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Affaire 3ème mandat, ces artistes qui disent « non »

Aliou Sow  Vendredi, 28 Juillet 2017 08:55

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ZION_Takana_01L'artiste Takana Zion devra en découdre avec la justice après son interpellation mardi dernier lors d'un carnaval, qui avait pour objectif de protester contre des velléités d'un troisième mandat. Tout comme Elie Kamano, Takana et bien d'autres artistes sont désormais à l'avant-garde du combat contre la mal gouvernance et la présidence à vie, après l'échec de la société civile « classique ».


Après Elie Kamano, c'est Takana Zion, un autre reggae man qui a été arrêté par les services de maintien d'ordre le 25 Juillet dernier en pleine rue à Kaloum, alors qu'il était à la tête d'un carnaval organisé par des artistes pour s'opposer à l'idée d'un troisième mandat qui est en train de germer dans l'esprit  de certains thuriféraires du régime. Takana et ses collègues ont également dénoncé la corruption et la mal gouvernance lors de cette manifestation publique.


C'est à l'escadron mobile numéro 3 de Matam que Takana a été conduit pour son audition, après avoir été interpellé de manière musclée par des agents en furie. La vidéo de son arrestation qui circule sur les réseaux sociaux a choqué l'opinion. Quand on voit avec quel acharnement ces agents ont agi, face à un civil aux mains nues.


Me Sidiki Bérété avocat de l'artiste devaient se rendre au TPI de Mafanco, au moment où nous allions sous presse. D'après des sources proches du dossier, une mise en liberté provisoire pourrait intervenir, en attendant un éventuel procès.


Malgré cette interpellation qui a tout l'air d'une tentative d'intimidation, Takana Zion et ses camarades n'entendent pas baisser les bras. Et comptent s'opposer à tout projet de tripatouillage de la constitution. Car pour eux, un troisième mandat pour Alpha Condé, c'est « Non ».


Aliou Sow

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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