Heinan Goba Vendredi, 30 Décembre 2011 15:49
Le dialogue politique national qui a démarré le mardi 27 décembre avant d’être suspendu pour deux jours a effectivement repris jeudi 29 décembre sous les auspices du comité de facilitation avec une présence remarquée des représentants de l’opposition. Pendant que nombre d’observateurs s’attendaient à un retrait de cette dernière de la table de discussion pour protester contre le cadre de la rencontre.
Le pouvoir en place et ceux qui le soutiennent font croire depuis un certain temps au peuple de Guinée que l’opposition ne veut pas que le pays sorte de l’ornière. Partout ils affirment que l’opposition est même contre son bonheur. Pour montrer à ce même peuple que ce qui est dit d’elle ne lui ressemble pas, l’opposition a accepté de participer au dialogue en dépit du fait qu’elle déteste le cadre.
A la reprise des débats, Monseigneur Albert David Gomez a dit : «Il est utile maintenant de poser la bonne fondation pour mener à bien ce dialogue dont la finalité est d'avoir des élections libres, crédibles, transparentes et acceptées de tous. Notre souci, c'est d'amener les partis politiques à s'engager tous dans le processus, toute chose qui facilitera la tâche au comité de médiation ».
Nonobstant la volonté affichée du comité de médiation, « d'amener les partis politiques à s'engager tous dans le processus », les avis restent et demeurent partagés sur la question du quota de représentativité des 160 partis politiques de toute obédience confondue, qui veulent tous ou presque prendre part aux débats prochains.
A propos des intentions d’exclusion prêtée au Collectif et l’ADP, Faya Millimouno, porte-parole des deux alliances a tenu à lever l’équivoque. « Quand on dit opposition, qui nous excluons ? Nous n'avons exclu personne, et nous n'entendons pas exclure quelqu’un de la table de la République de Guinée. Ce sont des mauvaises interprétations que les gens font » a-t-il précisé.
Tout le problème étant de choisir les partis devant composer chaque bloc, certains ont jugé indispensable de demander à l’Administration du territoire de définir de nouveaux critères. Ce qui permettra de calmer les ardeurs de certains de manière à ce qu’ils n’aient pas le sentiment d’être exclus du débat politique national.
Visiblement convaincu que les participants étaient loin d’avoir une position commune en ce moment, le président du comité de médiation Albert Gomez a appelé chaque groupe de travail de retourner, d’avoir des discussions à la base pour revenir avec des propositions concrètes afin d’en finir une fois pour toute. Rendez-vous a donc été pris pour une nouvelle séance de travail, le mardi 03 janvier 2012.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com