Alpha Condé tient fermement à la CENI

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CONDE_Alpha_23_01Pour aller à l’élection législative, l’opposition guinéenne a fait plusieurs demandes. La plus importante porte sur la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Le président de la République l’a dit à la commission de médiation des sages et l’a confirmé en aparté au président de l’UFR le mardi 13 décembre 2011, il n’entend pas réformer la CENI, il veut qu’elle reste dans sa composition actuelle avec à sa tête Lounsény Camara. Comment expliquer l’entêtement du président à vouloir la CENI contre la volonté de toute l’opposition et de la communauté internationale ? Pourquoi le président veut-il la même CENI avec les mêmes hommes ? La volonté du président est-elle constitutionnelle ou politique ?

Le président de la République souhaiterait garder la CENI actuelle en raison de la surreprésentation de ses partisans à l’intérieur de celle-ci.

Avant de vérifier cette hypothèse, un petit rappel s’impose.

Lors de l’élection présidentielle, Alpha Condé a été le candidat le plus critique envers la CENI. Il a reproché aux membres de la CENI leur incompétence et leur niveau de corruption. Ses partisans les plus bavards comme Gassama Khalifa ont même demandé de faire appel aux Nations-Unies pour organiser et/ou superviser le processus électoral du second tour.

Même après son élection, Alpha Condé a continué à émettre des critiques sur la capacité de la CENI actuelle à conduire à des élections libres, crédibles et transparentes. A l’occasion des festivités de la nouvelle année 2011, le “premier président démocratiquement élu” de la Guinée, l’unique “professeur” de la Sorbonne en Guinée avait reçu Lounsény Camara et les commissaires de la CENI. Au discours d’allégeance de Lounsény Camara, le nouveau président avait rappelé les dysfonctionnements de l’institution en charge des élections et sa volonté d’organiser une conférence régionale pour corriger les errements de la CENI guinéenne.

Après avoir voulu reprendre l’intégralité du recensement, réformer la CENI et organiser les “élections législatives [….] vers la fin du mois de novembre 2011 ” (Cf. J.A.), Alpha Condé fait élire Lounsény Camara à la tête de la CENI, débloque une dizaine de milliards de GNF pour le démarrage des activités et fait dire à l’actuel secrétaire général de son parti qu’il est opposé à toute restructuration de la CENI.

Le Conseil National de la Transition (CNT) qui voulait réformer la CENI en la rendant apolitique et à égale distance des acteurs politiques s’est heurté à un veto du président de la République qui a même menacé sa présidente de limogeage de son poste.

Ce rappel permet de montrer l’évolution du président sur la question. Il est passé d’une opposition publique et systématique à la CENI à sa défense absolue. Pour comprendre ce revirement, nous allons vérifier notre hypothèse.

Au moment où les acteurs politiques mettent en place l’actuelle CENI, celle-ci est conçue comme un instrument paritaire entre les protagonistes de la scène politique (10 pour la mouvance présidentielle et 10 pour l’opposition d’alors) sous l’arbitrage de la société civile (3 membres) et un accompagnement de l’administration (2 membres).

Dans cette configuration, la mouvance présidentielle (PUP et ses partis satellites) désignera les personnes suivantes :

1) Pathé Dieng ;

2) Hadja Aminata Mame Camara ;

3) Réné Zoumanigui ;

4) Telly Diallo ;

5) Biro Kante ;

6) Mario Mara ;

7) Thierno Saidou Bayo ;

8) Oumar Sanoh ;

9) Ousmane Aribot ;

10) Ousmane King Bangoura.

L’opposition politique à Lansana Conté, pilotée par l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) de Bah Ousmane désigne dix autres commissaires. Ce sont :

1) Ahmadou Oury Baldé (UPR) ;

2) Foumba Kourouma (ANP) ;

3) Mamoudou Diallo (PUD) ;

4) El hadj Boubacar Diallo (UFDG);

5) Telly Touré (UFR);

6) Jacques Bonimy (UPG);

7) Ibrahim Kalil (RPG);

8) Sia Tolno (PPG);

9) Ahmadou Oury Diallo (UFD);

10) Almamy Samory Touré (PDA).

Pour accompagner ces acteurs politiques, l’administration du territoire désignera Cheick Fantamady Condé et Abdoul Karim Bah. La société civile portera son choix sur Ben Sékou Sylla, maître Abass Bangoura et Lounsény Camara de l’USTG d’Ibrahima Fofana.

Entre les deux tours, maître Abass Bangoura démissionne et est remplacé par maître Kebe Salifou. Après l’élection présidentielle, Cheick Fantamady Condé devient chef de cabinet au ministère du Transport et est remplacé par Cheick Konate et Abdoul Karim Bah est remercié et remplacé par Cissé Mamadou du même ministère de l’Administration du territoire. Lounsény Camara est toujours en place et Ben Sékou Sylla n’est toujours pas remplacé malgré la nomination de Monseigneur Gomes dans l’entre-deux tours.

Comme de coutume, l’arrivée d’Alpha Condé à la présidence a eu pour conséquence de redessiner les cartes politiques et les opportunités des acteurs. Les commissaires de la CENI qui représentent le PUP et ses alliés ont, avant même le second tour, changé de camp. Sur les 10 commissaires du PUP et de ses partis alliés, 8 ont rejoint le RPG ou du moins son président. Il s’agit de :

1) Hadja Aminata Mame Camara ;

2) Réné Zoumanigui ;

3) Biro Kante ;

4) Mario Mara ;

5) Oumar Sanoh ;

6) Ousmane Aribot ;

7) Ousmane King Bangoura.

A ces 7 commissaires, il faut ajouter les commissaires de l’ancienne opposition qui sont maintenant dans le camp présidentiel. Il s’agit de :

1) Ahmadou Oury Baldé (UPR) ;

2) Foumba Kourouma (ANP) ;

3) Jacques Bonimy (UPG);

4) Ibrahim Kalil (RPG);

5) Almamy Samory Touré (PDA).

A ces commissaires, il faut ajouter les partisans “neutres” du RPG comme :

1) Cheick Konate (ministère de l’Administration du territoire) ;

2) Cissé Mamadou (ministère de l’Administration du territoire) ;

3) Kebe Salifou (de l’ordre des avocats) ;

4) Lounsény Camara (ancien de l’USTG).

A ce jour, le RPG compte 16 à 17 personnes sur les 24 de la CENI qui sont de son camp. Sur certaines questions, le RPG peut compter sur Sia Tolno (UPG) qui navigue entre son père (opposition) et l’aîné des fils de son père qui est du RPG-Arc-en-ciel.

Il est donc tout à fait clair que le Président du RPG veut garder la CENI dans sa configuration actuelle en raison de sa surreprésentation en son sein.

A quoi sert-il d’avoir les deux tiers des membres de la CENI et surtout son président dans son camp ? Pour comprendre cet intérêt, il faut regarder dans trois directions : le rôle de la CENI dans le processus électoral, les spécificités du montage constitutionnel de notre loi fondamentale et le rapport des forces au sein de la classe politique et de l’électorat.

Les élections en Afrique ont longtemps été l’apanage des ministères de l’Administration. A force de frauder sur toutes les élections nationales, régionales et locales, les Etats africains, à travers leur administration territoriale, se sont discrédités. Ne pouvant se financer et vivant sous perfusion internationale, l’Occident a demandé et a obtenu le transfert de la puissance publique vers des organismes paritaires du type CENI.

Dans les années passées, on contrôlait l’administration territoriale pour frauder les élections. Avec les nouvelles CENI, on contrôle cette dernière pour mieux voler les élections. Les élites politiques africaines ne pouvant gagner sans tricher, le contrôle de la structure en charge des élections est devenu un enjeu principal.

Dans le cas de la Guinée, l’article 132 dispose que “La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est chargée de l’établissement et de la mise à jour du fichier électoral, de l’organisation, du déroulement et de la supervision des opérations de vote. Elle en proclame les résultats provisoires”.

Les éléments mis en gras montrent les points à partir desquels la fraude pourrait s’opérer. De plus, le règlement intérieur de la CENI, taillé pour le défunt mais tout puissant Ben Sékou Sylla de son vivant, donne au président de la CENI la latitude de désigner seul les présidents des bureaux de vote et d’annuler des résultats dans le secret de son bureau. Par cette disposition, le poste de président de la CENI est devenu un enjeu stratégique majeur entre des acteurs politiques qui préfèrent gagner dans les bureaux que sur le terrain.

En plus du contrôle de l’administration, le président du RPG et de la République de Guinée souhaite contrôler la CENI en raison du bouleversement du paysage politique à la suite de son élection. En effet, entre le 1er et le 2e tour, le candidat Alpha Condé avait réussi à mobiliser le plus grand nombre de candidats du 1er tour. Ayant obtenu la présidence, contre toute attente,

Alpha Condé refuse de respecter ses engagements électoraux tout en voulant caporaliser la totalité de ses partenaires du second tour.

Tirant les leçons de l’histoire politique de la Guinée, au lendemain de son indépendance, ses partisans qui pèsent (Kouyaté, Papa Koly, Kassory) ont décidé d’exister. Cette donne politique rend les résultats de l’élection législative incertains. Car les anciens partenaires de l’élection présidentielle ne sont pas aussi naïfs que les adversaires du président du RPG. Ils étaient au centre du dispositif électoral du second tour de l’élection présidentielle. Ils connaissent les mécanismes mis en œuvre par le candidat du RPG tant au niveau de la campagne de terrain que du processus électoral (du bureau de vote à la centralisation finale en passant par les démembrements de la CENI) pour gagner l’élection présidentielle.

Sur un autre plan, la constitution guinéenne pose des dispositifs qui sont de nature à produire de la cohabitation politique (majorité présidentielle et majorité législative) à la suite des prochaines élections législatives. En effet, le régime théorique guinéen est présidentiel ou présidentialiste comme aiment à le dire les répétiteurs du droit. Le président de la République (article 45) “est le Chef de l’Etat. Il préside le Conseil des Ministres et assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Il détermine et contrôle la conduite de la politique de la Nation [ ]”. Il est l’institution principale à travers les articles 46 et suivants.

Cependant, l’existence d’un Premier ministre, constitutionnellement désigné, avec des prérogatives qui complètent et parfois se chevauchent avec celes du président par le pouvoir de nomination aux emplois civils, pourrait créer une situation de cohabitation dans le cas où le camp présidentiel serait minoritaire à l’Assemblée nationale.

Pour toutes ces raisons, le président du RPG et de la République souhaite une élection verrouillée et certificative de sa présidence. Ne pouvant l’obtenir par des résultats économiques et/ou des compromis politiques, il ne lui reste que la fraude. Celle-ci ne peut pas provenir uniquement de son administration territoriale en raison du niveau d’ignorance des militants du RPG devenus des administrateurs territoriaux. Il ne reste au Président pour gagner les élections législatives que la CENI et son président qui sont l’arme fatale. S’il y a un Guinéen qui n’y croit pas, demandons à notre président, une élection législative sous contrôle international. Et vous verrez que lui et ses partisans sortiront le discours nationaliste pour éviter l’humiliation des urnes.


L'œil de GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #20 D.K.DIABY 30-12-2011 21:12

Ce qu'il faut savoir est que nous sommes toujours dans la continuité de la transition.Donc la CENI qui a organisé la pesidentielle doit impérativement organiser les législatives pour mettre fin à cette transition.Donc soit l'opposition et le pouvoir se mettent d'accord pour changer la CENI avec un nouveau recensement des électeurs ou maintenir la même CENI avec les même listes électorales.En resumé,si on touche à la CENI on doit toucher aussi à la liste électorale et si on laisse la CENI comme telle on doit aussi laisser la liste électorale dans sa structure actuelle.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUT LE MONDE
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0 #19 Guinean 30-12-2011 21:02

Erratum: Mohamed Sadibou Camara
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-4 #18 Guinean 30-12-2011 20:47

Mamadou Sadibou Camara..bizarrement c'est seulement maintenant qu'il vous est venu a l'esprit que le Pr.Alpha etait tout ce dont vous l'accusez? Les raisons de votre desenchantement se trouve ailleurs mon cher....un poste gouvernemental peut etre suffirais pour atenuer votre ardeur...
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+2 #17 Mohamed Sadibou Camara 30-12-2011 17:15

MickMack Camara, me donner comme priorité d’apprendre à un tel type la politique serait une très grande perte de temps. L’importance pour moi est que, les uns et les autres ont compris qu’ils avaient trop surestimé Alpha Conté. Je suis de ceux-là, mon cher Mick Mack. Je le dis une fois encore ici, le RPG était le seul parti politique dans lequel j’ai milité. C’est après la formation du gouvernement d’Alpha Condé que je me suis officiellement éloigné de ce parti. Dès ces premiers jours, j’ai senti qu’Alpha Condé était inspiré par le (Koudeisme). Grace à lui, les guinéens ont compris que durer dans la politique et être actif en politique font deux. Alpha Condé a duré dans la politique, mais du fait qu’il n’était pas actif la dedans, le pousse aujourd’hui à diriger la Guinée en amateur. On dit que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Alpha n’a pas été actif sur le terrain politique guinéen plus de 3 ans. Il ne venait qu’aux moments des élections et prenait immédiatement la tangente quand on le proclamait perdant. Donc mon cher, Alpha Condé n’est pas un politicien. C’est un profiteur. Malheureusement pour lui, il est condamné à finir dans l’humiliation. Il ne passe pas au monde moderne. Il est menteur et trompeur. Mais son manque d’intelligence le pousse à agir à visage découvert. Un exemple, il veut séduire les guinéens et la communauté internationale en les faisant croire que le pays est fréquenté par des investisseurs étrangers. Il a tellement exagéré que tout le monde a compris que ce sont ses amis escrocs, qu’il invite lui-même, loge et entretient avec l’argent du contribuable. Ses amis tchadiens et mauritaniens qu’on avait montrés à la RTG la semaine dernière veulent voir maintenant, leurs comptes réglés. Mais ça tarde à venir. Ils menacent, qu’une fois chez eux, de tout déballer. Alpha commence déjà à trembler. Il règle le compte de ses amis européens et veut dribler les africains. Une foutaise vraiment ! Se disait un d’eux.
Mr. MickMack Camara, notre pays ne mérite pas cela.
Je te souhaite bonne fête de fin d'année.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
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0 #16 Mickmack Camara 29-12-2011 17:50

En ce moment où chacun s’apprête à fêter le nouvel An, ma première pensée va à tous ceux qui ne pourront participer à la joie générale, ceux que frappe le malheur, un deuil, la maladie, la vieillesse ou, simplement, la pauvreté.
Ne les oublions pas et que chacun de nous fasse, s’il le peut quelque chose pour les aider. A eux et à vous, je dis ce soir, avec tout mon coeur d’homme et de Guinéen : “ Bonne année. ”
Que 2012 vous apporte ce que vous souhaitez, santé, bonheur familial, succès dans vos études ou dans votre travail, et pour notre peuple, pour tous les peuples, ce bien suprême qu’est la paix.
Que 2012 soit aussi, pour notre pays, l’année du renouveau. Qu’après les secousses subies, les périls une fois encore surmontés, nous poursuivions dans le calme notre effort vers le progrès, vers le bien-être, vers la justice.
to:
aissatou bah
bangaly traoré
saliou
ousmane
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+7 #15 Ousmane 28-12-2011 20:22

Les amis d'Alpha devrait l'aider à lire le message de Sadibou Camara. S'il veut terminer son mandat, il doit s'eloigner de la dictature. Avec 18% on ne peut pas controler un parlement.
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-3 #14 Mickmack Camara 28-12-2011 19:14

Aller aux élections avec le meme fichier et la meme ceni, ne garanti en rien la victoire du RPG.
Y a qu'à réduire les pouvoirs du président de la ceni.
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-7 #13 Guinean 28-12-2011 16:17

Ils parlent souvent des 18% qu'avait eus le candidat Pr.Alpha Conde au premier tour sans pour autant signaler que ce score etait celui publie par la cours supreme apres elimination de quelques bastions electoraux par excellence du RPG en Haute Guinee. Les scores qui sont sortis des urnes donnaient 40% a CDD, 21% au Alpha Conde etc..
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+2 #12 Le voyant 28-12-2011 14:54

Citation en provenance du commentaire précédent de Mickmack Camara:
On ira aux élections legislatives avec la meme CENI qui a organisé les présidentielles et le meme fichier électoral. Point barre.

Mais il faut reconnaitre que Mic est ferme parfois hein! moi meme j'ai tellement peur que je commence a faire pipi (lol). Il vient de decider (sa parole une montagne qu'on ne peut deplacer) donc priere a nos opposant de se plier a la volonte de dear leader.... Kim John-Um.
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+7 #11 Bangaly Traoré 28-12-2011 14:50

Le RPG 18%,et la CENI n'est pas crédible pour organiser les élections transparentes.Peuple de Guinée pour éviter la violence et le sang dans cher pays la guinée,il faut nécessairement une autre structre compétente et crédible pour organiser les élections.NB:le RPG,aprés un an au pouvoir n'a pas de bilan,et aucun projet visible avec un gouvernement de 60 ministres et ou 60% des anciens corrompus sont au palais.
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+5 #10 aissatou bah 28-12-2011 14:42

aissatou bah ,il es5t tres facile dee creer u e mail avec ce nom dans quelques minutes ,le nom de votre parti nous rappelle des fameux noms des vieux demons comme CAMP BOIRO , COMPLOTS PERMANENTS,et j´en passe , si au fond de toi tu es peuhle comme tu te fais croire on se verra a dionfo ,chez saliou bella ,mais si tu es ce que je pense tu ne fais que te humilier ,mais je te dis une chose ,desormais au sein des nous peuhls de dinguiraye a koundara on acceptera pas qu´un peuhl de pita soit utilisé comme fouet pour frapper celui de mali ,j´espere que j´ai eté compris ,bon vent a toi.
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-8 #9 Mickmack Camara 28-12-2011 14:26

Mohamed Sadibou Camara, tu penses vraiment que tu peux donner des leçons de politique à AC? Tu le penses vraiment?
L'objectif finale et unique pour un Parti est de conquérir le pouvoir.
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-6 #8 Guinean 28-12-2011 14:10

A lire les commentaires de ces pseudo intellectuels..il aise d'affirmer sans arriere pensee aucune que la mauvaise foi est plus qu'une seconde nature chez le guineen! Nos neo-politiques et leurs affides se sont assignes comme role la decapitation de l'actuelle CENI pour en construire une autre qui reponds a leur gout...Continuez a rever debout mes chers!
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+12 #7 Mohamed Sadibou Camara 28-12-2011 13:20

Le problème d’Alpha Condé est qu’il pensait que la politique était une course de vitesse. Il pensait que gagner les élections présidentielles, peu importe comment, signifiait avoir tout ce qu’on a besoins pour être un empereur. Sa médiocrité politique l’a poussé à piétiner ces alliés d’hier, oubliant que tôt ou tard, il aura besoins d’eux, car ne détenant pas un poids électoral de plus de 18%. Aujourd’hui, le gars est coincé, car il ne peut avoir un allié qui ne réclamerait son gâteau avant. L’adage dit que le premier Gaou n’est pas Gaou. Alpha Condé est aujourd’hui connu comme le politicien le plus incrédible de sa génération. Donc il n’a que deux options :
1- Accepter qu’il ne puisse pas gagner les élections législatives. Notre pays sera doté d’un parlement digne de nom, qui ne serait pas un béni oui-oui de l’exécutif. La stabilité politique et sociale que réclame la majorité de nos compatriotes et surtout les investisseurs crédibles, verra le jour, car le partage du pouvoir pourra être une réalité.
2- Forcer pour avoir la majorité au parlement, une attitude qui pourrait lui couter cher. Ce qu’il doit comprendre, lentement, mais sûrement, il perd son soutient dans les autres régions de la Guinée, ou il se sentait à la maison. Sa gestion du pouvoir d’une Guinée de multiple régions et ethnies lui est vraiment fatale. Toutes les ingrédients sont donc sur place, pour qu’il retrouve seul ou avec certains de ses siens, au cas où il y aurait un soulèvement populaire. Son mandat de 5 ans, pourrait donc être raccourci d’un an et demi.
La balle est donc dans camp.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
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-8 #6 Mickmack Camara 28-12-2011 12:27

On ira aux élections legislatives avec la meme CENI qui a organisé les présidentielles et le meme fichier électoral. Point barre.
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+6 #5 Gandhi 28-12-2011 12:10

Ce n'est pas grave d'être ignorant des réalités économiques, personne n'est omniscient et ne maîtrise toutes les disciplines, mais ce qui est est grave est d'aller à l'encontre des réalités (partagées par la majorité) pour imposer des règles qui ont fait faillite. L'Urss en est revenue, la Chine s'est convertie pour son plus grand bonheur, et même l'Albanie, cependant que Cuba s'est assouplie. Il ne doit rester que la Corée du Nord qui résiste. Avoir raison contre tout tout le monde, y compris contre sa propre population, dénote une tare qui ne dit pas son nom.
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+4 #4 kourouma Ibrahim 28-12-2011 10:28

Le chef du RPG ne peut pas faire autrement que de s'accrocher a la CENI actuelle dont les chefs sont totalement acquis a sa cause. Son parti le RPG peut dans les meilleurs des cas rafle entre 12% et 15% (il a en face de lui la redoutable machine financiere de Lansana Kouyate) en haute Guinee.
Etre presi de la Guinee et minoritaire a la future assemblee est une alternative innacceptable pour le presi grimpeur! D'ou toute cette cacophonie orchestree par l'homme de Pinet au sein de la CENI pour s'assurer son controle et ainsi gagner par tous les moyens ces futures legislatives.
D'habitude je ne repond pas aux commentateurs sur ce site car chacun est libre d'exprimer ce qu'il veut; mais depuis un certain temps des idiots pensent que quand on est Kourouma on doit defendre le camp de Alpha Conde! C'est ridicule et ces personnes prouvent qu'ils jugent les politiciens uniquement a travers le prisme ethnique. Moi je suis fils de marchand de Norassoba et je crois fermement au liberalisme et a la liberte d'entreprendre d'ou mon adhesion au programme politique de mom leader Sidiya Toure et ses allies. Pour moi Alpha grimpeur est un communiste des annees 50 totalement ignorants des realites economiques du 21 ieme siecle> Alors pour les ignorants moi je suis pas peul ou malinke mais simplement guineen.
Kourouma Ibrahim
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+8 #3 Saliou 28-12-2011 08:34

Cette élection législative est d'autant plus cruciale, que si elle était tronquée ce serait un formidable recul pour la Guinée. Pis, le sang versé par tous ceux qui sont morts pour la démocratie, serait vain.
Condé Alpha veut instituer une dictature personnelle à vocation ethnique recouverte d'un vernis démocratique.
Malheureusement, un schéma bien courant en Afrique.
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+9 #2 ayya 28-12-2011 00:42

Alpha ne recule que devant l'affront.Il faut l'affronter
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-14 #1 Guinean 27-12-2011 23:59

Quand la CENI etait sous la tutelle des sieurs Dalein et Sydia..il etait hors de question de la reconfigurer..et maintenant que sa physionomie n'est plus favorable a nos deux anciens PMs son demontage est plus que necessaire...Drole d'invidus ces neo-politiciens! Quoiqu'on fasse d'ailleurs le pouvoir en sortira toujours vainqueur. Parole d'un realiste...
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