« Le RPG n'existe plus. Il n'existe que par l'administration du territoire »

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faya franois bourounoFaya Bourouno, le chargé de communication du Parti de l'Espoir pour le Développement National (PEDN) a, dans un entretien accordé à notre rédaction, fait le point sur la situation de son parti en prélude aux élections communales. Faya François Bourouma a aussi expliqué la force de frappe dont dispose son parti pour tenir tête au RPG dans son fief à Kouroussa.


Nous sommes au jour j de la date butoir pour le dépôt des candidatures aux élections communales. Quelle est la position du PEDN ?

Le PDEN a presque fini de déposer ses listes. Je crois qu'on a une dizaine de liste qu'on s'apprête à déposer aujourd'hui. On a le bulletin vert partout. Donc le dernier réglage, c'est aujourd'hui et demain. Le PEDN est très avancé dans ce sens. Mais on n'a pas déposé dans toutes les circonscriptions notre candidature, seulement dans toutes les régions administratives du pays. C'est ce qui est essentiel. Aucun parti ne peut déposer dans toutes ces 346 circonscriptions. Mais c'est à voir, puisse qu'il y a plusieurs types de candidatures comme des candidatures où vous venez en tant que parti seul et d'autre vous venez en tant qu'allié avec d'autres, où vous avez vos représentants sur la liste. C'est pour vous dire que nous sommes un peu partout, et c'est la couverture nationale qui compte.


Il y a des circonscriptions électorales où il n'y a qu'une seule candidature qui est encore déclarée pour l'instant alors que la date limite du dépôt des candidatures, c'est aujourd'hui. Est-ce que vous ne pensez pas à un second report ?

Il faut attendre à la fin de la journée d'aujourd'hui jusqu'à zéro heure pour pouvoir se prononcer là-dessus. C'est vrai qu'il y a un risque sérieux dans certaines communes rurales, qu'il y ait une seule candidature par endroit. Mais c'est trop tôt de vouloir se prononcer sur tout ça. Il y a des réalités qui se déroulent dans certaines circonscriptions que nous dénoncerons le moment venu. Par endroit où par présomption, certains membres du gouvernement et autorités se sont fortement impliqués pour dire aux citoyens qu'avec toutes les menaces possibles, « il est hors de question qu'il y ait plusieurs candidats dans notre commune. Donc, il faut que ça soit une seule candidature ou soit qu'on dit qu'on ne peut pas changer le maire qui est là ». Mais nous attendons la fin de la journée d'aujourd'hui pour pouvoir collecter toutes les bonnes informations.


Vous êtes en concurrence avec le RPG dans votre fief à Kouroussa. Quelles sont les bases solides que le PEDN compte mettre en place pour battre le RPG-arc-en-ciel, qui est votre concurrent potentiel ?

Le RPG n'existe plus. Le RPG n'existe que par l'administration du territoire. Le RPG n'existe pas en tant que parti politique. Vous verrez au sortir de ces élections, d'abord ils ne pourront pas couvrir toutes les régions du pays. Ils auront même du mal à déposer des candidatures par endroit. Ce n'est plus un parti, c'est-à-dire que ces quelques individus qui cherchent à sauvegarder quelques intérêts qui sont là. Le parti n'existe plus, les militants ont quitté, les gens sont démotivés. Vous avez un président pour qui vous vous êtes battus et élu président de la République qui est à son deuxième mandat et qui n'arrive pas à satisfaire vos besoins, qui ne respecte pas sa parole. Donc, ça a démobilisé tout le monde. Nous aujourd'hui, on ne calcule même pas le RPG.


Moussa Thiam

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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