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Report de la clôture des listes de candidatures : la CENI à l'épreuve des communales

Amadou Sadjo Diallo  Dimanche, 31 Décembre 2017 14:12

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MILLIMOUNO_Faya_L_5_01Lors d'un conclave le mercredi 20 Décembre dernier, la commission électorale nationale indépendante (CENI) a décidé de repousser la date butoir du dépôt des listes de candidatures jusqu'au 26 Décembre 2017. Cette décision satisfait certains acteurs politiques, comme Dr Faya Millimouno. Cependant, le président du BL reste perplexe quant à la délivrance des documents. Pour sa part, le juriste Karamo Mady Camara n'exclut pas un éventuel report de la date du 4 Février, pour la tenue de ces élections communales.


La CENI s'attendait à plus de 1 000 listes de candidatures. De nos jours, seule une trentaine a été déposée. Constatant cette faible affluence, la CENI a finalement décidé de prolonger la date butoir du dépôt des listes de candidatures jusqu'au 26 Décembre 2017. Pour le président du BL, c'est une décision satisfaisante, tout en estimant le vrai problème irrésolu.

« On est satisfait de la date qui a été repoussée, mais le problème qui a conduit le retard reste entier. C'est d'abord l'interférence des administrateurs territoriaux dans le processus. Nous avons les préfets, les sous-préfets qui vont jusqu'à exiger des candidats des partis de l'opposition de démissionner de la fonction publique pour pouvoir être candidat, alors si ce comportement continue, ça n'aura résolu aucun problème. Il y a également la justice qui est en train de jouer à la politique parce qu'aujourd'hui il y a des cours et des tribunaux qui ont empilé les dossiers pour l'obtention des jugements supplétif et des casiers judiciaires, et les gens ne les signent pas. On a découvert dans certaines préfectures où certains dossiers viendraient avec des recommandations au verso, ce que nous, nous ne savons pas », déplore Faya Millimouno. Poursuivant, il souligne qu'il y a clairement des intentions discriminatoires à l'égard de certains partis politiques.


« Ce qui est de nature à menacer la paix » a-t-il ajouté. Parlant, des conséquences du report de cette date butoir, le président du BL, précise que « ce report ne doit pas jouer du tout sur la date du 4 Février. Parce que le délai du 20 par rapport au 4 Février, c'était un délai simplement proposé par le chronogramme. Selon l'article C08 du code électoral, le dépôt de candidature peut se faire jusqu'à 40 jours avant la date du scrutin et le 26 correspond effectivement à 40 jours avant la date du scrutin », martèle Faya Millimouno.


Sur la même question, le juriste Karamo Mady Kamara, n'exclut pas lui un éventuel report de la date du scrutin. « Pour les spécialistes en planification des projets, on est parfois amené à mettre dans le chronogramme des délais qui peuvent être des délais supplémentaires pour de telles éventualités. Je ne sais pas comment la CENI a fait pour dérouler son chronogramme, mais si l'institution a établi le chronogramme sans tenir compte de tels imprévus, il va s'en dire que la date du 4 Février va certainement être repoussée. Puisque la CENI n'en est pas là pour l'instant, dans sa déclaration, elle a simplement repoussé la date du butoir du dépôt des listes de candidature. Effectivement si cela devait impacter sur la date du 4 Février, je pense que la CENI l'aurait annoncé. A ce stade on ne peut qu'espérer que les élections se tiennent le 4 Février, comme cela a été dit », a-t-il souligné.


Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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