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Déclaration du PRG-RDA

  Samedi, 26 Mai 2012 15:05

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Fodéba Keita fêté par Fodéba Isto Keira, tous deux anciens ministres, le premier de la 1ère République et le second de la Transition sous le Général Sékouba Konaté.

A renfort de publicité, Monsieur Isto Keira clame sa volonté de dire aux Guinéens ce que fut le grand ministre Fodéba Keita, mort au Camp Boiro suite au complot de son nom Kaman Fodéba. Cette manifestation aura lieu au centre culturel français, un coutumier de pareil fait, dans la dernière semaine de mai 2012. L’Initiative peut être noble, si elle ne comporte pas des sous-entendus émaillés de mensonges historiques.

Rappelons au passage que le père du second fut l’un des directeurs de cabinet du premier avant d’en être viré, et pour cause.

Fodéba Keita fut un grand ministre d’Ahmed Sékou Touré. Nous en convenons tous, les deux étaient liés par l’histoire et le pacte du sang.

En effet, la famille maternelle de Fodéba Keita est liée par un pacte de sang à la famille Touré, qu’aucun membre des deux familles ne peut violer sans s’exposer à une sanction divine. Cela, tout le monde le sait au Mandingue.

La rencontre de Fodéba Keita et du Président Ahmed Sékou Touré a eu lieu dans les années 50, et se fut un coup de foudre. Ils se lièrent d’amitié et se jurèrent fidélité.

Fodéba Keita était un intellectuel dans le sens réel du mot, c’est-à-dire, celui qui sut réutiliser le savoir acquis. Il ne fut pas de ces Africains lettrés qui ne savaient que répéter ou singer le blanc auquel ils croient plus qu’en Allah.

Fodéba mit au service de son pays, ses ballets qu’il avait créés en 1952. Bien que, selon Gabriel Lisette dans sa chronique historique : « Le combat du Rassemblement Démocratique Africain » Présence Africaine : en page 170 « Les ballets de Fodéba Keita furent une initiative R.D.A., qui participa ainsi à l’action de promotion de la culture africaine… »

Dans les moments de son combat rédempteur, le PDG eu besoin de toutes les capacités qu’il décelait. C’est ainsi que Fodéba fut approché personnellement par le président Ahmed Sékou Touré pour le convaincre de venir servir au pays natal.

Il mit ainsi à la disposition de la Guinée indépendante, les Ballets Africains, après que le PDG eut payé les dettes encourues par ces derniers, avant de les féconder par sa révolution. Ce qui en fit l’une des meilleures formations artistiques du monde, sinon la meilleure, qui récolta plusieurs médailles d’or de différents festivals.

A l’indépendance, c’est N’Famara Keita, alors secrétaire d’Etat à la Défense nationale, qui fut chargé de créer la jeune armée nationale dans l’optique de la jeune République. Tous les contours et la philosophie de cette armée furent élaborés au Bureau Politique National et N’Famara les mis en application. Il s’acquitta de cette mission avec sérieux et intelligence, toutes choses qui ont caractérisé ce grand homme de la République qu’il fut toute son existence durant, dans un parcours sans faute.

C’est à la fin de 1959, début de 1960, que Fodéba fut nommé ministre de la Défense nationale, de l’Intérieur et de la Sécurité.

Le ministre Fodéba Keita était un homme d’initiative, de poigne et de grande autorité. Il instaura une discipline rigoureuse dans l’armée et dans les corps de sécurité. Il créa un système de fichage à la police. Ce qui décupla ses capacités d’espionnage et de contre-espionnage. Il en forma les premiers cadres. C’est également lui qui a construit le Camp Boiro et réprimé le faux chômage et la grève des enseignants. Il assumait même l’intérim une foi le président en déplacement. Les commandants de circonscription appliquèrent rigoureusement sous sa surveillance le plan triennal pour doter l’intérieur d’infrastructures administratives économiques (ponts et routes) et sociales (écoles, hôpitaux et centres de santé).

Nos populations se rappellent jusqu’ici les œuvres réalisées par ses bâtisseurs du plan triennal, le colon n’ayant rien laissé à la Guinée indépendante.

Le profil politique de Fodéba Keita était la bourgeoisie, tout à l’opposé de l’option prolétarienne affirmée par Ahmed Sékou Touré et ses compagnons du BPN.

Fodéba tapa des pieds et des mains pour entrer dans cet organisme, mais en vain. On se rappellera de la crise qu’il suscita au séminaire de Foulaya en décembre 1962, en prélude au 6e congrès. Seule l’intégrité de Saifoulaye Diallo, un homme de rêve, évita le pire au parti.

Pour revenir à l’hymne national, au drapeau et à la devise, ils sont l’œuvre du BPN sous la gouverne d’Ahmed Sékou TOURE et de Saifoulaye DIALLO.

Lisez le texte de l’hymne national, vous comprendrez qu’il est le fait de révolutionnaires panafricains. Sa mise en musique dans l’aire Alpha Yaya, est l’œuvre d’un professeur de musique français Monsieur Cellier, de Fodéba Keita, Diop Alhassane, Mory Camara, Kouyaté Sory Kandia et Djély Mamoudou Condé.

C’est ça la stricte vérité.

L’histoire ne s’accommode de mensonges. Sa durée de vie n’est pas grande.

Elle se nourrit de faits réellement vécus.

Prêts pour la Révolution Démocratique Africaine.


Conakry, le 22 mai 2012

Le Comité Central du PDG-RDA

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