Bah Oury Lundi, 27 Août 2012 22:27
La journée d'aujourd'hui a montré que la gouvernance d'Alpha Condé n'a plus comme seule alternative que l'utilisation de la répression et de la violence sur des populations qui ne demandent que « l'application et le respect des lois de la République ». Des arrestations et des blessés graves sont signalés. En faisant croire dans un communiqué que le gouvernement a accepté la proposition du CNT de procéder à un remaniement partiel de la chenille au pouvoir a un triple objectif :
Ainsi la gouvernance d'Alpha Condé veut coûte que coûte se servir de Waymark pour d'une part procéder à un recensement électoral de la population (ce qui est une violation du code électoral du pays) et d'autre part élaborer un nouveau fichier électoral pour servir sa cause. Dans ces conditions, les élections législatives ne seront ni crédibles, ni libres, ni transparentes, ni équitables. A coup sûr, elles plongeront la Guinée dans une crise politique encore plus aiguë.
La revendication de l'opposition appelant à une marche pour exiger l'instauration d'un dialogue politique en Guinée est louable mais deux ans après le second tour de l'élection présidentielle, le régime d'Alpha Condé a montré ses limites et son goût pour la répression, la violence politique et le mépris des règles de droit consacrées par la constitution du pays. En définitive ce qui est à l'ordre du jour est la « mobilisation pour exiger le départ d'Alpha Condé » . C'est ce qui sauvera le pays d'une dictature féroce et d'une déstabilisation généralisée. Le temps d'un sursaut national salvateur est venu.
27 août 2012
Bah Oury
1er vice-président de l'UFDG