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Assemblée générale de l'UFDG : « la règle ici  pour être ministre, il faut attaquer Cellou »

Amadou Tidjane Diallo  Jeudi, 20 Juillet 2017 10:49

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cdd lectionsL'Union des forces démocratiques de Guinée a tenu sa traditionnelle assemblée générale hebdomadaire le samedi 15 Juillet dernier à son siège à la Minière dans la commune de Dixinn. Lors de cette rencontre, Cellou Dalein Diallo a commencé son discours par souhaiter la bienvenue aux nouveaux adhérents du parti. Le chef de file de l'opposition a ensuite dévoilé le chronogramme des meetings annoncés par l'opposition républicaine, en prélude à la marche pacifique prévue le 2 Août dernier.

« Je voudrais souhaiter la bienvenue à ceux qui sont arrivés et ceux qui sont revenus. Je pense que l'arrivée massive des compatriotes qui avaient choisi de militer dans d'autres partis est une illustration de la crédibilité de notre parti et de sa direction nationale. N'oubliez pas qu'une vaste campagne de délibérément de calomnie a été déclenché depuis 2010 contre l'UFDG. Il a fallu notre patience, il a fallu que nos compatriotes réfléchissent, essayent de nous rejoindre sur nos actes. L'UFDG est une alternative crédible, prête à diriger ce pays dans le respect des principes et des règlements de l'État de droit et de la démocratie. Nous sommes prêts à diriger ce pays. Notre ambition, c'est de faire ce pays, un État de droit qui va veiller à  la sécurité de tous les fils du pays en respectant leur dignité, leurs droits. L'UFDG en est capable», entonne le président de  l'UFDG d'entrée de jeu.


Poursuivant son allocution, Cellou Dalein Diallo indique que les gens qui avaient quitté le navire de l'UFDG sont en train de revenir parce qu'ils s'étaient trompés et que certains cependant, selon lui, sont  partis parce qu'ils sont frustrés.  Mais aujourd'hui, « ils ont décidé de revenir dans leur parti. Ils ont participé à la construction de la démocratie dans notre pays. Ils ont risqué souvent leurs vies dans les manifestations. Certains de leurs camarades sont morts au moment où toute la Guinée prend conscience de la crédibilité de l'UFDG et de la noblesse de notre combat. Ce n'était pas le moment de fuir. Ils ont pris conscience, ils sont revenus. Je leur souhaite la bienvenue, il faut beaucoup de courage pour reconnaître qu'on s'est trompé, parce que nous sommes des militants de l'Etat de l'UFDG. Je tiens à les féliciter, revenir à leurs cours, il n'y a plus de fuite en avant. Nous avons  continué à être frustrés par nos militants. Ils ont décidé de tourner les pages. Je voudrais leur dire merci.  C'est ça le militant de l'UFDG. On va continuer la lutte pour que notre pays soit régit par les lois, la vérité, les bonnes pratiques telles que définies par la constitution  et les lois de la république», indique Cellou Dalein Diallo, avant de souhaiter la bienvenue au doyen Moussa 3 Bayer Camara qui  a participé à la création du RPG.

« C'est un hommage que vous avez rendu à l'UFDG aujourd'hui. Vous avez rendu hommage à l'UFDG en reconnaissant que l'UFDG se bat autour d'une valeur qui était aussi peut être celle de ceux qui ont créé le RPG,  avant la déviation que nous sommes en train de connaître aujourd'hui. Vous avez été courageux pour quitter le RPG. Je tiens à vous féliciter de votre courage et vous dire que l'UFDG cela est digne de votre confiance», a-t-il souligné.


Par ailleurs, le chef de file de l'opposition déplore le niveau du débat politique dans notre pays. Pour lui Alpha Condé ne fait que piller les  ressources naturelles du pays. « J'ai dit l'objectif d'Alpha Condé est d'exporter 70 millions de tonnes de bauxites brutes sans aucune opération de traitement, pas de nettoyage, de calcination, calibrage. C'est 100 mille emplois exportés, qu'ils répondent à ça. C'est 35 fois Fria. C'est ça le problème. Pourquoi ils ont renoncé à la constitution d'usines d'alumine ?


Pour que notre jeunesse soit axée aux emplois, qu'on participe à la transformation de notre bauxite et que notre économie cesse de fournir de matière première. Alors qu'on a une expérience de transformer la bauxite en alumine. Voilà les questions qu'il faut débattre. Que l'UFDG est un parti terroriste. La qualité de l'enseignement dispensé à nos enfants, la corruption à tous les niveaux qu'est-ce que l'État fait ? Voilà les vraies questions sur lesquelles, je serai à l'aise de discuter avec n'importe qui. Mais vous prenez des gens qui ne savent même pas parler au nom de tout un parti qui est au pouvoir. Qui  se dit tous les thèmes, c'est attaquer Cellou. Évidemment la règle ici  pour être ministre, il faut attaquer Cellou. Le pays a trop de problèmes, non pas attaquer les gens. Moi j'ai construit des ponts les plus grands ouvrages de franchissement du pays. Pour l'instant, je ne parle pas de perspective d'avoir un pont plus grand que celui de Djelibakoro qui a une longueur de  500m un demi-km. Je ne vois pas un pont dont la complexité dans la construction le plus difficile que le pont sur le Fatala. Le pont sur le Fatala c'est un pont ou on a fait les fondations à 40m  sous l'eau à ce niveau-là, la vitesse de l'eau est de 7m seconde»,  a-t-il indiqué.


Le président de l'UFDG  prévient pour les meetings qui auront lieu à Kaloum et à Matoto.  « Kaloum nous a dit qu'il n'a pas besoin de renforts de la marine. Moi je leur fait confiance. Je sais aujourd'hui que beaucoup de choses ont changé à Kaloum. Ça sera demain l'occasion de le prouver. Vous allez voir. Ceux qui ne veulent pas aller aux manifestations sont libres, même s'ils sont de l'UFDG. Nous lançons le mot d'ordre. Je sais les militants de l'UFDG sont disciplinés. Mais ils ont des convictions. Ce n'est pas par  discipline qu'on va dans les manifestations, c'est parce qu'on est convaincu de la nécessité d'aller faire une manifestation pacifique et l'objectif encore une fois n'est pas de gêner des compatriotes qu'il soit du RPG, ou d'autres partis de la mouvance ou de l'opposition. Nous, nous respectons la liberté et le droit de tous les fils du pays», a-t-il indiqué.

Avant de rappeler que «  c'est une manifestation de l'opposition Républicaine, il y a des partis de l'opposition Républicaine qui disent qu'ils ne veulent pas participer à la manifestation. On accepte ça. Il n'y a pas de problème. Même ceux de l'UFDG qui ne veulent pas on respecte leur liberté et  leur droit de choisir. Ce n'est pas une force.  Mais qu'on ne considère pas l'organisation d'une manifestation comme une provocation. La constitution donne le droit à ceux qui veulent d'aller manifester sur les places et les voies publiques. C'est la constitution. Celui qui ne veut pas, c'est un droit. Celui qui veut violer la loi c'est lorsque le maire avait tendance de refuser  tout regroupement à Kaloum. C'est lorsque les gens disent qu'on va empêcher les manifestations. Ça cela c'est la violation de la constitution. Ils doivent répondre devant la loi. La constitution ne peut pas donner un droit à un simple citoyen se met à dire je vais l'empêcher où je vais être contre les manifestations. Il faut que l'État prenne des dispositions pour faire savoir à ses individus que ce n'est pas leur responsabilité de refuser  par la force  physique l'organisation d'une manifestation. Restons mobilisés et unis, nous allons avoir la prochaine manifestation à Matoto, c'est le 22 Juillet», prévient le président de l‘UFDG Cellou Dalein Diallo.


Amadou Tidiane et Aissatou Diallo

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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