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Grève des enseignants : le bras de fer se poursuit avec le gouvernement

Amadou Sadjo Diallo  Lundi, 04 Décembre 2017 09:56

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altLa grève déclenchée le lundi 13 Novembre 2017 par certains acteurs syndicaux du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), se poursuit. Une grève qui continue de perturber les cours dans les écoles. Lors de l'assemblée générale hebdomadaire du RPG le samedi 25 Novembre 2017, Alpha Condé s'est insurgé contre les grévistes qu'il qualifie de dissidents. Cependant, ces derniers maintiennent leur mot d'ordre de grève, tant que, disent-ils, leur plate-forme de revendication n'est pas examinée par le gouvernement.


Nonobstant les tentatives d'intimidation de la part des autorités, les syndicalistes ne démordent pas. Selon Aboubacar Soumah, le leader du mouvement que nous avons eu au téléphone ce samedi 25 Novembre 2017, la grève reste maintenue.

« Nous avons déposé une plate-forme de revendications auprès du gouvernement. Si cela n'est pas examiné, le mot d'ordre de grève est maintenu », a-t-il indiqué. Sur la même lancée, il accuse le gouvernement de jouer à l'exclusion. « Ils ne veulent pas nous inviter, ils invitent plutôt d'autres centrales qui pour eux sont les centrales qui sont avec le gouvernement et nous nous ne sommes pas reconnus. Et comme nous ne sommes pas reconnus... mais nous sommes avec les travailleurs. Donc nous sommes sur notre position tant qu'on n'est pas reconnus. On n'est pas invités sur une table de négociations », persiste Aboubacar Soumah.


Parlant de la médiation intentée par le Conseil économique et social (CES), le syndicaliste déclare que « le CES voulait que les négociations soient ouvertes, mais jusqu'à présent, ses démarches sont vaines parce que tout le monde attendait le président de la République qui est venu, il s'est contenté des informations données par ses ministres celui de l'Enseignement pré-universitaire et du Travail. Au lieu de chercher la vraie information, il s'est contenté à dire que nous avons déclenché une grève illégale. Mais nous ne connaissons pas ce qu'ils appellent une grève illégale. Pour nous, c'est une violation de nos droits. Nous savons que nous avons respecté la procédure pour déclencher la grève. Nous ne sommes pas des dissidents, nous sommes des élus, reconnus par la base. C'est pour cela, ils ont respecté notre mot d'ordre de grève. Ceux-là qui sont avec eux, sont déjà récusés par la base », martèle Aboubacar Soumah.


Par ailleurs, le syndicaliste menace de porter plainte contre des ministres de la République. Mais il souligne que « le moment venu, on se prêtera à ça. Je suis déjà avec un avocat ».

Au moment où nous allions sous presse, les manifestations de rue avaient débuté dans des quartiers comme Matoto et le long de l'axe Hamdallaye-Cosa. Preuve que les injonctions du président sont restées sans effet sur la grève.


Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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