guinéen. Nous invitons tous les Guinéens sans distinction de races, d’ethnies et d’appartenance politique à se mobiliser contre la nouvelle dictature en place.

Nous lançons un appel solennel à tous les Guinéens à s’unir afin d’éviter de plonger la Guinée dans la guerre civile avec un scenario apocalyptique comme conséquence.

Nous constatons avec regret le silence ahurissant des autorités judiciaires du pays dont la machine ne fonctionne qu’avec les plus faibles et démunis, sur fond de complots et conspirations. Nous attirons aussi l’attention des Guinéens sur le silence surprenant de la classe politique nationale, la société civile ainsi que la soi-disant opinion internationale sur l’exil forcée de M. Bah Oury, un des cadres dont la Guinée a besoin dans ce tournant décisif de son histoire.

Le président de la République et son gouvernement se sont distingués lamentablement à plusieurs reprises dans tous les secteurs sensés apporter un Etat de droit dans un pays, notamment : violation de la constitution, violation des droits de l’homme, assassinats sommaires, exécutions extra-judiciaires, détournements de deniers publics, vol, trahison, crime contre l’humanité et tribalisme. Face à cette situation sans précédent dans l’histoire de notre pays, l’ADEG propose Ã  l’opposition républicaine de tenir la CNT soit pour:

La tenue d’une Conférence nationale souveraine qui permettra aux Guinéens de faire la lumière sur toutes les exactions commises depuis la deuxième République, et la création d’une autre commission spéciale en parallèle qui elle se chargera des crimes perpétrés sous le régime de Sékou Touré. Cette plateforme nationale permettra de revenir sur notre histoire et rétablir à leur place les dignes fils que le pays a perdus, punir les auteurs (même à titre posthume) et demander réparation et pardon à la nation pour enfin tourner une page sombre de notre histoire.

Ou pour

Suspendre la dotation de tous les contrats dans les secteurs miniers, et la tenue d’élections présidentielles anticipées afin de redonner une vraie légitimité aux institutions du pays.

Ces propositions que d’aucuns qualifieront de radicales sont la conséquence d’une politique teintée de tribalisme, violation de la constitution et dilapidation des richesses du pays, ingrédients nécessitant une accusation de haute trahison dont l’opposition pourrait se saisir afin de mettre en action les points précités.

L’ADEG est persuadée que tout est à changer en Guinée à commencer par les institutions du pays. Seule une Conférence nationale souveraine composées de toutes les couches du pays, pourrait définir les règles du jeu en matières politique, économique et sociale, et mettre en place des institutions fortes, dynamiques, au service du peuple afin de rétablir la confiance et la sécurité par rapport aux investisseurs et aux opérateurs économiques.

Contrairement à beaucoup, nous voulons attirer l’attention de l’opinion nationale que ni les institutions internationales ni les ambassades accréditées en Guinée ne pourront résoudre les problèmes de la Guinée. Chacun d’eux ne fait que se préoccuper de ses propres intérêts au détriment de ceux de la Guinée. Une guerre civile en Guinée ne profitera qu’aux puissances étrangères derrière les grandes multinationales avides des richesses que possède notre pays. La République démocratique du Congo en est un exemple très édifiant.

C’est pour toutes ces raisons que nous estimons qu’il est temps de prendre des actions concrètes pour débloquer la situation dans laquelle se trouve notre très cher pays. Seule une grande mobilisation autour d’une table avec la participation de tous les Guinéens pourrait nous sortir de ce labyrinthe politique digne d’une troupe théâtrale. Enfin nous lançons un appel solennel à toutes les coordinations nationales du pays afin de faciliter l’entente, l’unité et la concorde nationale sur toute l’étendue de la République.


Pour l’ADEG
Nasser A. Cherif


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Commentaires  

 
-1 #1 Patriote 28-06-2013 16:59

Pour le moment c'est comment renouer le dialogue pour le tenue des législatives qui est inscrit dans l'agenda politique. Tout autre projet n'est que pour animer la galerie.
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