Heinan Goba Mardi, 17 Janvier 2012 18:23
Tous les points de revendication du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et ceux de l’Alliance pour la démocratie et le progrès figurent largement au rang des quinze points inscrits à l'ordre du jour du dialogue politique national alors que ces deux blocs politiques qui réclament un dialogue bipartite pouvoir-opposition n'ont toujours pas rejoint la table de négociation. Hasard ou manœuvre politicienne tendant à ridiculiser ceux à qui on a collé depuis un certain temps le qualificatif d'opposition radicale ? A quoi joue le comité de facilitation ? Attendons de voir.
Comme il apparaît clairement, à côté de l'accès des partis de l'opposition aux médias publics, la neutralité de l’administration, la restructuration de la Commission électorale nationale indépendante, la révision des listes électorales, l'annulation du protocole d’entente CENI-MATD, et la réhabilitation des conseils communaux dissouts, réclamés par les deux blocs, seront débattues les propositions de la mouvance telles que le respect de l’autorité de l’État et la reprise des activités posées par la commission électorale depuis mai 2011, des points qui se recoupent tous avec ceux des autres blocs de l'opposition et du centre.
A rappeler que le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès qui ont les mêmes points de vue concernant l'organisation du processus électoral, se sont mis à l'écart des travaux du dialogue politique national qu'ils ont eux-mêmes initié, pour protester contre le cadre élaboré par le comité de facilitation.
La rencontre du lundi a été essentiellement consacrée à la définition de la méthodologie de travail. Après avoir recensé toutes les préoccupations des uns et des autres, cinq groupes de travail ont été constitués en fonction des différents thèmes à débattre. Les travaux vont se poursuivre jusqu'au vendredi 20 janvier.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com