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Arrestation de Takana Zion : « il était nécessaire et même normal de l'interpeller », martèle Tibou Kamara
Richard Tamone Vendredi, 28 Juillet 2017 09:00
Le reggae man Mouctar Soumah, alias Takana Zion a été interpellé le lundi 25 Juillet dernier lors d'un carnaval qui avait pour but de dénoncer la misère, la mal gouvernance, les velléités pour un éventuel troisième mandat pour le président Condé. Pour Tibou Kamara, l'arrestation du chanteur s'avère normale…
Pour le ministre d'État, conseiller personnel du président de la République, Tibou Kamara, c'est une situation regrettable et malheureuse. « Dans la mesure où, on aurait pu éviter cela, si chacun avait fait preuve de responsabilité et de retenue, et surtout se fait le devoir de respecter les lois de la République », a déploré Tibou Kamara, lors d'une sortie dans la presse, le jour de cette interpellation du reggae man.
Selon lui, les mêmes lois qui reconnaissent à chaque citoyen des droits et des libertés, ces mêmes lois en déterminent les limites et les conditions dans lesquelles ces droits et ces libertés doivent s'exercer.
Parlant de l'arrestation de l'artiste, il a regretté ceci : « Monsieur Takana Zion, malheureusement a enfreint la règle d'informer les autorités de son intention de manifester. Et aller même à l'encontre de l'interdiction qui a été faite de cette manifestation», dit-il. Pour le conseiller spécial du PRG, il est évident que dans de telles conditions, force restant à la loi : « il était nécessaire et même normal de l'interpeller pour l'entendre sur les motivations qui l'ont poussé à défier l'autorité de l'État et à perturber l'ordre public dans la cité », a-t-il fait remarquer.
Tibou Kamara a aussi abordé le sujet concernant les manifestations de l'opposition prévues pour les jours à venir. Pour lui, cette dernière, lorsqu'elle a émis l'idée de manifester, elle en avait fait recours aux autorités de la place. « Et celles-ci à leur tour, ont pris les dispositions nécessaires pour que les droits et les libertés des uns s'exercent sans gêner les droits et les libertés des autres. Mais surtout, que cela n'affecte pas l'ordre public», a-t-il conclu.
Richard Tamone
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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