Demande d’exclusion du procureur Fernandez Williams du corpus judiciaire

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logo_Pottal_Fii_Bhantal_01M. Christian Sow, Garde des Sceaux
Ministre de la Justice
S/C Ambassade de la Guinée 
2112 Leroy Place
Washington DC, 2008

 

Washington, DC le 15 janvier 2013,

 
Monsieur le Ministre,

Récemment, Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon vous a interpellé sur le déroulement de l’enquête sur l’assassinat de Madame Aissatou Boiro. Suite à notre lettre, vous avez fait un communiqué demandant le respect du secret de l’instruction judiciaire. Nous prenons bonne note de cette intervention.

Pottal-Fii-Bhantal vient, encore une fois, vous interpeller sur les propos tenus par M. Fernandez Williams, procureur de la République de son état, dans le procès des accusés du prétendu attentat du 19 juillet 2011. Ce procureur au passé controversé avait été accusé de complicité avec des narcotrafiquants qu’il avait fait libérer illégalement de prison. Cette action lui avait valu un séjour en prison. Puisqu’aucune enquête n’a été engagée pour le laver des soupçons qui pèsent sur lui, il est d’autant plus surprenant que vous lui ayez confié la représentation de l’Etat sur un dossier aussi sensible qu’une tentative d’assassinat du président de la République.

Les propos tenus par M. Fernandez Williams font écho aux insinuations faites par le président de la République qui, dès après les événements, avait accusé une « certaine communauté nationale » d’avoir commandité le prétendu assassinat. La singularisation par le procureur de la communauté peule en affirmant que les soi-disant putschistes « voulaient assassiner le président Alpha Condé pour le faire remplacer par un Peul » est inacceptable. Elle constitue une atteinte au code de conduite du métier de magistrat auquel il est fait obligation de présenter des faits contre les accusés. Les propos rappellent douloureusement le «complot peul » de 1976 qui fut le paroxysme de l’ostracisme auquel cette communauté eut à faire face en Guinée. Les gouvernements successifs de la Guinée ont choisi cette logique de division, d’ostracisme et de confrontation pour noyauter le débat politique. Le clientélisme ethnique qui consiste à continuellement blesser la conscience de la communauté peule en Guinée et de dénoncer toute réaction comme de la victimisation ou de la division nationale, n’a que trop duré.

Notre association saisit la présente occasion pour vous rappeler qu’il est de votre devoir de prendre les mesures disciplinaires nécessaires contre le zèle inadmissible de M. Williams Fernandez qui ne contribue qu’à ruiner l’image de la justice, pilier de toute république digne de ce nom. De par ses propos, M. Fernandez n’a plus de légitimité pour exercer le métier de magistrat. Son attitude outrancière lui ôte de surcroît le privilège d’être un fonctionnaire de la République. En conséquence, il doit être radié immédiatement de l’ordre des magistrats et de la fonction publique. Enfin, eu égard au manque de rigueur et à la nature fantaisiste du dossier du gouvernement, les accusés doivent être acquittés pour vice de forme avéré. La poursuite du procès ou toute condamnation éventuelle ne sont que des violations pures et simples des procédures judiciaires.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon, à travers son programme de lutte contre l’impunité en Guinée, entend poursuivre cette affaire pour que notre République soit débarrassée de la culpabilisation collective qui gangrène dangereusement les fondations de la nation guinéenne.

Veuillez croire à nos sentiments distingués.


La Commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Foutah-Djallon


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Commentaires  

 
+2 #1 Aliou Baldet 15-01-2013 22:32

Il faut comprendre que ces voyous ne connaissent que la force. Ils sont brutaux, il faut être brutal avec eux. L’argument qui consiste à dire que ces voyous ont l’armée de leur côté ne tient pas une seconde la route. L’armée guinéenne a cessé d’exister en Juillet 1971. Depuis cette date, il y a une milice composée de maninka qui n’a aucune formation militaire si ce n’est avoir une tenue kaki et une kalachnikov (PMAK). Sinon, s’il y avait une armée en Guinée, pouvez-vous m’expliquer comment un Dadis Camara et Sékouba Konaté (tous les deux soulards) peuvent-ils accéder au pouvoir en mettant des généraux à la retraite ??? Je connais assez bien ce que c’est qu’une armée : c’est d’abord la discipline c’est –à-dire le principe du respect du supérieur et de l’application des ordres et même parfois, lorsque deux militaires ont le même grade c’est le plus ancien qui devient le supérieur hiérarchique. Avez-vous vu un semblant de discipline dans cette milice ethno-fasciste maninka ? Donc, tous les Peulhs qui veulent que l’on respecte les Peulhs doivent aider à ce que chaque Peulh puisse avoir un moyen de défense comme l’agresseur maninka c'est-à-dire une arme. Tout le reste n’est que littérature. Il est temps de se défendre contre cette bande de voyous, d’incapables et d’égoïste.
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