Message de la Coordination nationale Haali Pular de Guinée

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La tenue de la présente assemblée générale est l’occasion pour la Coordination nationale Haali Pular de Guinée d’adresser ses sincères salutations à tous les frères et sœurs qui ont eu le temps d’effectuer ce déplacement pour s’imprégner des faits nouveaux en vue de pouvoir prendre des dispositions face aux défis qui nous interpellent à ce jour.

Vu la situation sociopolitique qui prévaut en ces moments fatidiques dans notre pays, notre coordination ou plutôt votre coordination ne vous présentera pas un rapport des activités qu’elle a menées depuis la dernière assemblée, mais plutôt, elle se fait le devoir de vous adresser un message de salutations, d’exhortation à un changement de comportement.

En effet, est-il nécessaire de rappeler ce que le haali pular a subi pendant la première République et en cette troisième République qui est un prolongement, une suite logique de la première (je reprends la Guinée où Sékou Touré l’avait laissée) a dit le président récemment élu lors de son investiture en décembre 2010 .

Après l’investiture du chef de l’Etat comme étant un président démocratiquement élu, on croyait que la Guinée était sur la voie de l’émergence. Malheureusement, notre pays va connaitre un régime totalitaire, despotique ayant une politique d’exclusion et de division tribale sans appel.

Et la communauté peule en est victime ; on peut rappeler entre autres :

1- les pogroms de Kouroussa, Siguiri, Kissidougou et ailleurs contre notre communauté ;

2- les milliers de têtes de bétail abattues appartenant aux éleveurs peuhles à Beyla et Lola ;

3- les dizaines et des dizaines de tueries des Peuhls dans leurs domiciles :

4- des arrestations arbitraires, des bastonnades et toutes formes d’humiliations des Peuhles dans leurs quartiers ;

5- des destructions ciblées des magasins appartenant aux commerçants peuhls, dont la première évaluation par le GOHA s’élève à plus de 35 milliards de francs guinéens ;

6- des pillages, des tueries et des bastonnades aux lendemains et même plusieurs jours après les marches pacifiques de l’opposition ;

7- des rançons infligées aux détenus arbitraires qui sont forcés de donner 500 000 à 1000 000 GNF pour recouvrer leur liberté, un vrai fonds de commerce pour les forces de l’ordre ;

8- la division des Peuhls en Â« mandén Diallon Â» et Peuhls du Fouta ; un tribalisme d’un autre âge ;

9- la tentative d’isoler les Peuhls du Fouta des autres citoyens du pays ;

10- les 33 victimes abattues à balles réelles lors des manifestations légales et pacifiques, la presque totalité sont nos enfants et petits-enfants tués dans leurs domiciles ;

11- le chef de l’Etat, qui a juré de garantir l’unité nationale, a prononcé au moins trois discours notamment à Dixinn, à Kindia et à Taouyah, discours dans lesquels il a proféré des injures contre la communauté peule dont il qualifiait récemment les habitations de ghettos. Ceci constitue un manquement grave et une atteinte à la paix et à l’unité de la nation dont il continue de déchirer le tissu après l’avoir dangereusement fragilisé.

Ce régime, loin d’œuvrer pour l’unité et la cohésion nationale, travaille plutôt à sa division ; par exemple, au sein de nos propres terres du Fouta, il a inventé de toute pièce et de manière fictive une entité dite « Mandén Djallon Â» pour diviser les Haali Pular qui vivaient en harmonie depuis des siècles.

Ce régime préfère une administration inefficace, inopérante en excluant systématiquement tous les cadres peuhls éjectés des postes de responsabilités qu’ils occupaient ; privant ainsi notre peuple du meilleur investissement qu’il a fait en construisant des compétences et des expériences inestimables de ces derniers.

On assiste tous les jours à une systématisation sournoise de la langue de bois utilisée quotidiennement pour camoufler l’ethno-stratégie pratiquée par le régime. Personne ne veut en parler alors que les Guinéens le vivent tous les jours.

Loin de nous victimiser, nous relatons les faits subis par notre communauté. Les ressorts pour rebondir ne nous manquent pas et nous restons profondément attachés à la restauration d’une vraie démocratie dans ce pays.

Quant à la réconciliation nationale galvaudée pour devenir une vraie mascarade, c’est presque la Palisse d’affirmer qu’aucune vraie réconciliation nationale ne peut avoir lieu dans un contexte d’exclusion de la communauté peuhle qui est majoritaire en Guinée.

De tout ce qui précède et eu égard à ces faits dramatiques énumérés plus haut, qui nous mènent vers un chaos social, politique et économique périlleux, la Coordination nationale Haali Pular de Guinée recommande vivement :

1- une solidarité active entre des différentes composantes de notre communauté ;

2- de mettre en synergie l’ensemble de nos ressources humaines matérielles, financières et intellectuelles qui sont à notre disposition ;

3- la mise en place d’une cellule de suivi et évaluation des recommandations au niveau de la coordination centrale ainsi qu’au niveau des préfectures et communes ;

4- l’indemnisation de toutes les victimes des atrocités et pillages subis par nos citoyens, opérateurs économiques et éleveurs à Conakry et à l’intérieur du pays ;

5- la libération immédiate et sans condition de nos enfants injustement détenus dans des conditions inhumaines pour faits de marches pacifiques.

Soucieuse de son unité et de son développement, la Coordination nationale Haali Pular lance un appel solennel à toutes les composantes socioculturelles de notre communauté vivant ici et ailleurs à renforcer la solidarité et la synergie d’action entre ses différents membres.

Pour ce faire, l’assistance mutuelle entre ses membres doit être renforcée ; l’esprit de sacrifice, la contribution personnelle, matérielle et financière s’imposent comme une nécessité impérieuse en vue d’une véritable réconciliation de la Guinée.

La Coordination nationale Haali Pular de Guinée espère une Guinée réconciliée, unie et prospère pour un avenir meilleur de tous ses fils.


Conakry, le 12 mai 2013

Le président
Elhadj Saikou Yaya Barry
Compagnon de l’indépendance


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Commentaires  

 
+2 #5 Barry Thierno 15-05-2013 14:17

La première meilleur façon de réussir notre combat, c'est de commencer par l'élimination de tous les traitres parmi nous. De par les actes qu'ils posent, ils souillent notre dignité et nous exposent aux ennemis. Le premier de ces traitres à éliminer est le prostitué politique dit Dr SALIOU BELLA DIALLO qui n'est pas digne d'appartenir à la communauté Haali Pular.
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0 #4 Souleymane Diallo 14-05-2013 08:53

Félicitation aux sages de la coordination. Contrairement à Madina, je vous encourage. Nous ne sommes pas les seuls don't incombe le devoir de sauver la Guinée. Au point où nous en sommes, notre premier objectif doit être de sauver notre tête face à la dictature qui s'est assigner comme principale mission de nous broyer. LOrsqu'on aura sauvé notre tête, on invitera les autres qui voudront à l'unité. A vos recommandations, je voudrais ajouter l'impérieuse nécessité d'orienter nos efforts vers la canalisation des investissements des fils et filles du Fouta vers notre region afin de favoriser son développement de fixer nos jeunes chez eux.
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-4 #3 madina 14-05-2013 00:06

Pour nous,la coordination est juste une association comme une autre.On ne veut pas d'un truc vulgaire et stupide comme la fameuse "coordination mandingue"d'attardés mentaux et de conards desoeuvrés,sauvages et ridicules.
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+5 #2 lamine 13-05-2013 18:55

Bla!Bla!Bla! Taisez vous s'il vous plais les " condanations avec la derniere energie" ca suffit, vous savez ce que vous devez faire.Faites ou TAISEZ vous.
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+7 #1 Sidibe 13-05-2013 18:50

Ah Mawbhè Foutah, Demander l'independance ou à defaut un régime federal en Guinée pour qu'enfin on develope notre region car si aujourd'hui il y'a casse à Conakry, on perd plusque tout les autres. Dites aussi aux grand magnant peulhs d'investir au foutah, de recruter les peulhs même dans des projets d'agriculture, d'elvage et autres. Dites leurs de construire des grandes université même privé au foutah, des hopitaux de renommés et qu'ils recrutent les peulhs car avec le système anbansanné, on ne voit pas clair.
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