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Au parlement : le député de la Majorité Aly Nabé demande à l'État de « massacrer » le peuple
Bhoye Barry Vendredi, 08 Décembre 2017 17:28
Au cours du passage du ministre de l'Éducation Nationale pour défendre son projet de budget pour l'année 2018, ce lundi 4 Décembre 2017, à l'Assemblée nationale, l'Honorable Aliou Condé, secrétaire général de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), a profité de cette occasion pour inviter le ministre Ibrahima Kalil Konaté dit K² à négocier avec les grévistes.
Selon lui, lors de la grève des enseignants en 2006, ils ont demandé aux élèves de rester à la maison. « Malgré la tension qui régnait en ville, ce que nous avons fait nous-mêmes, nous avons demandé de fermer toutes les écoles pour demander aux enfants de rester à la maison, demandé aux forces de l'ordre de rester dans les casernes. Pendant une semaine, nous avons difficilement négocié et à un moment donné, on est venu personnellement moi-même, dans cet hémicycle, pour exposer la situation entre le syndicat et le gouvernement, pour demander au président Somparé lui aussi de s'impliquer, et ensemble nous avons trouvé une solution au bout d'une semaine, et il y a eu le calme dans le pays », déclare le député Aliou Condé.
Et de rappeler : « par la suite, quand nous nous avons quitté le gouvernement, pendant le mois de Juin-Juillet, il y a le déclenchement d'une grève encore, contrairement à la politique que nous, nous avons appliqué, les autres ont refusé comme maintenant, pour dire que la grève est illégale. On a lancé les enfants dans la rue et il y a eu la pagaille dans la ville de Conakry et toutes les violences. Donc, c'est pour lui rappeler qu'il sait très bien, pour lui dire illégale ou pas illégale, quand la ville est paralysée, quand les affaires ne marchent pas, quand ça nuit à la réputation de notre pays, il est de notre intérêt de s'asseoir et de discuter entre nous (sic)».
Dans la phase questionnaire, l'Honorable Aly Nabé a demandé à l'État de « massacrer » le peuple pour que le calme revienne dans la cité. Une réaction applaudie par certains députés de la mouvance, mais dénoncée par des députés de l'opposition qui lui ont demandé de retirer le mot « massacre ». Aliou Condé en profite pour conseiller « de dire à mon frère Nabé qu'un gouvernement, un État, quel qu'il soit, on ne peut pas l'appeler de massacrer sa propre population ».
Bhoye Barry
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Vous avez entièrement raison, mais je suis autant choqué par les déclarations de cet olibrius que par la passivité de ses collègues.
Et c'est cela qui est encore plus grave.
Ses déclarations traduisent une certaine fébrilité politique au sein de la mouvance. Entre l'attente d'une annonce ou non d'un troisième mandat par son "ex champion" et l'inefficacité de l'Etat à tous les niveaux; certains au sein de la mouvance ne savent plus à quel saint se vouer et pire ils se mettent à raconter n'importe quoi.
Le terme "chien" n'emporte rien de PLUS dans votre dénonciation si ce n'est pas montré ou révélé une certaine vulgarité crasse qu'on ne peut imaginer venant de vous.
Vous avez entièrement raison, mais je suis autant choqué par les déclarations de cet olibrius que par la passivité de ses collègues.
Ce n'est pas l'honorable Aly Nabe, mais ce chien d'Aly Nabe et puisque personne ne veut prendre d'initiative aujourd'hui contre ce clown, on va graver sa déclaration pour s'en souvenir ultérieurement...
Le terme "chien" n'emporte rien de PLUS dans votre dénonciation si ce n'est pas montré ou révélé une certaine vulgarité crasse qu'on ne peut imaginer venant de vous.
Par ailleurs, l'usage du verbe "massacrer" (à en croire au dire du journaliste) par ce député en dit long sur l'état d'esprit de certains membres de la majorité présidentielle et surtout sur la gestion de mon "ex champion".








