Imprimer

Appel pour mettre fin à la torture des prisonniers politiques en Guinée

  Mardi, 09 Août 2011 23:38

Facebook

 

logo_Pottal_Fii_Bhantal_01Depuis l'annonce, le 19 Juillet 2011, d’une tentative d'assassinat contre le président de la Guinée-Conakry, M. Alpha Condé, de nombreuses arrestations ont été effectuées parmi les militaires et les civils.

La Guinée a une longue histoire de complots fictifs et de répression brutale. De nombreuses organisations ont demandé au président Condé de permettre la création d'une commission d'enquête internationale afin d'éviter une répétition du passé. Le président s’est publiquement opposé à une telle demande en faisant valoir que la Guinée est un pays souverain, malgré le fait que M. Condé a récemment appelé les bailleurs de fonds internationaux à aider son gouvernement à reconstruire le système judiciaire notoirement corrompu. Dans les années 1990, M. Condé lui-même avait bénéficié d'un réseau international d'avocats étrangers quand il fut arrêté. 

Les militaires qui procèdent aux arrestations font usage de violence. La police et la justice jouent un rôle de figurant. L'Organisation guinéenne des Droits de l'Homme (OGDH) a indiqué que les détenus sont interrogés sans l'assistance d’avocats, ceci en violation de leurs droits constitutionnels. D’autres sources, à Conakry, indiquent que de nombreux détenus ont été soumis à la torture. L'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Thiam, montrerait des signes de confusion mentale à la suite des mauvais traitements infligés par la garde présidentielle. 

Le manque évident de suivi des procédures légales dans les arrestations demande l’intervention rapide des groupes internationaux de défense des droits de l’homme. Notre organisation réitère son appel pour une assistance internationale dans la conduite des enquêtes. Nous saisissons cette occasion pour lancer un appel urgent à tous les groupes humanitaires afin de mobiliser des avocats pour défendre les détenus politiques. Les conditions de détention en Guinée sont connues pour être dures, en particulier pour les prisonniers politiques. Du fait des tortures, les prisonniers politiques n’ont jamais comparu devant des tribunaux légaux ou bénéficié d’une défense adéquate. La plupart disparurent à jamais pour dissimuler les tortures qui leur avaient été infligées.


La Commission Centrale de Pottal-Fii-Bhantal


AArticle_logo1_0

Facebook