Heinan Goba Mercredi, 23 Novembre 2011 18:18
Échanger avec la presse sur la situation politique et donner de plus amples explications sur la dernière déclaration commune a été l'objet de la conférence de presse conjointe animée le 22 novembre à Conakry par le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l'Alliance pour la démocratie et le progrès.
Aboubacar Sylla, président de l'Union des forces du changement, Sidya Touré de l'UFR, Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG, Dialikatou Traoré du PEDN, Etienne Soropogui des NFD, Faya Millimouno de la NGR, pour ne citer que ceux-là étaient présent à cette rencontre.
Dans son discours liminaire, le porte-parole de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et président de l'Union des forces du changement (UFC), Aboubacar Sylla, a dit comme l'indique la déclaration que la volonté qui anime aujourd'hui les deux blocs de l'opposition (ADP et le Collectif) est de travailler ensemble.
L'objectif de cette solidarité n'est pas d'engager un combat d'arrière-garde contre un président élu. Mais il s'agit de lutter ensemble pour une élection législative propre qui puisse permettre à la Guinée d'avoir une Assemblée nationale qui ne soit pas une chambre d'enregistrement des décisions de l'exécutif, a précisé A. Sylla.
Parlant de la rencontre entre certains partis politiques et le Chef de l'Etat qui domine l'actualité, le président de l'UFC qu'il n'a pas été invité, de même que certains ténors de son groupe, a dit qu'il souhaiterait que cette main tendue du Président de la République soit sincère et n'entrave pas l'évolution du dialogue amorcé par les leaders religieux.
Toujours au sujet de la même rencontre, Sidya Touré, président de l'UFR (l'Union des forces républicaines) et membre du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition a rappelé que Jean Marie Doré, président de l'UPG et ancien membre de l'ADP, s'est exprimé, comme tous les autres leaders à la sortie, en son nom. Il n'a jamais été choisi pour parler au nom des invités du Chef de l'Etat.
Au terme de l'intervention de Sidya Touré, le président de l'Union des forces du changement a repris la parole pour expliquer aux journalistes que s'ils demandent la restructuration de la CENI, c'est parce qu'elle n'est plus représentative du paysage politique actuel. Notant aussi que l'institution est tellement minée par des dissensions qu'elle ne peut pas amener à une élection crédible.
De son côté, Faya Millimouno a parlé de la libération des militants de l'opposition. Pour l'homme de la NGR (Nouvelle génération pour la république), la libération des personnes arrêtées suite à la marche de l'opposition s'impose à Alpha Condé. Il serait d'ailleurs mieux de ne pas arrêter que d'arrêter pour libérer, d'après lui.
Avant de finir, l'ancien directeur de campagne d’Abé Sylla, candidat malheureux à la présidentielle de 2010, a dit à qui veut l'entendre que le procès des manifestants du 27 septembre a démontré qu'en Guinée, il y a une justice qui reste et demeure aux ordres du président Alpha Condé.
Manifestations, procès, dialogues, Aboubacar Sylla a dit que le mieux serait de faire en sorte que le pays sorte de cette transition qui n'a que trop duré. "Il faut pour le pays un minimum de contrôle de l'action gouvernementale pour bénéficier de la confiance des partenaires" a-t-il conclu.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com