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« Pour nous de l'opposition, ça n'améliore en rien le fonctionnement de cette CENI »

Amadou Sadjo Diallo  Mardi, 22 Août 2017 13:40

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SYLLA_Aboubacar_13_01En marge de l'assemblée générale hebdomadaire de son parti, le samedi 19 Août 2017, Aboubacar Sylla, président de l'UFC, a réagi à l'arrivée de Me Salifou Kébé à la tête de la CENI. Pour le président de l'Union des forces du changement, la simple élection de Me Kébé ne résout pas le véritable problème de l'institution en charge des élections en Guinée.


La passation de service entre Bakary Fofana et Salifou Kébé a finalement eu lieu le jeudi 17 août dernier. Il faut rappeler que cette passation vient après que le second  ait été confirmé par la Cour constitutionnelle. Pour le président de l'UFC, là n'est pas la solution aux problèmes liés à la CENI. « Pour nous de l'opposition, ça n'améliore en rien le fonctionnement de cette CENI. Si les raisons étaient qu'on voulait plus de transparence à l'intérieur, on voulait mettre des mécanismes plus efficaces en matière de qualité de processus électoral, on aurait applaudi des deux mains », souligne Aboubacar Sylla. Puis d'ajouter : « Nous disons qu'il ne s'agit pas de faire des déclarations, d'intimer M. Kébé de faire trop de transparence dans la gestion. Il s'agit de l'obliger à respecter la loi ».


Dans la même lancée, l'opposant exige l'application de l'article 23 de la loi O16 portant composition et fonctionnement de la CENI, qui dit que chaque année, selon Aboubacar Sylla, la CENI doit organiser un audit interne de son budget pour s'assurer qu'effectivement le budget est géré dans les règles de l'art.

« Il est également prévu à l'article 23 qu'à la demande du gouvernement et des partenaires financiers, on doit organiser un audit externe de la CENI. Nous ne voulons plus une CENI où on gère en catimini 400, 500 milliards de GNF parfois, par an, où aucun compte rendu n'est fait, aucun audit, aucune inspection, aucun contrôle n'est réalisé sur l'utilisation de l'argent des contribuables », rouspète le leader de l'UFC.


Avant d'ajouter : « cette remise en ordre à l'intérieur de la CENI par la Cour constitutionnelle ouvre maintenant la voie à l'organisation des élections locales. Normalement, plus rien ne s'oppose à l'organisation de ces élections. Nous attendons un chronogramme dès la semaine prochaine pour que les partis politiques, la société civile puissent se prononcer sur ces documents, afin qu'une date définitive soit fixée ». Et si le vote n'a pas lieu cette année ?


Aboubacar Sylla estime que « cela veut dire que le vote ne pourra avoir lieu, et qu'il faut combiner avec les élections législatives en 2018, soit en 2019. Donc l'opposition serait obligée de prendre ses responsabilités», prévient l'ancien ministre de la Communication.


Amadou Sadjo Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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