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Affaire des 13 milliards au trésor : de nouveaux rebondissements

Richard Tamone  Samedi, 30 Décembre 2017 11:37

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altCette affaire a fait couler beaucoup d'encre et de salive, et le PRG lui-même avait déploré l'indélicatesse des prévenus dans ce dossier de détournement. Le ministre des finances d'alors, Kerfalla Yansané n'avait pas caché son étonnement, face à la « mafia » qui régnait au sein des régies financières de l'État. Pour certains observateurs, le meurtre de 2 commis de l'État serait même lié à cette affaire rocambolesque, dont l'épilogue est loin d'être élucidé.

Un cadre dudit ministère des Finances, lorsque l'affaire était encore sur toutes les lèvres, avait pris le large, pour dit-on sauver sa tête. « Quand vous savez que les gens veulent vous abattre, qu'est-ce qu'il faut faire, vous allez accepter », s'est-t-il défendu dans l'émission les Grandes Gueules de radio espace FM. Il convient d'indiquer que c'est un groupe média de la place qui a remis le dossier sur la place publique. Un condamné par contumace de 10 ans de prison ferme, est revenu de sa fuite, pour reprendre fonction, sans être inquiété.


Nous voudrions savoir est-ce que oui ou non avez-vous été condamné par contumace, à 10 ans de prisons ferme, a-t-il été interrogé, lors de cette émission à grande écoute. « Il y a 2 aspects, il faut que cela soit clair, les entreprises ont reçu leur argent, un point et un trait. Deuxième aspect, vous avez dit que j'ai été condamné, mais quand je suis revenu, je me suis présenté à la justice. Nul ne peut se dérober à la justice. J'ai été reçu par le procureur, il m'a entendu. J'ai fait appel par rapport au jugement. Et donc, ils m'ont entendu sur procès-verbal, il y a un jugement qui a été rendu. La justice même s'est rendue compte que c'est un montage. C'est pourquoi, ils m'ont relâché », a d'emblée expliqué Ibrahima Sory Condé
.

Acculé, le cadre des finances de lâcher ceci : « je sais qu'il est payé, il est à la solde des gens et c'est dommage », parlant du confrère qui est parmi ceux qui ont réchauffé le dossier. Vous avez bénéficié d'une grâce présidentielle, lui-a-t-on demandé ? Visiblement toutes les questions qui lui ont été adressées, il les a bottées en touche.


« Vous parlez de détournement, quand on débloque des fonds pour une destination, les contrats ont été signés pour envoyer dans tel compte, l'argent est allé là-bas. Après les gens ont dit, il y a ceci, il y a cela. Ce n'est pas vrai. Ces gens qui se font passer pour des enquêteurs, qu'ils sachent bien mener leurs enquêtes ».


Une autre qui lui a été adressée était de savoir, lorsqu'il est revenu de sa cavale, est-ce qu'il a suivi la procédure normale. « J'ai interjeté avec mes avocats, je me suis présenté à la justice et la justice a dit la vérité dans ce dossier... je voudrais d'abord que vous sachiez que je ne travaille pas au trésor, ça un. Et deuxièmement dans ce dossier comme vous êtes un enquêteur, allez-y sur le terrain : prenez les entreprises concernées, les contrats existent, aller aux marchés publics, vérifier si les paiements ont été effectués, avant de parler de détournement ». Le ministre d'alors avait publiquement affirmé que son cachet, sa signature avaient été imités et falsifiés.


« Mais va prendre les contrats ficelés par l'État, dans un contrat tout doit être payé, vérifié », s'est-il dérobé.


Vous dites que vous vous êtes présenté à un procureur, peut-on savoir devant lequel des procureurs vous vous êtes présenté ? « Ce n'est pas à moi de te dire ça, je me suis présenté, ils m'ont entendu. Et ils ont rendu le jugement, ils se sont rendu compte que c'est un faux dossier », a encore une nouvelle fois insisté M. Condé.


Puis de renchérir en soulignant que quand il a été condamné, il est revenu : « je me suis présenté à la justice, j'ai été jugé et relaxé. Il y a quoi dans ça, c'est là où il y a un acharnement contre ma personne. Les gens cherchent à tout prix pour me faire du mal », a-t-il dénoncé.


Pour clore, il lui a été demandé où il se trouvait au moment que le procès se tenait.


« Quand vous savez que les gens veulent vous abattre. Qu'est-ce qu'il faut faire, vous allez accepter. Lorsque, je suis venu, je me suis présenté, les gens ont compris que c'est du faux. Même celui qui se dit enquêteur, il n'a qu'à aller reprendre les contrats, les dossiers sont-là, il n'a qu'à contacté les entreprises concernées, et prendre les contrats éléments par éléments. Et vérifier, vous parlez de détournement, il n'y a pas eu de détournement dans ça », s'est défendu celui qui devrait normalement être entre les 4 murs d'une prison.


Richard Tamone

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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