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Affaire du 28 Septembre : le procès renvoyé aux calendes grecques
Amadou Sadjo Diallo Lundi, 01 Janvier 2018 11:52
Le procès du 28 Septembre peine toujours à s'ouvrir, nonobstant les multiples promesses du ministre de la Justice, Cheik Sako. Après 2016, le ministre avait promis au début de cette année, l'ouverture du procès avant la fin de l'année 2017.
Ces multiples promesses non tenues de Cheik Sako, préoccupent les victimes, même si l'instruction judiciaire est clôturée, et que l'ancien aide camp du capitaine Dadis Camara est arrêté après une longue cavale. Même si l'Avipa s'en tient toujours aux promesses du ministre, sa présidente regrette le temps qui est en train d'être pris dans l'ouverture du procès.
D'ailleurs, elle menace de saisir les juridictions supranationales. « Nous sommes contents que l'instruction judiciaire soit clôturée. Mais nous regrettons le retard de l'ouverture du procès. Ils disent encore d'attendre le début de l'année 2018. Mais cette fois-ci, si le procès ne s'ouvre pas, nous allons saisir les juridictions supranationales », nous a confié Asmaou Diallo, présidente de l'Avipa. Aujourd'hui les victimes sont perdues quant à la tenue d'un procès en Guinée. Récemment, le retrait des avocats de Toumba Diakité dans ce dossier avait jeté le doute sur la volonté du pouvoir judiciaire de mener à bien ce procès.
« Je ne crois pas à la tenue de ce procès en 2018 et même en Guinée. Puis que vous avez vu les avocats de Toumba ont suspendu leur assistance dans ce dossier. On parle de tentative d'empoisonnement. Donc il va mourir en prison, on ne connaîtra jamais la vérité. Je ne sais pas si c'est par calcul politique le régime actuel refuse d'accélérer les choses, pour l'ouverture de ce procès. Et ceux qui aspirent à gérer ce pays aussi ne nous inspirent pas confiance. L'alliance Cellou Dalein et Dadis Camara en 2015, nous a fait peur », indique une victime sous anonymat.
Il faut signaler que lors d'une conférence de presse, les avocats de Toumba ont dénoncé la détention de leur client qu'ils qualifient d'illégale. Au moment où disent-ils Toumba Diakité croupisse à la maison centrale de Conakry, certains de ses coaccusés occupent de haute fonction de responsabilité.
Pire, ces avocats dénoncent une tentative d'empoisonnement de Toumba. L'autre accusé qui est le capitaine Dadis Camara, chef de la junte militaire à l'époque vit toujours en exil. Tous ces facteurs poussent aujourd'hui les victimes à douter de la tenue du procès en Guinée. Quant à Cheik Sacko, Maints observateurs se demandent s'il n'est plus qu'un vendeur d'illusion ?
Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
- AC n'en sortirait que démasqué d'une manière ou d'une autre, quant au rôle qu'il pourrait avoir joué dans ces atrocités commises le 28 septembre 2009 au stade du même nom.
- Par naïveté politique ou par cupidité, des victimes audibles tels que CDD et SIDYA ont choisi de se taire contre des dédommagements financiers et voire une hypothétique assurance de ne pas fâcher électoralement les partisans de DADIS, en Guinée Forestière.
- Les victimes ordinaires se sont regroupées dans l'AVIPA, dont la présidente visiblement corrompue ne fait rien pour susciter le soutien réel des Guinéens en vue d'organiser des manifestations réclamant que justice leur soit rendue.
- L'opinion publique et la société civile guinéennes étant malheureusement immatures d'un point de vue sociopolitique, notre justice aux ordre du pouvoir n'est évidemment pas structurée pour un tel défi, qui serait historique du reste.
Le TPI devrait donc se rendre à l'évidence que le pouvoir guinéen n'organisera probablement jamais de procès qui tournerait rapidement contre lui-même (...)
Enfin une nouvelle preuve que certaines victimes ne sont pas déterminées à agir... mais à attendre qu'on leur promette encore et encore que le procès aura lieu... demain.








