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Déclaration commune des organisations de la société civile

  Jeudi, 21 Février 2013 17:16

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Le contexte sociopolitique depuis les élections présidentielles de 2010 ne cesse de se détériorer entrainant une tension vive autour de la question de l’organisation des élections législatives, entre le gouvernement et l’opposition, qui menace la paix sociale avec son corollaire de violences.

Un tel contexte mérite des actions rapides afin d’éviter des violences susceptibles de rompre l’équilibre sociopolitique indispensable à la paix sociale et à la mise en place des institutions républicaines légitimes conformes aux aspirations de tous les Guinéens quelle que soit leur appartenance ethnique, politique, sociale ou régionale.

Le point de départ de cette crise est le non-respect des dispositions de la Constitution, notamment l’article 159 qui prévoyait l’organisation des élections législatives à l’issue d’une période transitoire n’excédant pas six (6) mois à compter de l’adoption de notre Constitution, l’article 2 qui accorde la souveraineté nationale au peuple de Guinée en accordant à tous les citoyens le droit de vote dès l’âge de 18 ans révolu, les textes de lois qui régissent le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ‒ la loi organique L/2012/016/CNT portant composition, organisation et fonctionnement de la CENI en son article 15 qui spécifie les modalités de prise de décision au sein de ses instances dirigeantes et son règlement intérieur. Nous, organisations de la société civile, signataires de la présente déclaration, soucieuses de la préservation de la paix, de la promotion de la justice sociale, de la transparence et de la sécurité des personnes et des biens :


En conséquence, nous recommandons :


A l’Etat/CENI :


Aux acteurs politiques:


Aux institutions régionales, internationales et pays amis de la Guinée
 :


Enfin nous déplorons l’attitude du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, M. Alhassane Condé, de vouloir à tout pris limiter les libertés constitutionnelles des citoyens, particulièrement l’article 10 qui accorde à tous les Guinéens le droit de manifestation et de cortège. Nous félicitons le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, M. Kalifa Gassama Diaby, de sa volonté de veiller au respect des droits fondamentaux des citoyens. Nous remercions les diplomates pour leurs efforts de médiation entre les acteurs politiques guinéens afin de maintenir la paix et la quiétude sociale, gage de tout développement d’un pays.

Vive la Démocratie !

Que Dieu bénisse la Guinée !


Fait à Conakry, le 19 février 2013

Les signataires
L’Institut de Recherche sur la Démocratie et l’Etat de Droit (IRDED)
La Fédération des Associations de la Jeunesse Guinéenne (FAJEG)
Jeune Actif de Guinée
Club des Métis pour la Prévention des Conflits et le Maintien de la Paix (CMP2)
Coopérative des Spécialistes en Menuiserie et Bâtiments (COSMEBAT)


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