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Arrêt de la Cour constitutionnelle kenyane : Aboubacar Sylla salue la décision

Amadou Sadjo Diallo  Vendredi, 08 Septembre 2017 20:15

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aboubacar sylla ufcL'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle Kenyane, le vendredi 1er Septembre dernier, continue de susciter des réactions sur le continent. À la surprise générale, cette Cour constitutionnelle a invalidé la réélection de l'actuel président Uru Kenyatta. Parmi ceux qui ont salué l'audace de cette institution, figure Aboubacar Sylla, président de l'UFC et porte-parole de l'opposition guinéenne.


La décision est tombée comme un coup de tonnerre. A la grande satisfaction des démocrates Kenyans et du monde entier, le premier président de la Cour constitutionnelle a relevé des irrégularités dans la tenue du scrutin au Kenya. La Cour a ensuite annulé ce vote et appelé à un nouveau scrutin, après 60 jours.


Annuler la réélection d'un président en exercice, était jusque-là une décision inimaginable dans un pays africain. Ce qui est aujourd'hui salué par les acteurs du continent, dont Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition guinéenne.

« C'est une surprise, plutôt agréable, puis que nous sommes habitués en Afrique à voir des processus électoraux totalement déviés, avec des présidents qui se maintiennent au pouvoir en dépit des désaveux cinglants qui sont parfois infligés par l'électorat. Donc le fait que la Cour constitutionnelle du Kenya ait pris ses responsabilités, c'est une très bonne augure et fait que nous cessons de désespérer des institutions constitutionnelles de notre continent», déclare le président de l'UFC.


Avant d'ajouter ceci: « cela veut dire aussi tout simplement, que lorsque les institutions sont servies par des personnes responsables, qui ont le courage d'appliquer la loi et qui veulent rentrer par la grande porte dans l'histoire du continent et dans l'histoire de leurs pays, il y a des possibilités qu'effectivement les élections en Afrique soient également crédibles et transparentes», a-t-il souligné.


Pour Aboubacar Sylla, cette démonstration de la Cour constitutionnelle kenyane doit être un exemple pour les autres.

« Je crois que c'est une grande leçon pour toutes les autres institutions africaines, que la Cour constitutionnelle kenyane a donné, et je crois également que c'est un désaveu aux institutions internationales qui sont souvent prêtes à reconnaître trop facilement le résultat des élections en Afrique, en estimant qu'il y a eu souvent des inégalités mais qui n'étaient pas de nature à compromettre l'intégrité du vote et à fausser le résultat des élections. On a vu qu'il y a eu des missions d'observations électorales qui se sont dit satisfaites de ces scrutins, et tout ça c'est un désaveu pour toutes ces institutions et pour certains gouvernements occidentaux qui avaient déjà félicité M. Uhuru Kenyatta, en dépit des contestations de l'opposition, en dépit des recours qui avaient été introduits auprès de la Cour constitutionnelle. Donc tout ceci veut dire que l'Afrique est sur la bonne voie, surtout que les autres institutions qui doivent être servies par des hommes responsables emboitent le pas à la Cour constitutionnelle du Kenya », a-t-il mentionné.


Sadjo Diallo et Sow Ousmane Telico

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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