Heinan Goba Jeudi, 12 Janvier 2012 15:16
Les nouvelles qui nous parviennent des universités et instituts de l'intérieur du pays sont particulièrement alarmantes. De l'université Julius Nyéréré de Kankan en passant par le centre universitaire de Labé et celui de N'Zérékoré, de sources concordantes, les étudiants se plaignent de leurs conditions de vie.
En raison de la cherté de la vie dans ces différentes villes de l'intérieur du pays, les étudiants pour la plupart venus d'ailleurs, n'arrivent plus à supporter le retard dans le paiement des bourses d'entretien. Un mouvement d'humeur aurait paralysé les cours à Kankan et à Labé.
A Dubréka située à moins de 50 km de Conakry, les étudiants se préparent, d'après une source bien informée, à mener une révolte en guise de soutien à la mission ivoirienne qui travaille depuis deux ans avec l'Institut des arts de Guinée.
Ces experts ivoiriens qui réclament 24 000 dollars d'arriérés de prime à l'État ont suspendu les cours.
Il y a trois mois que les étudiants guinéens ont repris le chemin de l'école. Jusqu'au jour d'aujourd'hui, ils n'ont reçu aucun centime de francs guinéens. C'est du jamais vu en Guinée. Par le passé, il y a eu des retards dus aux troubles sociopolitiques dans le pays ou lorsque les étudiants eux-mêmes avaient refusé l'argent au motif qu'il ne leur suffisait plus.
Aux dernières nouvelles, à l'université Julius Nyéréré de Kankan, un programme a été établi pour le paiement des trois mois d'arriérés de bourse dus aux étudiants par l'État guinéens. Le correspondant d'une radio privée dans la ville a même parlé du démarrage de l'opération.
A Labé par contre, les étudiants ne savent toujours pas quand le pécule va tomber. Idem à N'Zérékoré, située à environ 1000 km de la capitale Conakry.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com