Dialogue politique national : Les partis divisés au sujet de la représentativité au tour de la table de négociation

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Le dialogue politique national qui a démarré le mardi 27 décembre avant d’être suspendu pour deux jours a effectivement repris jeudi 29 décembre sous les auspices du comité de facilitation avec une présence remarquée des représentants de l’opposition. Pendant que nombre d’observateurs s’attendaient à un retrait de cette dernière de la table de discussion pour protester contre le cadre de la rencontre.

Le pouvoir en place et ceux qui le soutiennent font croire depuis un certain temps au peuple de Guinée que l’opposition ne veut pas que le pays sorte de l’ornière. Partout ils affirment que l’opposition est même contre son bonheur. Pour montrer à ce même peuple que ce qui est dit d’elle ne lui ressemble pas, l’opposition a accepté de participer au dialogue en dépit du fait qu’elle déteste le cadre.

A la reprise des débats, Monseigneur Albert David Gomez a dit : «Il est utile maintenant de poser la bonne fondation pour mener à bien ce dialogue dont la finalité est d'avoir des élections libres, crédibles, transparentes et acceptées de tous. Notre souci, c'est d'amener les partis politiques à s'engager tous dans le processus, toute chose qui facilitera la tâche au comité de médiation Â».

Nonobstant la volonté affichée du comité de médiation, « d'amener les partis politiques à s'engager tous dans le processus Â», les avis restent et demeurent partagés sur la question du quota de représentativité des 160 partis politiques de toute obédience confondue, qui veulent tous ou presque prendre part aux débats prochains.

A propos des intentions d’exclusion prêtée au Collectif et l’ADP, Faya Millimouno, porte-parole des deux alliances a tenu à lever l’équivoque. « Quand on dit opposition, qui nous excluons ? Nous n'avons exclu personne, et nous n'entendons pas exclure quelqu’un de la table de la République de Guinée. Ce sont des mauvaises interprétations que les gens font Â» a-t-il précisé.

Tout le problème étant de choisir les partis devant composer chaque bloc, certains ont jugé indispensable de demander à l’Administration du territoire de définir de nouveaux critères. Ce qui permettra de calmer les ardeurs de certains de manière à ce qu’ils n’aient pas le sentiment d’être exclus du débat politique national.

Visiblement convaincu que les participants étaient loin d’avoir une position commune en ce moment, le président du comité de médiation Albert Gomez a appelé chaque groupe de travail de retourner, d’avoir des discussions à la base pour revenir avec des propositions concrètes afin d’en finir une fois pour toute. Rendez-vous a donc été pris pour une nouvelle séance de travail, le mardi 03 janvier 2012.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #10 Mickmack Camara 02-01-2012 15:09

L'opposition doit arreter de brandir à chaque fois le spectre de la Guerre Civile. Elle doit aller vers le peuple et lui expliquer et le peuple décidera.
Je n'ai pas compris pourquoi elle a ajourné les caravanes et meetings géants qu'elle avait décider d'organiser à travers le pays. Dialogue ou pas, elle doit se resoudre à aller vers le peuple à travers des meetings d'informaation ( je dis bien meetings d'information) et non meeting d'incitation au désordre. Le peuple décidera.
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0 #9 kourouma 01-01-2012 13:42

Ce matin je viens souhaiter à chacun et à tous une bonne et heureuse année 2012. Que cette année 2012 soit une année d'accomplissement total de vos vœux et que cette année soit véritablement l'année de la totale réconciliation entre les cœurs et les peuples de la République de Guinée. Depuis Abdjam City...Meilleures salutations à chacun, tous et toutes ! ! ! Je reviendrai vers toi Gandhi
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0 #8 Gandhi 01-01-2012 01:03

Kourouma, au lieu de dire n'importe quoi, lisez, cela vous fera du bien. Ne comparez pas les pays développés où l'administration est neutre (même si ce terme reste discutable) et nos républiques bananières, où l'on compte sur les doigts de la main les élections, où un gouvernement qui les organisait les a perdues.
Je dis et répète que l'administration n'est pas compétente pour organiser les élections. Pourquoi croyez-vous qu'on a créé la CENI, puis on l'a institutionnalisé ?
Par ailleurs je suis éventuellement prêt à discuter de ce que je dis avec vous, si vous en êtes capable (ce qui n'est pas mon sentiment, mais je peux me tromper). C'est le moment de le faire, puisque vous voulez étaler vos lumières, mais de grâce, argumentez au lieu de vous en prendre à des inconnus dont vous ne connaissez pas le CV, vous pourriez avoir de mauvaises surprises.
Et ne me parlez pas des autres pays, on parle de la Guinée en 2012.
Bonne année.
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0 #7 kourouma 31-12-2011 19:07

Sincèrement les guinéens font rire quand o les lit, et c'est triste pour des intello de leur trame ! comment voulez-vous que l'Etat ne soit pas représenté dans une machine électorale fut-elle chargée d'orgniser les élections à quelques niveaux que ce soit ? dans TOUS LES PAYS CE DÉBAT NE SE POSE PAS. rien DE PLUS NORMAL CAR AVANT TOUT L’ÉTAT EST LE GARANT DES INSTITUIONS. Croyez-moi, apprenez encore à comprendre ce que c'est le vrai fonctionnement d'un Etat..C'est encore là la preuve que le guiéens ne lisent pas beaucoup car ils manquent cruellement de culture générale pour comprendre que rien ne peut se faire sans l'Etat. Redescendez sur terre chers amis
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+1 #6 Gandhi 31-12-2011 11:06

Youssouf, soyons concret :
- le gouvernement a violé la loi en remplaçant certains maires (ceux de l'opposition évidemment); l'opposition doit-ellle accepter cette violation ?
- le MATD a remplacé deux membres de la CENI en violation de la loi, l'opposition doit-ellle accepter cette violation ?
- la CENI a sous-traité son pouvoir au MATD en violation de la loi, l'opposition doit-ellle accepter cette violation ?
- la CENI procède à des opérations en violation de la loi, puisque l'opposition n'y participe pas, l'opposition doit-ellle accepter cette violation ?
- la CENI a remplacé la société SAGEM par une société inconnue (via un marché de gré à gré pourtant officiellement interdit par AC) et dont on connait les titulaires, on sait concrètement que cela signifie, modification complète du fichier électoral et tripatouillage obligatoire, l'opposition doit-ellle accepter d'être roulée dans la farine ?
- enfin voir mon commentaire ci-dessous sur la composition de la CENI;
Soyez concret Youssouf, car il ne s'agit pas de dire, je te donne ça, tu me donnes ça, que doit accepter l'opposition ou que doit-elle ou faire ?
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+2 #5 alhousseny 31-12-2011 07:09

Sylla democrate
Ne te fatigues pas: tu n'arrivera pas à obtenir de Youssouf Bangoura d'être cohérent. Je crois que l'incohérence, c'est un peu ce qui le décrit le mieux sur ce forum. Mais lui il définit cela comme de la neutralité. Contentes-toi seulement de dire ISKIN!!!
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+4 #4 SYLLA democrate 31-12-2011 01:28

Helas Alpha Conde est entrain de reussir son coup. Le blocage actuel par des partis peu representatifs a sa solde freine notre evolution vers une democratie de plus en plus reelle. Mr Bangoura, est-ce parce que ton cousin Kiridi goute a la sauce que tu ne veux pas reconnaitre les difficultes dans les quelles Alpha nou plonge. "N'Wo na laguinai Toro fe, wo naimoura foura". J'espere pour toi, qu'un jour tu te souviendras de sa citation au temps de CONTE( le malinke qui votera pour un soussou, est un batard). Anyway, qu'il fasse juste le travail normal d'un Chef d'Etat. Bref, l'ecrit de Kaba a tout resume. Que Dieu protege la Guinee.
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-2 #3 Youssouf Bangoura 31-12-2011 00:24

D'accord Gandhi, mais je pense que chacune des deux parties doit faire des concessions . Les positions ne doivent pas être inflexibles .
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+3 #2 Gandhi 30-12-2011 22:38

Il faut se rappeler que le gouvernement ne devrait pas être ici. Il n'est pas partie prenante aux élections, et ne l'est devenu que parce que la CENI a sous-traité illégalement l'organisation au MATD, sans aucune réaction de l'opposition. Selon les textes, l'État n'est que le sous-traitant de la CENI si celle-ci le décide. Cela signifie donc que les règles ont été bafouées. Dès lors l'opposition peut demander tout et n'importe quoi, ce n'est qu'une question de rapport de force, en n'oubliant pas toutefois que ce qui compte aujourd'hui, ce sont les pouvoirs exorbitants du président de la CENI (article 162 du Code électoral). Toutefois avec une composition de la CENI qui ne reflète plus la situation actuelle, changer la majorité à la CENI pour prendre les décisions, sans tenir compte des nouveaux rapports de force ne servirait à rien. Il faut donc obliger le gouvernement à modifier la structure de la CENI en tenant compte des nouvelles formations politiques, et notamment des statistiques du premier tour (seuls 8 partis ont dépassé les 1%). Ce sont d'ailleurs ces mêmes statistiques qui doivent définir l'importance des partis politiques, en éliminant ceux qui n'existent que formellement.
Pour faire simple, étant donné que c'est l'anarchie juridique, l'opposition doit rester inflexible, on applique les règles, ou on se retire des négociations en faisant valoir les seuls rapports de force qui vaillent. On ne négocie pas la violation de la loi. Et tout ceci n'est qu'un hors d'oeuvre, puisqu'il restera le problème des conseillers communaux, l'audit du fichier électoral, le recensement, les sociétés impliquées de gré à gré, etc...
SI AC veut vraiment des élections crédibles et transparentes, il a du pain sur la planche.
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+5 #1 Mory Kaba 30-12-2011 17:30

Cette situation ne peut pas nous étonner. En effet, le PD « élu » A. Koné n’a aucune envie de dialoguer. De plus, si l’on veut dialoguer il faut un dialogue gouvernement + tous ses alliés (y compris les satellites) face à l’opposition qui comprend CDD (UFDG), Sidya (UFR), Abbé, Mouctar Diallo, Soumah. De plus, lorsque l’on sait que cet archevêque M. Albert Gomez a refusé de diriger la CENI à l’entre deux tours des élections présidentielles, pourquoi accepte-t-il aujourd’hui ? Au moment où toute la Guinée lui demandait son aide, il a refusé. Ces prêtres et Imams Guinéens, je souhaite pour vous que Dieu n’existe pas ; car, s’il existe alors, je vous dis bonjour l’ENFER ! Il n’y aura une vraie négociation que Gouvernement/opposition et l’opposition doit cesser de se faire instrumentaliser. Les partis « cabines téléphoniques » doivent quitter la table de négociation car, ils sont juste là pour servir d’alibi car, nous savons tous que les partis « cabines téléphoniques » cherchent juste à remplir leurs assiettes ; pour cela, ils doivent comprendre que si demain ce pays est bien géré, à travers des élections libres et transparentes alors, mêmes eux les « fossoyeurs » de la démocratie auront leur part du gâteau. Si le gouvernement refuse le face à face, Gouvernement/opposition (la vraie) alors, l’opposition devra dans ce cas quittée la table de négociation. Faire croire aux Guinéens que ce gouvernement ethno-fasciste est « neutre » dans une négociation, c’est prendre les Guinéens pour des imbéciles et, ce qui est loin d’être la réalité.
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