Le président Alpha Condé : « J’ai accepté toutes les conditions de l’opposition pour aller aux élections »

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CONDE_Alpha_24_01En marge du forum économique guinéen, organisé les 14 et 15 septembre 2012 à Conakry, le «professeur» Alpha Condé a reçu trois journalistes (du Guardian, de RFI et de Jeune Afrique) à Sékhoutouréya, le palais présidentiel. Tensions avec l’opposition sur l’organisation des législatives, difficultés à répondre rapidement aux attentes des Guinéens, situation économique... Le président guinéen a répondu à nos questions, 18 mois après son accès au pouvoir.


Jeune Afrique : Le basculement de la Guinée
 vers la démocratie et la stabilité est-il irréversible ?

Alpha Condé : Nous l’espérons. Notre pays a connu 50 années de dictature, il était temps que cela finisse. Maintenant, pour consolider l’édifice, il faut un véritable changement des mentalités. Il ne peut être que progressif. Je compte beaucoup sur la jeunesse, qui ne prendra pas les mêmes mauvaises habitudes que ses aînés, pour sortir le pays des difficultés. De nouveaux cadres doivent faire émerger la Guinée.

Comment réussir ce changement des mentalités – qui va prendre nécessairement du temps – et répondre aux attentes les plus pressantes ?

Chez nous on dit « ventre qui a faim n’a pas d’oreille ». Quand j’ai été élu, en décembre 2010, la population était à 70% analphabète. Il faut de la pédagogie pour gérer les attentes des Guinéens. Il leur est difficile de comprendre qu’il faut d’abord des changements macro-économiques ‒ comme l’allègement de la dette publique ‒ avant qu’ils en ressentent les impacts concrets. Une partie de mon travail consiste à gérer ces attentes du mieux possible.

L’histoire a montré que certains leaders africains, arrivés au pouvoir après une lutte difficile et un soutien populaire, adoptaient ensuite des pratiques antidémocratiques… Comment pouvez-vous nous garantir que ce n’est pas votre cas ?

Je ne suis pas un jeune homme. J’ai lutté pendant 50 ans avant d’être élu président. J’ai eu le temps de réfléchir, en exil et en prison, avant d’être président. Cela fait moins de deux années que je suis là, pas 30 ans ! Je n’ai aucune velléité de m’accrocher au pouvoir. Je suis persuadé qu’on peut gouverner l’Afrique autrement…

On vous accuse de marginaliser l’opposition…

Je ne marginalise personne ! Les manifestations pacifiques sont autorisées, mais je ne peux pas accepter le vandalisme et la violence. Mon élection a consacré un changement de régime. Les leaders de l’opposition étaient au pouvoir auparavant, ils représentent le passé [les principaux opposants, Cellou Dalein Diallo, Lansana Kouyaté et Sidya Touré, sont tous trois anciens premiers ministres de l’ancien président Lansana Conté, NDLR]. Je n’ai pas été élu pour gouverner avec eux.

Il y a eu, l’année dernière, une tentative d’assassinat à votre encontre. Un rapport de Human Rights Watch suggère que les brutalités militaires ont toujours cours. Y a-t-il un risque de retour à la violence, notamment de l’armée ?

On est loin des brutalités du passé. L’armée est casernée. Aucun militaire ne sort plus avec son arme dans les rues de Conakry. C’est la gendarmerie – et non l’armée – qui assure la sécurité. Et elle est, dans sa majorité, dépourvue d’armes à feu ! Je connais les rumeurs qui courent à l’étranger. Il est facile de critiquer quand on est loin... Que les ONG viennent voir sur le terrain comment se déroulent les manifestations de l’opposition, où certains éléments sont armés. Face à eux, ils ont des gendarmes démunis. Ils sont comme David contre Goliath ! Nous n’avons pas le temps à perdre à communiquer sur la question. Mais je n’ai pas d’inquiétude : je sais que la vérité finira par triompher.

Où en est l’organisation des élections législatives, constamment reportées depuis 2011 ?

J’ai fait tout ce que j’ai pu pour que les élections se tiennent d’ici la fin de l’année 2012. Nous avons accepté toutes les revendications de l’opposition, intégrées dans un projet de loi déposé au Conseil national de la transition [CNT, qui l’a voté le 17 septembre, NDLR]. L’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a démissionné [le syndicaliste Lousény Camara, accusé de proximité avec le pouvoir, NDLR]. L’opposition aura la moitié des membres de la CENI. Les marches de protestations pacifiques sont autorisées. Je ne vois plus d’obstacle à ces élections. Nous attendons maintenant que la Francophonie fasse les transferts des données alphanumériques et biométriques, et qu’elle nous propose une date.

L’ancien premier ministre britannique Tony Blair intervient en Guinée via sa fondation Africa Governance Initiative. Joue-t-il un rôle important ?

La Guinée est le premier pays francophone dans laquelle l’ONG de Tony Blair intervient. Comme au Rwanda et au Liberia, Tony Blair nous a envoyé des jeunes gens compétents pour renforcer les capacités de nos cadres pour une meilleure gouvernance. Ils nous aident à ce qu’il n’y ait pas de décalage entre la vision des leaders du pays et la mise en pratique des réformes.

L’économie guinéenne est encore bien fragile et peu structurée. Quelles sont les réformes urgentes en ce domaine ?

Nous avons fait des progrès importants au niveau de notre politique monétaire et dans la rigueur budgétaire. L’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE [Pays pauvres très endettés, NDLR], qui doit être validée à la fin de ce mois, va nous permettre l’allègement de notre dette [de 2,4 milliards de dollars, NDLR]. Nous avons réussi à remplir les critères de la Banque mondiale et du FMI pour valider cette étape en seulement 18 mois, alors que les précédentes tentatives avaient toutes échoué depuis 12 ans. C’est une étape importante, mais ce n’est pas une fin en soit. Nous devons continuer à rester rigoureux. Les ressources gagnées par l’allègement de la dette iront à des dépenses d’investissement pour accroître le bien-être de la population.

Mais il reste encore un long chemin à faire. Pour attirer et garder nos investisseurs, il nous faut lutter contre l’insécurité et la corruption. Nous avons déjà lancé dans la réforme de l’armée. Nous préparons maintenant le chantier de la réforme de la justice, crucial pour tous.

Le secteur minier est le principal moteur de l’économie guinéenne. Où en est l’audit des grands contrats miniers du pays ?

On a mis du temps à le lancer. Mais nous devions nous préparer, avec l’appui de cabinets internationaux, pour être prêts à négocier sur un pied d’égalité avec les groupes miniers. C’est désormais chose faite. Nous disposons d’un comité d’audit technique, composé de consultants et experts guinéens et internationaux, mais aussi d’un comité stratégique que je préside en personne. Cet audit ne concerne pas la convention signée par Rio Tinto pour le gisement du Simandou, qui en détient les droits d’exploitation (le 1er gisement de fer du continent, NDLR]. Avec lui, il nous reste seulement à statuer la question des infrastructures ferroviaires et portuaires. Les choses vont dorénavant aller plus vite, et nous permettre de mieux tirer profit de notre sous-sol.


Propos recueillis à Conakry par Christophe Le Bec
Jeune Afrique

Transmis à l’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com
par le bureau de presse de la Présidence 



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Commentaires  

 
-2 #31 Patriote 04-10-2012 08:09

Gandhi,
Vous êtes-vous fait assister par un bon lecteur avant de réagir à mon post ? Non, je ne crois pas puisque vous vous enfoncez davantage dans votre ineptie. Sinon, en quoi scinder la transition en deux temps (ce qui est une réalité) signifierait qu'on soutien Dadis ? Votre cas est devenu préoccupant.
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0 #30 boubacar d doumba 03-10-2012 21:14

Et si c'était un CIVIL qui serait le fil d’Ariane de cette transition décembre 2008-décembre 2010?
Je sais que mon idée est farfelue...Simple hypothèse.
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-1 #29 Gandhi 03-10-2012 21:06

Je vais clore cette discussion stérile, car si vous faites une distinction entre Dadis et Konaté, c'est que vous n'avez rien compris à la politique (ce qui n'est pas une tare), ou que vous faites de l'ethnocentrisme (ce qui serait grave eu égard à vos interventions passées). Ce n'est pas parce que vous soutenez Dadis pour des raisons que certains trouveraient évidentes, qu'il faut distinguer les deux périodes de la transition. Pour moi, elles ne font qu'une, et les deux passeront à la moulinette de toutes façons, ils sont autant criminels l'un que l'autre.
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+1 #28 Patriote 03-10-2012 18:38

Gandhi,
Si vous n'avez pas trouvé le commentaire en question, il n'y a pas de honte à vous faire assister par un vrai lecteur.
Par ailleurs, vous êtes d'une ineptie incommensurable. Même Toto sait que la transition s'est déroulée en deux temps : le premier sous Dadis et le deuxième sous Konaté. Et comme si cela ne vous suffisait pas, vous vous enfoncé en disant que faire cette distinction c'est faire de l'ethnocentrisme.
Ignorance quand tu nous tiens !
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-1 #27 Gandhi 03-10-2012 14:38

Patriote, j'ai recherché le commentaire que vous indiquez. Je suis désolé de dire que vous êtes complètement tordu. J'ai effectivement dit que Yansané avait été MEF de Dadis en lieu et place de MEF de la transition (Dadis ou Konaté, c'est du pareil au même pour moi, sauf si vous, vous voulez distinguer leur ethnie différente, moi pas...). Cela ne change absolument rien dans le comportement de Yansané, qui a explosé la planche à billets. Si vous voulez que je dise que j'ai fait une erreur, y'a qu'à demander, cela ne pose aucun problème pour moi, ce n'est pas la première fois, et ce ne sera pas la dernière. En revanche, parler de falsification ou de mensonge pour une simple erreur, en dit long sur vos arrière-pensées et votre esprit tortueux. Si vous n'avez que cela à dire, il vaut mieux se taire.
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+1 #26 Patriote 03-10-2012 05:45

Gandhi,
Il importe que vous avez menti en disant que Kerfalla Yansané a été Ministre des Finances sous Dadis.
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-1 #25 Gandhi 02-10-2012 22:57

Patriote, ça ne change strictement rien pour moi. Yansané a fait marcher la planche à billets dans des proportions inconsidérées, peu importe qui dirigeait le pays.
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+2 #24 Patriote 02-10-2012 17:58

Gandhi,
Vous avez raison de douter de mon niveau d'instruction, mais vous, avec votre doctorat en poche - j'ose croire - vous êtes incapable de comprendre que la transition s'est déroulée en deux temps: celle sous Dadis et celle sous Konaté.
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-1 #23 Gandhi 02-10-2012 11:57

Patriote, j'ai des difficultés à cerner votre niveau de compréhension. Parfois vous faites preuve de lucidité et de pertinence par rapport aux évènements, et cela est indépendant du contenu, c'est-à-dire quand bien même nous ne serions pas sur la même longueur d'ondes, et parfois j'ai l'impression que vous sortez à peine du primaire vu le niveau de vos réflexions. La transition 2008-2010 a duré 2 ans, ou considérez-vous que la période Konaté n'en fasse pas partie ?
Yansané était Ministre des finances et sauf à démontrer que le gouverneur de la BCRG n'est pas sous l'autorité du MEF, je ne vois pas ce que vous voulez dire.
Enfin puisque la Côte d'Ivoire a obtenu rapidement son admission, cela devrait vous éclairer sur la manière de l'obtenir, qui peut être indépendante des résultats financiers obtenus.
Enfin quoi qu'on en dise l'IPPTE a été obtenue en Septembre 2012 sous l'ère d'AC, donc il serait malvenu de dire le contraire, de là à en tirer des conséquences qui n'ont rien à voir....
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+2 #22 Patriote 02-10-2012 06:38

Gandhi,
Décidément à force de vouloir défendre l'indéfendable, vous finissez pas mélanger les pédales. D'abord Kerfalla Yansané n'occupait aucun poste sous Dadis. Ensuite, ce n'est pas en sa qualité de Ministre des Finances que j'ai parlé d'un Kerfalla Yansané rigoureux, mais quand il était Gouverneur de la Banque Centrale. Dites-moi maintenant quelles sont les deux périodes pendant lesquelles selon vous il a été rigoureux mais ne pilotait rien.
Par ailleurs, je n'ai rien contre l'avis de tourner le dos aux institutions financières internationales et de ne compter que sur nos propres forces, mais je suis persuadé que l'atteinte du point d'achèvement de l'IPPTE est un plus pour la Guinée. D'ailleurs qui n'a pas admiré la rapidité avec laquelle la Côte d'Ivoire a été admise à ce programme. Maintenant que c'est par Alpha Condé que nous sommes admis, on trouve moyen de dire autre chose. Ça s'appelle de la politique politicienne.
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-2 #21 AOT Diallo 01-10-2012 19:35

[quote name="Gandhi" Par ailleurs, je partage tout à fait les recommandations de Madina, à savoir qu'il faut savoir tourner le dos au FMI et à la Banque mondiale (même si cela se fera progressivement, en fonction de l'endettement du pays), et compter sur ses propres forces (elles existent). C'est ce que fait le Rwanda, c'est ce qu'a fait le Botswana (ce dernier prenant même le contrepied des conseils de la Banque mondiale), et ils sont aujourd'hui cités en exemple.[/quote)
On pourrait citer en plus La Chine, le Brésil, l'Argentine, le Chili....Un pays riche peut et doit pouvoir dire "merde" au FMI et a la Banque si sa gestion est assez rigoureuse pour les remplacer par des IDE - c'est même aujourd'hui la seule chance de devenir un nouveau dragon.
Mais avec la gestion du Pro-faussaire on ne peut avoir droit qu'au traitement des 36 plus grands mendiants de la planète...
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-2 #20 Gandhi 01-10-2012 18:14

Patriote, vous oubliez que pendant les deux périodes où Yansané a été rigoureux, il ne pilotait rien. Il n'était le ministre que pour la galerie, car c'était le FMI qui dirigeait le pays. Lors de la première époque, les conseillers ne se cachaient même pas, y compris à la BCRG. C'est sous la période Dadis que l'on a vu le vrai Yansané, livré à lui-même et on a vu le résultat. Il faut aller au-delà de ce qui est apparent. Le FMI n'a donc fait que valider sa propre politique financière, celle qui consiste à rendre la Guinée solvable.
Par ailleurs, je partage tout à fait les recommandations de Madina, à savoir qu'il faut savoir tourner le dos au FMI et à la Banque mondiale (même si cela se fera progressivement, en fonction de l'endettement du pays), et compter sur ses propres forces (elles existent). C'est ce que fait le Rwanda, c'est ce qu'a fait le Botswana (ce dernier prenant même le contrepied des conseils de la Banque mondiale), et ils sont aujourd'hui cités en exemple.
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+4 #19 Patriote 01-10-2012 14:18

Boundiala,
Entre nous frères, il n'y a pas de rancune. Pardon acceptée. Mais retenez que même entre frères ou amis, il y a des fois et même souvent des points de vue différents.
Fraternellement !
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-4 #18 boundiala 01-10-2012 13:29

Patriote,pardonne moi mon frère,mais vous savez, c'est inquiétant de voir quelqu'un qu'on apprécie beaucoup sombrer dans la depression.
C'est pour cela que j'ai tiré la sonnette d'alarme,Merci de ne pas vous facher.
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-3 #17 Patriote 01-10-2012 12:11

Boundiala,
Jusqu'ici je croyais qu'on allait discuter raisonnablement et avec respect pour l'un et pour l'autre, mais je me vois obligé, à l'allure où vous allez, de m'arrêter-là. D'ailleurs, la réponse de Gandhi à qui j'ai posé ma question me suffit largement.
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-2 #16 boundiala 01-10-2012 02:45

Patriote,vous devriez revoir votre patriotisme.Je trouve incroyable que vous ayez vous même pu remarquer toutes les curiosités que vous evoquez,mais que cela ne vous inquiète pas.Je commence aussi a m'inquieter de votre QI en vous voyant aussi enthousiaste et hilare pour un IPPTE qui ne vaut rien et qui n'est que de la poudre aux yeux.Votre cas devient curieux,vous ne faites plus usage de votre raison mais de votre épiderme.
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-2 #15 madina 01-10-2012 02:38

Mon avis est que l'atteinte du PPTE,n'a jamais été un objectif pour la Guinée,c'est une chute qu'un pays comme le notre en soit arrivé lä.
Le bon Président,le bon régime pour la Guinée,c'est celui qui serait en mesure,au vu de nos immenses potentialités,de dire ä la Banque Mondiale et au FMI:votre IPPTE,je m'en moque,mon pays n'a pas option de mendier votre clémence et votre genérosité.Il est suffisamment riche pour payer sa dette.
Cela est tout ä fait possible avec un Président compétent et travailleur.
Il est honteux pour un noble de se taper la poitrine d'avoir pu se hisser officiellement au rang de pays pauvre très endetté,alors qu'il existe bel et bien d'autres options.
Alfa Condè n'a aucun mérite d'avoir atteint l'IPPTE,d'abord c'est pas lui qui l'a initié,mais c'est bien ä cause de lui que ceux qui l'ont initié ne l'avaient pas atteint ä temps parcequ'il avait préparé la rebellion des années 2000.
Mieux,déjä,la Guinée n'était plus loin du point d'achèvement ä l'avènement de Alfa,il est juste venu depecer un serpent déjä mort et de quelle manière,puisqu'on sait bien qu'il ya eu de curieuses dérogations ,et ä quel prix?
Ceux qui pensent qu'on a remis ä Alfa le PPTE par confiance en lui, n'ignorent certainement pas que le Conseil de l'Europe vient de le declarer indesirable et d'annuler sa participation ä son prochain sommet.Ils n'ignorent pas non plus que la Guinée vient d'être élu par Transparency,comme pays le plus corrompu de l'Afrique de l'Ouest.
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+4 #14 Patriote 30-09-2012 21:50

Gandhi,
Pour qui sait ce que la transition sous Konaté a coûté à notre pays, on est en droit de dire que Kerfalla Yansané a été le Ministre des finances par qui la Guinée a battu tous les records en terme de recours à la planche à billets. Mais curieusement, c'est encore avec lui au même poste cette fois sous Alpha Condé que la Guinée atteint l'IPPTE. On pourrait donc dire que la Guinée a connu trois Kerfalla Yansané complètement différents en une seule personne. Le premier est celui d'un gouverneur rigoureux et exemplaire de la Banque Centrale pendant près de 12 ans (1985 - 1996) qui a permis à la Guinée de se doter d'un nouveau système bancaire performant après les banques étatiques et moribondes de Sékou Touré. Le deuxième peu vertueux est un Kerfalla Yansané Ministre des Finances artisan ou facilitateur de la dilapidation des deniers publics sous Sékouba Konaté. Le troisième Kerfalla Yansané encore Ministre des Finances est celui avec qui la Guinée a atteint le point d'achèvement du programme IPPTE.
Par ailleurs, si d'après vous l'atteinte de l'IPPTE va poser plus de problèmes à Alpha que de satisfactions, j'ose croire que ce sont les mesures qui vont le contraindre à mieux gérer et non à étouffer la Guinée, puisqu'après tout c'est la Guinée qui compte.
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-2 #13 Gandhi 30-09-2012 20:05

Vous avez raison Patriote, Kerfalla Yansané a été le plus grand dilapidateur de deniers publics de tous les temps en Guinée (la planche à billets n'a jamais autant tourné que sous son règne pendant la transition). A l'inverse, comme il n'est que le supplétif du FMI, qui pilote le redressement financier (et non économique) en direct du pays, sa politique (donc celle des institutions de Bretton Woods) est récompensée - par dérogation - par l'atteinte du point d'achèvement. Voilà pour l'histoire réelle...
Mais vous avez raison, officiellement c'est le régime d'AC qui bénéficie de l'annulation de dette. J'ai quasiment fini un texte plus court qu'à l'accoutumée, qui montre que cela va lui poser plus de problèmes que de satisfactions. Il n'empêche, tout le monde doit se satisfaire de l'annulation de la dette que nous n'aurions pas remboursé, ce dont les institutions financières ont pris acte.
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+4 #12 Patriote 30-09-2012 16:54

Pour ceux qui pensent que c'est un cadeau qu'on a fait à la Guinée, je leur réponds que c'est à Alpha qu'on a remis ce cadeau pour la Guinée. C'aurait été quelqu'un d'autre, je le dirais sans parti pris.
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+2 #11 Patriote 30-09-2012 16:41

Boundiala,
Ou l'IPPTE ne sert à rien, ou cet était un objectif à atteindre pour la Guinée, qui d'après vous, aurait dû d'ailleurs l'atteindre en 2003 n'eût été la guerre. Quand vous serez logique avec vous-même, on pourra aller de l'avant dans ce dialogue que je veux sincère et constructif.
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+2 #10 Youssouf Bangoura 30-09-2012 15:25

Alpha est un dictateur, c'est certain, PPTE ne sert à rien, tout le monde le sait, " il a même été offert à la Guinée ", mais alors pourquoi Lansana Conté et ses premiers ministres n'ont pas pu l'atteindre pendant 14 ans ? Gandhi nous livre des très belles choses sur ce site mais, je regrette profondement qu'il soit très partial quand il s'agit d'Alpha . AC est un très mauvais président, mais je reste convaincu que ni Sydia, ni Kouyaté et ni CDD ne soient meilleurs que lui . J'aimerais voir emerger une nouvelle tête politique en Guinée .
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-2 #9 Maïmouna Barry 30-09-2012 13:51

Porootoo Too, Un Faux Président Menteur, Un Faux Président Manipulateur
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-2 #8 madina 30-09-2012 11:38

Alfa Conè est l'un des principaux bailleurs de fonds de Jeune Afrique,aujourd'hui.Il n'ya pas longtemps,il a même offert un appartement ä un responsable de cet organe,qu'il dit être son ami de longue date.
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0 #7 boundiala 30-09-2012 11:02

La Guinée devait atteindre l'IPPTE depuis 2003,si cela n'a pas été,c'est parcequ' il y'a eu la guerre,la rebellion organisée par Alpha Condé dans les années 2000.Donc vous êtes bien ridicule,fameux PATRIOTE,de deblaterer ici des insanités tout en sachant d'ailleurs que ce IPPTE,ne vaut rien,que c'est pas un chèque,que déja on ne payait plus de dette depuis belle lurette et surtout que Alpha Condé l'a payé très cher en bradant presque la moitié de la Guinée.
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+4 #6 Patriote 29-09-2012 23:37

Gandhi,
Ce qui reste clair c'est qu'avec Alpha la Guinée a eu son IPPTE. Si vous prétendez que les institutions financières se sont pincées le nez pour offrir ce cadeau à la Guinée, alors ils en feront de même pour le reste.
Alpha a certes commis beaucoup d'erreurs de gestion, mais l'IPPTE est à son actif.
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-1 #5 Ibrahima MBemba SOW 29-09-2012 23:35

Citation en provenance du commentaire précédent de Anatole:
A quand une vraie interview d’AC, par un vrai journaliste, pas lèche-cul complaisant (où sont les vraies questions au sujet de Siguiri et Zowota, des malversations financières, des contrats miniers faits et défaits, de la tentative d’assassinat contre les leaders de l’opposition, de sa domination sur la justice, des activités de son fils, de Waymark, de la RTG, etc. ?) et faisant usage de son droit de suite quand on lui répond des contre-vérités évidentes (ah, ces pauvres gendarmes désarmés face aux manifestants armés !, quand AC dit qu’il veut choisir ses opposants, quand il dit qu’il a satisfait à toutes les revendications de l’opposition, etc.). Mais on sait que ceux de JA ne sont probablement pas insensibles à certaines attentions.

Mais alors pas du tout insensibles! Entre JA de François Soudan et AC, même feu Siradiou Diallo n'arriverait probablement pas expliquer comment un tel journal d'opinion peut à ce point se dé-crédibiliser au sujet d'un Etat qui n'aspire légitimement qu'à se démocratiser? Un tel simulacre d'interview ne peut relever que d'une HONTE pour le JOURNALISME! Heureusement que ce métier est encore bien exercé dans d'autres rédactions à Paris et ailleurs dans le monde!
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+1 #4 Gandhi 29-09-2012 21:37

"De nouveaux cadres doivent émerger" : c'est la raison pour laquelle il a nommé les anciens caciques des régimes précédents, allant même jusqu'à rappeler certains retraités.
"70% était analphabète" : et maintenant ?
Il ne dit plus qu'il a lutté pour la démocratie. Tout le monde sait qu'il a lutté pour être PRG, quelles qu'en soient les conditions.
Les manifestations pacifiques sont autorisées : c'est la raison pour laquelle, on empêche les leaders de recevoir chez eux, en lançant des bombes lacrymogènes à l'intérieur de leurs domiciles. On les empêche de sortir de chez eux, et pour couronner le tout, on leur tire dessus à balles réelles. C'est ça le changement d'Alpha Condé.
« Les leaders de l’opposition ... représentent le passé » : Alpha Condé espère t-il incarner l'avenir avec son âge avancé, et ses idées rétrogrades, dont celle de retourner 50 ans en arrière, en considération d'une époque idéalisée.
Personne ne lui demande de gouverner avec ses opposants.
"C’est la gendarmerie – et non l’armée – qui assure la sécurité ». AC est Ministre de la Défense, ne sait-il pas que la gendarmerie dépend de son ministère... comme l'armée. A quoi rime cette distinction, dont la subtilité nous échappe sur le terrain ? Il n'y a ni char, ni bazooka dans les rues, donc tout va bien ?
Les ONG sont déjà en Guinée, ce sont elles justement qui signalent les dérives de ce régime autocratique. A l'entendre, l'armée serait républicaine et les opposants seraient de véritables terroristes. Vive l'armée guinéenne, responsable de l'élimination des terroristes armés du 28 Septembre.
« J’ai fait tout ce que j’ai pu pour que les élections se tiennent d’ici la fin de l’année 2012 » : ce qui signifie a contrario, qu'il n'a rien fait pour qu'elles se tiennent début 2011.
Quel menteur éhonté. Aucune revendication n'a été acceptée.
Le seul intérêt de l'IPPTE pour AC, c'est de montrer qu'un universitaire, fait mieux qu'un militaire quasiment inculte. Encore heureux qu'il ait pu le faire, car qu'aurait-on dit ? Il oublie de préciser que les institutions financières se sont pincées le nez pour offrir ce cadeau à la guinée (ce dont nous pouvons nous réjouir). Finalement ses vœux sont exaucées. La dette de la guinée qui avoisinait le milliard de $ à l'époque de AST, est revenu à ce solde initial. Il sera inutile de parler d'audit désormais, puisque la dette de la seconde république a été rayée.
On a du mal à comprendre comment des sommes inexistantes – de surcroît avec un déficit budgétaire - pourront servir à améliorer le niveau de vie des populations. Qu'on m'explique, je suis tout oui.
"Nous devions nous préparer..., pour être prêts à négocier" : je croyais avoir entendu qu'AC a lutté pendant 50 ans pour le poste de PRG, et il n'avait rien préparé ?
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0 #3 Anatole 29-09-2012 20:08

A quand une vraie interview d’AC, par un vrai journaliste, pas lèche-cul complaisant (où sont les vraies questions au sujet de Siguiri et Zowota, des malversations financières, des contrats miniers faits et défaits, de la tentative d’assassinat contre les leaders de l’opposition, de sa domination sur la justice, des activités de son fils, de Waymark, de la RTG, etc. ?) et faisant usage de son droit de suite quand on lui répond des contre-vérités évidentes (ah, ces pauvres gendarmes désarmés face aux manifestants armés !, quand AC dit qu’il veut choisir ses opposants, quand il dit qu’il a satisfait à toutes les revendications de l’opposition, etc.). Mais on sait que ceux de JA ne sont probablement pas insensibles à certaines attentions.
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-1 #2 alphonse 29-09-2012 18:29

Alpha s'en fout de la Guinee,voila pourquoi il a toujours privilegie la presse etrangere comme si ses messages ne sont adresses qu'a la communaute internationale dont il veut coute que coute seduire.Ils oublie qu'il est le premier serviteur des guineens auquels il doit des comptes avant n'importe qui. Mais ce president meprise juste la presse locale et son pays.
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-1 #1 Traoré 29-09-2012 16:06

Le régime est semi-militaire,caracterisée par la violence,la division ethnique,la promotion des criminel,la corruption et l'impunité totale.Le soi-disant Pr n'a pas de solution pour le développement économique et démocratique de notre pays,les victimes sont plus aujourd'hui que hier.Alpha Condé a ethniquement melanger notre pays.
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