Démolition des maisons à Demoudoula : Cellou Dalein parle de violation des droits humains

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DIALLO_Cellou_Dalein_20_09La démolition des concessions au quartier de Démoudoula entamée il y a une dizaine de jours par les autorités ne laisse pas indifférent le chef de file de l'opposition. Après une visite de terrain qu'il a effectuée le mardi 18 Juillet dernier dans ce quartier, Cellou Dalein Diallo a fustigé la destruction de ces habitats, en cette saison pluvieuse. Il estime que c'est une violation flagrante des droits humains.


Le président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), accuse  les autorités d'avoir violé les droits humains, en mettant à la rue des populations du quartier de Démoudoula, situé dans la banlieue de Conakry.

« C'est une violation des droits humains. C'étaient des pauvres personnes qui étaient dans les parages. C'est une mauvaise gouvernance. Si pour la protection de l'environnement, ces habitations ne devaient pas être là, prenons les dispositions nécessaires, les précautions pour sensibiliser », a indiqué d'entrée de jeu Cellou Dalein Diallo. Selon lui, il est même dit dans nos lois que du 15 Juin au 15 Octobre, un propriétaire de maison n'a pas le droit de sortir un locataire, puisque c'est la période des grandes pluies.

« On ne peut pas le faire humainement, ce n'est pas bon. Donc je ne vois pas l'opportunité de faire ça maintenant en pleine saison pluvieuse dans les conditions que cela a été faites », souligne le chef de file de l'opposition. Pour lui, c'est au moment de l'occupation qu'on doit sentir la présence de l'État, qui doit empêcher quelqu'un d'investir sur un domaine réservé.


« Lorsque des menuisiers, des maçons, lorsqu'ils investissent et puis les premières années, ils font une exploitation paisible de leur investissement, personne ne dit rien. Et un beau matin l'État se montre avec ses forces de défense et de sécurité, pour venir détruire tout, sans aucune indemnisation », a-t-il déploré.

« L'autorité de l'État, c'est d'abord sa vigilance, sa présence avant que la faute ne soit commise. Vaut mieux prévenir que guérir. Si vous savez que la zone est réservée et qu'il y a un risque d'occupation illégale, il faut faire surveiller la zone pour que si quelqu'un tente d'être là, on lui dise non, ici vous n'avez pas le droit. C'est ça l'État. C'est éduquer, sensibiliser, prévenir à l'avance. Il faut d'abord venir les sensibiliser, les prévenir pour qu'ils déménagent. Qu'on voit l'opportunité d'une indemnisation parce que l'État ne peut exproprier quelqu'un, qu'après une juste indemnisation selon nos propre lois », rappelle le chef de file de l'opposition.


Amadou Sadjo Diallo

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu 

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Commentaires  

 
0 #7 Koto MaSaliou Diallo 27-07-2017 02:29

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Elle existe, encore faut-il que les victimes se bougent. Et si je peux comprendre que certains ne veulent rien faire pour de mauvaises raisons (dans le domaine pénal), en revanche je ne les comprends pas dans le domaine civil (affaires d'argent).
Comme je suis en vacances depuis peu avec une année très très chargée (d'où mon recul du forum), je vais pouvoir faire le point là dessus.

@Ghandi:Excellent.Tu peux facilement développer en Guinée ou cedeao le système de recours collectif sur le plan juridique et,greffer l'activité lucrative pour rentabiliser les opérations de suivis des services aux citoyens pauvres victimes d'actes criminels et autres.Car,le recours collectif n'est pas bien expliquer et exploiter...
À suivre et ça m'intéresse vraiment pour combler ce vide dans la sous région.
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0 #6 Gandhi 25-07-2017 08:45

Citation en provenance du commentaire précédent de Koto MaSaliou Diallo:
Je suis entièrement d'accord avec toi Gandhi.Mais,il faut que tu bouges aussi un peu par une ONG caritative pour aider ses parents et pauvres victimes, juridiquement parlant à cause de ton expérience juridique internationale.

Elle existe, encore faut-il que les victimes se bougent. Et si je peux comprendre que certains ne veulent rien faire pour de mauvaises raisons (dans le domaine pénal), en revanche je ne les comprends pas dans le domaine civil (affaires d'argent).
Comme je suis en vacances depuis peu avec une année très très chargée (d'où mon recul du forum), je vais pouvoir faire le point là dessus.
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0 #5 Koto MaSaliou Diallo 24-07-2017 21:16

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
L'affaire est pourtant simple. Il suffit de porter l'affaire devant la Cour de justice de la Cedeao et d'obtenir 99% de chances de réussir.
Les affaires les plus difficiles à la Cedeao sont celles qui font appel à la souveraineté de l'État (donc relatives à l'application par la Guinée de sa constitution ou de lois organiques).
Ensuite viennent les affaires "pénales" où il s'agit de mettre en cause des individus, que le pouvoir cherche peut-être à protéger.
En revanche pour ce qui concerne les affaires civiles (réparations financières de dommages), les choses sont plus aisées.
Maintenant si personne ne veut bouger, quel qu'en soit le prétexte, qu'ils aillent se faire voir. Et qu'ils ne comptent pas sur un changement de régime pour obtenir satisfaction.

Je suis entièrement d'accord avec toi Gandhi.Mais,il faut que tu bouges aussi un peu par une ONG caritative pour aider ses parents et pauvres victimes,juridiquement parlant à cause de ton expérience juridique internationale.
Si chacun de nous contribue selon sa spécialité,on finirait par terrasser cet éléphant aux pieds d'argile qui prend la Guinée comme sa propriété privée.
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+1 #4 Gandhi 22-07-2017 14:28

Citation en provenance du commentaire précédent de Koto MaSaliou Diallo:
La question politique appliquée est de savoir comment récupérer les domaines de l'état en Guinée.
Travaillons tous sur la même question règlementaire au Bled.

L'affaire est pourtant simple. Il suffit de porter l'affaire devant la Cour de justice de la Cedeao et d'obtenir 99% de chances de réussir.
Les affaires les plus difficiles à la Cedeao sont celles qui font appel à la souveraineté de l'État (donc relatives à l'application par la Guinée de sa constitution ou de lois organiques).
Ensuite viennent les affaires "pénales" où il s'agit de mettre en cause des individus, que le pouvoir cherche peut-être à protéger.
En revanche pour ce qui concerne les affaires civiles (réparations financières de dommages), les choses sont plus aisées.
Maintenant si personne ne veut bouger, quel qu'en soit le prétexte, qu'ils aillent se faire voir. Et qu'ils ne comptent pas sur un changement de régime pour obtenir satisfaction.
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+2 #3 Cisko 22-07-2017 12:53

Il y ajuste à déplorer le moment choisi pour ce déguerpissement sinon la récupération et la sauvegarde des sites de Démoudoula et de Kakimbo doivent être des priorités pour tout régime qui se préoccupe de l'environnement à Conakry. Certes, l'Etat, par ses cadres, a été complice et trop laxiste en laissant cette situation perdurer depuis 2 décennies. Personnellement, je souhaite qu'après les pluies, l'Etat récupère la forêt de Dabompa, Enta, Kakimbo et Démoudoula tout en mettant de la forme, c'est-à-dire dédommager ceux qui ont des papiers authentiques et punir des cadres de l'administration et des localités qui ont vendu lesdites parcelles. Cellou n'a aucun intérêt à politiser cette affaire car demain s'il est président, il pourrait être amené à prendre les mêmes décisions mais surtout on a vu comment il avait soutenu l'opération de déguerpissement de Kaporo rails et l'arrestation de feu Bah Mamadou. Donc il est très mal placé pour donner une leçon quelconque. La ministre Anne Ouloto de Ouattara a fait déguerpir Yopougoun sans que cela ne crée de la tempête dans l'espace politique. Les Guinéens doivent redescendre sur terre. La Guinée doit sortir de cette politisation à outrance de tous les aspects de la vie nationale.
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0 #2 Koto MaSaliou Diallo 21-07-2017 23:18

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Qui va faire quoi ?
y en aura t-il qui vont engager une action judiciaire à la Cedeao ou n'ont-ils que leurs yeux pour pleurer ?
La réponse est dans la question...

Bonne question Gandhi.
Mais,il y a un précédent sur l'occupation illégale des domaines publiques en Guinée depuis la première République.
La question politique appliquée est de savoir comment récupérer les domaines de l'état en Guinée.
Travaillons tous sur la même question règlementaire au Bled.
Guineeactu.info constitue un bon trait d'union.
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+1 #1 Gandhi 21-07-2017 19:09

Qui va faire quoi ?
y en aura t-il qui vont engager une action judiciaire à la Cedeao ou n'ont-ils que leurs yeux pour pleurer ?
La réponse est dans la question...
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