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Après l'ouverture des travaux : le procès sur l'assassinat de Koula reporté
Amadou Sadjo Diallo Vendredi, 21 Juillet 2017 14:57
Le procès sur l'assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo a débuté le lundi 17 Juillet dernier au Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn. Mais à cause de la dégradation de l'infrastructure abritant les travaux, le procès n'a pu se tenir. Les deux parties sollicitent purement et simplement la délocalisation de ce procès qui est d'un grand intérêt pour le monde médiatique guinéen.
Le procès portant sur l'assassinat de notre collaborateur Mohamed Koula a été reporté ultérieurement. Selon Me Paul Yomba Kourouma, avocat de la défense, la salle d'audience du TPI de Dixinn dans les conditions actuelles, ne peut abriter le procès au risque de voir ses clients évoluer dans un environnement hostile.
« Le procès n'a pu se tenir en raison du fait que nous siégeons dans des conditions extrêmement difficiles qui s'assimilent à quelques traitements humiliants et dégradants. La salle est surchauffée. Les avocats n'ont pas de siège. Les justiciables eux-mêmes vivent très serrés au point qu'ils pourraient perdre même le bon sens. Donc nous avons décidé, vu l'état de notre infrastructure judiciaire, ce qui devrait encore interpeller l'État, afin qu'il abandonne la location de domicile privé, construise des jugements dignes d'un État de droit respectueux de la personne », a-t-il indiqué.
De son côté Me Emmanuel Bamba de la partie civile abonde dans le même sens, en disant « on va s'adresser à Monsieur le premier président de la Cour d'Appel pour lui soumettre cette demande. Et dans ses prérogatives, il est prévu qu'il rende une ordonnance par laquelle, on pourrait autoriser la délocalisation parce qu'il faut une base légale, un fondement juridique qui puisse permettre à M. le président de statuer par rapport à la délocalisation. Faute de cette base juridique M. le président ne peut pas parce que la Cour d'Appel n'est pas le lieu habituel de son siège. Donc, pour que le procès soit délocalisé là -bas, il faudrait que le premier président de la Cour d'Appel qui est disons sur le plan administratif, le responsable des juridictions qui relève de son ressort puisse donner l'autorisation », a-t-il souligné.
Il faut signaler que ce manque d'infrastructures judiciaires, relance la question des mauvais états de nos infrastructures. D'ailleurs dans certaines localités à l'intérieur du pays, les procès se font dans des salles de classe ou des maisons de jeune.
Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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