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« Tous les paramètres légaux ont été violés par Kory Kondiano »

Alpha Amadou Diallo  Jeudi, 28 Décembre 2017 10:13

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ousmane gaoual1Ousmane Gaoual Diallo s'est confié à nos confrères de la radio Lynx FM, dans leur émission Œil de Lynx, la semaine dernière, autour de l'adoption de la loi de finances 2018, qui suscite des remous dans la cité. Le député accuse le président du parlement Claude Kory Koundiano et le parti au pouvoir, d'avoir dévoyé la mission des députés, qui ne voteraient que des lois sur recommandation du pouvoir exécutif. Ousmane Gaoual Diallo regrette aussi le départ des rangs de l'opposition, de l'UFC, dont le président Aboubacar Sylla, a accompli sa mission de porte-parole de l'opposition avec brio.


Des observateurs estiment que la plupart des candidatures à l'UFDG sont montées sans une véritable concertation avec la base, que répondez-vous ?

Oui, parfois, c'est vrai. Dans la composition, si vous regardez Conakry, vous avez une commune où on a 3 fédérations, chaque fédération a un quota des gens à préparer, à présenter sur la liste. Par exemple vous avez 3 fédérations, on a 45 fédérations, on va dire grosso modo, vous présentez 12. Et puis il y a la direction nationale qui a un quota des gens, qu'il va présenter. Forcément, tout le monde ne va pas comprendre, mais le système, il est comme ça, il est transparent, tout le monde n'est pas concerné, ce n'est pas un référendum, ce ne sont pas des primaires. Donc forcément les gens à la base ne sont pas directement consultés, et ça peut susciter des mécontentements par ci par là, mais globalement on gère ça dans la transparence la plus totale, y compris dans le côté inconvénient de la situation, mais on essaye de faire une sélection plus rapide maintenant est-ce que consulter la base, ça veut dire simplement le primaire ? C'est-à-dire on aurait dû organiser des primaires pour avoir des candidats, mais on ne fait pas ça parce que le coût est important, les délais sont importants. On ne peut pas faire ça.


Est-ce que vous ne redoutez pas d'avoir des élus qui ne répondent pas aux aspirations de la population à la base ?

C'est leurs comportements, en tant que responsables élus qui vont nous dire s'ils sont plus ou moins en phase avec les attentes des populations, qu'ils vont être amenés à gouverner, ce n'est pas sur papier, on peut avoir le meilleur profil. Imaginez-vous en 2010, Alpha Condé, professeur, 40 ans d'opposition, 40 ans de vie politique en France, sur papier, c'était le Président idéal, sur les faits, est-ce que c'est le cas ? Il faut donc éviter ce jugement rapide, il faut voir les gens cas par cas, on peut forcement regretter certaines postures, mais nous essayons d'adapter nos listes à la réalité de chaque localité. A Gaoual vous avez des paysans, vous avez des agriculteurs, vous avez des éleveurs, des chauffeurs, vous avez des cadres, c'est tout ce monde qui correspond exactement à l'image de la localité qu'on va conduire comme liste pour gouverner leurs destins pour cinq ans.


Nous avons appris qu'il y a même des candidats du parti UFDG qui n'ont même pas d'extraits de naissance, par exemple à Koubia, est-ce vous pouvez-nous confirmer cela ?

Disons que ça c'est le côté sensationnel de la presse, la même réalité est à Gaoual, moi, je viens de vous dire que sur 172 candidats, on n'avait que moins de 20 personnes qui avaient des papiers, tout le reste n'a ni extrait de naissance encore moins un casier judiciaire ou une carte d'identité. Pourquoi ? On vit dans le monde rural, le monde rural guinéen n'est pas, et puis vous allez avoir vos papiers pourquoi ? Votre déplacement c'est sur 50 mètres de périmètre, vous n'avez pas, vous n'avez aucun rapport avec l'État qui justifie que vous avez des papiers. Et ensuite, l'obtention des papiers ? Regardez, rien que pour avoir la carte d'identité pour quelqu'un qui est à Foulamory, il faut qu'il paye 600 000 GNF pour faire son déplacement, et venir à Gaoual, faire la photo et avoir la carte d'identité. Rien que pour son transport, il paye 600 000 GNF. Vous imaginez qu'il va se déplacer pour faire sa carte d'identité, si ce n'est pas pour une cause importante pour lui ? Non, il ne le ferait absolument pas. Si on demandait de faire la carte d'identité directement au niveau des sous-préfectures, beaucoup de citoyens auraient eu des cartes d'identités. Si on pouvait faire les extraits de naissance dans les sous-préfectures, on aurait pu le faire. Le problème, c'est que lorsque la naissance n'est pas déclarée dans les 7 jours après l'accouchement, l'enfant ne peut plus avoir l'extrait de naissance, il faut un jugement supplétif. Et les jugements supplétifs se font dans la préfecture, au niveau du juge de paix ou du tribunal d'instance. C'est là-bas qu'on peut et ensuite on retourne dans sa mairie pour faire l'extrait de naissance. Est-ce que vous imaginez que quelqu'un qui a oublié qu'il est né à Kitchar dans Foulamory, et qui n'a pas fait sa déclaration à Foulamory lui-même ou pour se déplacer pour là-bas, il faut 100 000 GNF rien que pour déclarer sa naissance, quelqu'un qui n'a pas fait ça dans les 7 jours et qui est obligé de faire son jugement supplétif, donc il est obligé de revenir jusqu'à Gaoual où il y a le juge de paix pour faire son jugement supplétif tout ça lui fait 700 000 GNF. Il y a beaucoup de contingence qui font que les gens n'ont pas des documents administratifs, l'État est beaucoup défaillant parce que les centres qui délivrent ces documents sont loin des citoyens.


Alors l'opposition se prépare à aller à une élection et pendant ce temps l'opposition républicaine perd un membre qui est Aboubacar Sylla, quel est votre lecture ?

Oui, elle perd un membre important, il a été porte-parole de l'opposition républicaine toutes ces années, et il a animé avec beaucoup de respect, en tout cas il a forgé l'admiration des populations guinéennes. Il a tenu tête à beaucoup de choses, il faut dire c'est une perte importante pour le parti ou de ses partenaires de l'opposition républicaine. Maintenant, il faut regarder ça dans une dynamique, aujourd'hui il est toujours dans l'opposition, d'après sa déclaration, ça veut dire que, il y a toujours une fenêtre qui est ouverte, qui permettra demain de se retrouver encore sur un notre projet, peut-être qu'il ne s'appellerait pas opposition républicaine, qui porterait un notre nom. Mais le fait de sentir qu'il est encore dans la famille de l'opposition, et qu'il tient toujours le combat contre le régime actuel et pour une alternance, c'est quelque chose qui ne méritait pas un débat. Je pense qu'il faut respecter à un certain niveau les positions des uns et des autres, parce que ça permet à chacun, après analyse, en fonction des intérêts de son parti pour se positionner par-ci ou par-là. Je pense que c'est le jeu de la politique qui fait ça.


Quand vous dites que ça ne mérite pas un débat, on ne peut pas comprendre si c'était peut-être un militant du RPG arc-en-ciel qui quittait le RPG, pour venir dans l'opposition, vous alliez sans doute accepter qu'on en parle. Et avant Aboubacar Sylla, il y a Faya Millimono, est-ce qu'on peut dire que c'est une dégringolade au sein de cette opposition ?

Il y a une dynamique politique hein, les politiques, ce n'est pas des situations stables, il y a beaucoup de mouvements, beaucoup de situations, beaucoup de changement de position, que ce soit la Guinée, le Sénégal, la France ou n'importe où. Les gens changent de positions en fonction souvent du contexte et des circonstances. Moi, je ne crois pas du tout que j'ai été invité de parler de l'arrivée de Mamadou Sylla ou de Makanéra. C'est pour dire que je ne commente pas l'arrivée des gens, et je déplore quand il y a départ, ce n'est pas un débat quand les gens partent, on déplore, quand ils viennent, on les accueille avec beaucoup de joie. C'est toujours ça, et toujours travailler pour que ceux qui sont partis puissent revenir un jour si le contexte change ou évolue.


Alors c'est une opposition estampillée à ce jour UFDG, une fois qu'on parle de l'opposition, on pense tout de suite à Cellou Dalein Diallo et tout ce groupe qui est autour de lui. Est-ce que vous ne pensez pas aussi que c'est ça façon de gérer qui n'est pas vue de façon officielle par nous autre qui est un peu en train d'être mise à nu par ses collègues de l'opposition ?

Ce n'est pas facile d'être un coéquipier de Messi. Quand vous êtes dans une équipe où il y a Messi ou de Cristiano Ronaldo, ce n'est pas facile parce qu'il vous prend de l'image, il vous prend du public, il vous prend de l'argent, il vous prend de la célébrité alors, il faut avoir beaucoup de forces. Ça ne veut pas dire que Messi est mauvais. Mais quand vous avez quelqu'un, une super star dans une équipe, les stars sont un peu masqués par le super de l'autre, donc l'UFDG est un peu comme ça dans l'opposition. On est là, bon c'est vrai, on n'est pas mauvais dans l'opposition, on n'est pas méchant, on n'est pas avares, mais on n'est trop puissant. Forcément, ça crée de la jalousie, ça crée des difficultés, des relations, ça crée des problèmes que d'autres peuvent qualifier de gestion mais tout ça, il faut le voir comme dans l'équipe de Barcelone. Et puis imaginez un peu l'UFDG comme…


Les députés sortent d'une session budgétaire pour l'année en cours, et où ils ont adopté la loi de finances initiale 2018. Bien que soyez absent de cette session, quelle est votre lecture de son déroulement ?

Bon ! Disons d'abord que c'était assez positif, vous savez tous que la loi des finances, tous les paramètres légaux ont été violés par Kory Kondiano et l'équipe dirigeante de l'assemblée nationale. D'abord vous savez que la loi exige l'examen de la loi de finances dans 60 jours, on ne regarde pas le budget après 60 jours, on doit l'étudier, le travailler, le valider 60 jours seulement, alors que la session budgétaire dure 90 jours, c'est-à-dire que 30 jours sont réservés à d'autres lois mais là, on ouvre le 5 Octobre et on passe plus de 60 jours à examiner une seule loi. On viole la procédure et on viole les règles.

Deuxièmement, on n'examine rien du tout, mais on attend juste l'instruction du vote du Président de la République au niveau de la mouvance et puis du coup, ils se lèvent comme un seul homme, et puis ils votent. Il y a l'opposition dans tout ça qui essaye d'apporter de façon très objective une lecture de la situation en tenant compte des contingences, en tenant compte des efforts, en tenant compte de l'attente des populations guinéennes. Ce n'est pas facile parce que dans ce rapport-là, il faut dire est-ce qu'on vote pour valider la politique du gouvernement, certainement pas. Mais est-ce qu'on vote pour octroyer du budget, pour que vous ayez une petite subvention pour que l'école puisse avancer etc. Comment on fait lorsque ceux qui gouvernent se distinguent par la pure des manières, c'est très difficile, ça veut dire que l'opposition guinéenne aujourd'hui est dans un contexte où il y a un peuple qu'il doit défendre, et ceux qui gouvernent, qui font tout le contraire de la défense du peuple, et qui sont au moyen les responsables de l'élaboration de cette politique financière du pays. C'est très difficile, et dans cette situation que nous essayons dans la mesure du possible de réorganiser les finances publiques, et de donner un petit quitus quand c'est nécessaire pour que les Guinéens ne souffrent pas.


Qu'est ce qui explique l'absence des députés y compris vous ?

Je pense que les Guinéens doivent comprendre une chose, un député n'est pas tenu d'être à l'Assemblée nationale, il faut que les gens comprennent ça ! Ce n'est pas des bureaux que nous avons à l'Assemblée nationale, nous ne sommes pas des fonctionnaires.


Mais quand il y a session vous devez y être ?

C'est vous qui le dites, je dis un député n'est pas tenu d'être là, nous avons des assistants, nous travaillons en groupe parlementaire. Ça veut dire que, quand nous avons un travail, ce n'est pas parce que je ne suis pas à Conakry que je ne peux pas réagir sur le travail que le groupe est en train d'effectuer, vous comprenez ? Il faut que les Guinéens comprennent cela. Deuxièmement, quand je suis à Gaoual, je suis aussi député, quand je règle des problèmes même sociaux, je suis aussi en train de faire le travail de député.


Je m'aimerais savoir, est-ce qu'un député guinéen peut voter une loi par procuration ?

Absolument ! Et nous votons par procuration, sinon il n'y a pas de quorum, ça veut dire que vous pouvez vous retrouvez avec 10 députés présents et 70 députés qui ont amené des procurations, et donc ils sont comptés dans le quorum, et ça permet au vote de passer, donc arrêter dans la presse de compter la présence des députés dans la salle pour juger de leur qualité de travail, non ! On n'est pas tenu d'être dans l'assemblée nationale.


Mais vous êtes des salariés, une salle vide n'est pas beau à voir. Je me rappelle pour la dernière fois ou avant dernière session, le président de l'assemblée était tenu obligé de suspendre quelque temps parce que le quorum n'était pas atteint, la salle était complètement vide. Si la population voit ça qu'est-ce qu'elle va se dire ?

Elle va se dire qu'elle a des députés qui se soucient quotidiennement de sa situation. Écoutez, les députés ne sont pas des salariés, attention ! Et aucun député ne touche un salaire, les députés touchent des indemnités, des indemnités parlementaires qui ne sont pas forcément des salaires. Il faut voir dans cette indemnité le coût, ça veut dire que c'est aussi une institution sociale là, dans ça on enlève les frais de mariage, de parrainage de tout ça, il y a tellement des coûts induits sur les indemnités d'un parlementaire, que ce qui lui reste à la fin de tout ça, c'est assez...


Au cours de cette session dont on parle, déjà le vice-président du groupe parlementaire les Libéraux démocrates a eu du mal à lire des chiffres vous aviez estimé que Fodé Oussou Fofana devrait maîtriser son discours, avant lecture, des propos qualifiés d'outrageants à l'endroit du vice-président de l'UFDG ?

Je pense que certains ont créé des polémiques autour de cette phrase et puis Fodé Oussou était affecté par ça, bon on s'est expliqué. Je pense que l'essentiel était que l'on revienne à des meilleurs sentiments, et que je voulais expliquer le fondement de mon idée. L'idée n'était pas de mettre en doute ses compétences ou ses qualités intrinsèques. Donc ça a été discuté là où ça doit être, en conseil politique, et bon voilà, je lui ai présenté des excuses par rapport à ça.


On se rappelle quand même que K au carré avait eu le même problème, dans le discours de K au carré, il avait dit que Fodé Oussou l'a transmis… ?

Attendez ! Il y a eu des choses qu'il faut conceptualiser, K au carré, c'est un gardien d'école, c'est quelqu'un qui n'a pas eu le bagage intellectuel suffisant pour arriver à la lecture de ces chiffres.


Vous êtes trop dur avec lui

Non ! Je ne suis pas dur avec lui. Je dis des choses que je connais. Il était gardien dans mon école à Yimbaya, tous ceux qui sont passés dans les années 80 au lycée Yimbaya ou au collège Yimbaya savent ça, vous comprenez ? Ensuite il est devenu surveillant général, ensuite il est devenu enseignant au collège, après par les relations politiques, il est devenu DCE, et puis ministre. Ce que je dis, parce qu'il s'est repris en lisant ces chiffres, il s'est repris 5 fois, il n'est jamais parvenu à lire les chiffres exactement. Ça, c'est une question de compétence, même la manière de présenter ça s'était un peu difficile pour quelqu'un qui comprend la langue de Molière. Molière a dû souffrir dans sa tombe quand on dit « je ne suis pas affronté au chiffre », on souffre un peu quand on comprend la langue de Molière.

Fodé Oussou n'était pas dans cette situation, il a titubé sur un chiffre, quand il a repris, il a lu parfaitement, ça veut dire qu'il a eu un moment d'hésitation parce qu'il a considéré que ce n'était pas bien écrit etc. etc. Alors, il y a deux niveaux de difficultés, pour des gens dont on connaît. Vous avez quelqu'un qui maîtrise son sujet, mais qui, à un moment comme un marcheur, vous avez appris à marcher, il y a trois ans, en deux ans, et puis, à un moment donné vous amenez le pied vous tombé, ça veut pas dire que quand vous vous relevez, vous ne marchez pas. Ce n'est pas comme un enfant qui essaye de se lever, autant de fois qu'il se lève, il tombe, il n'arrive pas à marcher. Donc là, K au carré avait cette difficulté réelle de lire les chiffres. Je plains ses conseillers puisque c'est là les problèmes, c'est le conseiller qui sait le niveau du ministre, autour de lui, il y a de très bons cadres, on connaît certains, j'évite d'en parler parce qu'il pourrait croire que je suis avec eux. Il faut ces cadres-là, connaissant les limites de leur ministre, le ministre a une mission politique, on sait, il peut avoir une faculté intellectuelle reconnue, mais avec une difficulté politique reconnue aussi. Donc, il faut que les cadres du département comprennent un peu la mission de leur ministre. C'est un ministre de récompense politique. Donc il ne connaît pas le sujet dans lequel il est, donc il faut qu'il soit mieux entouré.


On parle de Fodé Oussou Fofana, et cette sortie d'Ousmane Gaoual n'est pas une première. Qu'est-ce qui explique vos sorties tranchées à l'endroit de vos collègues, que ce soit de l'UFDG voire même d'autres formations politiques ?

On a toujours des problèmes dans ce pays parce que le politiquement correct est en train de coloniser tout le monde. Moi, je suis un incorrect politique ; c'est à dire que j'assume cette posture qui consiste à donner mon avis sur un peu tout. Ça ne plaît pas, par moment ça plaît. Il faut qu'on sorte de la dramaturgie aussi, il ne faut pas qu'on dramatise tout ce que nous faisons. Et puis il faut un peu lier tout ça à l'histoire, moi j'aime bien me moquer des gens. Je me moque régulièrement de vous de la presse, je vous caricature, je dis des choses et puis vous ne me ratez pas non plus, mais bon, on en rigole. Je pense qu'il faut savoir rire un peu et ne pas tout prendre, tout au premier degré pour créer des crises là où ce n'est pas nécessaire.


Quelle lecture faite-vous de cette sortie de Sékou Souapé le lundi dernier qui est membre du bureau politique du RPG. C'était à Nzérékoré, où il a dit je cite « en 2020 nous allons avoir le Président Alpha Condé au Palais Sékhoutouréya et à la tête du pays, et il n'y aura rien » ?

C'est déjà me faire souffrir que de me demander de commenter les idées de quelqu'un qui n'a pas d'importance dans le pays. Sékou Souapé, c'est connu par les Guinéens, pour avoir dit qu'il a dirigé une rébellion et assassiné l'ancien militaire, j'ai oublié comment il s'appelle, ancien militaire de Boké (le colonel Sama Panival Bangoura). Alors qu'il arrête ça, moi vraiment je ne veux pas commenter ça. Je dis simplement, pour rigoler un peu oui, Alpha, il peut être à Sékoutouréya après 2020, mais il sera invité ou enterré là-bas, parce qu'on peut aménager un cimetière là-bas pour les anciens chefs d'État à Sékoutouréya, pourquoi pas. Mais il ne sera certainement pas chef d'État en exercice après 2020 à Sékoutouréya. Ça, il faut que les Guinéens admettent l'idée que notre pays a tourné le dos à la présidence à vie.

Le peuple de Guinée ne veut plus de ça. Nous voulons des Présidents à temps limité. Nous voulons des chefs d'État qui ne se considèrent pas comme des hommes providentiels, qui ont reçu directement du tout Puissant Allah et qui leur garantie une certaine stabilité jusqu'à la fin de leur vie, non ! Il faut que les chefs d'État que les Guinéens veulent soient des Présidents à mi-temps, vous êtes là pour cinq ans ou dix ans, et puis Bye bye !


Une synthèse d'Alpha Amadou Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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