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Dialogue politique national: L'opposition rejette le cadre élaboré par l'Administration du territoire

Heinan Goba  Mercredi, 28 Décembre 2011 15:36

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GOMEZ_Mgr_Albert_David_2_01Le dialogue politique national a démarré mardi 27 décembre. Il y avait autour de la table, des membres du gouvernement, les représentants des institutions républicaines, de la société civile, des partis politiques de la mouvance présidentielle et de l'opposition. L'opposition constituée du Collectif et de l'ADP qui souhaiteraient discuter uniquement avec le gouvernement a rejeté ce cadre et douté de l'efficacité de ce dialogue. Une nouvelle cession a été programmée pour jeudi 29 décembre. En attendant, le président du comité de facilitation, Monseigneur Albert Gomez a invité toutes les parties à mettre en avant l'intérêt supérieur de la nation.

En vue d'une gestion consensuelle du processus électoral pour une organisation rapide des législatives, le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition a demandé à discuter avec le pouvoir en place. C'est dans ce cadre que le ministre de l'Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), Alhassane Condé, sur les instructions du Président de la République, Alpha Condé a programmé cette rencontre. C'est pourquoi, le représentant de l'opposition a déclaré qu'il ne voudrait pas voir autour de la table tout le monde. "Nous voulons bien dialoguer mais pas avec la société civile, les institutions républicaines, à plus forte raison avec les partis de la mouvance présidentielle qui approuvent les actes du gouvernement" a dit Faya Millimouno.

Contrairement à cette position de l'opposition, le président du comité de facilitation, Monseigneur Albert Gomez, a voulu un dialogue entre les partis politiques d'une part, les institutions républicaines et la société civile d'autre part. Certains partis politiques ont dit qu'il s'agit d'un dialogue inclusif. D'autres par contre ont voulu une réduction du cadre. Finalement il a été décidé à l'issue d'un vote de mettre autour de la table l'opposition, le centre et la mouvance. Cette manière qui consiste à écarter le gouvernement de la table de discussions a été également dénoncée par le porte-parole de l'opposition. Il ne serait donc pas étonnant de voir certain quitter la table de négociation.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com

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