Retour au pays natal : conseils aux futurs Repats

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altDe plus en plus d'Africains décident de rentrer vivre et travailler sur le continent. Une décision souvent motivée par la volonté d'entreprendre ou de bénéficier de meilleures opportunités professionnelles. Mais cette décision ne doit pas se prendre à la légère…

Repat est le diminutif de l'anglais « repatriate », qui désigne des Africains qui retournent vivre en Afrique après avoir émigré mais « repat » désigne également des Afro-descendants n'ayant jamais vécu sur le continent mais qui s'y installent.


1) Se préparer financièrement

Après une longue période d'absence, le retour sur le continent nécessite au préalable une préparation financière. Que ce soit pour chercher un emploi ou pour créer une entreprise, le projet du retour doit prendre en compte les réalités locales. C'est ce qu'expliquent Brice Bredji et Steve Kotey, fondateurs de l'agence Kodji, une agence de conseil et d'assistance pour les particuliers qui souhaitent créer une entreprise en Afrique : « Pour travailler sur un projet, il faut avoir une idée du coût que ça va prendre et tenir compte des réalités du terrain… Quand on ne s'est pas préparé, c'est des désillusions sur le terrain ».


2) S'adapter aux réalités sociales du pays

Il faut le reconnaître, la vie sociale à laquelle vous vous êtes habitués, dans les pays occidentaux, n'est pas la même que celle du pays d'origine. Retourner s'installer en Afrique, c'est aussi s'adapter à de nouvelles pratiques. Selon Brice Bredji et Steve Kotey : « Quand on rentre, on a plus la même vision des choses que ceux qui sont sur place ». Le fonctionnement des administrations peut en décourager plus d'un, par exemple. Pour Souleymane Khol, vice-président du groupe AccorHotels en Afrique, s'adapter aux réalités locales nécessite une grande humilité et beaucoup de persévérance.


3) Accepter de baisser son niveau de confort

Les réalités économiques en Europe et en Afrique divergent, beaucoup de pays africains demeurent des pays en voie de développement, où le secteur privé est marqué par l'informel. Dans un premier temps, il ne faut donc pas s'attendre à bénéficier d'un salaire équivalent au niveau des salaires européens. Mais, bonne nouvelle, les évolutions de carrière et les augmentations de salaire peuvent aussi être plus rapides.


4) Ne pas comparer l'Afrique avec l'Europe

Vous l'aurez compris, la comparaison peut vite effrayer. Il faut éviter de voir les réalités africaines avec des lunettes occidentales. Par exemple, pour ceux qui souhaitent monter un projet en Afrique, il faut adapter son projet au marché africain en faisant une étude de terrain.


5) Tirer profit des opportunités

Tout le monde le dit : l'avenir se trouve en Afrique. Longtemps à la marge de l'économie mondiale, le marché africain est aujourd'hui plein d'opportunités et moins concurrentiel qu'ailleurs. Plusieurs raisons motivent les Africains à retourner en Afrique. Selon l'étude Avako du magazine Inspire Afrika, 49% des « Repats » décident de rentrer pour saisir une opportunité professionnelle intéressante et 63% ont la volonté d'avoir un impact sur le continent.


Selon Souleymane Khol, les indices de croissance positifs que connaissent certains pays africains devraient encourager les investisseurs, la diaspora et les entrepreneurs a tenter leur chance sur le continent. Et pour Julie Abissegue, fondatrice de la galerie Art Design Africa, « l'Afrique est une terre de conquête pour nous tous ».


Julie Abissegue

L'Indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+4 #2 Koto MaSaliou Diallo 13-07-2017 15:44

Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
La Guinée est un des rares pays où les parents conseillent à leurs enfants de ne pas retourner dans leur pays. La raison est que les rares personnes qui ont essayé ont eu des déboires énormes dus à la corruption, et à une véritable ségrégation ethnique encore plus marquée avec le RPG.
Donc, en Guinée, le retour doit être une action de groupes de personnes qui se supportent et qui ont une plateforme commune d’options politiques pour justement faire front à cet état de fait. A défaut, c’est le saut dans un marécage semé d’embuches car au sein même des proches de la famille, les arnaqueurs ne manquent pas. Les candidats au retour de la diaspora guinéenne, ne doivent en aucun cas, négliger de s’engager dans la lutte politique pour créer la justice et l’Egalite citoyenne. Ce combat est incontournable et doit être une priorité. Compter sur des relations dans le gouvernement c’est entrer à reculons dans la corruption instaurée par le pouvoir. Les hommes d’affaires locaux sont des affairistes en collusion avec les pouvoirs locaux. S’attendre que les partis de l’opposition ou des élections le fassent, c’est se leurrer. Mais malheureusement on entend encore des gens dire qu’ils ne veulent pas s’engager politiquement. C’est cette attitude démissionnaire qui laisse le champ libre aux prédateurs qui constituent la classe politique dans son ensemble.
Wa-Salam
K. Ba

Excellente analyse.Je souscris.
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+6 #1 K. Ba 13-07-2017 02:31

La Guinée est un des rares pays où les parents conseillent à leurs enfants de ne pas retourner dans leur pays. La raison est que les rares personnes qui ont essayé ont eu des déboires énormes dus à la corruption, et à une véritable ségrégation ethnique encore plus marquée avec le RPG.
Donc, en Guinée, le retour doit être une action de groupes de personnes qui se supportent et qui ont une plateforme commune d’options politiques pour justement faire front à cet état de fait. A défaut, c’est le saut dans un marécage semé d’embuches car au sein même des proches de la famille, les arnaqueurs ne manquent pas. Les candidats au retour de la diaspora guinéenne, ne doivent en aucun cas, négliger de s’engager dans la lutte politique pour créer la justice et l’Egalite citoyenne. Ce combat est incontournable et doit être une priorité. Compter sur des relations dans le gouvernement c’est entrer à reculons dans la corruption instaurée par le pouvoir. Les hommes d’affaires locaux sont des affairistes en collusion avec les pouvoirs locaux. S’attendre que les partis de l’opposition ou des élections le fassent, c’est se leurrer. Mais malheureusement on entend encore des gens dire qu’ils ne veulent pas s’engager politiquement. C’est cette attitude démissionnaire qui laisse le champ libre aux prédateurs qui constituent la classe politique dans son ensemble.
Wa-Salam
K. Ba
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