Moussa Thiam Samedi, 04 Novembre 2017 21:49
Lors d'une interview accordée à nos confrères de la radio Lynx FM dans son émission « œil de Lynx», le 25 Octobre 2017, Aboubacar Soumah, le président du Parti Guinéen pour la Démocratie et l'Équilibre (PGDE), l'ex membre de l'UFDG et député uninominal de la commune de Dixinn, a fait le déballage sur la situation sociopolitique et éducative de la Guinée et de ses relations avec la famille du feu Général Lansana Conté.
Un mot sur les incidents de N'Zérékoré où un jeune a été lynché ?
Moi, je pense que, par rapport aux incidents criminels de N'Zérékoré, qui couvre d'ailleurs la totalité de notre territoire national, est dû essentiellement à 2 choses, à 2 démissions. Il y a aujourd'hui la démission parentale et celle de l'État guinéen. Parce que tout simplement, les gens n'ont plus confiance à la justice. Le Guinéen n'a plus confiance à la justice. Il suffit d'aller, si tu n'as rien comme argent, même si tu as raison, tu n'auras pas raison. C'est une réalité. Et lorsqu'un pays atteint ce niveau, le justiciable n'a plus confiance à sa justice. Le citoyen n'a plus confiance à son État. Alors, nous tombons dans ce que nous ne souhaitons pas. C'est ça que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. Moi, je pense que, les Guinéens que nous sommes, nous devons nous ressaisir, regarder le pays. Les autorités actuelles doivent poser des actes concrets pour éviter encore que ce qui se passe aujourd'hui continue à s'amplifier. Sinon dans les jours à venir, dans les mois à venir, ce n'est pas bon.
Quels sont les actes qu'il faut poser, il faut que la justice soit plus ou moins indépendante ?
Vous savez, le mot indépendance, les gens le dissent mais ils ne savent pas comment la justice pourrait être indépendante dans le vrai sens du terme. Il faudrait que la justice joue son rôle. Aujourd'hui, un procureur de la République est nommé, donc le parquet, le siège, les gens qui occupent le siège, c'est-à-dire la chambre sont nommés. Comment voulez-vous dans cette catégorie-là, ils sont nommés par un homme proposé par un homme. Si cet homme regarde à gauche, il ne regarde pas à gauche. C'est la question fondamentale. C'est une réponse absolue qu'il faille faire à ce niveau-là si nous voulons une justice indépendante vraie.
Dans notre programme politique au niveau du PGDE que je mettrai bientôt sur la ligne vous verrez ce que nous proposons aux Guinéens par rapport à la justice. Il faut que nous changions des méthodes qui n'ont pas donné de résultats. Depuis que la Guinée est indépendante, nous avons copié des textes de lois notamment de l'Occident principalement de France. Mais est-ce que ces lois-là sont conformes à nos réalités africaines guinéennes principalement non. Comment rendre la justice indépendante ? Aujourd'hui, qu'on le dise ou pas certes, on n'a pas un nombre de magistrats importants. Mais il faut le rendre indépendant, qu'on cesse de nommer « celui qui te nomme Aboubakr à la tête d'un parquet. Il t'instruit par un simple un coup de fil pour une affaire. Quelle sera ta position par rapport à cette affaire-là ? On arrête parfois les victimes à la place des criminels.
Vous voulez que les magistrats soient désignés par la corporation ?
Qu'ils soient élus par la corporation. Et que, lorsqu'une structure de la justice est élue pour un mandat donné, qu'il n'y ait pas de possibilité pour les autres pouvoirs, qu'il soit exécutif, qu'il soit législatif voire même judiciaire.
M. Soumah, c'est bien de jeter l'anathème sur la justice qui n'est pas indépendante. Mais qu'on regarde le cas précis de N'Zérékoré, ce n'est quand même pas parce qu'un juge n'a pas fait signe pour ça que les citoyens peuvent se jeter sur un autre sous le prétexte qu'il a volé des habits. Il y a aussi un problème sociétal, le comportement à la base qu'il faut revoir ?
M. Aboubakr, l'exemple vient d'en haut. L'imitation vient d'en bas. Tant que les autorités, les responsables guinéens n'ont pas le courage de donner de bon exemple, j'avoue que les citoyens ordinaires ne suivront pas. Prenez un exemple, ça, c'est de l'impunité. Est-ce que c'est là-bas que cela a commencé ? Vous avez vu à Kouroussa un moment que les gens se permettent d'aller dans les prisons, extraire les prisonniers, les tuer. Qui a été inquiété ?
On doit sanctionner ceux qui ont commis ce crime-là. C'est l'État, et qui parle de l'État parle de justice. Est-ce que ces gens-là ont été inquiétés ? Il y en a eu ailleurs. Maintenant si les gens de N'Zérékoré imitent ça aujourd'hui, on ne peut pas les inquiéter. C'est l'impunité pure et dure, il faut arrêter. Aujourd'hui, on nous apprend par beaucoup de radios, il faut cesser de caser les biens publics, faire ceci, même si on doit manifester, il faut éviter de caser. En Janvier-Février 2007, ceux qui disent aujourd'hui de ne pas casser les biens publics, ceux qui se transforment en pompiers pour éteindre les foyers. Mais, ceux qui ont financé à ce que tous les biens publics dans les 33 préfectures et les 5 communes de Conakry soient détruits, seul, je ne pense pas s'il y a eu 2 préfectures à part Dubréka qui n'a pas connu les destructions des biens publics. Je pense, à ce niveau-là, il faut absolument que l'État prenne sa responsabilité.
Vous venez de rejoindre le groupe parlementaire alliance républicaine avec l'honorable Sila Bah. Qu'est-ce qui a motivé ce choix ?
Je dis souvent à ceux qui viennent me voir, nous ne sommes pas à la recherche des militants, nous sommes à la recherche des hommes de conviction. Parce que s’ils viennent en fonction des valeurs que peut être nous partageons ensemble, ils deviennent des hommes de conviction même si moi je quittais ce parti ou à la tête de ce parti, ils peuvent être là. L'honorable Sila Bah et moi, nous partageons un certain nombre de valeurs et nous avons constaté, si vous regardez même le contenu de notre lettre au président du groupe parlementaire alliance républicaine, nous avons énuméré un certain nombre de valeurs et nous pensons partager cela avec ce groupe-là. C'est pourquoi, on est parti. Mais ça ne se limite pas à ça. Si vous regardez le contenu de la lettre que nous avons adressée, nous voulons mettre quelque chose en place qui pourrait regrouper les Guinéens. Il faut absolument, qu'il y ait des leaders politiques guinéens qui visent le Guinéen en tant que Guinéen. C'est ce Guinéen-là que nous voulons désormais.
D'aucuns voient déjà une alliance entre le PGDE et l'UFR en prélude de ces élections communales dans la commune de Dixinn. Est-ce que cela est confirmé ?
Je ne sais pourquoi on me colle l'étiquette de Dixinn. Je viens de répondre à cette question de façon en boutade. Je dis que moi je m'occupe maintenant de la Guinée. Je veux être là où le Pr Alpha Condé est aujourd'hui. Il faut que ça soit clair dans la tête des gens, que j'ai créé le parti. C'est pour conquérir le pouvoir, parce que, si j'ai créé, je n'ai pas voulu être dans un parti qui est déjà créé par un leader parce que je n'ai plus confiance aux leaders guinéens.
Pourquoi vous n'avez plus confiance aux leaders guinéens ?
Beaucoup de choses ont été dites devant moi. Je fais partie des jeunes guinéens qui ont eu la chance de faire partie du PDG-RDA. Je fais partie des jeunes guinéens qui ont eu la chance d'être membre fondateur du PUP. De 1992 à maintenant, voire de 1982 à maintenant, je suis dans les activités politiques. J'ai constaté souvent que ce que les leaders disent, une fois aux affaires, ils font tout sauf ça. Il faut changer cet état de fait.
Ce n'est pas l'apanage des Guinéens. La politique est souvent ainsi en Afrique…
Il faut absolument changer. Regarde le paradoxe guinéen. On est potentiellement riche en tout mais les habitants sont les plus pauvres de la planète. C'est pour dire, si on a vécu dans ça, de l'indépendance à maintenant, il faut changer de méthode. Je pense et c'est cela que nous pouvons. Donc, dire que nous pourrons être en alliance, l'alliance là sera plus forte que le parti. L'alliance que nous voulons mettre en place sera plus forte que l'Alliance de 2 partis politiques. Il y aura une dizaine, une quinzaine et une vingtaine de partis politiques. Le lancement de cette alliance, la presse nationale et internationale seront invitées et cela bientôt et je vous promets dans 10 jours.
Quelle lecture faites-vous de la situation sociale marquée aujourd'hui par des revendications à l'intérieur du pays et celle politique ?
On vient de dire que la politique, c'est en Guinée ou en Afrique de façon générale, la politique c'est l'art de mentir. C'est une définition péjorative à ce sens-là. La politique n'est pas l'art de mentir. La politique c'est comment gérer les choses publiques d'un État, d'un groupe donné. Alors, si vous tenez des promesses pendant douze ans, de 1992 à 2010, de 2010 à maintenant, vous avez fait croire aux Guinéens qu'une fois aux affaires, en 2 ans, nous allons rattraper le retard de 50 ans, en 2 ans, la Guinée sera le paradis terrestre. En 5 ans serrer les ceintures, on va avoir l’Initiative des pays pauvres très endettés (IPPTE). Chacun sera payé à tel ou tel. Une fois aux affaires, vous constatez l'infaisabilité de tout ce que vous avez promu, premier problème.
Deuxième problème, vous n'avez aucune expérience et vous avez doté les structures de l'État des personnes qui n'ont jamais géré dans leur vie, qui ne savent même pas rédiger un petit rapport uniquement à cause de leur militantisme.
Troisième problème, l'exclusion. Tous ceux qui ne parlent pas votre langage politique, votre appartenance politique, tous ceux qui ne sont pas dans ce cadre-là, doivent être automatiquement exclus de la gestion ou des biens du pays. Vous n'irez nulle part et cela pose 3 problèmes.
Le premier, il y aura plus de confiance entre vous et votre équipe parce que l'incompétent sa seule et unique méthode de travail, c'est de mentir pour se maintenir. Deuxième chose, le peuple auquel vous avez promis, qui ne dort pas, qui veille à toutes les promesses avant le pouvoir, après avoir obtenu le pouvoir, essaye d'apprécier les choses.
Est-ce qu'ils ont pu apporter quelque chose par rapport aux gens qu'ils critiquaient hier. Est-ce que la gestion de ces gens qu'ils critiquaient hier est meilleure ou ce sont eux qui sont meilleurs. Le peuple juge. Lorsque le peuple se sent maintenant trompé, vous voyez ça en longueur de journée à Conakry et sur le territoire national. On disait que, le général Lansana Conté a fait des routes qui ne font pas deux ans, un an, ce sont des milliards qui sont partis-là. Aujourd'hui, le pays est ré-enclavé. Prenez votre voiture, prenez la route de Kindia, de Forécariah, aujourd'hui de là jusqu'à Kagbélen où pour aller à N'Zérékoré.
Vous voulez nous dépeindre d'une situation de mal gouvernance aiguë. Qu'est-ce qu'il faut pour lutter contre ces tares que vous venez de dénoncer ?
Si j'étais à la place de l'ensemble de ceux qu'on appelle des conseillers qui sont plus nombreux que les ministres, nous allons conseiller le président de la république, le Pr Alpha Condé, de revoir les choses. Je l'ai dit et je le répète aujourd'hui, depuis 2010, le Pr Alpha Condé s'appelle ancien président de la République de Guinée. Quel que soit le temps qu'il mettra, un jour, il quittera. J'ai dit beaucoup qui vocifèrent autour de lui, baveront sur lui demain ou leur alliés baveront sur lui. La seule chose qui restera, s'il arrive à poser des actes concrets qui pourront l'éterniser dans l'histoire de notre pays. C'est le moment ou jamais. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, d'accepter de considérer le Guinéen en tant que Guinéen, pas à cause de son appartenance politique, régionaliste ou ethnique. Qu'il mette des gens qui sont capables de l'aider à terminer son mandat, à faire le travail pour que demain, d'autres qui viendront, les générations futures disent lorsque le Pr Alpha Condé qui a fait 40 ans dans la lutte politique, a eu la chance d'être à la tête du pays, voilà les actes qu'il a posés et là, en le faisant, il faut avoir une dose du cynisme politique. Tu ne peux pas regarder quelqu'un parce qu'il s'est battu, ou son papa s'est battu pour toi, tu ne peux pas le regarder parce que vous venez de la même région, tu le regardes en fonction de son appartenance à la Guinée, de ce dont il est capable à apporter à la Guinée et aux Guinéens et tu le mets-là. Tous ces gens-là qui seront mis soient évalués de façon trimestrielle, s'ils ne peuvent pas, vous l'enlevez et vous mettez un autre Guinéen c'est-à-dire un ministère ne doit pas être un ministère à vie. On doit pouvoir évaluer les ministres pour qu'on sache pourquoi on les a mis là et s'il est en train de le faire, donc les résultats et ces ministres-là soient obligés de rendre compte. Lorsque ces 2 mesures seront mises en œuvre, je pense, ne serait-ce que pour les 2 ans et demi, on aura quelques résultats. Lorsque vous parlez de ça, les caciques du parti au pouvoir vont aussitôt se lever pour dire ceci ou cela.
Votre discours a changé. Quand vous avez quitté l'UFDG, on avait eu le plaisir de vous recevoir dans ce studio. Mais ce que vous pensiez de la gouvernance d'Alpha Condé est différent de ce que vous dites maintenant. Qu'est-ce qui s'est passé entre temps ?
Mon discours reste et demeure-le même. J'ai toujours dit, si le Pr Alpha Condé pose des actes qui me paraissent positifs, je le dis. S'il commet des erreurs de parcours en tant qu'être humain comme moi, je lui dirais voilà les actes qui ne sont pas bons. Je vous proposerai que vous fassiez ceci ou cela. Je le dis même dans mes meetings. La Guinée aujourd'hui est un œuf qui se trouve sur la modeste tête du Pr Alpha Condé. Vouloir le balayer, c'est la Guinée qui tombe.
Mais la lourde question est que beaucoup de gens vous voyaient beaucoup plus critique envers votre ancien allié, l'UFDG qui n'est pas du tout au pouvoir vis-à-vis d'Alpha Condé qui est au pouvoir ?
Lorsque j'ai quitté l'UFDG, aussitôt quitté, un comité de diffamation a été mis en place et qui faisait des réunions en plein jour au siège du directoire de l'UFDG. Vous avez tout suivi et les gens là passaient aux radios. Le problème qui m'a fait quitter à l'UFDG, je les ai gérés avec les cadres de l'UFDG, les responsables politiques de l'UFDG et les notables de l'UFDG pendant 2 ans. Ça commencé en 2015. J'ai été jusqu'à citer un des notables que je respecte beaucoup Elhadj Serindé de Dixinn qui a fait organiser 4 réunions au moins que je connais pour trouver de solution à ces problèmes.
Si les gens se déplacent maintenant pendant 2 ans, ils n'ont pas pu trouver de solutions jusqu'à ce que certains cadres de l'UFDG sont allés dire à d'autres cadres, qu'ils feront tout pour faire quitter Aboubacar Soumah dans l'UFDG. Ils avaient cru que tout ce que je faisais à savoir mes voyages, venait de la poche du président Cellou Dalein Diallo et que sans Cellou Dalein, Aboubacar Soumah va mourir. Donc ces cadres de l'UFDG là me voyaient me battre comme un lion sur le terrain dans le cadre de la conquête. Pour eux, c'est Elhadj Cellou Dalein et sa femme qui me donnaient tout. Il faut tout faire pour l'enlever là. Ils savaient pas que c'est dans ma poche que je faisais beaucoup d'activités parce que moi dès que j'appartiens à un parti politique, je n'attends pas quelqu'un pour apporter ma modeste contribution. Ils se sont trompés, ils pensaient qu'en sachant Aboubacar Soumah, ils vont récupérer ma position. C'est après mon départ qu'ils ont su que je n'ai rien à voir avec ce qu'Elhadj Cellou a dans sa poche, ça c'est le premier problème. Le deuxième problème, les problèmes réels de la Guinée et qui n'ont pas trouvé de solution, pour moi, c'étaient des propositions qui allaient aider l'UFDG à avoir l'électorat majoritaire guinéen, pour qu'aux élections prochaines, qu'on soit réellement au pouvoir de façon sincère.
Récemment il y a eu votre médiation entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et ses enseignements assistants qui boycottent les cours. Où en êtes-vous ?
Dans ce cadre-là, vous ne direz pas médiateur, mais facilitateur parce que moi-même je suis concerné. Sachez que je suis professeur depuis 1990. Donc s'il y a un problème dans mon secteur, je dois m'impliquer. Mais à part l'appartenance au corps d'ancien chercheur de Guinée, je suis député. Il y a un des rôles que les députés ne font pas ou c'est ignoré par la majorité des Guinéens. Le député est un interlocuteur permanent entre la force publique et les citoyens. Lorsqu'il y a un problème, que ça soit moi ou un autre député uninominal de Dixinn, je ne dois pas me voir dans la situation géographique de Dixinn quel que soit le coin de la Guinée pour apporter ma modeste contribution.
Troisième raison, il se trouve que moi-même, je suis l'une des victimes du système. La situation est qu'un arrêté a été pris pour dire tel professeur 10 millions, je crois 8 millions aux maîtres de conférence, 6 millions aux maîtres assistants, les assistants n'ont rien. Là, je pense que c'est une injustice avérée parce que si vous prenez la Guinée, dans toutes les institutions d'enseignement supérieur, 90% des cours sont donnés par des professeurs assistants. Il y en a qui enseignent à Gamal dans la semaine et partent à Sonfonia jusqu'à Kindia. Or il y a des maîtres de conférence qui ne viennent jamais en classe, qui ne peuvent même plus donner des cours à cause de leur âge. Ces problèmes-là ne datent pas du régime d'Alpha Condé ni du ministre Yéro Baldé.
On vous a entendu par médias interposés expliquant justement que vous avez été sollicité. Vous êtes aussi impliqué dans ce fameux dossier de gestion de biens laissés par le général Lansana Conté. De quoi retenir de cette affaire ?
Je suis venu dans ce dossier de façon beaucoup plus engagée à partir d'Août 2016 par la sollicitation faite par beaucoup de parents. Parce que dans notre famille honnêtement si quelqu'un meurt, ses biens, nous laissons la gestion à ses épouses et à ses enfants. C'est la règle générale dans notre famille. C'est vrai que je suis un des frères cousins du Général Lansana Conté, sa maman et ma maman sont de même père. Je n'ai pas voulu m'impliquer ni dans la gestion du pouvoir, ni dans la gestion de l'héritage. Nous nous sommes dits au niveau de cette commission mise par la famille que, c'est pour récupérer, sécuriser l'ensemble des biens du général Lansana Conté et ses 22 héritiers. Lorsque nous avons mis cette commission en place, nous avons écrit de façon officielle au tribunal de première instance de Kaloum. C'est vrai que nous sommes attaqués par-ci par-là par des personnes qui se sont accaparées à la place des héritiers des biens du général Lansana Conté, qui les vendent à qui ils veulent, à combien ils veulent et comment ils le veulent. Ces gens-là, se trouvent menacés lorsque cette commission a été mis en place. Les premiers problèmes que nous avons constaté que l'immeuble, le plateau à la cité ministérielle où résidait Kadiatou Seth Conté a été vendu, la Fondis, Kountia, vers Boussoura, Kaloum au marché Niger, 14 ha à Lambangnyi ont été tous vendus. Il y a une partie vendue par certains héritiers, une autre partie vendue par le notaire et des soi-disant avocats qui l'ont vendue. Nous allons récupérer la totalité de ces biens vendus dans l'illégalité. Le général Lansana Conté a laissé 2 850 ha de palmiers, d'anacardiers et d'hévéa, 3 unités industrielles. Une des unités industrielles a été vandalisée par le CNDD avec en tête M. Tiegboro.
Avant de fermer, quel est votre message ?
Mon message c'est celui de la mobilisation autour de mon parti, PGDE. Je demande aux Guinéens, de venir au sein de ce parti, pour qu'ensemble, nous puissions construire la nouvelle Guinée, où tous les Guinéens auront leur mot à dire, auront la même chose. Je demande aux citoyens guinéens qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur, qu'on essaye de prendre notre destin en main.
Synthèse de Moussa Thiam & Mariama Dalanda Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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