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Les élections communales de 2018 : des hommes politiques et des activistes de la société civile se confient
Mamadou Alpha Baldé Jeudi, 28 Décembre 2017 10:21
Les préparatifs pour les élections locales du 4 Février 2018, surtout le processus du dépôt des dossiers de candidature et les conditions d'éligibilité ont fait couler beaucoup d'encre et de salive au niveau des politiques, de la société civile et voire dans le rang des citoyens.
Dr Faya Millimono, président du bloc libéral «Je pense que le président de la CENI a conspiré contre le peuple»
Les sous préfets intimident certains, surtout quand ils sont fonctionnaires. Je prends le cas de Kobela par exemple, en N'zérékoré où la tête de liste du Bloc libéral qui est un enseignant. Il n y'a aucune inéligibilité ou incompatibilité le concernant. Mais le sous-préfet a exigé de lui qu'il démissionne de-là fonction publique pour être candidat.
On a ce jeu-là à l'intérieur qui constitue une difficulté. Il y a d'énormes difficultés auxquelles nous faisons face et hier en fouillant aux cabines techniques, au niveau de la CENI, qu'il y a eu que peu candidatures enregistrées depuis qu'on a ouvert le dépôt de candidature. Ça veut dire que la situation est générale et en tant que parti politique, nous sommes en train d'envoyer au moment où je vous parle une lettre à la CENI pour demander de reporter la date limite de dépôt des dossiers.
Il y a un temps encore qui est exploitable parce que c'est dit pour les élections locales que la candidature peut être déposée jusqu'à 40 jours avant le début du scrutin. Si on prend donc cette disposition intégralement, on pourrait donc considérer jusqu'au 26 décembre on peut encore admettre les candidatures.
Je pense que le président de la CENI a conspiré contre le peuple, parce que si le code électoral en son article 172 prévoit une commission financière, et que cette commission est présidée par lui-même, le rapporteur est le ministre des finances. Les membres sont entre autres le ministre de l'Administration du territoire et que cette commission travaille pendant toute une journée et recommande que la fourchette soit entre 3 millions, le minimum et 4 millions GNF, le maximum pour les communes urbaines, et 2,5 millions pour les communes rurales. Le président de la CENI ne peut pas s'asseoir seul et doubler le maximum pour les communes urbaines. Nous trouvons que c'est une manière d'empêcher que les gens présentent.
Dansa Kourouma, président du CNOSCG «Le CNOSCG ne servira pas de plate-forme pour battre campagne pour un candidat»
Notre travail à nous va consister au niveau du CNOSCG, c'est d'organiser des séances de formation mais aussi des séances de simulation pour la campagne lors de ces élections communales, et ce travail se déroulera parfois à partir de la semaine prochaine.
N'importe quel membre du conseil national ou de ses démembrements qui veut briguer un mandat électif, présente sa lettre de démission avant la constitution de sa candidature et en cas d'échec, Il ne revient plus au même poste qu'il occupait avant de partir à ces élections. La deuxième chose que je veux préciser, Il y a une note circulaire qui est en train de circuler sur la toile et sur la plate-forme du conseil national qui stipule, que tout membre du CNOSCG qui prétend ou qui veut se présenter sur une liste de candidature aussi bien indépendant que ceux des partis politiques présentent sa lettre de démission.
Ensuite, il ne doit pas utiliser l'étiquette du conseil national pour faire sa campagne parce que nous ne devons battre la campagne pour personne lors de ces élections mais nous encourageons quand même des candidatures indépendantes, des candidatures citoyennes pour qu'il y ait une élection saine autour des projets de développement locale.
Mais le CNOSCG, je précise bien ne servira pas de plate-forme pour battre campagne pour un candidat, pour même quelqu'un qui est parti dans ces élections dans nos rangs ne bénéficiera pas d'un soutien direct. Nous soutiendrons tous les candidats à ces élections locales et nous veillerons à tous ces discours politiques. Le CNOSCG lancera la semaine prochaine le pacte de responsabilité et ce pacte est un document qui sera paraphé par tous les acteurs du processus électoral, qui sont les engagements minimum que chaque candidat est disposé à respecter une fois élu sur une liste lors de ces élections locales.
D'abord, qui veut aller loin prépare bien sa monture. Quand nous voulons aller à des élections qui étaient en discussion depuis plus de deux ans. Les partis doivent anticiper l'élaboration du portrait-robot des personnes qui doivent figurer sur la liste. Mais si à ce niveau, il y a des trébuchements, des hésitations par rapport au choix des candidats potentiels, ça va naturellement impacter sur la constitution des dossiers, parce que si c'est à la veille des élections que la liste définitive est obtenue, ça sous-entend que c'est à ce niveau qu'on va distribuer les dossiers au niveau des différents candidats. Ça, c'est un problème qui incombe aux acteurs politiques.
Je demanderais aux candidats sincèrement de bâtir leurs projets de société autour des problèmes réels de nos concitoyens à la base et non la déclinaison des problèmes nationaux en problèmes locaux. Cette façon de concevoir va les éloigner de l'obscurité par rapport à la définition des problèmes et dont les élections locales sont une solution idéale.
Pour les citoyens à la base, je leur dirai que, les élections locales, c'est l'unique opportunité que dispose les populations à la base de jouir de dirigeants légitimes, des dirigeants capables de répondre à leurs aspirations. Ne choisissons pas l'ethnie dans ces élections, ne choisissons pas par communautarisme, élevons tous les préjugés subjectifs qui sont de nature à corrompre le choix de nos communautés à la base, choisissons des jeunes et des femmes compétents qui ont déjà fait preuve dans la gestion de nos collectivités. Il s'agit de la compétence, du dévouement aux problèmes de la collectivité. Sortons de la politique politicienne quand on parle d'élections locales.
Mamady Kaba, président de L'INIDH « L'opposition a beaucoup souffert pour la tenue de ces élections locales »
L'opposition a beaucoup souffert pour la tenue de ces élections, alors il n'est pas compréhensible à notre niveau qu'il y ait un report de la date des élections. Nous souhaitons que le 4 Février soit maintenu, que nous ayons ces élections à cette date. Cela nous laisse encore du temps pour préparer les législatives, pour les avoir dans les bonnes conditions et enfin les présidentielles à bonne date. Si nous ratons la date du 4 Février, il est possible que cela entraîne un glissement du calendrier des élections législatives et de facto un glissement du calendrier de l'élection présidentielle. Ce qui pourrait nous entraîner à des situations conflictuelles.
Je demande à tous les acteurs politiques, notamment l'opposition de mettre tout en oeuvre pour que le report de ces élections ne soit pas occasionné par elle. Que l'impréparation de l'opposition ne permette pas à repousser la date des élections.
Moi je pense que ces élections sont extrêmement importantes. Malheureusement, je ne crois pas que la société civile a les moyens de véritablement de s'exprimer à travers ces votes là . Mais je pense que ce n'est pas mauvais si les partis politiques prennent toutes les communes. Mais ce qui est important, c'est le choix des personnalités. Il ne faut pas forcément des militants, Il faut choisir des personnes capables de rassembler, des personnes qui ont un niveau qui leur permet de comprendre le nouveau rôle qu'ils ont par rapport à l'ancien rôle qu'ils avaient. Ils étaient militants. Ils avaient le droit de tout faire mais en tant qu'élus, ils n'ont plus le droit de tout faire. Je pense qu'il faut choisir des candidats capables de comprendre ça.
Je souhaite que les partis politiques prennent s'ils n'ont pas des personnes de cette envergure dans le parti, dans la localité choisie, qu'ils aient recours à des personnalités qui ne sont pas du parti mais qui peuvent jouer pleinement le jeu. C'est une expérimentation que nous faisons. Nous avons besoin de réussir cette expérimentation. Que cette expérience permette à la Guinée de se stabiliser à la base.
Si les populations à la base pensent que celui qui est à Conakry peut mieux gérer leur circonscription, alors les populations peuvent bien voter pour lui. Si les populations souhaitent qu'il gère la circonscription par téléphone ou par Internet, c'est le choix du peuple et il faut que le choix du peuple soit respecté.
Une synthèse de Mamadou Alpha Baldé
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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