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Guinée : la justice et le dialogue doivent répondre à la violence
Mercredi, 06 Mars 2013 10:40
Poursuivre le dialogue, permettre la justice et revenir au calme : les autorités guinéennes et les acteurs politiques face à leurs responsabilités
La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et son organisation membre en Guinée, l'OGDH (Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme et du citoyen), demeurent très préoccupées par la situation politique et sécuritaire qui prévaut à Conakry, sept jours après le début des violences, dont le bilan humain est maintenant d'au moins 9 morts, et alors que certains quartiers de la capitale sont encore le théâtre de violences. La FIDH et l'OGDH appellent l'ensemble des acteurs au calme et à l'ouverture d'une enquête judiciaire pour déterminer les auteurs de ces faits.
La capitale guinéenne a connu de nombreux affrontements depuis la manifestation qui s'est tenue mercredi 27 février. Les violences du jeudi 28 février, en marge de la ville morte à laquelle avaient appelé les partis d'opposition ont évolué dès le lendemain, en prenant une dimension communautaire, notamment dans le marché de Madina.
Les affrontements ont continué dans la nuit du 1er au 2 mars, notamment dans le quartier de Koloma, impliquant des éléments des forces de l'ordre. Selon des informations concordantes, plusieurs personnes ont été blessées par balle et l'une d'entre elles, un jeune homme mineur, est décédée des suites de ses blessures.
Le bilan des violences depuis le 27 février est d'au moins 9 personnes tuées, dont un gendarme, et plus de deux cents blessés.
« Ce qui s'est passé à Conakry ces derniers jours dépasse les épisodes de violences qui ont pu survenir au cours de précédentes manifestations. Il faut y accorder toute la mesure nécessaire, à commencer par une réponse judiciaire satisfaisante qui fasse la lumière sur ces événements et qui répare les victimes dans leurs droits, a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Vendredi 1er mars, le président de la République s'est adressé à la nation pour appeler au calme et à la retenue, tout comme les principaux responsables politiques. Nos organisations saluent ces initiatives ainsi que la rencontre entre le président de la République et des représentants de l'opposition le 4 mars 2013. Au terme de cette rencontre, le Président a annoncé la mise en place d'un cadre de concertation entre le gouvernement guinéen et les acteurs politiques impliqués dans le processus électoral, devant permettre d'aborder les différentes revendications qui portent notamment sur le choix de l'opérateur électoral et sur le vote des citoyens guinéens résidant à l'étranger.
« La reprise du dialogue politique est un pas en avant en vue d'obtenir un consensus sur les prochaines élections législatives, qui devront être transparentes, inclusives et se dérouler dans des délais raisonnables » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Toutefois, la situation demeure précaire à Conakry, où des violences se sont poursuivies après cette première rencontre causant la mort de deux personnes dans la nuit de lundi à mardi. La FIDH et l'OGDH appellent les autorités guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le maintien de l'ordre dans le respects des libertés fondamentales et conformément aux engagements internationaux de la Guinée en la matière, notamment en s'assurant de l'usage strict d'armes conventionnelles et non létales, ainsi que le prévoient les principes de base des Nations unies de 1990 sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois.
« En ces moments de violence, nous ne pouvons que nous sentir soulagés d'un retour au dialogue. Cette situation grave doit amener l'ensemble des acteurs politiques à agir dans le sens d'un apaisement, condition du succès du dialogue politique, a déclaré Thierno Sow, président de l'OGDH. Aujourd'hui, les Guinéens veulent clore la transition démocratique et se projeter vers l'avenir. Cela passe par le renforcement de l’État de droit et un processus électoral irréprochable, qui devra garantir la non-répétition de tels affrontements. »
Conakry, Paris, Nairobi, le 5 mars 2013
Contacts presse:
Arthur Manet (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 72 28 42 94 (à Paris) – Email :
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Audrey Couprie (Français, anglais, espagnol) - Tel: +33 6 48 05 91 57 (à Paris) – Email :
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Transmis par Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
« Levons nous maintenant, le Changement c’est maintenant, Changeons le vieux changement »
« Alpha Condé, dégage de mon pays »
« Tous les républicains guinéens ensemble contre le clan mafieux d’Alpha Condé »
L’opposition guinéenne dans son ensemble, les Associations civiles guinéennes et les militants guinéens des Droits de l’Homme invitent tous les guinéens de France, d’Europe, les amis de la Guinée à se retrouver à Paris, le samedi 16 mars 2013 de 14h à 18h, pour battre le pavé parisien.
La Manifestation se tiendra ce jour de 14h à 18h sur deux lieux historiques et stratégiques de la capitale française :
Le Quai d’Orsay au 37, Quai d'Orsay, 75007 (Ministère des Affaires étrangères) et l’Assemblée Nationale de France à la Place du Président Edouard Herriot, 75007, Paris (Assemblée Nationale)
Accès Quai d’Orsay :
A partir de 14h, Sitting devant le Quai d’Orsay,
Ligne Métro 8 jusqu’à Station Invalides, puis prendre rue de l’université sur 23m, prendre à gauche rue Robert Esnault-Pelterie et continuer sur 208m, prendre à gauche Quai d’Orsay et continuer sur 106m, prendre à Gauche Quai d’Orsay et continuer sur 62m
Vers 16h, relier en marche le Quai d’Orsay à l’Assemblée Nationale de France située à 500m.
Cette Manifestation a pour objectif principal de dénoncer l’ethnocentrisme, le nazisme, le clientélisme, l’incompétence, l’exclusion, la division communautaire érigée en système de gouvernance par Alpha Condé depuis son arrivée au pouvoir par Hold-up électoral et par cooptation d’un nébuleux réseau sous la bénédiction du Général Sékouba Konaté avec contrepartie financière (plusieurs dizaines de millions d’euros) qui lui sont versés de façon échelonnée sous forme de mensualisation.
Cette Manifestation vise à sauver la Démocratie, la Justice et inciter au Rassemblement de tous les guinéens autour de vraies valeurs républicaines comme la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, la Sûreté, le Civisme, la Patrie, l’universalisme, la Laïcité et le Mérite.
Cette action publique permettra en d’autres termes d’attirer l’attention de l’opinion publique française et internationale sur les graves soupçons de Fraudes du gouvernement lors des futures élections législatives, le refus de dialogue, les violations flagrantes de Droits de l’homme en Guinée (les assassinats ciblés, les viols, les tortures, les arrestations arbitraires à Conakry et des villes de l’intérieur Labé, Pita, Dalaba, Mamou… la destruction des biens appartenant aux civils par la milice et l’armée tribale), la Corruption, l’ethnicisation à outrance de l’administration et l’armée, la violation quasi-quotidienne de la constitution guinéenne et les lois de la république…).
Des rapports écrits avec preuves matérielles irréfutables sur les tares de l’administration instaurés par Alpha Condé, les crimes de Droit de l’Homme commis sous son règne, dont les plus récents par sa milice et son armée tribale sous commandement des officiers (Sékou Resco Camara, Namory Traoré… et les cadres civils Malick Sankon, Briki Momo…) seront remis aux responsables politiques de France, à la Diplomatie française, aux élus de la majorité présidentielle, la Gauche et ceux de Droite, aux élus européens.
Les militants de Conakry ont toujours répondu massivement à l’appel de l’opposition, malgré le risque de répression brutale de la milice et l’armée tribale d’Alpha Condé, alors nous devons rendre un vibrant hommage à nos Martyrs tués dans le combat pour la liberté, la démocratie, l’égalité des citoyens devant la loi.
Ce courage, cette abnégation de nos compatriotes de Conakry a fini par démontrer le caractère minoritaire du régime fasciste, d’où son isolement actuel et son irritabilité.
Faisons une démonstration de Force, démontrons que le régime fasciste d’Alpha condé ne représente absolument rien en poids électoral, ni en Guinée, ni à l’étranger, la France en premier.
A tous les guinéens qui ont l’amour de la patrie, qui sont conscients que c’est maintenant qu’on doit agir contre ce régime fasciste d’Alpha Condé avant qu’il ne soit tard, sont invités à prendre leurs dispositions afin de répondre à cette grandiose mobilisation du samedi 16 mars 2013 de 14h à 18h au Quai d’Orsay et Assemblée Nationale.
Merci, s’il vous plaît de passer l’information par tous les canaux possibles et venez très nombreux ce jour avec des pancartes, des photos de victimes et des banderoles mentionnant tous les défauts de l’administration d’Alpha Condé.








